Rose Valland

conservatrice de musée et résistante française
Rose Valland
Portrait de Rose Valland vers 1930.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Rosa Antonia VallandVoir et modifier les données sur Wikidata
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Prononciation
Œuvres principales
Le front de l'art: Défense des collections françaises, 1939-1945 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative à Paris.

Rose Valland, née le à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs et morte le à Ris-Orangis, est une conservatrice de musée et une résistante française.

Elle a joué un rôle décisif dans la sauvegarde et la récupération de plus de 60 000 œuvres d'art et biens culturels volés et spoliés par les nazis pendant l'Occupation aux institutions publiques et aux familles juives françaises.

Biographie modifier

Jeunesse et formation modifier

Rose Valland, de son vrai nom Rosa Antonia Valland, est née le à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, en Isère, un bourg de 2 000 habitants de la plaine de la Bièvre, près de Grenoble. Elle est la fille unique de François Valland, charron et maréchal-ferrant[1], et de Rosa Maria Viardin, femme au foyer.

 
Effets personnels de Rose Valland exposés au Musée dauphinois.

Elle peut suivre des études grâce à sa mère, qui demande des bourses pour sa fille[1]. En 1914, elle entre à l'École normale d'institutrices de Grenoble dont elle sort en 1918. Douée pour le dessin et encouragée par ses professeurs, elle part suivre des enseignements de l'École nationale des beaux-arts de Lyon dirigée par Henri Focillon. Elle s'y fait remarquer par son application et obtiendra de nombreux prix. En 1922, elle entre à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Elle réussit ensuite le concours du professorat à l’enseignement du dessin, où elle est reçue 6e sur plus de 300 candidats. Durant les années 1920, elle suit des cours d'histoire de l'art à l'École pratique des hautes études, à l’École du Louvre et à l'Institut d'Art et d'Archéologie. Étudiante du byzantiniste Gabriel Millet, elle soutient son diplôme des Hautes Études sur Aquilée ou les origines byzantines de la Renaissance portant sur les fresques du XIIe siècle de la crypte de la Basilique patriarcale d'Aquilée, en Frioul-Vénétie Julienne. Elle fera publier cette recherche en 1963[2]. En 1931, elle obtient son diplôme d’École du Louvre sur l'évolution du mouvement de l'art italien jusqu'à Giotto[3]. À l'Institut d’art et d’archéologie de l’université de Paris, elle obtient les trois certificats d’études supérieures d'histoire de l'art moderne, d’archéologie médiévale, et d'archéologie grecque, qui constituent le diplôme d’art qui, combiné avec sa thèse du Louvre, lui donne une licence spéciale d’histoire de l’art et d’archéologie. Elle voyage en Italie et probablement en Allemagne, dont elle parle la langue en autodidacte[1], sans pourtant l'avoir jamais étudiée durant sa scolarité.

À partir de 1932, elle devient « attachée bénévole » au musée des peintures et sculptures étrangères du musée du Jeu de Paume, installé sur la terrasse des Tuileries. Jusqu'à ce que la guerre éclate, elle travaille au catalogue des collections du musée, parallèlement à l'organisation d’une quinzaine d’expositions internationales et à leur catalogue. Elle écrit également de nombreux articles dans des revues d’art et de journaux, activité qui lui assure sans doute un petit revenu. Son statut de bénévole se maintient en effet jusqu'en 1941, date à laquelle elle est titularisée et salariée.

Occupation allemande modifier

À partir du , à la demande du directeur des Musées nationaux, Jacques Jaujard, elle demeure en activité au Musée du Jeu de Paume, officiellement comme attachée de conservation, officieusement chargée par Jacques Jaujard de lui rendre compte des agissements des Allemands qui viennent de réquisitionner le musée pour y entreposer des œuvres d'art extorquées à des collectionneurs privés.

 
Composition (1939) de Fédor Löwenstein. Ce tableau, spolié en décembre 1942 et indiqué avec une [croix rouge] pour être détruit, échappe à l'autodafé de juillet 1943.

Pendant l'Occupation, les Allemands, sous l'administration du « personnel spécial pour l'art pictural » (Sonderstab Bildende Kunst) de l'Institut du Reichsleiter Rosenberg pour les territoires occupés (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg, ou ERR), commencent à travers la France, un pillage systématique des œuvres des musées et des collections privées, principalement celles appartenant à des Juifs déportés ou ayant fui. Ils utilisent le musée du Jeu de Paume comme dépôt central (avec six salles du département des antiquités orientales du musée du Louvre) avant de trier et d'orienter les œuvres vers différentes destinations en Allemagne, en Autriche et en Europe de l'Est. Pendant le pillage nazi, Rose Valland relève discrètement et aussi précisément que possible, les mouvements des œuvres qui transitent par le musée du Jeu de Paume, le nom des victimes spoliées, le nombre d'œuvres, leurs destinations, le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques et écritures sur les caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l'artiste, de l'œuvre et ses dimensions[4].

Les salles du musée du Jeu de Paume sont fréquemment visitées par de hauts dignitaires nazis, en particulier Hermann Goering et Alfred Rosenberg, pour lesquels sont organisées des expositions destinées à présenter des collections spoliées. Rose Valland est présente durant ces passages sous haute tension, au cours desquelles le Reichsmarschall vient sélectionner personnellement un grand nombre de tableaux volés pour compléter sa propre collection[3].

Pendant plus de quatre ans, elle garde la trace de tous les mouvements des œuvres, de la provenance et de leurs destinations. Elle rédige des dizaines de fiches de manière scrupuleuse, déchiffre des papiers carbone allemands jetés dans les poubelles du musée, écoute discrètement les conversations des officiels nazis.

Elle fournit des informations essentielles et détaillées à la Résistance, sur les trains qui transportent les œuvres, afin que ces convois soient épargnés par les résistants. À l'automne 1944, elle communique aux Alliés les noms des dépôts allemands et autrichiens (Altaussee, Buxheim, Neuschwanstein, Füssen, Nikolsburg, etc.) afin d'éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter la récupération des œuvres entreposées. Le lieutenant James Rorimer, l'un des officiers américains chargés du sauvetage du patrimoine artistique européen, témoignera du travail de Rose Valland dans son livre Survival, en 1950.

L'après-guerre et la récupération des œuvres modifier

À la suite de la libération de Paris par les troupes alliées, et jusqu'au , elle travaille avec le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) en donnant aux Américains des informations capitales sur les sites d'entreposage des œuvres transférées en Allemagne et en Autriche.

Parallèlement, en , elle est nommée secrétaire de la Commission de récupération artistique et chef de poste central de la récupération artistique en Allemagne et en Autriche. La Commission de la récupération artistique (CRA) est créée le et la présidence en est confiée au collectionneur et président des Amis du Louvre Albert Henraux. La CRA est dissoute le [5],[6] mais continue à exister dans les faits jusqu'au début de l'année 1950.

Au printemps 1945, alors que l'épuration du marché de l'art parisien se met en place, Rose Valland est désignée par Georges Salles pour faire partie de la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration en tant que représentante pour les Beaux-Arts[7]. En raison de son départ pour l'Allemagne, elle est rapidement remplacée dans cette fonction par Michel Martin.

À partir du , elle est détachée du ministère de l'Éducation nationale au ministère de la Guerre, puis du au , détachée comme administrateur de 3e classe au ministère des Affaires étrangères, occupant le secrétariat d'État puis le Commissariat général aux Affaires allemandes et autrichiennes[8]. Surnommée « capitaine Beaux-arts », elle est nommée capitaine au sein de la 1re armée française, tout en étant chef du Service de remise en place des œuvres d'art (SROA) au sein de la division Éducation publique du Groupe français du Conseil de contrôle. En résidence administrative à Berlin-Frohnau, elle est habilitée à se rendre dans les différentes zones d'occupation alliées, britannique, américaine et soviétique, d'où elle fait rapatrier de très nombreuses œuvres[9]. Elle coopère avec les agents américains comme Ardelia Hall, James Rorimer, S. Lane Faison, pour conduire les enquêtes et interroger les officiers et les marchands nazis auteurs des pillages : Günther Schiedlausky, Hildebrand Gurlitt, Bruno Lohse, Gustav Rochlitz[10], etc. Elle joue un rôle déterminant dans la tenue des audiences consacrées en février 1946 au pillages des biens artistiques par les dirigeants nazis à Nuremberg.

Durant cette période, elle rapporte d'Allemagne le catalogue de la collection d’œuvres d’art d’Hermann Göring : 1 376 œuvres achetées ou pillées durant la guerre entre et [11]. Ce manuscrit avait été trouvé en par des unités américaines et françaises, caché dans un tunnel de la région de Berchtesgaden. En , un an avant sa mort, elle dépose le registre, avec ses archives personnelles, à la Direction des musées nationaux.

Entre 1945 et 1954, elle participe au rapatriement de plus de 60 000 biens culturels d'origine française, soustraits à des institutions publiques (Musée de l'Armée, loges maçonniques, Bibliothèque polonaise, etc.) et des familles juives persécutées (Bacri, Bernheim, Cassel, David-Weill, Dreyfus, Alphonse Kann, Paul Rosenberg, Rothschild, Seligmann, etc.)[12].

Elle fait également de l'espionnage lors de ses missions en zone soviétique et transmet à ses supérieurs des rapports sur les mouvements de troupes et leurs armements[1].

À son retour à Paris en , elle réintègre l'administration des Musées de France, comme conservatrice des Musées nationaux. Elle devient chef du Service de protection des œuvres d'art (SPOA), un service créé à son intention, dans un but prospectif de protection des œuvres d'art en cas d'un troisième conflit mondial.

Si son travail sur la restitution des œuvres spoliées est reconnu par les victimes, qui lui témoignent leur gratitude, il demeure toutefois peu valorisé et peu encouragé par son administration. En 1961, elle fait connaître son action sous l'Occupation dans le livre Le Front de l'art (réédité en 1997, puis en 2014).

Elle fait valoir ses droits à la retraite en 1968 à l'âge de 70 ans mais continue à travailler sur la restitution des œuvres spoliées, à la demande du Service des bibliothèques, des archives et de la documentation générale (SBADG) des Musées nationaux. Elle joint ses archives personnelles aux archives des services français de récupération artistique (Commission de récupération artistique, Office des biens et intérêts privés, SRPOA, Bureau central des restitutions, Bureau d'investigation artistique), avec le souhait que l'ensemble rejoigne le Bureau des archives de l'occupation française en Allemagne et Autriche, à Colmar. Depuis 2010, l'ensemble de ces archives sont conservées au Centre des archives diplomatiques de La Courneuve[13].

Mort modifier

Rose Valland meurt en 1980 à l'âge de 81 ans dans une maison de repos à Ris-Orangis, en banlieue parisienne. Elle est inhumée avec sa compagne dans le caveau familial de son village natal de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs[1], où le collège et une place portent son nom.

Vie privée modifier

 
Plaque mémorielle au 4 de la rue de Navarre, où vécut Rose Valland.

À une époque indéterminée, peut-être dans le courant des années d'après-guerre, Rose Valland rencontre la Britannique Joyce Heer (1917-1977[9]), secrétaire-interprète à l'ambassade des États-Unis, qui devient sa compagne jusqu'à sa mort[14]. Les deux femmes partagent un appartement au no 4 rue de Navarre dans le 5e arrondissement de Paris. Rose Valland lui réservera une place à ses côtés dans le caveau familial[1].

En 1979, Rose Valland publie la thèse de sa compagne, La personnalité de Pausanias[15], de façon posthume aux éditions des Belles-Lettres. Un bref avant-propos de deux pages signé par le directeur de thèse de Joyce Heer révèle pudiquement, avec l’accord de Rose Valland, les liens qui unissaient les deux femmes : « Elle habitait Paris chez une amie qui lui avait appris le français et qui depuis très longtemps l’aimait comme une très proche parente. Bien des personnes vont deviner qui est cette amie avant que je ne dise son nom, si j’indique que, Conservateur du Musée du Jeu de Paume pendant la guerre… ». S'ensuit le récit de son action en tant que résistante[14].

En dehors de cette brève allusion, par ailleurs très tardive, Rose Valland ne laissa jamais filtrer d'informations sur sa vie privée. À l'exception sans doute de quelques très proches amis, elle était pour son entourage « Mademoiselle Valland », soit une femme non mariée, qu'on supposait célibataire. La résistante a effectivement pris grand soin de séparer ses fréquentations professionnelles, familiales et amoureuses. Pour cette raison, on ignore quelles furent ses précédentes relations — s'il y en eut —, la période exacte à laquelle elle fit la connaissance de Joyce Heer ou encore les circonstances de leur rencontre. Malgré les demandes répétées de cette dernière, Rose Valland ne l'amena jamais avec elle dans son village natal, où elle revenait régulièrement voir famille et amis[16].

Décorations modifier

Son action courageuse et héroïque durant la guerre et l'après-guerre lui vaut de nombreuses décorations françaises et étrangères. De fait, Rose Valland est l'une des femmes les plus décorées de l'histoire de France : elle est faite officier de la Légion d'honneur, commandeure des Arts et des Lettres, et obtient la médaille de la Résistance française. Les États-Unis lui remettent la médaille de la Liberté, qui est la plus haute décoration civile des États-Unis. Elle est également faite officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Dès 1939, elle fut honorée de la médaille lettonne de l'Ordre des Trois Étoiles en reconnaissance de son implication dans l'Exposition d'Art de la Lettonie (peinture, sculpture et art populaire), organisée au Jeu de Paume du 27 janvier au 28 février 1939[17].

Hommages modifier

 
Fresque en hommage à Rose Valland réalisée en 2011 par l'artiste Patrick Commecy dans le village natal de la résistante.

Représentation dans les médias modifier

 
Suzanne Flon interprète Rose Valland dans le film de John Frankenheimer Le Train (1964).
 
Rose créée en 2013 en hommage à Rose Valland par le rosiériste Jean-Pierre Guillot, visible dans les jardins du musée dauphinois à Grenoble.

La vie et l'action de Rose Valland ont d'abord inspiré John Frankenheimer pour son film Le Train (1964), au scénario en partie basé sur ses mémoires Le Front de l’art, publiées en 1961 : on y voit un personnage qui se nomme « Mlle Villard », interprété par Suzanne Flon[24].

En 1994, l'essai The Rape of Europa: The Fate of Europe's Treasures in the Third Reich and the Second World War de l'Américaine Lynn H. Nicholas permet de remettre en lumière le rôle de Rose Valland dans le cadre des pillages nazis. Ce livre donna lieu à un documentaire en 2006 réalisé par Richard Berge et Bonni Cohen[25].

En 2006, Corinne Bouchoux publie la première biographie consacrée à Rose Valland. En 2009, l'écrivain Sara Houghteling pour son roman Pictures at an Exhibition s'inspire de la vie de Rose Valland pour créer le personnage de Rose Clément. En 2022, elle occupe une place majeure dans celui d'Emmanuelle Favier, La part des cendres.

En 2009, Rose Valland est au centre du roman de Robert M. Edsel, The Monuments Men, adapté au cinéma par le comédien et réalisateur George Clooney. Ce film met en scène le personnage de Claire Simone, interprété par Cate Blanchett, très librement inspiré de la vie de Rose Valland. En effet, contrairement à ce qui est porté à l'écran, cette dernière n'a pas de frère résistant et ne collabore pas avec le service de spoliation nazi ; elle n'est pas non plus incarcérée à la Libération comme collaboratrice.

Publications modifier

  • (avec André Dezarrois, Raffaele Calzini, et alii) L'art italien des XIXe et XXe siècles, Jeu de Paume des Tuileries, mai-, Paris : Réunion des Musées Nationaux, 1935.
  • Le Front de l'art : défense des collections françaises, 1939-1945, Paris : Plon, 1961. 2e éd., RMN, 1997 ; 3e éd., RMN, 2014.
  • Aquilée et les origines byzantines de la Renaissance, Paris : E. de Boccard, 1963.

Notes et références modifier

  1. a b c d e et f Philippe Sprang, « Rose Valland, un chef-d'œuvre de Résistance », Paris Match, semaine du 20 au 26 février 2015, pages 76-81.
  2. Aquilée et les origines byzantines de la Renaissance, Paris : E. de Boccard, 1963.
  3. a et b Jean-Marc Dreyfus et les Archives diplomatiques, Le Catalogue Goering, Paris, Flammarion, 2015. 608 p.
  4. [PDF] Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France, « Le pillage de l'art en France pendant l'occupation et la situation des 2000 œuvres, confiées aux musées nationaux », sur ladocumentationfrancaise.fr, (consulté le ).
  5. Décret no 49-1344 du 30 septembre 1949, sur le site culture.gouv.fr, consulté le 9 mars 2014
  6. Commission de récupération artistique, sur le site data.bnf.fr, consulté le 9 mars 2014
  7. Ophélie Jouan, « Le personnel des musées et l’épuration du marché de l’art français (1944–1951) », Kunst und Profit. Museen und der französische Kunstmarkt im Zweiten Weltkrieg (Art et Profit. Les musées et le marché de l’art pendant la Seconde Guerre mondiale), Berlin/Boston, Elisabeth Furtwängler & Mattes Lammerts (eds.), De Gruyter,‎ , p. 257-271.
  8. Centre des archives diplomatiques de La Courneuve, archives de la zone française d'occupation, dossier de carrière de Rose Valland (1945-1952).
  9. a et b « Documentaires en streaming - France tv », sur www.france.tv (consulté le )
  10. Ophélie Jouan, « Notice biographique ROCHLITZ Gustav (FR) », Le Répertoire des acteurs du marché de l’art en France sous l’Occupation (1940-1945), AGORHA,‎ (lire en ligne)
  11. « Le trésor de guerre d’Hermann Göring », sur Le Monde, (consulté le ).
  12. M. Hamon, La récupération des œuvres d'art spoliées, 1944-1993, Paris : Ministère des Affaires étrangères, Direction des Archives et de la Documentation, 1993, 163 p.
  13. Centre des archives diplomatiques de La Courneuve
  14. a et b Bernard Hasquenoph, « «Monuments Men»: Rose Valland, l’héroïne lesbienne oubliée », sur yagg.com, yagg (consulté le ).
  15. Marcelle Laplace, « 60. Heer (Joyce) La Personnalité de Pausanias », Revue des études grecques, vol. 93,‎ (lire en ligne)
  16. Ophélie Jouan, Rose Valland, une vie à l’œuvre, Grenoble, Musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère-Maison des droits de l’homme, coll. « Parcours de résistants », , 96 p. (ISBN 978-2355671395), p. 83
  17. Cf. Corinne Bouchoux, Rose Valland , La résistance au musée, 2006, Geste éditions, page 25.
  18. Un rosier pour Rose Valland, sur le site isere.fr du 3 juillet 2013
  19. Auteur Marie-Jo Bonnet, « Rose Valland: Pose d’une plaque 5 rue de Navarre Paris 5e », sur La page de Marie-Jo Bonnet (consulté le ).
  20. « Un artiste et son œuvre : à Marcq, Guy Le Perse et Rose Valland, symbole de résistance », sur lavoixdunord.fr, .
  21. Odile Morain, « Elle a espionné le pillage des oeuvres d'art par les nazis : une exposition rend hommage à Rose Valland à Grenoble », Culture, sur franceinfo, (consulté le ).
  22. « Site Rose-Valland - Musées Nationaux Récupération », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Sauvons le Louvre! » (consulté le ).
  24. « Monuments Men: A Story So Good, Burt Lancaster Told It 50 Years Ago » par Jordan Hoffman, in Vanity Fair, février 2014.
  25. Joan Allen, E. Randol Schoenberg et Maria Altmann, The Rape of Europa, Actual Films, Agon Arts and Entertainent, Oregon Public Broadcasting, (lire en ligne)

Bibliographie modifier

Biographies modifier

  • C. Bouchoux, Rose Valland, résistance au musée, La Crèche : Geste éditions, 2006, 134 p. (ISBN 978-2-84561-236-5)
  • F. Destremau, Rose Valland, résistante pour l'art, Grenoble : Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, 2008, 140 p.
  • Emmanuelle Polack et E. Cerisier, Rose Valland, l'espionne du musée du Jeu de Paume, Saint-Herblain : Gulf Stream éd., 2009, 93 p.
  • Catel et E. Polack, Rose Valland : Capitaine Beaux-Arts, bande dessinée, Paris : Editions Dupuis, 2009, 26 p.
  • O. Jouan, Rose Valland, une vie à l’œuvre, coll. « Parcours de Résistants », cat. exp., Grenoble, musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère-Maison des droits de l’homme, 2019. 96 p. (ISBN 978-2-35567-139-5).
  • O. Jouan, notice biographique « VALLAND Rose (FR) » dans Le Répertoire des acteurs du marché de l’art en France sous l’Occupation (1940-1945), AGORHA, mis en ligne 29 septembre 2021.
  • Jennifer Lesieur, Rose Valland, l'espionne à l'œuvre, Robert Laffont, 2023.
  • Emmanuelle Polack, « Rose Valland. De la résistance civile au capitaine Beaux-Arts », Grande Galerie. Le journal du Louvre, no 65,‎ hiver 2023-2024, p. 64-69 (ISSN 1959-1764)

Documentaires modifier

  • Brigitte Chevet, L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi, Aber Images, 2015, 52 min.

Podcasts modifier

Œuvres citant ses actions modifier

  • J. Skilton, Défense de l'art européen. Souvenirs d'un officier américain spécialiste des monuments, Paris : Les Éditions internationales, 1948, 103 p. Ed. anglais, Memoirs of a Monuments Office : Protecting European Artworks, Portland, Or. : Inkwater Press, 2008, 221 p.
  • J. Rorimer, Survival : the salvage and protection of art in war, New York : Abelard Press, 1950, 291 p.
  • le film Le Train de John Frankenheimer (1964) est inspiré du Front de l'art. Le personnage de Mme Villard, inspiré de Rose Valland, y est interprété par Suzanne Flon.
  • D. Roxan et K. Wanstall, The Rape of Art : The Story of Hitler's Plunder of the Great Masterpieces of Europe, New York : Coward-McCann, 1965, 195 p.
  • L. H. Nicholas, The Rape of Europa : the fate of Europe's treasures in the Third Reich and the Second World War, New York : A. A. Knopf, 1994, 498 p.
  • M. Hamon, La récupération des œuvres d'art spoliées, 1944-1993, Paris : Ministère des Affaires étrangères, Direction des Archives et de la Documentation, 1993, 163 p.
  • C. Lorentz, La France et les restitutions allemandes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1943-1954), Paris : Ministère des Affaires étrangères, Direction des Archives et de la Documentation, 1998, 348 p.
  • D. Eribon, Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Paris : Larousse, 2003.
  • S. Coeuré, La Mémoire spoliée, les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique, Paris : Payot, 2007. Nouv. éd., 2013, 375 p.
  • M. Rayssac et Chr. Pincemaille, L'exode des musées : histoire des œuvres d'art sous l'occupation, Paris : Payot, 2007, 1006 p.
  • H. Laroche, La Restitution, roman, Paris : Flammarion, 2009.
  • R. Edsel et B. Witter, Monuments Men : allied heroes, nazi thieves, and the greatest treasure hunt in history, London : Preface, 2009. Ed. française, Monuments men : Rose Valland et le commando d'experts à la recherche du plus grand trésor nazi, Paris : JC Lattès, 2010, 451 p.
  • E. Polack et Ph. Dagen, Les Carnets de Rose Valland : Le pillage des collections privées d’œuvres d'art en France durant la Seconde Guerre mondiale, Lyon : Fage Éditions, 2011, 139 p.
  • Le film Monuments Men de George Clooney, avec Cate Blanchett dans le rôle de Claire Simone, personnage fictif inspiré de Rose Valland, 2014.
  • Isère : des paysages et des hommes : Bergès, Berlioz, Lesdiguières, Jean Prévost, Rose Valland... et les autres, Grenoble : Musée dauphinois/ Glénat : Musée dauphinois, 2014.
  • Carles Diaz, La Vénus encordée, récit poétique, Éditions Poesis, 2019.
  • Emmanuelle Favier, La part des cendres, Albin Michel, 2022.
  • Pièce de théâtre Rose Valland, Sauver un peu la beauté du monde, au Théâtre la Boussole (Paris), octobre 2023-avril 2024.

Annexes modifier

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Voir aussi modifier

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