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Pretty Woman

film américain réalisé par Garry Marshall et sorti en 2001
Page d'aide sur l'homonymie Pour la chanson de Roy Orbison, voir Oh, Pretty Woman.
Pretty Woman
Titre québécois Une jolie femme
Titre original Pretty Woman
Réalisation Garry Marshall
Scénario J.F. Lawton (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production Touchstone Pictures
Silver Screen Partners IV
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Durée 119 minutes
Sortie 1990

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pretty Woman, ou Une jolie femme au Québec, est un film américain réalisé par Garry Marshall et sorti en 1990[1], avec dans les rôles principaux Richard Gere et Julia Roberts.

Malgré le fait que le film a essuyé de vives critiques lors de sa sortie en salles, cette comédie romantique a depuis acquis le rang de film culte et a marqué la naissance de Julia Roberts en tant que star de Hollywood. Le film est d'ailleurs son plus grand succès au box office.

Sommaire

SynopsisModifier

Le richissime homme d'affaires Edward Lewis, un raider d'entreprise qui achète des sociétés en difficulté financière pour les démolir et les revendre pièce par pièce, est de passage à Los Angeles pour conclure un important contrat.

Alors qu'il quitte une fête d'entreprise à Hollywood Hills, Edward, au volant de la voiture de sport Lotus Esprit qu'il a emprunté à son avocat, tente de rejoindre son hôtel, le luxueux Regent Beverly Wilshire mais se perd en route, n'étant pas habitué à conduire le véhicule. S'arrêtant avec difficulté le long d'un trottoir sur Hollywood Boulevard où se trouvent des prostituées, il demande son chemin à l'une d'entre elles, Vivian, qui lui indique la route et lui donne des astuces sur son véhicule. Arrivé à l’hôtel, Edward décide de l'engager pour une nuit, et par la suite comme escort girl pour une semaine, le temps qu'il doit rester en ville, afin de jouer le rôle de son ancienne petite amie qui vient de le quitter. Edward commence à voir Vivian sous un jour différent et tombe sous le charme. Il finit par s'ouvrir à elle, lui révélant sa vie personnelle et professionnelle. Ils finissent par tomber amoureux.

Fiche techniqueModifier

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb[2].

DistributionModifier

Julia Roberts en 1990.
 
Richard Gere en 2007.

Voix additionnelles : Gilbert Lévy, Pierre Laurent et Guy Chapellier

ProductionModifier

ScénarioModifier

L'histoire initiale, écrite par J.F. Lawton (en), était basée sur une trame similaire mais son scénario était cependant bien plus sombre que celui qui fut réalisé. Lawton avait écrit un film dramatique, confrontant l'Amérique à ses dérives financières (Wall Street vient alors de sortir), et non une comédie romantique. Ce scénario, intitulé « 3 000 » (prix offert par Edward pour passer la semaine avec Vivian), voyait en effet l'histoire se conclure de manière plus pessimiste : les deux protagonistes ne terminaient pas ensemble, et Kit et Vivian partaient dépenser l'argent gagné à Disneyland.

Bien que ce scénario plaise (il a d'ailleurs reçu le soutien du Sundance Institute), il ne parvient pas à convaincre, notamment à cause de cette fin peu satisfaisante. Il faut dès lors attendre le rachat des droits par Disney (auprès de Vestron Pictures (en)) et l'arrivée du réalisateur Garry Marshall pour voir s'esquisser un nouveau film.

Bien que Lawton resta officiellement le véritable auteur du film, le rôle de Garry Marshall fut non négligeable. D'après Lawton, c'est en effet surtout grâce au réalisateur que le film est devenu le conte de fées moderne que l'on connait. Les deux hommes s'accordent également pour dire que la complicité des deux acteurs principaux a fortement joué sur le déroulement de l'histoire.

Le scénario est ensuite passé entre de nombreuses mains. Il a connu de nombreuses versions, mais demeure avant tout un véritable travail collectif d'après Lawton. La productrice exécutive, Laura Ziskin, affirme cependant qu'elle a contribué à la fin heureuse du film, et qu'elle est également à l'origine de la morale finale : « Et elle le sauve à son tour »[11].

CastingModifier

À l'instar de beaucoup de films, la distribution des rôles fut mouvementée. Ainsi, les acteurs choisis à l'origine ont pour la plupart refusé d'accorder leur crédit à ce film et donc d'en faire partie. En effet, Garry Marshall n'avait à l'époque pas encore réalisé de gros succès cinématographiques. Par exemple, le rôle d'Edward Lewis avait d'abord été proposé à Al Pacino qui l'a refusé. Julia Roberts, à l'époque peu connue, était le dernier choix pour incarner Vivian, le rôle ayant été refusé par plusieurs actrices parmi lesquelles Michelle Pfeiffer, Valeria Golino et Darryl Hannah qui avait jugé le rôle dégradant pour l'image de la femme. De plus, il s'agit du dernier film de l'acteur Ralph Bellamy, décédé en 1991.

TournageModifier

Quelques anecdotes de tournage sont à noter. Par exemple, au début du film, Edward emmène Vivian à l'hôtel Beverly Wilshire sur Wilshire Boulevard. Si dans le film la façade est réelle, l'intérieur est un décor[12]. On peut cependant apercevoir le véritable intérieur de l'hôtel dans Le Flic de Beverly Hills. De plus, il y a une mise en abyme inversée. En effet, Vivian et Edward vont voir l'opéra La traviata de Verdi. Il s'agit d'une référence en opposition, puisque Violetta, l'héroïne de cet opéra, est une courtisane, d'une certaine manière une prostituée. Mais au contraire de Vivian, elle est forcée de quitter son amant à cause des conventions sociales.

RéceptionModifier

Accueil critiqueModifier

Le film a reçu des critiques mitigées à positives. Selon le site web spécialisé Rotten Tomatoes, 62 % des 66 critiques de cinéma ont donné une évaluation positive, avec une note moyenne de 5.8/10. Les spectateurs sont 68 % à donner un avis positif, avec une note de 3.5/5. Le consensus du site stipule que « Pretty Woman est peut-être un fantasme yuppie, mais cette comédie lisse, la bande-son et le casting du film peuvent surmonter les doutes »[13],[14]. Pour le site Metacritic.com, qui attribue une note moyenne pondérée sur 100 aux avis de critiques professionnels, celui-ci donne au film un score de 51/100 basé sur 18 critiques, indiquant « avis mitigés ou moyens »[15].

Le film a essuyé de vives critiques à sa sortie en salles, notamment dans les milieux féministes, pour sa représentation de la femme jugée machiste et stéréotypée : entre la vulgaire prostituée et la luxueuse potiche, critique que met notamment en exergue l'auteur et réalisatrice australienne Julia Leigh qui y voit une incitation ouverte à la prostitution[16].

Cette comédie romantique a cependant acquis depuis le rang de film culte et a marqué la naissance de Julia Roberts en tant que star de Hollywood[17],[18]. Une des scènes du film notamment, dans laquelle Julia Roberts fait du shopping sur Rodeo Drive, la rue commerçante de Beverly Hills connue pour ses boutiques de luxe, et essaye plusieurs tenues sur la chanson de Roy Orbison, Oh, Pretty Woman, a plusieurs fois été parodiée au cinéma, comme dans La Cité de la peur (1994)[17] Dumb et Dumber (1994) ou Warm Bodies (2013).

Box-officeModifier

Les recettes dans le monde du film sont d'environ 463,4 millions de USD[19]. Il s'agit à ce jour du plus gros succès de la carrière de Julia Roberts[20].

  • Nombre d'entrées en France : 4 030 683
  • Recettes aux États-Unis : 178 406 268 USD
  • Recettes dans le monde : 463 406 268 USD

DistinctionsModifier

Année Cérémonie ou récompense Prix Travail nommé Résultat.
1991 Golden Globe Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie Julia Roberts Lauréat
1991 Oscar Meilleure actrice Julia Roberts Nomination

Bande originaleModifier

Pretty Woman

Bande originale de différents artistes
Sortie
Durée 43:36
Genre Pop, Rock
Label EMI

La bande originale du film est constituée de plusieurs chansons interprétées par différents artistes.

  1. Wild Women Do par Natalie Cole - 4:06
  2. Fame '90 par David Bowie - 3:36
  3. King of Wishful Thinking (en) par Go West - 4:00
  4. Tangled par Jane Wiedlin - 4:18
  5. It Must Have Been Love par Roxette - 4:17
  6. Life in Detail par Robert Palmer - 4:07
  7. No Explanation par Peter Cetera - 4:19
  8. Real Wild Child (Wild One) (en) par Christopher Otcasek (en) - 3:39
  9. Fallen par Lauren Wood (en) - 3:59
  10. Oh, Pretty Woman par Roy Orbison - 2:55
  11. Show Me Your Soul par Red Hot Chili Peppers - 4:20

Autour du filmModifier

VersionsModifier

  • Il existe des variantes de montage tant sur cassette VHS que sur DVD.
  • Il semble que la séquence de la bagarre de Richard Gere avec le maquereau ait été définitivement coupée au montage[réf. nécessaire].

PostéritéModifier

  • Un spectacle scène nommé Hollywood's Pretty Woman a été donné du 24 septembre au 3 novembre 1991 dans le parc Disney-MGM Studios[21].
  • En 2017, une comédie musicale sur le film est annoncée à Broadway pour l'automne 2018, après un passage au Chicago Oriental Theatre au printemps 2018. Le spectacle est conçu avec l'aide de Garry Marshall, le réalisateur du film, et la direction musicale est assurée par Bryan Adams, avec dans les rôles principaux Samantha Barks et Steve Kazee[18].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Pretty Woman », sur IMDb.
  2. (en) « Équipe complète du film », sur IMDb.
  3. Yannick Vely, « La productrice de Pretty Woman s'est éteinte », sur Paris Match, .
  4. (en) « Company Credits », sur IMDb.
  5. (en) « Technical », sur IMDb.
  6. (en) « Release dates », sur IMDb.
  7. « Richard Gere », sur Allociné.
  8. « Julia Roberts », sur Allociné.
  9. « Ralph Bellamy », sur Allociné.
  10. « Jason Alexander », sur Allociné.
  11. Kate Erbland, « Comment "Pretty Woman" aurait dû (mal) finir », Vanity Fair France,‎ , p. 28 à 31.
  12. D'après le commentaire audio du DVD.
  13. (en) Traduction libre de : « "Pretty Woman" may be a yuppie fantasy, but the film's slick comedy, soundtrack, and casting can overcome misgivings. »
  14. (en) « Pretty Woman », sur Rotten Tomatoes.com (consulté le 20 février 2019).
  15. (en) « Pretty Woman 1990 », sur Metacritic.com (consulté le 20 février 2019).
  16. Damien Leblanc, « Pretty Woman incite à la prostitution, selon Julia Leigh », sur Fluctuat.net, .
  17. a et b « Pretty Woman (W9) : comment Julia Roberts a failli rater le rôle de sa vie », David Mikanowski, programme-tv.net, 25 septembre 2018.
  18. a et b « Le film culte « Pretty Woman » va devenir une comédie musicale à Broadway », Vanity Fair.fr, 27 septembre 2017.
  19. (en) « Pretty Woman », sur Box Office Mojo.
  20. Studio magazine, hors-série, décembre 2000, p. 41.
  21. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 268.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier