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Saint-Saulge

commune française du département de la Nièvre
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Saint-Saulve.

Saint-Saulge
Saint-Saulge
Mairie de Saint-Saulge.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Guérigny
Intercommunalité Communauté de communes Amognes Cœur du Nivernais
Maire
Mandat
Sébastien Gosset
2016-2020
Code postal 58330
Code commune 58267
Démographie
Population
municipale
747 hab. (2016 en diminution de 8,79 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 20″ nord, 3° 30′ 48″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 403 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-saulge.fr

Saint-Saulge est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

 
Carte de la Nièvre.

Saint-Saulge est située au centre du département de la Nièvre.

La commune a été augmentée de celles de Sanizy (dite Samnisiaco) et Narlou (dite Narlodo) rattachés entre 1790 et 1794.

GéologieModifier

HydrographieModifier

Villages, hameaux, lieux-dits, écartsModifier

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

En 1164, le pape Alexandre III, confirme par une bulle, la possession des bénéfices des cures de Narloux et Sanisy, à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[1].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Marat-les-Forêts[2].

1851 : les partisans de MarianneModifier

À la veille du coup d'État du , à la demande de Morny, le 28 octobre, le général Jean-Pierre Léon Pellion intervient, avec le concours de la colonne mobile, contre les sociétés secrètes existantes dans le département de la Nièvre. La colonne passe à Cercy-la-Tour, Fours, Moulins-Engilbert, Châtillon-en-Bazois, Saint-Saulge, arrêtant 16 membres dans ces localités. Mais l'agitation continue. À Saint-Saulge plusieurs habitants sont soupçonnés de fomenter des troubles. Il s'agit de défenseurs de la République opposés au coup d'État qui sont accusés d'appartenir à des sociétés secrètes dites « Marianne ». Le juge Lassier s'efforce de découvrir qui est engagé dans ces sociétés. Les agitateurs se réunissent chez le cabaretier Guilloux. Dix habitants de Saint-Saulge auraient avoué et une vingtaine d'autres sont soupçonnés. Selon le juge, les principaux sont à Saint-Saulge, Jean Baptiste Labour, Adam le notaire, Julien Jolly, les cousins Riche. Par exemple Simon Riche « s'est surtout fait remarquer, selon le juge, par son exaltation révolutionnaire, ses menaces contre les hommes d'ordre, par sa participation avec Adam et Labour aux menées de propagande démagogiques et d'affiliation aux sociétés secrètes »[3]. Il sera, comme deux cents personnes de l'arrondissement, condamné à être transporté[4]. Il meurt en route.

ArmorialModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1819   Louis-Joseph de Thoury    
    Eugène de Thoury    
1899   Robert de Thoury    
1900 1907 Henri Robert de Thoury    
1907 1913 Paul Farinet    
1913   Charles Teste    
    Octave Franson    
décembre 1919 mai 1925 Henri Robert de Thoury    
mai 1925 1936 Georges Laurent    
1936 septembre 1937 Edmé Bureau    
septembre 1937 février 1938 François Boulin    
février 1938 mars 1938 Louis Cambours    
mars 1938 avril 1938 Adolphe Pillon    
avril 1938 mai 1942 Georges Laurent    
mai 1942 avril 1943 Joseph Vallet    
avril 1943 mars 1944 Raymond Perard    
mars 1944 avril 1944 Charles Rousseau    
avril 1944 octobre 1944 Pierre Loujard    
octobre 1944 juillet 1945 Guy Laurent SFIO Conseiller général
juillet 1945 octobre 1947 Alix Pincot    
octobre 1947 mars 1959 Louis Mignon    
mars 1959 avril 1971 A. Clément    
avril 1971 novembre 1973 Delavault    
novembre 1973 avril 1977 G. Aubert   Médecin
avril 1977 janvier 1980 H. Rouede    
janvier 1980 mars 1983 R. Marcus    
mars 1983 décembre 2012 Sylvain Lopinto DVG Médecin
décembre 2012 juillet 2016[5] Christian Bulin    
juillet 2016[6] En cours Sébastien Gosset    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 747 habitants[Note 1], en diminution de 8,79 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6231 3851 7521 9481 8742 1312 1462 3342 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2152 2522 3572 4992 5322 3702 4302 3352 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0372 0211 9091 6401 5251 5011 4551 4141 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1761 157985919849865874874785
2016 - - - - - - - -
747--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Religieux

L'église de Saint-Saulge est l'ancienne chapelle du prieuré de Saint-Martin de la Vigne, dit plus tard prieuré de Saint-Saulge. Elle a est classée monument historique des XIIe et XVIe siècles, avec les plus beaux vitraux de la Nièvre[11]. Aujourd'hui seuls les vitraux restent classés. Tous sont du XVIe siècle, sauf les deux vitraux du chœur, qui datent du XIXe siècle (offerts par Eugène de Thoury). Ces deux vitraux sont signés A. Baratte (à Clermont-Ferrand), sans date. Peinture représentant Dom Delaveyne, fondateur des sœurs de la Charité de Nevers.

En l'an 908, l'église de Saint-Saulge est sous le vocable de Saint-Martin et le prieur de Saint-Saulge (diocèse de Nevers), en fait don à l'abbé de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[12]. En 1161, l'évêque de Nevers, Bernard de Saint-Saulge, reconnaît à Bernard II, abbé de Saint-Martin la propriété de Saint-Maurice-les-Saint-Saulge[13]. Le pape Alexandre III, réfugié en France, confirme par une bulle cette possession, en 1164[14]. La fondation de l'anniversaire de Hugues de Mosse, ou Muse, prieur de Saint-Saulge, est faite en 1250 par une charte, à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[15]. Un autre prieur nous est connu en 1298, Guy de Roussillon, frère d'Eudes de Roussillon.

Selon la légende, une année de forte sécheresse où le fourrage se faisait rare, les habitants de Saint-Saulge, qui avaient le sens de l'économie, eurent l'idée de hisser sur l'église une vache à l'aide d'une corde, afin qu'elle broute l'herbe qui poussait sur un flanc du clocher. Depuis lors, ils perpétuent cette tradition en mai, à l'occasion de la fête locale et avec une vache factice. Ouverte tous les jours de 8 h à 20 h[16].

Civils

Personnalités liées à la communeModifier

  • Ravisius Textor [Jean Tixier de Ravisi dit], humaniste, recteur de l'Université de Paris, né à Saint-Saulge (v. 1480-1524).
  • Vénérable Jean-Baptiste de Lavenne, alias Jean-Baptiste Delaveyne (1653-1719), fondateur en 1680, à Saint-Saulge, de la congrégation des de sœurs de la Charité de Nevers.
  • Marcelline Pauper, née à Saint-Saulge le , religieuse des sœurs de la Charité de Nevers, fondatrice de la maison de Decize et supérieure de celle de Nevers. Décédée le à Tulle, après avoir rédigé sa vie sous la directive de son directeur de conscience, le père de Lavenne.
  • Louis-Joseph de Thoury est né le à Sanizy (actuelle commune de Saint-Saulge) et est mort le à Saint-Saulge, ce fut le premier des Thoury qui vécut à Saint-Saulge. Il fut nommé maire de Saint-Saulge et chevalier de Malte de minorité le .
  • Mgr Augustin Crosnier (1804-1880), ecclésiastique et érudit nivernais, ancien vicaire de Saint-Saulge (1828)[17].
  • Xavier Veyrat, auteur dramatique né et mort à Saint-Saulge (1807-1876).
  • Eugène de Thoury est né le à Saint-Saulge et est mort le au château de Saint-Pierre-la-Chapelle à Saint-Saulge. Il fut élu maire de Saint-Saulge et a offert à l'église de Saint-Saulge deux vitraux (du chœur) sur la demande de son épouse la comtesse Marie-Antoinette Aymé des Roches de Noyant ; d'ailleurs, les doubles armoiries Thoury/Noyant figurent sur le vitrail de gauche (dans le chœur). Il est le fils de Louis-Joseph de Thoury et de Marie-Thérèse de Courvol construisit sous le Second Empire le château de Saint-Pierre-la-Chapelle à Saint-Saulge.
  • Louis Dauvergne (1828-1899), né au château de Vesvres à Rouy, peintre qui demeura dans la commune de 1861 à 1894, décéda à Nevers et fut inhumé dans le caveau de famille à Montapas.
  • Édouard Thiers, officier du Génie et député né à Saint-Saulge (1843-1890).
  • Robert de Thoury (né le à Clermont-Ferrand et mort le au château de Matha), fut conseiller général de la Nièvre et élu maire de Saint-Saulge le . Propriétaire du château de Saint-Pierre-la-Chapelle, il est aussi maître d'équipage fondateur du Rallye Nivernais avec Raoul de Candolle, équipage de chasse à courre (chevreuil). Robert est le fils de Eugène de Thoury.
  • Louis Hélion (1905-1944), médecin résistant fusillé en 1944, a été remplacé à Saint-Saulge par le docteur Salomon Baskin (1902-1978) dont la 1re épouse Ratnieva Baskin née à Kovel en Ukraine (1903-1942) et leurs deux enfants, nés à Nancy, Jacqueline (1932-1942) et Michel Baskin (1937-1942), déportés fin août 1942 en partance de Bordeaux, sont décédés à leur arrivée à Auschwitz. Le docteur Salomon Baskin, non déporté, s'était engagé en mai 1943 dans la France Libre en passant par l'Espagne (grade lieutenant, terre/Londres/QG).
  • Marguerite Hélion (1907-2004), restée veuve et ses enfants orphelins, est devenue assistante sociale appréciée à Saint-Saulge et canton.
  • Jean Pieuchot, célèbre régisseur de cinéma (ses mémoires ont été édités chez Dualpha Editions), est né à Saint-Saulge en 1921.
  • Ambroise Croizat (1901-1951), syndicaliste et homme politique, ministre du Travail et de la Sécurité sociale entre 1945 et 1947, a vécu à Saint-Saulge, où il possédait une maison[18].
  • Gabriel Alexandre Paquette (1866-1939)général de corps d'armée ayant servi pendant la 1ère guerre mondiale.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun : Charte n° XVIII.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Saulge », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 5 août 2012)
  3. Dossiers de la 1re Cion Militaire de la 15e division militaire de la Nièvre Série U Justice
  4. "Patriote de la Nièvre"
  5. Laure Brunet, « Le maire de Saint-Saulge Christian Bulin démissionne », sur Le journal du Centre, (consulté le 20 juillet 2016).
  6. « Sébastien Gosset, élu nouveau maire de Saint-Saulge », sur Le journal du Centre, (consulté le 20 juillet 2016).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Notice no PA00113018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° VIII. Texte en ligne.
  13. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin : charte n° XVII. Texte en ligne.
  14. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° XVIII. Texte en ligne.
  15. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° XLVI. Texte en ligne.
  16. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013
  17. Abbé François Boutillier, Notice sur la vie et les œuvres de Mgr Crosnier, G. Vallière, 1881
  18. Le documentaire La Sociale montre sa fille, Liliane, rendant visite à cette maison.

Liens externesModifier

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