Ambassade des États-Unis en France

située à Paris, en France

Ambassade des États-Unis en France
Drapeau des États-Unis
États-Unis
Vue de la mission diplomatique
L'ambassade américaine, le long de l'avenue Gabriel à Paris.

Lieu Place de la Concorde
Paris
Coordonnées 48° 52′ 04″ nord, 2° 19′ 15″ est
Ambassadrice Jamie McCourt
Nomination
Site web https://fr.usembassy.gov/fr/
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Ambassade des États-Unis en France
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Ambassade des États-Unis en France

Voir aussi : Ambassade de France aux États-Unis

La chancellerie de l'ambassade des États-Unis en France fut le premier édifice que le gouvernement américain construisit à l'étranger pour réunir sous un même toit ses différentes activités diplomatiques. Il fut cependant le dernier édifice à être construit sur la place historique qu'est la place de la Concorde, au cœur de Paris.

Le bâtimentModifier

Les premières ambassadesModifier

 
L'ambassade vers 1951.
 
La place de la Concorde avec l’hôtel de Crillon (situé à l'extrême gauche de la photo), se trouve à proximité immédiate de l'ambassade américaine, en plein cœur de la capitale française.

Les États-Unis envoyaient déjà des représentants de leur pays en France depuis un siècle et demi lorsque la construction d'une nouvelle chancellerie est décidée en 1931. Parmi ceux-ci, on peut noter les grandes figures de Benjamin Franklin, John Adams, Thomas Jefferson, et James Monroe. Ces premiers ministres plénipotentiaires ou ambassadeurs, et tous ceux qui les ont suivis, ont occupé bien des résidences différentes. Il ne subsiste rien de la première légation américaine (1777-1785), installée par Benjamin Franklin au 66, rue Raynouard à Passy (dans l'actuel 16e arrondissement), mais la mémoire en est restée par le nom de la rue Franklin.

Dans les années 1830, la légation occupait l'emplacement de l'actuelle grande synagogue de Paris, 44 rue de la Victoire. Au début des années 1840, le premier consulat de l'ambassade est installé 30 rue d'Hauteville. L'ambassade siège pendant un certain temps 95 rue de Chaillot, mais dans des locaux si peu adaptés qu'ils finirent par être sous-loués. Pendant le siège de Paris (1870-1871) et la Commune, l'ambassadeur Elihu B. Washburne quitte son ambassade du 75 avenue Foch pour suivre le gouvernement exilé à Versailles ; l'ancienne ville royale devenant subitement surpeuplée, il doit alors louer une petite pièce 13 de la rue Mademoiselle. La légation revient par la suite à Paris. De 1881 à 1885, l'ambassadeur Levi Morton s'installe 3 place des États-Unis, son successeur Robert Milligan McLane prenant ensuite la décision de trouver un nouvel édifice[1].

Entre 1913 et 1933, la chancellerie de l'ambassade se trouve au 5 rue de Chaillot (16e arrondissement de Paris). De nombreux édifices, monuments et toponymes rendent hommage aux États-Unis dans cet arrondissement, comme la place des États-Unis, le square Thomas-Jefferson, la place Rochambeau, la statue équestre de Washington (offerte par des Américaines), la rue Benjamin-Franklin, le square de Yorktown, le monument à l'amiral de Grasse dans les jardins du Trocadéro, l'avenue du Président-Wilson ou encore l'avenue du Président-Kennedy, alors que d'autres lieux, comme l'hôtel Véron et l'hôtel de Valentinois sont liés de façon plus générale à l'histoire des États-Unis. Située dans un quartier adjacent, on trouve aussi la statue équestre de La Fayette (offerte par un Américain), l'avenue Franklin-D.-Roosevelt et la rue Washington (8e arrondissement)[1].

Le bâtiment actuelModifier

Afin d'ériger la nouvelle ambassade, la Commission des Bâtiments du Service extérieur des États-Unis, créée par un décret du Congrès en 1926, fait l’acquisition en 1928 de la propriété se trouvant à l’angle nord-ouest de la place de la Concorde. Peu de temps après, la commission désigne le cabinet d’architecture new-yorkais Delano & Aldrich pour concevoir un édifice en harmonie avec le style architectural donné à la place par l’architecte de Louis XV, Jacques-Ange Gabriel.

En 1932, à l'occasion de son discours lors de la pose de la première pierre, l’ambassadeur Walter Evans Edge veut voir dans cette complémentarité architecturale un symbole de l'harmonie franco-américaine : « Lorsque cet édifice sera terminé, il parachèvera les projets de Jacques-Ange Gabriel, l’architecte de Louis XV, contribuant ainsi à la symétrie et à la perfection du cœur romantique de Paris, la place de la Concorde. Puisse-t-il aussi […] contribuer à la perfection et à la symétrie des relations franco-américaines ».

De nos jours, l'ambassade fait face à l'avenue Gabriel et aux jardins des Champs-Élysées. À côté se trouve le célèbre hôtel de Crillon.

La délégation permanente des États-Unis auprès de l'OCDE se trouve 12 avenue Raphaël (16e arrondissement).

L'hôtel de Saint-FlorentinModifier

La section consulaire (jusqu'au printemps 2007), la section Public Affairs, la section fiscale (IRS) et le Bureau de la coopération militaire (ODC) siègent au coin de la place de la Concorde au 2 rue Saint-Florentin, dans l'hôtel de Saint-Florentin, propriété des États-Unis. Le gouvernement américain utilise ce bâtiment depuis 1948. Il fut tout d'abord loué à la famille Rothschild par l'Administration de la Coopération économique, et devint en 1949 le siège pour l'Europe du plan Marshall. Lorsque l'OTAN fut créée en 1949, l'hôtel Talleyrand devint le siège de la première mission américaine auprès de l'OTAN. Le , le gouvernement américain acheta l'édifice. À l'achèvement du plan Marshall, le bâtiment se mit à accueillir divers services de l'ambassade.

Les consulats générauxModifier

L'ambassade possède en province deux consulats généraux (Marseille et Strasbourg), une agence consulaire (Nice) et quatre postes de présence américaine (Bordeaux, Lyon, Rennes et Toulouse).

Représentants et ambassadeursModifier

Film tourné à l'ambassadeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Lieux de mémoire américains à Paris », usembassy.gov, consulté le 26 octobre 2017.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier