Ouvrir le menu principal

Pougny (Ain)

commune française du département de l'Ain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pougny.

Pougny
Pougny (Ain)
Le pont frontalier sur le Rhône
et le hameau de Pougny-Gare (à gauche)
Blason de Pougny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Thoiry
Intercommunalité Pays de Gex Agglo
Maire
Mandat
Jean-Louis Duriez
2014-2020
Code postal 01550
Code commune 01308
Démographie
Gentilé Pougnerands
Population
municipale
815 hab. (2016 en augmentation de 0,87 % par rapport à 2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 17″ nord, 5° 57′ 00″ est
Altitude Min. 333 m
Max. 461 m
Superficie 7,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Pougny

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Pougny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pougny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pougny
Liens
Site web pougny01.com

Pougny est une commune située dans le département français de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune est également située dans l'arrondissement de Gex, dans le canton de Collonges et dans la communauté de communes du Pays de Gex. Il s'agit du premier village français traversé par le Rhône, après sa sortie du territoire suisse.

Un barrage hydraulique porte, en partie, son nom, le barrage de Chancy-Pougny. Cet ouvrage se positionne à la frontière de la Suisse (canton de Genève, commune de Chancy) et de la France (département de la Haute-Savoie, commune de Vulbens).

Les habitants de Pougny se nomment les pougnerands et les pougnerandes. L'altitude du centre du village est de 406 mètres

GéographieModifier

DescriptionModifier

Le territoire de la commune se répartit en deux petites agglomérations distantes d'environ deux kilomètres par la route.

La première agglomération est le bourg central, considéré comme le cœur du village. Celle-ci se positionne sur les hauteurs dominant le Rhône et abrite l'église et la mairie, entre 345 mètres et 420 mètres d'altitude. Sa partie la plus méridionale, dénommée l'Étournel, abrite une réserve naturelle qui représente l'une des plus importantes stations d'hivernage d'Europe. Ce site est composé d'une multitude d'étangs sauvages et de prairies humides.

La seconde agglomération est la partie basse du village qui longe le Rhône et la ligne de chemin de fer de Genève à Lyon. Cet ensemble se dénomme Pougny-Gare et comprend le hameau du Crêt. Il culmine de 341 mètres à 412 mètres et occupe une surface relativement plus importante que le bourg.

SituationModifier

La commune de Pougny se situe sur la partie orientale du département de l'Ain, à proximité de la frontière suisse, située à l'est de son territoire.

Le centre du bourg de Pougny se situe à environ 19 km de la ville suisse de Genève[1], ville la plus proche. La commune est également située, par la route, à 30 km d'Annecy, à 126 km de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 438 km de Marseille, ainsi qu'à 517 km de Paris[2].

Communes limitrophesModifier

  Farges Péron Challex  
N Chancy (  Suisse, GE)
O    Pougny    E
S
Collonges Vulbens (Haute-Savoie)

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Ain.

Bien que situé dans le département de l'Ain, la commune se positionne à l'entrée de la cuvette genevoise et connait ainsi des étés chauds propres à un climat semi-continental[3] avec des précipitations assez régulières.

Les hivers sont marqués par une influence montagnarde, nettement adoucie par la faible altitude de la commune et la présence des dernières influences océaniques venant buter sur les montagnes du Jura, apportant des précipitations importantes au pied des reliefs (le sommet du Grand Crêt d'Eau est situé à moins de 10 km du bourg central de Pougny) .

HydrographieModifier

 
Le Rhône au pont de Chancy (transfrontalier) entre Pougny et Chancy (Suisse).

Le territoire communal est longé par un fleuve, le Rhône mais aussi par une rivière, affluent du Rhône , l'Annaz.

  • Le Rhône est un fleuve franco suisse qui sépare la commune avec le territoire de la Suisse puis avec le territoire du département de Haute-Savoie. Celui̠-ci est traversé par un pont au niveau du territoire communal.
  • L'Annaz qui sépare le bourg de Pougny de son hameau de Pougny-Gare prend sa source dans la commune de Péron, et sa longueur est de 12,8 km[4].
  • Le ruisseau le Grand Échaud se situe aux limites du territoire communal et sépare celui-ci avec la commune voisine de Collonges.

Voies routièresModifier

 
Panneau routier de la RD984b, à l'entrée de la commune

Le territoire communal est traversé par plusieurs routes départementales ː

  • La route départementale 984b relie la commune de Collonges à la frontière suisse au pont de Pougny, par le bourg et le quartier de Pougny-Gare.
  • La route départementale 76 relie la commune de Farges au quartier de Pougny-Gare.
  • La route départementale 76b relie la commune de Challex au quartier de Le Crêt.

La voie rapide 2x2 voies, à chaussée séparée, dénommée RD884, se situe à moins de trois kilomètres à l'ouest du territoire communal et permet de rejoindre, dans la direction nord, la ville de Saint-Genis-Pouilly et la route de l'aéroport de Genève-Cointrin, depuis cette commune.

Modes de transportModifier

 
Gare (Halte) de Pougny-Chancy

Transport ferroviaireModifier

La gare de Pougny - Chancy est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes qui relient la Bellegarde à la Genève-Cornavin.

Transports par autocarsModifier

La ligne K des transports publics genevois relie les villes suisses de Lancy (Centre commercial Lancy Centre), Onex, Confignon, Bernex, Avully, Chancy et la commune de Pougny.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Ancien hameau de la commune de Collonges dont elle s'est détachée au début du XIXe siècle, la commune de Pougny ne connait qu'un accroissement démographique notable que depuis le début du XXIe siècle, mais qui reste tout de même assez limité.

Le territoire présente donc un paysage essentiellement rural avec la présence de deux agglomérations, dont un bourg de taille modeste, situé sur une hauteur essentiellement constitué de petites habitations rurales et quelques villas disséminées et le hameau de la gare, situé au bord du Rhône constitué d'habitations plus récentes dans un tissu urbain nettement plus dense.

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Pougny, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[5].

  • les Rippes
  • Bellevue
  • les Crozattes
  • la Tuilière
  • Bois Plan
  • les Pesses
  • le Grand Essert
  • le Crêt
  • Pougny Gare
  • Sous Conflan
  • L'Étournel
  • les Marais
  • En Mondain
  • les Renaillets

LogementsModifier

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Pougny est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes situées dans ce secteur du département de l'Ain et du pays de Gex. Un plan de prévention des risques (PPR) y a été prescrit en raison de la présence d'un barrage en amont du territoire communal[6].

Terminologie des zones sismiques[7]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

ToponymieModifier

La cité est tout d'abord connu grâce à son château ː celui-ci est dénommé Castrum de Pounye en 1277 [8].

La commune est ensuite connue sous le nom de Pounie, en 1289 [9], puis Pugnye en 1304, Pougnies en 1554 [10] et enfin Pougny en 1734 qui sera son nom définitif[11].

Le nom du village serait dérivé du nom d'un domaine gallo-romaine dénommé Pugniacum, lui-même dérivé avec le suffixe -acum du gentilice « Punius » issu de « Punus », une variante possible de Poenus, signifiant « Carthaginois » (ceux-ci étaient dénommés sous le vocable de « puniques » par les romains)[12].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Selon l'empereur Napoléon III, auteur d'une biographie de Jules César, c'est sur les terres de l'actuelle commune que le général romain repoussa les Helvètes en 58 av. J.-C[13].

Moyen-ÂgeModifier

L'existence du hameau du Crêt est mentionnée dès le Xe siècle.

En 1156, la terre de Pougny appartenait à Jean de Pougny, un noble originaire de Limoges. Son fils François participa à la croisade de Philippe Auguste avant de se retirer en 1192 sur sa terre de Pougny. Le fils de ce dernier, Pierre de Pougny, s'installe en Pays de Vaud après s'être marié en 1252[14].

Vers 1460, Richard de Pougny, châtelain de Nyon, possède à Nyon le domaine de Bois-Bougy.

Époque moderneModifier

RenaissanceModifier

En 1536 les Bernois envahissent le pays de Gex et l'annexent à leur république. En 1556, François Micheli (Francesco Micheli), un gonfalonier vénitien qui désirait embrasser la religion réformée, achète la terre de Pougny au seigneur de Farges, Mathieu Gribaldi (Matteo Gribaldi, également originaire d'Italie)[15]. Après sa mort, sa veuve met en vente en 1565 la terre de Pougny[16].

Le XVIIe siècleModifier

En 1601, le pays de Gex est rattaché par le Traité de Lyon au royaume de France. Les anciens fiefs sont rétablis en 1602, et celui de Pougny est remis à Marc de Pougny et son frère Amblard de Pougny[17].

Époque contemporaineModifier

Le XIXe siècleModifier

La commune de Pougny est officiellement créée le par détachement de la commune de Collonges.

Le XXe siècleModifier

Une usine de production électrique est construite de 1920 à 1924 en amont du territoire communal.

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Pougny

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal de Pougny compte quinze membres dont dix hommes et cinq femmes[18]. Celui-ci est constitué d'un maire, de deux adjoints au maire et de douze conseillers municipaux[19].

Tendances politiques et résultatsModifier

Scrutins locauxModifier

Scrutins nationauxModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juillet 2013 en cours Jean-Louis Duriez SE Retraité
mars 2008 juin 2013 (démission)[20] René Mabillard PCF  
mars 2001 mars 2008 Simone Moneyron    
juin 1995 mars 2001 Annick Collet    
  juin 1995 Jacky Lachaux    
? ? Ernest Crépel    
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité communaleModifier

JumelageModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2016, la commune comptait 815 habitants[Note 1], en augmentation de 0,87 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
298305371394411420420429376
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
450425411420488382435405525
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
560470442372381378424543543
1990 1999 2004 2009 2014 2016 - - -
600629709781818815---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune héberge et gère sur son territoire une école maternelle et élémentaire, située près de la mairie pour un effectif de 76 élèves durant l'année scolaire 2017/2018.

Cette école est située dans l'académie de Lyon[25].

Équipement sanitaireModifier

Équipements et clubs sportifsModifier

Un terrain de football (stade municipal) est implanté dans la secteur de Pougny-Gare[26].

Équipements et manifestations culturellesModifier

MédiasModifier

Presse localeModifier

Les informations locales sont publiées dans deux journaux, un quotidien dénommé le Dauphiné libéré (dans son édition de Bellegarde / Pays de Gex) et un hebdomadaire, le Pays Gessien, dont la parution s'eefectue le jeudi.

Radio et télévisionModifier

Il n'existe pas de radio ou de télévision locale dans le pays de Gex. La chaîne de télévision France 3 assure des émissions quotidiennes de nature régionale, dans son édition de France 3 Rhône-Alpes.

CultesModifier

ÉconomieModifier

EmploisModifier

Secteur d'activitéModifier

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

 
Église de Pougny
Construit en 1907, ce pont, assez étroit et construit en béton, doit sa particularité de marquer la frontière entre la France et la Suisse. Les postes de douane, aujourd'hui désaffectés, sont situés de chaque côté du pont.
  • Église Saint-Louis
Édifice religieux de culte catholique, situé dans le vieux bourg, datant du XIXe siècle et construit dans un style néo gothique.
  • Vestiges du château de Pougny
Le ruines de ce château médiéval fut la place forte des sires de Gex qui font aveu en 1278 aux Dauphins de Viennois.
Ce barrage hydro-électrique franco-suisse n'est pas situé sur le territoire de la commune, mais il porte (partiellement) son nom, car l'ouvrage est situé à proximité du territoire de Pougny, et plus particulièrement du hameau de Pougny-Gare.

Patrimoine naturelModifier

  • La réserve naturelle de l'Étournel.
Ce site, labellisé en tant qu'espace naturel sensible (ENS) en 2015, est partagé entre les communes de Pougny et de Collonges. Encerclé par le Rhône, il s'agit d'un marais qui se compose de boisements anciens, de roselières, de quelques étangs et de petites prairies sur une superficie de 190 hectares[27].

HéraldiqueModifier

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Les armes de Pougny se blasonnent ainsi[28] : D'azur à trois têtes de léopard arrachées d'or, au chef d'argent.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site via michelin, page sur la distance entre Pougny et Genève.
  2. Site annuaire mairie, page sur la distance entre les grandes villes et Valencogne.
  3. Selon le WWF et la National Geographic, le climat semi-continental (appelé aussi climat océanique dégradé) correspond à l'écorégion terrestre Western European broadleaf forests (forêt de feuillus de l'Europe occidentale). Source : WWF Wildfinder.
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Annaz (V1000500) » (consulté le 4 mai 2013).
  5. Site géoportail, page des cartes IGN
  6. Liste des communes où s’applique l’obligation d’annexer un état des risques naturels et technologiques à tout contrat de vente ou de location
  7. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  8. archives de la Côte-d'Or, B 1229
  9. Mém. Société d'histoire de Genève, t. XIV, p. 213
  10. archives. de la Côte-d'Or, B 1199, f° 376 r°
  11. Dictionnaire topographique de la France, page 326consulté le 03/07/2018]
  12. Site de la commune de Pougny, page sur l'origine du nom de Pougnyconsulté le 03/07/2018
  13. Site Gallica, Histoire de Jules César par Napoléon III
  14. [PDF]Jérôme Reynaud et Michel Varnet, « La Saga des GUILLET » (consulté en 9 septembre 2012 (la source contient une erreur de 100 ans)).
  15. André Corbaz, Un coin de terre genevoise: mandement et chastellenie de Jussy-l'Évesque, Genève, ATAR, , p. 364.
  16. divers auteurs, Bulletin de l'Institut national genevois, Genève, Kessmann, , p. 93-94.
  17. Joseph Brossard, Histoire politique et religieuse du pays de Gex, Bourg-en-Bresse, Milliet-Bottier, , p. 417.
  18. Site webvilles.net, page sur le conseil municipal de Pougny, consulté le 03/07/2018
  19. Site de la commune de Pougny, page sur le conseil municipal, consulté le 03/07/2018
  20. « Démission : le maire René Mabillard s'explique », Le Pays Gessien,‎ , p. 18.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. Site de l'Éducation Nationale, page sur l'école de Pougny, consulté le 03/07/2018
  26. Site Gralon.net, page sur le terrain de football municipal, consulté le 03/07/2018
  27. site Patrimoines de l'Ain, page sur le marais de l'Étournel, consulté le 03/07/2018
  28. Banque de blason, sur labanquedublason2.com (section “communes de France” puis “01” puis “Pougny”)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier