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Saint-Maur (Oise)

commune française du département de l'Oise
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Saint-Maur
Saint-Maur (Oise)
L'église, vue depuis la place derrière la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Franck Pré
2019-2020
Code postal 60210
Code commune 60588
Démographie
Population
municipale
384 hab. (2016 en diminution de 2,04 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 00″ nord, 1° 55′ 07″ est
Altitude Min. 134 m
Max. 198 m
Superficie 7,76 km2
Localisation

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Saint-MaurÉcouter est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Saint-Maur est un village-rue rural de la la Picardie Verte, qui correspond à la partie occidentale du Plateau picard.

Il est situé à 26 km au nord-ouest de Beauvais et à 6 km au sud-ouest de Grandvilliers, facilement accessible depuis le tracé initial de l'ex-RN 1 (actuelle RD 901).

Le territoire communal comprend à l'est la vallée sèche du fonds d'Écorchevache; qui descend vers la vallée du Petit Thérain.

Communes limitrophesModifier

Hameaux et écartsModifier

La commune comprend deux hameaux : Ecatelet et Écorchevache. Ce dernier nom rappellerait qu'autrefois, les bêtes malades y étaient tuées[1].

ToponymieModifier

Saint-Maur a été dénomméSanctus Maurus in calceya en 1362, Calceia Sancti-Mauri, Saint-Maur-en-Chaussée, Saint-Mor, La Chaussée-Saint-Maur, Mor-la-Chaussée durant la Révolution en 1794[2],[3].

HistoireModifier

Saint-Maur est certainement d'origine très ancienne, car on y a découvert fortuitement en 1984 au lieu-dit Mon Plaisir une statuette de dieu guerrier gaulois en tôle de laiton martelé du début du Ier siècle apr. J.-C., préservé au MUDO - Musée de l'Oise[4]. Les traces d'une voie romaine reliant Beauvais à la Manche y ont été trouvées, ainsi que d'un temple gallo romain[5]

En 1134 est fondé à Écorchevache une abbaye, transférée trois ans plus tard sur la terre de Vieux-moulins à Roy-Boissy, donnée à cet effet par Mathieu, seigneur du Ply, et qui portait le nom de l'Abbaye de Lannoy[5].

Louis Graves indiquait en 1840 « Simon de Bertelincourt et Nanteuil de Gaudechart donnèrent en 1138 la moitié de ce lieu , avec Thieuloy qui en dépendait, à l'abbaye de Lannoy nouvellement fondée. Ce monastère acquit le reste en 1153 , par échange avec l'abbaye de Beaupré , contre la terre d'Hétomesnil.

Il n'y eut pas de curé jusqu'au quatorzième siècle, mais le pays s'étant accru , Jean de Marigny évêque de Beauvais l'institua en paroisse le trente mai 1362, laissant à l'abbaye de Lannoy la présentation au nouveau bénéfice qui comprit dans son étendue les villages de Thieuloy et d'Écorchevache. (...)

L'abbaye do Lannoy échangea la seigneurie d'Écorchevache avec l'abbaye de Saint-Lucien contre les dixmes du Mesnil-Valeran. Les Templiers y eurent, dit-on , un domaine[3] ».

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe fugacement de 1826 à 1832 celle de Thieuloy-Saint-Antoine[2].

Politique et administrationModifier

 
La mairie.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Grandvilliers[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 23 à 101 communes.

IntercommunalitéModifier

Blargies fait partie, comme quatre-vingt-huit autres communes, de la communauté de communes de la Picardie Verte qui correspond à l'ensemble des communes des cantons de Formerie, Grandvilliers et Marseille- en-Beauvaisis, ainsi que certaines communes du canton de Songeons.

Politique localeModifier

Le village est le seul du département de l'Oise a ne pas avoir présenté de candidats pour le premier tour des élections municipales de 2014[6]. Des candidats s'étant présentés pour le second tour, un conseil municipal a pu être élu le 30 mars 2014, et Valérie Fournier élue maire le 4 avril 2014[7]. Celle-ci a toutefois démissionné en mai 2019, occasionnant l'organisation d'élections municipales complémentaires[8],[9], qui ont abouti à l'élection, le , de Franck Pré[10].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Jean-Claude Bieloff[11]    
avril 2014[12] mai 2019[9] Valérie Fournier   Démissionnaire
juillet 2019[10] En cours
(au 10 juillet 2019)
Franck Pré   Représentant d'entreprises

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 384 habitants[Note 1], en diminution de 2,04 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
692569664584945596597601553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
554512474451421382359363342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
339333328279269314270262297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
303331302250308355385389390
2016 - - - - - - - -
384--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 16,1 %) ;
  • 53,7 % de femmes (0 à 14 ans = 23,4 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 18,6 %).
Pyramide des âges à Saint-Maur en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,4 
75 à 89 ans
8,6 
11,7 
60 à 74 ans
10,0 
21,1 
45 à 59 ans
19,6 
22,8 
30 à 44 ans
17,2 
20,6 
15 à 29 ans
21,1 
19,4 
0 à 14 ans
23,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Le monument aux morts.
  • L'église Saint-Maur, en damier de silex et de grès, du XVe siècle, et dont la légende prétend que certains rois de France y auraient été baptisés[1].
Elle contient des fonts baptismaux du XI e ou du XIIe siècle, et son maître-autel en marbre d’époque Louis XV est réputé provenir de l'Abbaye de Lannoy [18].

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Personnalités liées à la communeModifier

Philippe Deblois, officier de la Légion d'honneur[Quand ?], inhumé au cimetière municipal[réf. nécessaire].

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé : au 1er de sable (d'azur) à la statuette de guerrier gaulois d'or, au 2e de sinople au sanglier passant de sable, défendu et allumé d'argent, au 3e de sinople à deux monnaies romaines de sable rangées en bande, au 4e de sable (d'azur) à la branche de gui de sinople et à l'épi de blé tigé et feuillé d'or rangés en barre ; à la voie romaine pavée d'argent, jointée d'azur, posée en fasce et brochant sur le coupé; sur le tout, écartelé aux I et IV d'azur à trois fleurs de lis d'or et aux II et III d'argent à trois lions de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.


Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Abbé C. Renet : Notice historique sur le village de Saint Maur, Beauvais, 1907.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Le livre de la Picardie verte : l'émergence d'un territoire, 1997-2006, éd. Sync city international, p. 152-153.
  2. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, arrondissement de Beauvais : Extrait de l'Annuaire de 1840, 115 p. (lire en ligne), p. 57-59.
  4. « Dieu guerrier gaulois », Collections, Musée départemental de l'Oise (consulté le 19 mai 2019).
  5. a et b Daniel Delattre (préf. Jean-François Mancel), L'Oise : Les 693 communes, Grandvilliers, Editions Delattre, , 316 p., p. 261.
  6. Mathias Schweisguth, « Pas de candidat, pas de premier tourt », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3280,‎ , p. 9
  7. Mathias Schweisguth, « Valérie Fournier: « On ne voulait pas que le village soit mis sous tutelle : Il y a quelques semaines, Valérie Fournier ne pensait pas devenir maire. L’absence de candidats au premier tour l’a convaincue de se lancer avec l’appui de Jean Carouge. », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3288,‎ , p. 8
  8. Benjamin Merieau, « Le ras-le-bol des maires des petites communes de l’Oise : Entre la charge de travail et la perte de nombreuses prérogatives, les maires des petites communes de l’Oise se démotivent. Trente d’entre eux ont démissionné depuis 2014 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2019) « Et quand il n’y a pas de candidat, il faut toujours un bon samaritain pour se dévouer. C’est ce qui est arrivé à Valérie Fournier, devenue maire de Saint-Maur, près de Grandvilliers, en 2014. (...) L’Oisienne a alors pu mesurer toute la difficulté du poste. « On nous en demande beaucoup. Il faut un peu de culture générale et beaucoup de temps. Nous devons nous occuper de choses sans avoir été formés et ça fait des grosses semaines avec toujours beaucoup de choses auxquelles il faut penser ». (...) « Pour le moment, je n’envisage pas de me représenter en 2020, car j’ai aussi beaucoup de chose à faire par rapport à mon entreprise et à ma famille ».
  9. a et b Pierre-Emmanuel Reger, « Près de Grandvilliers, un maire démissionne : Valérie Fournier, maire de Saint-Maur (Oise) a démissionné. Son premier adjoint, Jean Carouge, assure l'intérim », Le Réveil,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2019).
  10. a et b Kévin Héliès, « Un maire élu à moins d'un an des municipales : Alors que les élections municipales approchent à grand pas, un tout nouveaumaire a été élu à Saint-Maur pour huit mois de mandat », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3558,‎ , p. 8.
  11. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Bonhomme picard du 26 mars 2008
  12. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ , p. 6
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Évolution et structure de la population à Saint-Maur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  18. Dominique Vermand, « Saint-Maur, église Saint-Maur », Diocèse : Beauvais, Eglises de l'Oise - Art roman et gothique (consulté le 19 mai 2019).