Saint-Phal

commune française du département de l'Aube

Saint-Phal
Saint-Phal
L'église Saint-Phal de Saint-Phal.
Blason de Saint-Phal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance
Maire
Mandat
Daniel Houard
2020-2026
Code postal 10130
Code commune 10359
Démographie
Gentilé Saint-Phalois, Saint-Phaloises
Population
municipale
523 hab. (2017 en diminution de 2,24 % par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 21″ nord, 3° 59′ 53″ est
Superficie 33,27 km2
Élections
Départementales Canton d'Aix-en-Othe
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Phal

Saint-Phal est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Saint-Phal
Maraye-en-Othe Sommeval Javernant
Crésantignes
Chamoy   Fays-la-Chapelle
Jeugny
Avreuil La Loge-Pomblin

Village du département de l'Aube situé à 24 kilomètres au sud-ouest de Troyes.

TopographieModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Bel-Air, de Belle-Vue ou de Bon-Air[1]. Sur la carte Cassini l'orthographe Saint-Fal existe.

Le cadastre de 1833 cite au territoire : Auditoire, Bergerie, les Bois Chenu, Bourg-Saint-Denis, Chénet, Guerchy, Perchois, Saint-Phal ; Boue[2], Breuil, Chausserive, Commanderie, Dos-d'Ane, Ecu, étang Philippe Renouillat et Robin ; Fosse-Avoir, Fourches-Fagot, Fringale, Haut-Gué, Hôpitau, Jonc, Lautonnière, Motte-Philippe, Ormoy, Perchois, Pont-aux-Verriers, Trémagne, Tue-Vache, Tuilerie et Vaujure.

HistoireModifier

C'est un saint très local qui est célébré dans le nom de ce village et le vocable de son église ; saint Phal (Fidolus, de son nom latin[3],[4]), prisonnier de l'armée de Clovis, est vendu comme esclave et racheté par saint Aventin, alors évêque de Troyes, qui le fait abbé. Il meurt au milieu du VIe siècle. L'église des XVe et XVIe siècles présente deux superbes portails latéraux. L'un d'eux porte une sculpture polychrome de saint Denis décapité et un christ de pitié, deux beaux exemples de l'École troyenne. À l'intérieur de l'église une statue de saint Roch et une autre de sainte Syre vêtue en pèlerine. C'est de Saint-Phal que Jeanne d'Arc écrivit une lettre aux Troyens pour leur demander d'ouvrir les portes de la ville au « gentil Roy de France ». Saint-Phal avait quatre foires annuelles, le lendemain de la Saint-Phal (), le , le et le .

Le fief de Saint-Phal était aux comtes de Champagne, il était une châtellenie. Il y avait des seigneurs de Saint-Phal qui tenaient aussi le nom des XII au XIVe siècle. Le fief est érigé en marquisat par Louis XIII pour la famille de Vaudrey ; il s'éteint au XVIIIe siècle.

ChâteauModifier

Un château est attesté dès 1250, remanié au XVIe siècle par Anne de Vaudrey bailli de Troyes pour disparaître en 1830.

 
Le marquisat au XVIIIe siècle.

TrémagneModifier

Fief attesté au XIIIe siècle qui relevait de la seigneurie de Saint-Phal, ferme en 1788 qui comprenait trois feux.

Le PerchoisModifier

Ancien hameau qui était au fief éponyme. Ce fief dépendait de L'Isle. Vers 1367 il est décrit comme maison, courtils, Grand et Petit Étang, prés et terres ; appartenant à André seigneur de Saint-Phal. En 1784 la dame Marie Félix du Muy, en était le seigneur, elle tenait ce fief de sa mère la marquise de Saint-Phal. En 1788 il n'y avait plus qu'un feu.

Le bois du Perchois qui en 1732 avait au moins 630 arpents et les habitants de Fays y avaient droit d'usage. Il appartenait à la commanderie du Perchois.

Forêt-ChenuModifier

La Forêt-Chenu est un ancien domaine de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui disparu.

Toutefois, il reste aujourd'hui encore un hameau du même nom, situé également en partie sur la commune de Chamoy.

PrieuréModifier

Le prieuré Saihnt-Denis dépendait de celui de l'abbaye de Coincy et était rattaché à une chapelle. La chapelle et les biens furent vendus à la Révolution française. Prieurs :

  • 1449 : Étienne Formey,
  • 1466 : Jacques de Brouillart,
  • 1509 : Robert Duval,
  • 1720 : Charles Barentin,
  • 1723 : Melchior Tabary.

HéraldiqueModifier

  Blason
D'or à la croix ancrée de sinople ; au franc-canton de gueules chargé de la tête de Jeanne d'Arc, contournée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

En 1789, la communauté est de l'intendance et de la généralité de Châlons et du bailliage de Troyes. Du au , elle dépendait du canton d'Auxon, le 28 pluviôse an VII elle est chef lieu de canon, puis passe au canton d'Ervy le 27 fructidor an IX.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1901 1941 Moslard   Maire
1941 1944 Tassin   Maire
1944 1977 Bernard Mocquery   Maire
1977 1986 Pierre Prosper   Maire
1986 1988 Bernard Leblanc   Maire
1988 1989 Jean Couderc   Maire
1989 mars 2001 Michel Picart   Maire
mars 2001 décembre 2001 Claude Neumann   Maire
décembre 2001 mars 2008 Daniel Houard   Maire
mars 2008 mars 2014 Michel Bazin[5]   Maire
mars 2014 En cours Daniel
Réélu pour le mandat 2020-2026[6]
DVD Employé, maire
Les données manquantes sont à compléter.

BaillisModifier

  • 1515 : Simon de Sens,
  • 1606 : Philippe de Vitel,
  • 1644 : Jean Grassin,
  • 1660 : Denis Caquey,
  • 1689 : Nicolas Lasnier,
  • 1694 : Jacques Lenoir,
  • 1782 : J.-B. Finot.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2017, la commune comptait 523 habitants[Note 1], en diminution de 2,24 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712697714695714673663648654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606564573520526506546594564
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
495508514550508503444418445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
463380383410467490521524535
2017 - - - - - - - -
523--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Liens externesModifier

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