Protection civile (Belgique)

Protection civile
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Cadre
Forme juridique Service de secours
But Aide à la population
Zone d’influence Drapeau de la Belgique Belgique
Fondation
Fondation
Identité
Siège Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Président SPF Intérieur
Site web www.protectioncivile.be

La protection civile belge (en néerlandais : civiele bescherming) est l'une des trois branches de la sécurité civile belge[1]. C'est un service de secours dont le but est l'assistance à la population. Elle est régie par la direction générale de la sécurité civile, une des directions générales du service public fédéral Intérieur.

HistoriqueModifier

 
Un tracteur et sa remorque aux anciennes couleurs de la protection civile lors des démonstrations du 21 juillet à Bruxelles.

La défense aérienne passiveModifier

En 1934 est créé la Fondation de la Ligue de protection anti-aérienne passive de la population et des installations civiles et des institutions civiles afin de protéger la population contre les attaques militaires avec notamment pour but d'avertir la population avant d'éventuelles attaques ainsi que de déblayer les décombres après des destructions[2].

Le Corps National de SecoursModifier

En 1945 la Défense aérienne passive devient le Corps national de secours (CNS) et est doté d'un nouveau quartier général dans le parc du Cinquantenaire, à Bruxelles. Du personnel spécifiquement dédié à ce corps est alors recruté.

Naissance de la Protection CivileModifier

 
Un camion citerne de l'unité opérationnelle de Libramont en appui des pompiers lors d'un incendie en 2015.

La création officielle de la Protection Civile est définie par l'Arrêté Royal du [3]. Elle se verra dotée de 6 casernes réparties sur le territoire national : 3 en région flamande (Brasschaat, Jabbeke et Liedekerke) et 3 en région wallonne (Crisnée, Ghlin et Neufchâteau). L'État-major restera à Bruxelles. En 2006, l'unité opérationnelle de Neufchâteau déménagera dans une nouvelle caserne installée à Libramont.

La Réforme des Services d'IncendieModifier

 
Un Unimog assistant les pompiers et la WPR lors d'un nettoyage de chaussée en 2015.

La Protection Civile étant une unité fédérale, elle ne pouvait être engagée que par des instances publiques telles que la police, les autorités communales, provinciales ou régionales ou les pompiers, à qui la « PC » fournissait une assistance en moyens lourds qu’elle centralisait, tels que les équipements NRBC, les engins de génie civil, des camions citernes de grande capacité, des pompes à très haut débit etc.

À la suite de la catastrophe de Ghislenghien, la Réforme de la sécurité civile belge de 2007 a donc directement impacté la protection civile en réduisant certaines de ses missions qui étaient dès lors transférées aux nouvelles zones de secours, comme l'aspect NRBC de première intervention[4].

La Réforme de la Protection CivileModifier

Le , la réforme de la protection civile belge menée par le ministre Jan Jambon entre en vigueur : elle se caractérise par le recentrage des activités à un échelon fédéral pour des missions spécialisées, l'échelon local et les missions urgentes étant assurés par les 35 zones de secours couvrant le royaume[5].

Cette réforme se caractérise par le maintien de seulement deux unités opérationnelles, Brasschaat (Région flamande) et Crisnée (Région wallonne), les sites de Ghlin, Jabbeke, Libramont et Liedekerke étant fermés[5].

OrganisationModifier

Depuis la réforme de 2019, il n'existe plus qu'une unité opérationnelle par région : l'une en région flamande et l'autre en région wallonne :

Elles mènent des opérations sur l'ensemble du territoire belge et à l’étranger. Ces unités sont chacune dirigées par un chef d’unité. La Direction des opérations est basée à Bruxelles et fait partie de la Direction générale de la sécurité civile du Service public fédéral Intérieur.

Anciennes unitésModifier

Sur les 6 casernes d'avant la réforme de 2019, les 4 suivantes ont été fermées:

PersonnelModifier

En 2019, la Protection civile compte environ 600 agents (dont 313 professionnels et 290 volontaires) avec deux statuts possibles : membre professionnel ou en tant que membre volontaire.

Le statut de membre professionnel nécessite l'obtention du Certificat d'aptitude fédéral (CAF). Les membres volontaires sont quant à eux indemnisés en fonction du nombre d'interventions auxquels ils ont participé.

GradesModifier

Les grades de la protection civile belge sont semblables à ceux des sapeurs-pompiers et se répartissent comme tels depuis la réforme de 2019 :

Grade Nom
Officiers supérieurs
  Colonel
  Lieutenant-colonel
  Major
Officiers
  Capitaine-commandant
  Capitaine
  Lieutenant
Sous-officiers
  Adjudant
  Sergent
Hommes du rang
  Caporal
  Sapeur
Spécialistes
  Spécialiste de niveau 4
  Spécialiste de niveau 3
  Spécialiste de niveau 2
  Spécialiste de niveau 1

Quelques missions marquantes de la Protection civileModifier

Liste non exhaustive de quelques missions auxquelles participa la protection civile belge.

Voir égalementModifier

Sources, notes et/ou référencesModifier

Ouvrage impriméModifier

  • Bruno Bosilo, Civil Protection : Le premier ouvrage illustré de l'entièreté des missions des agents de la protection civile belge - en français et néerlandais., B2 Productions, , 144 p. (ISBN 978-2-9600890-1-1)

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « Organisation de la protection civile en Belgique », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge.
  2. « Histoire de la Protection Civile en Belgique. », sur Site internet officiel de la Protection Civile belge.
  3. « Arrêté Roya du 11 mars 1954 portant sur le statut de la Protection Civile. », sur Site internet officiel du SPF Justice.
  4. « Loi du 15 mai 2007 régissant la Réforme des Services d'Incendie en Balgique. », sur Site internet de la Justice Belge
  5. a et b Marie-Paule Jeunehomme, « La réforme de la protection civile accouche dans la douleur », sur https://www.rtbf.be, (consulté le )