Musée dauphinois

musée français

Le Musée dauphinois, service du conseil départemental de l'Isère et situé à Grenoble, est un musée ethnographique, archéologique, historique et de société couvrant le territoire de l’ancienne province française du Dauphiné. Installé sur les hauteurs du quartier Saint-Laurent, l'édifice classé aux monuments historiques bénéficie du label « Musée de France » et participe à la nuit européenne des musées[4].

Musée dauphinois
Extérieur du Musée dauphinois.jpg
Le musée et ses jardins © Jack Trebor Prod
Informations générales
Ouverture
1906 (il y a 113 ans)
Dirigeant
Olivier Cogne[1]
Surface
4 500 m2
Visiteurs par an
84 195 (2018)[3]
Site web
Collections
Collections
objets de la vie quotidienne
Nombre d'objets
100 000 objets
Bâtiment
Protection
Logo monument historique Classé MH (1916)[2] (chapelle)
Logo monument historique Classé MH (1965)[2] (bâtiment)
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
30, rue Maurice-Gignoux, 38031 Grenoble cedex 1
Coordonnées
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Créé en 1906, il est à l'époque le troisième musée de Grenoble[5]. Le musée dauphinois va successivement intégrer deux bâtiments historiques du XVIIe siècle, l'ancienne chapelle Sainte-Marie d'en-Bas, puis à partir de 1968, l'ancien monastère Sainte-Marie d'en-Haut, classé monument historique.

Ses salles d'expositions temporaires lui permettent d'accueillir chaque année diverses expositions, faisant du lieu un pôle important de la vie culturelle grenobloise. L'une d'entre elles liée à l'Égypte antique, a permis au musée de franchir la barre des cent mille visiteurs en 2004.

Historique du muséeModifier

C'est dans un article de La Dépêche dauphinoise du que les Grenoblois apprennent qu'une commission chargée d'étudier la création d'un musée historique de la ville de Grenoble vient de se réunir. Le , un rapport de l'architecte municipal concernant les travaux d'aménagement de la chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas afin d'installer un musée épigraphique est remis au maire Charles Rivail. Le de la même année, cette commission consultative composée de douze membres désigne l'un de ses membres, l'ethnographe Hippolyte Müller, comme premier conservateur du musée. Le , la commission choisit la dénomination de musée dauphinois d'après l'idée de l'un de ses membres, l'archiviste Auguste Prudhomme, et détermine également divers détails de fonctionnement et d'organisation du musée comme son caractère payant. L'année suivante, une délibération du conseil municipal du approuvée par un décret présidentiel du signé Armand Fallières décrète dans son premier article l'approbation de l'ouverture au budget de la ville de Grenoble d'un crédit provisoire de 4 800 francs destiné aux frais d'aménagement et d'installation du musée dauphinois[6].

 
Chapelle Sainte-Marie d'en-Bas.

Le musée est installé à ses débuts rue Très-Cloîtres, dans la chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas appartenant, avant 1905, à la communauté des sœurs de la Visitation. En 1647, par manque de place dans le monastère situé sur les hauteurs de la ville, elles avaient fait construire un couvent et une chapelle annexe, rue Très-Cloîtres, sur la rive gauche, qui prit le nom de Sainte-Marie d'en-Bas.

C'est dans cette ancienne chapelle totalement reconstruite en 1786 et désaffectée après le vote de la Loi de séparation des Églises et de l'État, où est gravé dès 1907 l'inscription lapidaire Musée dauphinois, que s'installe Hippolyte Müller. Il y accumule tous les objets et documents relatifs à la vie quotidienne des habitants des Alpes, du patrimoine industriel jusqu'aux arts décoratifs régionaux, de la période gallo-romaine jusqu'au XIXe siècle. Á l'été 1921, Müller et son homologue du musée de Grenoble, Andry-Farcy, se mettent d'accord sur la répartition des objets entre leurs musées[7]. Les pièces offrant un intérêt archéologique sont transférées au musée dauphinois dès 1921 pour les plus petites ou l'année suivante pour les plus massives comme les pierres tombales d'époque gallo-romaine. Elles sont disposées sur la terrasse fermée par un mur et donnant sur la rue, là où se trouve de nos jours un large escalier[8]. En 1925, les qualités d'expert en patrimoine local d'Hippolyte Müller lui permettent de participer à la reconstitution du village alpin de Saint-Véran, lors de l'exposition internationale de la houille blanche.

 
Salle du Musée dauphinois à Sainte-Marie d'en-Bas, rue Très-Cloîtres.

Mais, très vite, le manque de place se fait sentir devant l'accumulation d'objets puisque dès la fin des années 1940, il est envisagé de trouver un lieu plus vaste. Le maire de l'époque, Léon Martin est sollicité par le directeur des Musées de France, pour trouver un cadre « plus digne d'une ville de grand tourisme comme Grenoble ». Le site du monastère désaffecté de Sainte-Marie-d'en-Haut sur la rive gauche de l'Isère est suggéré en 1949, mais le projet de transfert prendra près de deux décennies.

En 1965, la nouvelle municipalité d'Hubert Dubedout décide du transfert du musée dans les locaux nettement plus vastes du monastère Sainte-Marie-d'en-Haut, à la faveur d'une période économique favorable ainsi que de la prochaine tenue des Xe Jeux olympiques d'hiver dans la ville.

Le , le musée dauphinois installé dans l'ancien monastère partiellement rénové, est inauguré par le ministre des Affaires culturelles, André Malraux et le lendemain, le maire Hubert Dubedout, présente au général de Gaulle le positionnement du musée sur une maquette géante de la ville. Après une première exposition recevant 36 000 visiteurs, le musée est fermé quelques mois afin d'achever la restauration. C'est finalement le que les locaux totalement rénovés, font l'objet d'une deuxième inauguration. Avec les années 1970 et le nouveau conservateur Jean-Pierre Laurent, les visiteurs découvrent la scénographie d’exposition que le conservateur conçoit et réalise personnellement[9].

En 1989, le musée acquiert un nouveau bâtiment de 2 000 m2 sur les quais de l'Isère afin d'avoir un nouvel atelier et de nouvelles réserves à proximité. En 1992, Le musée dauphinois passe de la tutelle de la ville de Grenoble à celle du conseil général de l'Isère. Il devient l'un des services de la Direction culture et patrimoine.

 
Le Musée dauphinois en 2020.© Jack Trebor Prod

C'est au cours de l'année 2004 que le musée établit son record d'affluence avec 107 398 visiteurs, grâce notamment à une exposition sur les trésors d'Égypte[10] dans le cadre de la tenue de la IXe conférence internationale d'Égyptologie se tenant simultanément dans la ville[11]. L'année 2012 voit une fréquentation de 92 997 visiteurs, mais la fréquentation moyenne annuelle du musée est de l'ordre de 60 000 visiteurs. L'année 2016 voit sa fréquentation remontée à 76 413 visiteurs[12].

En 2017, le musée dauphinois participe en collaboration avec le musée de la Révolution française et le musée de l'Ancien Évêché à l'année Lesdiguières, rétrospective d'une dynastie d'hommes de pouvoir en Dauphiné durant le XVIe siècle et le XVIIe siècle, conclue par un colloque du 25 au [13].

Le , lors de l'inauguration de l'exposition célébrant le cinquantième anniversaire des Jeux olympiques d'hiver de 1968, le musée reçoit les sportifs de l'époque comme Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel, Alain Calmat, Léo Lacroix, Patrick Péra, Guy Périllat et Franco Nones[14]. En , à l'occasion de la célébration du 400e anniversaire de la pose de la première pierre du monastère, le président du département de l'Isère annonce la réhabilitation des jardins du musée en 2021[15].

L'ancien monastère de Sainte-Marie d'en-HautModifier

L'origine du monastèreModifier

 
La montée Chalemont.

À l'origine, ce monastère de l'ordre de la Visitation est fondé dans le climat religieux de la Contre-Réforme du XVIIe siècle. Cette congrégation, réservée aux femmes, est fondée en 1610 par François de Sales et Jeanne de Chantal qui installent leur quatrième maison à Grenoble en lui donnant le nom de monastère Sainte-Marie-d'en-Haut. Les travaux de fortification de la colline de la Bastille sur la rive droite de l'Isère venant de s'achever trois mois auparavant par le duc de Lesdiguières[16], la première pierre du monastère est posée sur les pentes de cette colline le en présence de l'évêque Alphonse de La Croix de Chevrières et de la jeune Christine de France tout juste mariée au prince héritier de Savoie[17]. Les travaux se dérouleront jusqu'à l'automne 1621 le long de la montée Chalemont. À cette époque, la montée Chalemont, ancienne voie romaine, a déjà cessé depuis deux siècles d'être le point d'entrée historique de la ville grâce à une voie taillée dans les rochers au bord de l'Isère, voie qui est dotée en 1620 d'une nouvelle porte, la porte de France.

Ses différents occupantsModifier

Ce monastère va connaître au cours des siècles une succession d'occupations diverses. À la Révolution, il devient un bien national en 1791 et se transforme en prison pour les personnes aux idées antirévolutionnaires, dont certaines figures locales comme Chérubin Beyle, le père de Stendhal, l'avocat Antoine Barnave, l’ébéniste Jean-François Hache, des pères chartreux ou des prêtres réfractaires. En 1804, les religieuses de l'ordre du Sacré-Cœur dirigées par Philippine Duchesne s'y installent et consacrent leur temps à l'enseignement des jeunes filles jusqu'à leur départ en 1832. L'année suivante, les sœurs de la Providence y installent une École normale pour l'instruction primaire.

Le , les Ursulines, s'y installent à leur tour, jusqu'en , date de leur expulsion et de la vente aux enchères publiques de leur mobilier. Adjugé à la ville de Grenoble en août, les bâtiments voient l'armée y loger des troupes de 1906 à 1920, année où la ville de Grenoble en mal de logement va y loger provisoirement 150 familles d'origine italienne. Relogées vers la fin des années 1950, ces familles laissent la place à des étudiants de l'école d'architecture pendant quelques années avant que la ville ne commence la restauration du bâtiment en 1966.

Le bâtiment et la chapelleModifier

 
La chapelle de Sainte-Marie d'en-Haut.

Le monastère Sainte-Marie-d'en-Haut a conservé l'essentiel de ses bâtiments et notamment le cloître, le chœur des religieuses, derrière la grille duquel les Visitandines assistaient aux offices religieux, et surtout la chapelle au riche décor baroque. On y accède par un long couloir voûté qui débouche dans le chœur des religieuses, greffé en équerre sur la chapelle afin de rendre les religieuses invisibles aux fidèles installés dans la chapelle. C'est agenouillée au pied de la grille que le , Jeanne de Chantal, eut la révélation de la mort de François de Sales.

 
Une peinture du plafond de la chapelle.

Véritable musée dans le musée, la chapelle de la Visitation est un joyau de l'art baroque français dont les peintures murales, réalisées par le peintre Toussaint Largeot, sont achevées en 1662 dans le cadre des fêtes organisées par le père jésuite Claude-François Ménestrier, pour la béatification de François de Sales[18]. Sur le plafond, on peut y voir de nombreuses scènes religieuses délivrant un message spirituel aux fidèles du XVIIe siècle. Parmi celles-ci, se trouve celle de la pose de la première pierre du monastère. Cependant, au fil des siècles, la signification et le sens de ces scènes se sont égarés, rendant nécessaire la mise ne place dans les années 2010 d'un dispositif multimédia interactif pour les visiteurs afin de leur donner les clés de lecture du récit de la fondation de l'ordre de la Visitation. Par ailleurs, la chapelle reçoit un grand retable en bois doré dont l'exécution commence en 1622. Il est installé grâce à la générosité de François de Bonne de Créqui, gouverneur de Grenoble et petit-fils de Lesdiguières. L’autel est réalisé un siècle plus tard par le sculpteur toscan François Tanzi en 1747, à l’occasion de la béatification de Jeanne de Chantal. Une petite chapelle latérale présente des peintures évoquant la vie de François de Sales.

 
La statue de la Vierge dorée est visible sur cette vue antérieure à 1917.

En 1890, les Grenoblois veulent avoir, comme d'autres villes, leur vierge protectrice, Notre-Dame-d’en-Haut. L’architecte Alfred Berruyer, auteur de la basilique de La Salette, fait alors construire contre la chapelle une tour élevée de 30 mètres, surmontée d’une statue de la Vierge en fonte dorée de 3, 60 m de haut pesant 1, 8 tonnes. En dessous de cette statue monumentale, quatre statues nichées dans les angles, d'une hauteur d'un mètre vingt, représentent les quatre saints protecteurs de la ville, Saint Bruno, Saint Ferjus, Saint François de Sales et Saint Hugues[19]. L'ensemble est inauguré le en présence de l'évêque de Grenoble, monseigneur Fava. Mais quelques décennies plus tard, l'ensemble de ce nouvel édifice provoque de dangereuses lézardes dans la voûte de la chapelle et menace de s’effondrer, c'est la raison pour laquelle sa démolition est décidée à partir de 1935 et achevée le . Mais, ces quatre sculptures disparurent, seule celle de François de Sales a été retrouvée en 2007 rue Thiers, dans le jardin de la clinique des Bains qui fermait ses portes[20].

La chapelle a été classée monument historique le [2].

Les jardins de l'ancien monastère de Sainte-Marie d'en-HautModifier

 
Le cloître de Sainte-Marie d'en-Haut.
 
Le cadran solaire multifaces de 1793.

Le jardin du cloître est représentatif des jardins du XVIIe siècle avec leurs haies de buis organisées autour de quatre carrés de pelouse. En son centre, se trouve un cadran solaire multiface datant de 1793 mais installé en 1968 lors de l'installation du musée. Un autre cadran solaire gallo-romain y est exposé sous une arcade, sculpté dans la pierre, qui reflète la voûte céleste inversée avec les douze heures de la journée, du lever au coucher du soleil. Ce cadran solaire d'environ 80 centimètres de haut a été temporairement transféré en 2014 à l'intérieur du musée lors d'une exposition sur les cadrans solaires de l'Isère[21]. Un autre objet de la vie quotidienne y est exposé, une mesure à grains en pierre provenant de Voreppe, que la Chambre des comptes du Dauphiné avait ordonné de placer dans ce bourg en 1471 afin de servir au contrôle des mesures en usage. Des pierres tombales recouvertes d'épitaphes datant de la période gallo-romaine de Cularo sont également entreposées sous les arcades du cloître et proviennent du premier musée archéologique de Grenoble créé en 1853[22].

À l'est du musée, plusieurs jardins en terrasses s'étendent le long de la montée de Chalemont. Autrefois cultivés en vignes et potagers, ces jardins permettent aujourd'hui aux visiteurs de bénéficier d'un panorama exceptionnel, à environ trente mètres au-dessus de la ville ancienne. Le , le musée présente dans son jardin une rose créée en l’honneur de l'historienne et résistante Rose Valland[23].

Ces terrasses, ainsi que le bâtiment du musée, sont classés monument historique depuis le [2].

Les collections et le centre de ressources documentairesModifier

Les collections du Musée dauphinois témoignent de l'histoire des hommes et des femmes de l'ancienne province du Dauphiné et, plus largement, des Alpes françaises. Elles sont constituées de :

  • plus de 100 000 objets, depuis les premiers silex taillés de la haute préhistoire au snowboard de la dernière génération ;
  • 160 000 photographies dont 1 000 autochromes ;
  • 22 000 documents iconographiques : dessins, estampes, affiches, cartes et plans, cartes postales ;
  • 1 400 films ;
  • 2 000 enregistrements sonores : enquêtes orales sur les savoir-faire, les coutumes, les patois… ;
  • et plus de 20 000 ouvrages, anciens et récents.

Le Musée dauphinois conserve également les archives de l'alpiniste et géodésien, Paul Helbronner, comprenant entre autres 15 000 plaques de verre formant des tours d’horizon photographiques à 360° pris de tous les sommets des Alpes[24].

Les collections s'enrichissent régulièrement par des dons, des collectes, ou par de nouvelles acquisitions, comme en 2019 avec la grande huile sur toile de Théodore Ravanat, Chemin de la Grande Chartreuse par la vallée du Grésivaudan, présentée actuellement à l’entrée du musée.

À ce jour, près de 70 000 objets et documents ont été numérisés, dont une partie est consultable depuis le portail des collections du Département de l'Isère.

Par ailleurs, depuis 1998, le musée co-édite avec les éditions Glénat la revue L'Alpe consacrée à l'arc alpin.

Les expositionsModifier

Le musée comporte cinq niveaux, l'ancienne chapelle et le cœur des religieuses constituant le niveau -1. Le rez-de-chaussée comporte l'accueil, une série de salles d'expositions temporaires, le cloître et les terrasses extérieures. Le niveau 1 comporte deux séries de salles d'expositions temporaires, le niveau 2 en compte une pour les expositions de longue durée et enfin le niveau 3 abrite une petite salle consacrée à l'histoire des sports d'hiver.

Les expositions présentées au musée interrogent les faits de société, y compris dans leur actualité la plus immédiate. Le musée dauphinois offre trois expositions de longues durées : Sainte-Marie d'en-Haut. Il y a quatre siècles, Gens de l'alpe et Le rêve blanc. De plus, deux expositions temporaires sont organisées chaque saison. Ces expositions sont accompagnées par un programme de rencontres articulé autour du spectacle vivant (théâtre, danse, conte, concerts de musique baroque, musique classique, musique du monde, musique contemporaine, jazz joués régulièrement dans la chapelle de la Visitation), des arts plastiques, de conférences, de projections de documentaires. Chaque exposition fait l'objet d'une publication, le catalogue complet étant disponible sur le site internet du musée.

Expositions de longue duréeModifier

Trois expositions de longue durée sont hébergées par le musée, La Grande Histoire du ski présente depuis 1994 a été remplacée en par Le rêve blanc. L'épopée des sports d'hiver dans les Alpes qui retrace l'histoire des sports d'hiver. L'autre exposition est Gens de l'alpe, en place depuis fin 1998 mais ayant eu un remaniement scénographique en 2006 expose des centaines de pièces ethnographiques liées à la vie quotidienne des habitants vivant en montagne[25]. L'exposition Sainte-Marie d'en-Haut. Il y a quatre siècles relate l'histoire du monastère.

Expositions temporaires depuis 1990Modifier

  • Hymne au parfum (janvier 1990 - février 1990)
  • Pays, paysans, paysages du Vercors (mai 1990 - septembre 1990)
  • Inventer le monde. Les rhônalpins et leurs langages (mai 1990 - novembre 1991)
  • Bijoux berbères du Maroc. Traditions juives et arabes, au creuset du monde berbère (octobre 1990 - mars 1991)
  • Gaëtan Gatian de Clérambault. Psychiatre et photographe (octobre 1990 - décembre 1990)
  • Premiers princes celtes (novembre 1990 – août 1991)
  • Médinas et ksours. Une culture millénaire (février 1991 – mars 1991)
  • Les champs de la ville. Grenoble et ses campagnes (mai 1991 – juin 1993)
  • Icônes roumaines sur verre. Art sacré populaire des XVIII et XIXe siècle. (décembre 1991 - avril 1992)
  • Présentation de l'automate "Les joueurs de cartes" (décembre 1991 - janvier 1992)
  • Passion bergers, cloches et sonailles. Usages et fabrication (mars 1992 - juin 1992)
  • Homo turisticus. Cent ans de tourisme ordinaire en montagne (mai 1992 - décembre 1992)
  • L'homme et les alpes (octobre 1992 - janvier 1993)
  • Des grecs. Les grecs de Grenoble. Les costumes de la Grèce traditionnelle (mars 1993 - janvier 1994)
  • Le temps des rafles (avril 1993 - juin 1993)
  • Les années noires. La répression à Grenoble durant l'occupation (avril 1993 - janvier 1994)
  • Tibet en exil. Le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain (octobre 1993 - janvier 1994)
  • Potiers en Isère. XIXe-XXe siècles (octobre 1993)
  • Chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru (octobre 1993- mai 1996)
  • Le cinéma à cent ans ! Cent ans de cinéma en Isère (avril 1994 - octobre 1994)
  • Le balcon de Belledonne. Photographies de Francis Helgorsky (juin 1994 - janvier 1995)
  • Patrimoine en Isère. Pays de Vizille (octobre 1994 - décembre 1994)
  • Hommage aux paysans de montagne. Photographies de Jean-Pierre Bonfort (avril 1995 - septembre 1995)
  • Nos villages ont cinq mille ans (juin 1995 - octobre 1995)
  • Premiers alpins. Des derniers chasseurs de la préhistoire aux premiers paysans (septembre 1995 - janvier 1997)
  • Patrimoine en Isère. Pays de Domène (décembre 1995 - janvier 1996)
  • L'image de l'autre dans la photographie. L'immigration en France vue par 45 photographes (février 1996 - avril 1996)
  • La différence. Trois musées. Trois regards (février 1996 - octobre 1996)
  • Les maîtres de l'acier. Histoire du fer dans les alpes (octobre 1996 - décembre 1998)
  • Patrimoine en Trièves (février 1997 - mai 1997)
  • D'Isère et d'Arménie. Histoire d'une communauté (avril 1997 - juin 1999)
  • Épreuves d'Arménie. Photographies de Guy Martin-Rave (avril 1997 - juin 1999)
  • Hache. Ébénistes à Grenoble (octobre 1997 - mars 1999)
  • Entre l'eau et la lumière. Les hommes de l'hydraulique. Une création photographique de Anne-Marie Louvet (décembre 1997 - avril 1998)
  • Les alpes à l'affiche (novembre 1998 - janvier 1999)
  • Corps de classe. Une création photographique de Catherine Poncin (mars 1999 - octobre 1999)
  • Patrimoine en Chambaran (décembre 1999 - mars 2000)
  • Racines (juin - décembre 2000)
  • Pour que la vie continue - D'Isère et du Maghreb, mémoires d'immigrés (octobre 1999 - décembre 2000)
  • Peurs bleues. L'enfant et les croquemitaines (avril 2000 - avril 2001)
  • Les millénaires de Dieu. Une vielle histoire pleine d'avenir(novembre 2000 - décembre 2001)
  • Patrimoine en Oisans (octobre 2001 - décembre 2001)
  • Potiers et faÏenciers en Dauphiné (octobre 2001 - janvier 2003)
  • Les géographes inventent les Alpes. Deux siècles de géographie alpine (décembre 2001 - janvier 2003)
  • Martinotto frères. Photographes à Grenoble (juin 2002 - janvier 2003)
  • Les Alobroges. Gaulois et Romains du Rhône aux Alpes (octobre 2002 - septembre 2003)
  • Art post'alpe. La correspondance de 200 artistes postaux autour du bestiaire alpin (janvier - mars 2003)
  • Transhumance. Éte 1951. Sur la route des alpages (mars - juillet 2003)
  • Français d'Isère et d'Algérie (mai 2003 - septembre 2004)
  • Un air de famille. Berriat à Grenoble, Tevézáros à Budapest. Deux quartiers de villes en changement (octobre 2003 - mars 2004)
  • Patrimoine en Isère / Pays de Roussillon (décembre 2003 - juin 2004)
  • Hippolyte Müller. Aux origines de la préhistoire alpine (mai 2004 - mai 2006)
  • Trésors d'Égypte. La « Cachette » de Karnak (septembre 2004 - janvier 2005), exposition-hommage à Georges Legrain à l'occasion du IXe congrès international d'égyptologie.
  • Germaine Tillion. Itinéraire et engagements d'une ethnologue (février - mai 2005)
  • Louis Mandrin. Malfaiteur ou bandit au grand cœur ? (mai 2005 - mars 2006)
  • Papetiers des alpes. Six siècles d'histoire. (octobre 2005 - juillet 2007)
  • Le monde n'est pas un panorama (avril - juin 2006)
  • Le Musée dauphinois a cent ans ! (octobre 2006 - juin 2008)
  • Êtres fantastiques. De l'imaginaire alpin à l'imaginaire humain (octobre 2006 - juin 2008)
  • Rester Libres ! Les expressions de liberté. Des allobroges à nos jours (juin - septembre 2007)
  • Contez les boutons - Installation - Évenement (juin - septembre 2007)
  • Eugénie Goldstern 1884-1942. Être ethnologue juive dans l’Europe alpine des deux guerres (novembre 2007 - juin 2008)
  • Premiers bergers des Alpes. De la préhistoire à l'Antiquité (avril 2008 - juin 2009)
  • Être ouvrier en Isère. XVIIIe-XXIe siècle (octobre 2008 - janvier 2010)
  • Rompre le silence. Mémoires de chômeurs et précaires en Isère. 1975-2008 (novembre 2008 - janvier 2009)
  • Habiter (avril 2009 - juin 2010)
  • Tibétains. Peuple du monde (octobre 2009 - janvier 2011)
  • Matrice (mai - septembre 2010)
  • Vaucanson et l’homme artificiel. Des automates aux robots (avril 2010 - juin 2011)
  • Sur les bords de la rivière Sangha (février 2011)
  • Les anneaux de la mémoire (avril 2011)
  • Désert en fête (juin - août 2011)
  • Ce que nous devons à l'Afrique (octobre 2010 - janvier 2012)
  • Hannibal et les Alpes. Une traversée, un mythe (avril 2011 - juillet 2012)
  • Un air d'Italie. La présence des Italiens en Isère (novembre 2011 - janvier 2013)
  • Cœur d'ouvriers. Un travail photographique de Bernard Ciancia (décembre 2011 - septembre 2012)
  • Voyage dans ma tête. La collection d'Antoine de Galbert (mars - juillet 2012)
  • L'Isère en relief. Les maquettes monumentales des fortifications de Grenoble et de Fort Barraux (octobre 2012 - janvier 2013)
  • Chambre noire pour amateurs éclairés. Collection photographique Flandrin (novembre 2012 - septembre 2013)
  • Angèle, Suzanne, Martine et moi... (septembre 2013 - janvier 2014)
  • Bretelles et fabulations (février - juin 2014)
  • Les dessous de l'Isère. Une histoire de la lingerie féminine (mars 2013 - septembre 2014)
  • Caractères d'altitude. Portraits sonores et photographiques des Écrins (co-production avec le Parc national des Écrins et le Centre de l'oralité alpine - Conseil général des Hautes-Alpes) (octobre 2013 - mai 2014)
  • Voir midi à sa porte. Cadrans solaires de l'Isère (décembre 2013 - janvier 2015)
  • À l'arrière comme au front. Les Isérois dans la Grande Guerre (mars 2014 - juin 2015)
  • [K]rânes42. La catacombe artistique (décembre 2014 - décembre 2015)
  • Confidences d'outre-tombe. Squelettes en question (décembre 2014 - janvier 2016)
  • Premières couleurs. La photographie autochrome (mai - septembre 2015)
  • Grenoble 1925, La grande mutation (décembre 2015 - septembre 2016)
  • Tsiganes. La vie de bohème ? Six siècles de présence en Isère (octobre 2015 - janvier 2017)
  • Nunavik. En terre Inuit (mars 2016 - janvier 2017)
  • Portrait large. Paysages sensibles du Pays voironnais. Photographes de Thierry Bazin (octobre 2016 - février 2017)
  • Life. Affiches de Kazumasa Nagai (novembre 2016 - janvier 2017)
  • Si on chantait ! La La La La ... (décembre 2016 - janvier 2018)
  • Alpes là ! (mars - octobre 2017)
  • Lesdiguières, le prince oublié (octobre 2017 - juillet 2018)
  • Pop en France. Portraits d'artistes 1967-2017 (novembre 2017 - juin 2018)
  • Grenoble 1968. Les Jeux olympiques qui ont changé l'Isère (février 2018 - octobre 2019)
  • Des samouraïs au kawaii. Histoire croisée du Japon et de l’Occident (octobre 2018 - juin 2019)
  • L'ivresse des sommets. Eaux-de-vie, liqueurs et autres breuvages des Alpes (mars 2019 - novembre 2020)
  • Enclosed, Tony Manent (juin - décembre 2019)
  • Rose Valland. En quête de l'art spolié (novembre 2019 - juin 2020)
  • Refuges alpins. De l'abri de fortune au tourisme d'altitude (juin 2020 - juin 2021)

Expositions temporaires avant 1990Modifier


Les conservateurs et conservatricesModifier

Conservateurs directeurs Années
Hippolyte Müller 1906 - 1933
Joseph Collomb[26] 1933 - 1952
Victor Piraud 1952 - 1955
Joseph Laforges 1955 - 1966
Marcel Boulin[27] 1966 - 1969
Michel Colardelle 1969 - 1970
Marcel Maget 1970
Jean-Pierre Laurent[9] 1971 - 1986
Jean Guibal 1986 - 2000
Jean-Claude Duclos[28] 2000 - 2011
Jean Guibal 2011 - 2016
Olivier Cogne 2016 - actuel
Autres conservateurs et conservatrices[précision nécessaire]
Charles Joisten 1970 - 1981
Annie Bosso 1978 - 1994
Michel Hue 1992
Chantal Spillemaecker 1982 - 2017
Jean-Pascal Jospin 1983 - 2020
Isabelle Lazier 1985 - 2005
Franck Philippeaux 1999 - actuel
Valérie Huss 2000 - 2015

AccèsModifier

  • En transports en commun, par la ligne 40.
  • En voiture, par la rue Maurice-Gignoux débouchant sur le quai Perrière. À noter que la rue Maurice-Gignoux rendant hommage au géologue Maurice Gignoux est la seule rue en pente naturelle de la ville de Grenoble.
  • À pied, par la montée de Chalemont, démarrant place de la Cymaise, en face du pont Saint-Laurent dans le quartier Saint-Laurent.

Notes et référencesModifier

  1. petit-bulletin.fr du 22 novembre 2016, Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois.
  2. a b c et d Notice no PA00117195, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. [PDF] pro.isere-tourisme.com 2018
  4. « Nuit européenne des musées : plusieurs portes ouvertes nocturnes à Grenoble ce 20 mai », sur placegrenet.fr, (consulté le 23 mars 2018)
  5. Le premier est le musée-bibliothèque et le second le muséum d'histoire naturelle. L'institution du musée archéologique existait déjà mais n'avait pas de bâtiment qui lui était attribué.
  6. Archives municipales de Grenoble, cotes 4M348 et 4M349.
  7. Le Petit Dauphinois du 28 janvier 1922, page 2, colonne 1.
  8. Bulletin de la Société dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie, N°1-4, 1924.
  9. a et b actumontagne.com du 30 juillet 2015, Décès de Jean-Pierre Laurent, conservateur emblématique du Musée dauphinois.
  10. selon le livre de Jean-Claude Duclos, Cent ans
  11. « Les émules de Champollion veulent plus de moyens », sur rfi.fr, (consulté le 15 mars 2018)
  12. [PDF] pro.isere-tourisme.com 2016
  13. « Le département à l'heure de Lesdiguières », sur lessor38.fr, (consulté le 23 juillet 2017)
  14. isere.fr du 9 février 2018, Grenoble 1968, les JO qui ont changé l'Isère.
  15. « Pour les 400 ans du Musée dauphinois, le Département annonce la réhabilitation des jardins », sur www.ledauphine.com, (consulté le 21 octobre 2019)
  16. Auguste Prudhomme, Histoire de Grenoble, 1888, page 442.
  17. Auguste Prudhomme, Histoire de Grenoble, 1888, page 498
  18. François de Sales est canonisé en 1665.
  19. Trois statues sont portées disparues depuis 1936, seule la statue de Saint François de Sales est encore conservée.
  20. Musée dauphinois: nouvelles acquisitions.
  21. Musée dauphinois:Voir midi à sa porte.
  22. Renée Colardelle, Saint-Laurent de Grenoble, de la crypte au musée archéologique, Presses universitaires de Grenoble, 2013, page 61.
  23. La mémoire de Rose Valland.
  24. glenatlivres.com
  25. petit-bulletin.fr du 18 juillet 2016, Musée dauphinois : bienvenue en Isère.
  26. Jean-Claude Duclos, Hippolyte Müller et le Musée Dauphinois, Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, 2003
  27. Michel Colardelle, Marcel Boulin, refondateur du Musée Dauphinois, Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, 2003.
  28. Jean-Claude Duclos, « De l’immigration au Musée dauphinois », Hommes & migrations [En ligne], 1297 | 2012, mis en ligne le 31 décembre 2014, consulté le 16 novembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/hommesmigrations/1551 ; DOI : 10.4000/hommesmigrations.1551

Voir aussiModifier

Bibliographie (par ordre alphabétique d'auteur)Modifier

  • Duclos Jean-Claude, Cent ans, Ed. Musée dauphinois, Département de l'Isère, Grenoble, 2006 (ISBN 2-905375-89-2)
  • Huss Valérie (dir.), Martinotto Frères, photographes à Grenoble [exposition]. Ed. Conseil général de l'Isère - Musée dauphinois, 2002, 120 p.
  • Huss Valérie (dir.), Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand cœur ? [exposition]. Ed. Conseil général de l'Isère - Musée dauphinois, 2005, 144 p.
  • Huss Valérie, Blumenfeld-Chiodo Zoé (dir.), Chambre noire pour amateurs éclairés. Photographies de la collection Flandrin [exposition]. Ed. Conseil général de l'Isère - Musée dauphinois, 2012, 104 p.
  • Huss Valérie (dir.), Premières couleurs. La photographie autochrome. Ed. Département de l'Isère - Musée dauphinois, 2015, 120 p.
  • Laurent Jean-Pierre - Entretiens avec Mireille Gansel, ...Et l'Homme se retrouve, Cheminements Muséographiques, Ed. Département de l'Isère - Coll. Musée dauphinois, 2008 (ISBN 978-2-35567-020-6)
  • Jospin Jean-Pascal (dir.), Hippolyte Müller, Aux origines de la Préhistoire alpine, , Ed. Département de l'Isère - Musée dauphinois, 2004 (ISBN 2-905375-61-2)
  • Spillemaecker Chantal, Sainte-Marie d’en-Haut à Grenoble. Quatre siècles d’histoire. Ed. Département de l'Isère - Musée dauphinois, 2010 (ISBN 978-2-35567-041-1)

Articles connexesModifier

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