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Serquigny

commune française du département de l'Eure

Serquigny
Serquigny
L'église Notre-Dame, Logo monument historique Classé MH (1862).
Blason de Serquigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bernay
Intercommunalité Communauté de communes Bernay Terres de Normandie
Maire
Mandat
Lionel Prévost (PS)
2014-2020
Code postal 27470
Code commune 27622
Démographie
Gentilé Serquignaçais
Population
municipale
1 994 hab. (2016 en diminution de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 38″ nord, 0° 42′ 48″ est
Altitude Min. 66 m
Max. 155 m
Superficie 11,4 km2
Localisation

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Serquigny

Serquigny est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Serquigny est un nœud ferroviaire, au cœur d'un triangle dont les trois branches se dirigent vers Rouen via Oissel, Caen via Bernay et Lisieux, et enfin Paris via Évreux et Mantes-la-Jolie.

Le Petit-Nassandres est un hameau de la commune.

HydrographieModifier

Le point de confluence de la Risle[2] et de la Charentonne se situe sur le territoire de la commune.

ToponymieModifier

La plus ancienne mention qui soit conservée de Serquigny remonte au Xe siècle sous la forme latinisée Sarchinneium, puis Sarchinneio avant 1131, Sarquigny en 1206. Ensuite, on trouve Cerquigny, jusqu'à sa graphie actuelle attestée pour la première fois en 1785.

Il s'agit d'une formation de basse latinité du type *SARCHINIACU, composé du nom de personne germanique Sarchinus suivi du suffixe -i--ACU ou Sar(a)cho[3] suivi du suffixe allongé -INIACU.

Ce genre de formation gallo-romane ou mérovingienne en -ACU composée avec un nom de personne germanique est fréquente, notamment le type Glatigny, le plus représenté en Normandie avec le nom de personne germanique Glatto / Glattinus.

Le passage de /ar/ à /er/ est commun (cf. la forme normande d'« argent » : ergent).

HistoireModifier

Industrie chimiqueModifier

Serquigny abrite un site de production et de recherche (Cerdato : Centre de Recherche, Développement, Applications et Technique de l'Ouest) de la société Arkema. C'est dans cette petite ville que fut mis au point le polyamide 11 qui porte le nom commercial de Rilsan, nom inspiré par celui de la rivière traversant cette commune : la Risle. L'usine Arkema est la plus importante usine de polymérisation produisant le PA 11 au monde.

Une ancienne usine chimique ayant traité de la monazite stocke 2 000 mètres cubes de remblais contenant de l'uranium[4].

Des déchets radioactifs sont aussi entreposés sur le site d'une ancienne usine de production de nitrate de thorium[5].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900   Paul Rolier   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Jean Herry    
mars 1989 En cours Lionel Prévost PS Retraité
Ancien vice-président du conseil général de l'Eure

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 1 994 habitants[Note 1], en diminution de 2,25 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
824882866846809785723838884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9711 0101 3841 3201 3351 2611 1981 0531 198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2151 2051 1891 4411 2331 1881 3641 2271 454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6351 7942 1122 2362 1972 0532 1462 0512 003
2016 - - - - - - - -
1 994--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine naturelModifier

Natura 2000Modifier

  • Risle, Guiel, Charentonne[14].

ZNIEFF de type 1Modifier

  • Les prairies et les étangs de Launay[15] ;
  • Les prairies et les étangs du moulin Saint-Victor[16].

ZNIEFF de type 2Modifier

  • La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne[17].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Paul Rolier (1844-1918).
    Cet ingénieur des Arts et Métiers est nommé capitaine à 26 ans dans Paris assiégée par les Allemands, en 1870. Porteur d’un courrier urgent pour l’armée de la Loire, il s’envole de la gare du Nord et atterrit en Norvège. Cet exploit inspirera Jules Verne pour son roman, L'Île mystérieuse. Il crée par la suite une fabrique de papier à Serquigny et devient maire de cette commune avant de s’éteindre à Paris en 1918.

HéraldiqueModifier

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

écartelé, au premier et au quatrième de gueules aux deux léopards d'or passant l'un sur l'autre, au deuxième d'or à deux fasces de gueules, au troisième d'or à trois chevrons de gueules.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Risle (H6--0200) ».
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 193
  4. « Alerte à la pollution nucléaire », revue Capital, octobre 2008
  5. Mary Byrd Davis, « La France nucléaire : matières et sites », Wise, 2001, 338 p.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Notice no PA00099577.
  11. Le dire de l'architecte des bâtiments de France [1].
  12. Notice no PA00099578.
  13. « Menhir du Croc », notice no PA00099639, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2015).
  15. « Les prairies et les étangs de Launay », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).
  16. « Les prairies et les étangs du moulin Saint-Victor », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).
  17. « La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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