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Quena

instrument de musique à vent de la famille des bois
(Redirigé depuis Quenacho)

Quena
Image illustrative de l’article Quena
En haut ː Quena Instrumentos Ramos de modèle standard en sol3, fabriquée au Pérou en bambou et à destination du grand public.
Au centre ː Quena haut de gamme de modèle standard en sol3, taillée dans du bambou d'une espèce endémique de la haute forêt amazonienne, par le luthier argentin Daniel d'Amico.
En bas ː Quena faite en matériau de récupération (ici un morceau de gaine électrique en PVC) dans un bidonville colombien à Ciudad Bolívar (périphérie sud de Bogota).

Variantes historiques Quenali/quenilla, quenacho
Classification Instrument à vent
Famille Bois
Instruments voisins Shakuhachi, Danso
Tessiture Chromatique sur trois octaves à intervalle variable selon l'accord de l'instrument. Pour le modèle standard en sol3:
Quena standard en sol
Œuvres principales El cóndor pasa de Daniel Alomía Robles
Instrumentistes célèbres Uña Ramos, Raymond Thevenot, Facio Santillan, Carlos Benn-Pott, Alfredo de Robertis, Sergio Checho Cuadros, Luis Rigou, Gilbert Favre, Marcelo Peña
Principaux facteurs Milton Zapata (historique), Instrumentos Ramos, Amaru, Lupaca, Wari, Ayriway, Aymara, Un Mundo de Bambu, Achá Instrumentos, Horacio Quintana, JC Mamani, Enrique Rueda, Geoffrey Ellis, Domingo Uribe, Tyrone Head
Articles connexes Flûte andine

La quena (qina en quechua), quéna, ou kena, est un instrument à vent de la famille des bois, originaire des pays andins, et largement utilisé dans la musique sud-américaine et latine. Rattachée à la famille des flûtes andines, la quena a la particularité de ne posséder aucun système rigide de guidage de l'air sur le biseau. Ce dernier est en effet ouvert par une encoche, offrant ainsi au quéniste une liberté de jeu importante. Sa prise en main est néanmoins réputée difficile pour un débutant et bien que la quena soit droite, son jeu est très différent de celui des flûtes à bec et se rapproche davantage de celui des flûtes traversières. Le modèle standard muni de sept trous mesure entre 37 cm et 40 cm, est accordé en sol3 et permet de jouer sur un registre de trois octaves avec une échelle chromatique. La variante plus longue, généralement accordée en 3, au son grave, est appelée quenacho. À l'opposé, les modèles plus courts accordés du si4 au #4 produisant un son plus aigu et sont appelés quenali ou quenilla. Ces derniers se retrouvent traditionnellement plutôt dans les zones amazoniennes que dans les zones andines.

Aujourd'hui pratiquée par des quénistes du monde entier, la plus ancienne quena andine, retrouvée en Argentine, date de 2130 av. J.-C. En dehors des Andes, le plus ancien instrument de musique jamais retrouvé et attribué à homo sapiens, est un instrument de type quena datant d'il y a 35 000 ans. On ne peut toutefois pas établir de parenté directe entre ces instruments paléolithiques et la quena andine moderne. Au départ rudimentaire, la quena se perfectionne au sein des différentes civilisations andines et sa conception devient de plus en plus régulière et normée. Au moment de la fin l'empire inca et des premiers contacts avec les occidentaux, les quenas correspondaient au système pentatonique propre à la musique traditionnelle andine. Après la conquête espagnole, leur conception s'aligne progressivement sur l'échelle chromatique occidentale, les rendant aptes à jouer les œuvres du répertoire classique européen et de la musique métisse.

À côté de ces instruments modernes, on retrouve encore aujourd'hui des formes locales à échelle musicale variable dans l'ensemble de la Cordillère des Andes, dans l'espace amazonien et dans le plateau des Guyanes. Les matériaux utilisés ont également évolué, à l'origine faites de bambou amazonien[1] ou d'os, bon nombre de quenas modernes sont désormais en bambous asiatiques, en bois, en métal, en fibre de carbone ou en résines synthétiques. La quena reste toutefois un instrument à diffusion large au sein de la société sud-américaine. Ainsi les instruments modernes de conception haut de gamme cohabitent avec ceux fabriqués en matériaux de récupération dans les bidonvilles, mais également avec ceux issus de la production traditionnelle rurale ou encore avec les créations do it yourself associées à la culture underground. Bien que la quena soit presque exclusivement jouée par des hommes et conçue pour ces derniers, la deuxième moitié du XXe siècle a vu l'apparition de quénistes féminines et de quenas avec une disposition des trous plus ergonomique.

Sommaire

Autres appellationsModifier

Selon les régions des Andes et d'Amazonie où elle s'est répandue, elle porte de nombreux noms vernaculaires ː kena-kena, khena, quena-quena (quena mala, quena mediana), phusipia quena (ou pusipía ou pusi p'iya ː taikapusipia, malta, liku), quenilla, kenali, kapau yetpë, quenacho (ou kenacho ou pha'laata), lichiwayu (ou lichiguayo ː paqi, taipi, qolta), paceño (mala et ch'ili), ou chokela, et encore tocana, pito, chilo, chiska, machu quena (ou ocona), kamacheña...

HistoriqueModifier

Parmi les exemplaires les plus anciens de Quena andine, on a trouvé des flûtes à encoche en os à trois trous fabriqués par une société de chasseurs, pasteurs et horticulteurs du site archéologique d’Inca Cueva (Province de Jujuy, Nord-Ouest argentin, vers 2130 av. J.-C.)[2]. C'est d'ailleurs dans une autre partie du même site, nommée Inca Cueva IV ou Cueva de las Momias[3], dans la Quebrada (ou canyon) de Chulin (Jujuy, Andes argentines), que l'on a trouvé les plus anciennes momies naturelles connues au monde datant de plus de 6000 ans[4].

On retrouve la même Kena dans les mains d’une momie du site archéologique funéraire de Sequitor[2] qui appartient à la culture « San Pedro » (région de San Pedro de Atacama, au nord du Chili), berceau du peuple Atacameño. Ce peuple est parfois nommé en français : Atacamas, et se nommait lui-même : Licanantay ce qui dans leur langue récemment éteinte, le Kunza, signifie « les habitants du territoire »[5]. Sa trace remonte selon les sources jusqu’à 400 ou 500 ap. J.-C.[5], et peut même être suivie jusqu’à 500 av. J.- C.[6], quand d’autres sources indiquent que le site de l’oasis de San Pedro de Atacama était déjà occupé il y a 11 000 ans[7], et fut annexé à l’Empire Inca au XVe siècle de notre ère par le Sapa Inca X : Túpac Yupanqui[5].

Plus tard, on retrouve des kenas antiques dans les vestiges de la plupart des cultures pré-incaïques de la région[2], qu’elles soient côtières : cultures Chavín (1000 à 200 av. J.-C.), Nazca (200 av. J.-C. à 600 ap. J.-C.), Lima (100 à 650 ap. J.-C.), Moche (100 à 700 ap. J.-C.), Chincha (1000 à 1450 ap. J.-C.), Chancay (1200 à 1470 ap. J.-C.), ou montagnardes : culture Chicha (es), et bien sûr Inca (1200 à 1533 ap. J.-C.).

Sur ce sujet de l'ancienneté des instruments de musique, il faut d'ailleurs noter que les plus anciens découverts jusqu'ici dans le monde sont des flûtes, justement de type quena, en os de vautour (grotte de Hohle Fels, en Allemagne ː 35 000 ans avant le présent[8]), et peut-être même une flûte néandertalienne d'environ 45 000 ans avant le présent encore controversée, en os d'ours des cavernes, la Flûte de Divje Babe[9] en Slovénie, elle aussi de type quena.

La quena moderne est apparue au XVIe siècle ; elle dérive à la fois de la quena préhispanique, qui avait 5 trous au maximum, et de la flûte à bec européenne. On la trouve aujourd'hui au Pérou, en Bolivie, en Argentine, en Équateur, au Chili, en Colombie, au Venezuela et en Guyane. On l'appelle aussi parfois en France, depuis les années 1960, "Flûte indienne" ou "Flûte des Andes", appellations un peu ambiguës du fait qu'il existe d'autres types de flûtes indiennes que la Quena dans les Andes, comme l'Antara, le Siku, la Flûte traversière, le Mohoceño, la Tarka, le Pinquillo...

FactureModifier

 
Quenacho fabriquée en Argentine.
 
Les différentes parties d'une quena

Les matériauxModifier

La quena est traditionnellement en bambou, en os et plus rarement en pierre ou en terre cuite, aujourd'hui, le bois, le métal, la fibre de carbone et les résines synthétiques, plus robustes, sont parfois utilisés. Généralement, c'est le bambou de la lisière de l'Amazonie (et non du roseau type « balsa » dans lesquels sont faites les embarcations du lac Titicaca, qui ne sont pas creux mais fibreux à l'intérieur), poussant dans la forêt de nuage des Yungas, qui est employé.

L'encocheModifier

La quena est munie à son orifice supérieur d’une embouchure à encoche le plus souvent en forme de « C », « U » ou de « V » mais qui peut également être rectangulaire.

Le corpsModifier

Le tuyau de la quena est percé de 5 ou 6 trous équidistants plus un trou au-dessous (parfois on en dénombre 8 en tout, parfois il n'y a pas de trou en dessous). Les plus courantes de nos jours ont 6 trous au-dessus et 1 trou au-dessous. D’une longueur moyenne de 37,5 cm (entre 25 et 50 cm), elle est en général en sol majeur avec une échelle chromatique. Le sixième trou du bas était à l'origine un trou d'accord, et n'était pas utilisé.

Il existe bien des variantes avec leurs déclinaisons :

  • la quena-quena, longue de 50 à 70 cm pour un diamètre de 25 mm, avec 7 trous de jeu, jouée parfois en paire avec la quena mala (ou quena mediana), à la quinte
  • la pusiphia quena, de 72 cm de long, jouée en trio macululos : la taikapusiphia, la plus grande, joue la mélodie, la malta joue à la quinte, et la liku joue à l'octave.
  • la quenilla, plus petite,
  • le quenacho, plus grand, accordé une quarte plus basse, en ré.
  • la lichiwayu, en bois, jouée par les Chipaya et les Aymaras en ensemble : paqi (58 cm), taipi (41 cm) et qolta (31 cm).
  • la paceño, en deux tailles : grande (mala) et petite (ch'ili), à la quinte.
  • la chokela, en deux tailles elle aussi : guía (60 cm de long), et malta (de 40 cm à 45 cm de long)[10].

JeuModifier

 
Différentes quenas ː un quenacho (à droite) et deux quenas en roseau brut (non verni), puis une quena en bois d'ébène (à gauche).

À l'origine, la gamme de la quena en os (retrouvée dans les tombes) ne permettait pas le jeu de nos tonalités, puisque son échelle musicale divisait l'octave en 5 ou 10 tons égaux (5 trous) qui donnaient une échelle légèrement différente de la division de l'octave en six ou douze. À l'arrivée des conquistadors, les instruments se sont un peu modifiés, afin de jouer à la fois les mélodies anciennes et les mélodies que l'on appellera de style mestizo. C'est ce qui explique que les quenas anciennes, démarrant sur le la 370 du Moyen Âge (plus proche d'un sol dièse actuel), comportaient deux notes « fausses », le do 1/4 et le fa dièse qui était un fa 3/4, à l'endroit où l'écart entre l'échelle à dix intervalles et l'échelle à 12 intervalles s'écartaient le plus l'une de l'autre. Finalement, aujourd'hui, on a renoncé à cette gamme hybride qui permettait de jouer dans deux systèmes musicaux différents : celui des peuples précolombiens, d'origine asiatique, (la quena est peut-être parente du shakuhachi) et celui venu d'Europe(majeur 2 tons 1/2 ton 3 tons 1/2 ton), qui l'a finalement emporté. Elle dispose d'un registre de trois octaves.

Aujourd'hui les huaynos, les danzante équatoriens, et autres musiques amérindiennes sont pentatoniques (à base de cinq notes), mais empruntées à la gamme chromatique occidentale, ce qui introduit le jeu de la note sensible, et des tonalités, ainsi que l'harmonie occidentale.

Les musiciens sud-américains noient la tonalité dans des accords équivoques, des successions de 7e ou de 9e, qui font passer d'un ton dans un autre sans qu'on sache très bien dans lequel on est. On en trouve des traces dans les enregistrements de Louis Girault pour le Musée de la Parole (Danza des los Khunturis, p. ex.), et dans les enregistrements très anciens de musique des Aymaras ou des Quechuas de Bolivie.

Techniques d'articulationModifier

La quena étant dépourvu de systèmes de guidage de l'air sur le biseau elle offre de large possibilités au musicien à travers diverses techniques d'articulation. Cela se traduit par l'utilisation de différentes syllabes articulatoires qui permettent de donner de l'expressivité au jeu du queniste. Les syllabes les plus couramment utilisées sont « te », « de », « ke » et « gue ».

Dimension mythique et symbolique de l'instrumentModifier

Les flûtes étaient à l'origine liées à des rituels agricoles (cérémonies de fécondation de la terre), et jusqu'à une période récente, elles étaient réservées à l'usage des hommes (leur utilisation par les femmes étant réputée porter malheur). Ceci pour la raison que la Kena est assimilée au souffle de vie primordial et particulièrement au chant amoureux, vecteur d’élan vital et "messager" du désir masculin, comme le dit Nicole Fourtané dans son article du numéro 19 de la revue América (les Cahiers du CRICCAL), Année 1997, p. 206 :

« Soulignons au passage, […] que la quena, toujours jouée [traditionnellement] par des hommes [ce n’est plus le cas aujourd’hui, NDLR], est perçue dans la culture andine comme un symbole de vie et qu’elle est le moyen privilégié par lequel l’amoureux exprime son amour à celle qu’il veut prendre pour femme[11]. »

Ce message d'amour, porté par le timbre exceptionnel de la Kena, était réputé irrésistible pour celle à qui le message est destiné, ainsi qu'en témoigne une légende rapportée par Inca Garcilaso de la Vega au XVIe siècle et reprise ici par Max Calloapaza Ortega[12] ː

« Garcilaso de la Vega relate une légende associée à la quena : "un espagnol rencontra une nuit à une heure très tardive, au Cuzco, une indienne qu’il connaissait, et comme il voulait la ramener à son auberge, l’indienne lui dit : « Seigneur, laisse-moi aller où je cours ; sache que cette flûte, que tu entends dans la colline, m’appelle avec tellement de passion et de tendresse, que d’une certaine manière elle me force à aller là-haut ; sur ta vie, laisse-moi car je ne peux m’empêcher d’y aller, l’amour m’y emporte irrésistiblement »".[13] »

Fort heureusement, de nos jours, tout au moins dans l'ère urbaine, les kénistes virtuoses se recrutent aussi parmi les femmes ; par exemple, la kéniste argentine de la Province de Salta ː Mariana Cayón[14], aujourd'hui de renommée internationale ; elle a été lauréate de prix prestigieux dans la catégorie soliste instrumentale, notamment au Festival de Música Popular Argentina de Baradero[15] (province de Buenos-Aires) [prix Revelación Baradero 2001 et Consagración Baradero 2004[16]], ainsi qu'au Festival National de Folklore de Cosquín (es) [prix "Consagración Cosquín 2009" (Consécration Cosquín 2009)[16]] où elle est régulièrement invitée depuis 2008[17]. On peut citer encore la compositrice, flûtiste (quena et siku) et auteure de Coplas ː Micaela Chauque (es)[17].

Notes et référencesModifier

  1. Traditionnellement les quenas sont produites à partir des bambous Rhipidocladum harmonicum et aulonemia gueko
  2. a b et c (es) Edgardo Civallero et Sara Plaza Moreno, « Historia : la quena, su música y sus intérpretes » [« Histoire : la quena, sa musique et ses interprètes »], sur tierra de vientos, (consulté le 3 janvier 2019)
  3. (Inca Cueva signifie "grotte inca" ; notons que le site a été renommé La Cueva de las Momias [la Caverne des Momies], car son nom initial, qui lui vient de sa proximité avec le Chemin de l'Inca, induit en erreur dans la mesure où il ne s'agit pas du tout d'un site incaïque, mais de vestiges bien antérieurs aux Incas (voir référence suivante)
  4. (en + es + fr) Léo DUBAL & Monique LARREY, Virtual Laboratory for Archaeometry, « Andean Mummified Head Dated 6'000 Years Old » [« Une tête de momie andine vieille de 6000 ans »], sur archaeometry.org @rt&fact civilisation, (consulté le 4 janvier 2019). Voir la version française et un peu résumée du même article ici ː Léo DUBAL & Monique LARREY, « 3 momies andines vieilles de 6 000 ans », sur archaeometry.org @rt&fact civilisation (consulté le 4 janvier 2019)
  5. a b et c « Pueblos originarios de Chile Atacameño », sur Museo Chileno de Arte precolombino (consulté le 8 janvier 2019)
  6. c’est l’hypothèse de l’article du Wikipédia en espagnol consacré aux Atacameños
  7. (es) « Historia de San Pedro de Atacama, Museo Arqueológico » [« Histoire de San Pedro de Atacama, Musée Archéologique »], sur VisitChile.com (consulté le 8 janvier 2019)
  8. « Une flûte de 35.000 ans : le plus vieil instrument de musique du monde ! par Jean-Luc Goudet », sur Futura Sciences (consulté le 7 novembre 2018)
  9. « Une flûte de 45 000 ans dans la grotte de Divje Babe I (Slovénie) », sur Préhistoire en Lorraine (consulté le 7 novembre 2018)
  10. (es) Edgardo Civallero et Sara Plaza Moreno, « Aerófonos andinos (01), tropas de quenas » [« Aérophones des Andes (01), ensemble de quenas »], sur Tierra de vientos, (consulté le 3 janvier 2018)
  11. On pourra lire l’intégralité de l’article sur la légende du Manchay-Puito (qui est à l'origine d'une manière très particulière de jouer la Kena, voir El cóndor pasa), d’où est extrait cette citation, ici : Nicole Fourtané, « La légende du « Manchay-Puito », creuset de traditions complexes [article] », sur persée, (consulté le 12 décembre 2018).
  12. (es) Max Calloapaza Ortega, « La Quena », sur Andean journey (voyage dans les Andes), (consulté le 2 janvier 2019)
  13. Traduit de l’espagnol : « Garcilaso de la Vega, registró una leyenda asociada a la quena: "un español topó una noche a deshora, en el Cuzco, una india que él conocía, y queriéndolo llevarle a su posada, le dijo la india: "señor, déjame ir donde voy; sábete que aquella flauta que oyes en aquel otero, me llama con mucha pasión y ternura, de manera que me fuerza ir allá; déjame por tu vida que no puedo dejar de ir allá, que el amor me lleva arrastrando" ». Tiré du dernier § de : (es) Max Calloapaza Ortega, « La Quena », (consulté le 2 janvier 2019).
  14. (es) « Mariana Cayón », sur EDI SALTA, portal informativo de Salta, (consulté le 3 janvier 2018)
  15. (es) « Historia del Festival de Música Popular Argentina » [« Histoire du Festival de Musique Populaire Argentine de Baradero »], sur officiel de Baradero,
  16. a et b (es) José de Guardia de Ponté, « Mariana Cayón », sur Festival Argentino USA (consulté le 3 janvier 2019)
  17. a et b (es) Edgardo Civallero et Sara Plaza Moreno, « Intérpretes y grupos nuevos ː Micaela Chauque y Mariana Cayón » [« Interprètes et nouveaux groupes ː Micaela Chauque et Mariana Cayón »], sur Tierra de Vientos, (consulté le 3 janvier 2019)

Voir aussiModifier