Pandémie de Covid-19 en Espagne

Pandémie de Covid-19 en Espagne
COVID-19 Cases in Spain by number.svg
Provinces touchées par le virus.
  • 1 à 9
  • 10 à 99
  • 100 à 499
  • 500 à 999
  • 1000 à 9999
  • ≥10000
Maladie
Agent infectieux
Localisation
Coordonnées
Date d'arrivée
Bilan
Cas confirmés
124 736 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Morts
11 744 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

La Pandémie de Covid-19 en Espagne débute officiellement le , lorsqu'un touriste allemand est testé positif au SARS-CoV-2 sur l'île de La Gomera, dans l'archipel des Canaries[2]. Le même jour, 21 rapatriés espagnols arrivent à la base aérienne de Torrejón de Ardoz, dans la périphérie de Madrid, après une escale sur la base britannique de Brize Norton enAngleterre , le vol étant organisé par le Royaume-Uni. Lors de l'escale, les ressortissants britanniques avaient pu quitter l'appareil, les Espagnols restant à bord, ainsi que vingt-sept citoyens de différents États européens.

Les citoyens espagnols ont été placés en quarantaine à l'hôpital Gómez Ulla (es), à Madrid[3].

Les cas explosent, le l'Espagne compte 4 209 cas et 91 morts, le lendemain, 5 753 cas et 121 morts selon les autorités.

Le gouvernement espagnol annonce le que l'état d'alerte va être décrété le lendemain par le conseil des ministres au vu de la croissance exponentielle des cas de maladie à coronavirus[4].

ChronologieModifier

 
Le président du gouvernement Pedro Sánchez visite le centre de coordination des alertes et urgences sanitaires le .
 
Nombre de cas déclarés (échelle logarithmique).
  • Le  31 janvier, premier cas dans la petite île de la Gomera, puis d’autres, dans les Baléares,  créant l'illusion d’une épidémie contrôlée[5].
  • Le 13 février, premier décès en Espagne d'un homme de 69 ans de retour d’un voyage au Népal[5].
  • Le 13 février aussi, le salon mondial du mobile de Barcelone, qui devait se dérouler du 24 au 27 février, est un des premiers à être annulé avec le retrait de Facebook, Amazon, Sony, NTT DoCoMo ou encore l'opérateur BT[6].
  • Le mercredi 24 février à Séville en Andalousie (Sud), un homme de 62 ans, est dépisté, sans auncun contact avec une personne s'étant rendue dans une zone à risque comme le Nord de l'Italie[7].
  • Le mercredi 24 février aussi, l'hôtel où  4 Italiens ont séjourné à Tenerife est placé en quarantaine mais un une levée partielle sera annoncée le lendememain après des tests négatifs: les salariés et 130 touristes de onze nationalités sur les 700 touristes peuvent sortir[7].  * Jeudi 25 février , premier décès selon la méthode d'analyse post-mortem[5] tandis un patient de Madrid de 77 ans se trouve dans un état "grave"[7].
  • Le 25 février aussi,  Fernando Simon, responsable du centre d'alerte sanitaire national évoque  "la réduction des rassemblements de personnes", lors d'une conférence de presse[7].* Le 25 février aussi,  le ministre de la Santé Salvador Illa déclare à la radio publique RNE qu'il cherche à remonter la piste de premiers cas car le virus a pu circuler pendant un moment en Andalousie. Parmi les 17 cas, dont 15 en trois jours, aucun n'a voyagé en zone à risque. Douze cas sont liés à l'Italie, dont les vacanciers de Tenerife mais aussi Kike Mateu, journaliste de Valence parti à Milan couvrir le 19 février le match entre l'Atalanta Bergame et Valence[7].  
  • Le 28 février,  un banquet familial près de Barcelone, met en contact des  salariés de l'hôpital d' Igualada avec des contaminés[8],[9].   
  • Le , l'auteur chilien Luis Sepúlveda est hospitalisé à l'Hôpital Universitaire Central des Asturies, à Oviedo, en Espagne. Lui et son épouse, la poétesse Carmen Yáñez, sont diagnostiqués positifs à la COVID-19[10],[11],[12].
  • Le 29 février à Perpignan, manifestation indépendantiste de 100.000 catalans espagnols pour le leader catalan Carles Puigdemont[9].
  • Le 3 mars, changement de méthodologie révèlant que le premier décès  datait en réalité du 13 février[5], à Valence. 
  •  Mercredi 4 mars,  
  • Le , un premier décès est déclaré en Espagne suivi d'un second, le lendemain[13]. Le deuxième mort est un homme de 84 ans souffrant d'une pneumonie au Pays basque. Le pays compte 200 cas, des rencontres sportives sont organisées à huis-clos.
  • Au , une seule des Communautés autonomesMurcie, et en son sein 18 provinces sur 50 — ainsi que les villes autonomes de Ceuta et Melilla, n'ont pas encore enregistré de cas positif à la COVID-19.
  • Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 345, parmi lesquels cinq morts et quatre rétablis. Il s'agit du bond le plus important depuis le début de l'épidémie. Les cinq personnes mortes sont des personnes âgées ou souffrant d'autres pathologies, selon Fernando Simon, directeur du centre d'alerte sanitaire national. Deux nouveaux foyers épidémiques ont été signalés dans deux centres d'accueil pour personnes âgées à Madrid et en périphérie de la capitale[14].
  •  samedi 6 mars, cinq morts , portant le nombre total à huit, 374 cas, plus de 100 de plus
  • Dimanche 8 mars, 120 000 personnes dans les rues de Madrid pour les droits des femmes, des dizaines de milliers d’autres à Séville, à Barcelone ou à Bilbao[5]
  • Dimanche 8 mars, 10 000 personnes aux arènes de Vistalegre de Madrid pour le congrès du parti d’extrême droite Vox[5]. Les stades de football pleins pour la Liga[5]. A Valence, des milliers aux traditionnels feux d’artifice[5].  
  • Au , il y a 643 cas confirmés du covid-19, 17 morts et 30 guéris. La maladie progresse rapidement en 24 heures, le le royaume d'Espagne compte 909 cas, 25 morts et 32 guéris[15]. Au Pays basque, le nombre des personnes atteintes est passé de 102 à 149 le en 24 heures. Cette région est la plus touchée après celle de Madrid où ce chiffre a plus que doublé en 24 heures, passant de 202 à 469[16].
  • Au au soir, l'Espagne déclare 1 231 cas et 30 morts[17] dont 17 dans la région de Madrid et 3 au Pays basque[18]. Premières déclarations publiques sur le coronavirus du premier ministre socialiste Pedro Sánchez [5], fermeture des crèches, écoles et universités dans région de Madrid: 1,5 million d’élèves concernés[5]. Mesure similaire à Vitoria et La Bastida, au Pays basque. Partout en Espagne, les malades confinés et dépistées. Les maladies chroniques doivent « rester chez elles au maximum »[5].
  • Lundi 9 mars, toutes les écoles de Vitoria fermées par le gouvernement régional basque.
  • Mardi 10 mars, les syndicats italien et espagnol de joueurs demandent à l'UEFA de reporter les matches, rapporte l'AFP.
  • Mardi 10 mars, Madrid suspend les vols entre l'Italie et l'Espagne
  • Le , l'Espagne connaît 1 674 cas et 35 morts.
  • Le , l’Espagne compte 2 188 cas positifs (dont 884 dans la communauté de Madrid) et 49 morts[19]. Ana Pastor, vice-présidente du Congrès, ex-présidente du Congrès et ancienne ministre de la Santé annonce qu'elle est positive au COVID-19[20].
  • Mercredi 11 mars, sous la pression des clubs de troisième division, la fédération espagnole de football (RFEF) décréte la suspension de tout le football amateur[21], au-delà des recommandations du gouvernement pour des huis-clos[21].
  • Jeudi 12 mars, le Real Madrid confirme qu'un joueur de basket-ball a été "testé positif ". Ses équipes de foot et de basket, qui partagent leurs installations sont immédiatement "placés en quarantaine"[21]. Dans la foulée, la Liga du Championnat d'Espagne de football suspend tous les matchs pour au moins 2 journées[21].
  • Le , le dernier bilan du ministère de la Santé fait état de 2 968 personnes contaminées, tandis que le nombre de morts est passé de 48 à 84 en 24 heures. Une ministre est contaminée, Irene Montero[22],[23]. Au soir, l'Espagne annonce 3 059 cas. À 21 heures, le ministère catalan de l’Intérieur met 70 000 personnes en quarantaine[24]. Après la fermeture d’écoles et garderies, le gouvernement de Catalogne supprime la ligne de bus qui relie les villes voisines puis les militaires contrôlent les points d’entrées et de sorties de ces communes[24]. Catalogne, Pays basque, Galice et région de Murcie (sud-est) annoncent la fermeture des écoles[21]. La Bourse de Madrid perd 14% et l’intégralité du gouvernement est dépisté[21] .
  • Le , il est déclaré 4 209 cas et 91 morts. Le président du gouvernement Pedro Sánchez décrète l'état d'alerte pour une durée initiale de quinze jours à partir du samedi [25].
  • Samedi 14 mars, rues toujours désertes à Madrid, confinement quasi-total pour tout le pays après 514 morts en 24 heures[26].
  • Dimanche 15 mars, quatre nouveaux décès en Catalogne où plus de 900 personnes contaminées, portant le total à 12 dont 7 dans le secteur d'Igualada[8] .
  • Le 20 mars, alors que l'Espagne passe la barre des 1 000 morts, le secrétaire de la Santé publique catalane, Joan Guix, révèle que le banquet familial du 28 février[8] a provoqué à Igualada "une explosion du nombre de cas dans l'hôpital mais aussi en dehors". Cinq personnes d'un même foyer seraient à l'origine de la propagation[27].  
  • Le samedi 22 mars, alors que le nombre des morts a grimpé en un jour de 32% à 1326[28], le gouvernement mobilise 52 000 soignants en renfort[28], dont 14 000 médecins et infirmiers à la retraite et lance la construction à Madrid d'un hôpital de campagne de 5500 lits[28], avec la distribution « dans les prochaines heures » d’1,3 million de masques chirurgicaux[28], via une livraison de la Chine. Concernant les 350 000 tests de coronavirus déjà réalisés[28], le Premier ministre affirme « actuellement on en fait approximativement 15 000 par jour », selon ses services[28].
  • Le 25 mars, un groupe de « jeunes » de La Línea de la Concepción, au sud de l'Espagne, jette des pierres bloque des ambulances transportant 28 personnes âgées atteintes du coronavirus vers une résidence où elles devaient être prises en charge. La ville est une plaque tournante du trafic de drogue et de cigarettes et le confinement perturbe ce trafic illégal[29].
  • Le 31 mars, les autorités de santé publique citées par Nius estiment que l’épidémie aurait commencé les 10-15 février, sans être détectée car Igualada a en moyenne 63,1 morts pour 100 000 habitants contre 6,9 en Catalogne, 7,4 en Espagne et 27,9 en Communauté de Madrid ou enoore 41 en Lombardie, en Italie.* Le 31 mars aussi, selon le journal espagnol en ligne El Confidencial, tous les passagers de 5 des 12 autocars du comté de la Cuenca de Odena venus à la manifestation indépendantiste de 100 000 personnes le 29 févrierà Perpignan autour du leader catalan Carles Puigdemont seraient malades. 

Foyers de propagationModifier

L'hôpital d'Igualada, en CatalogneModifier

Les premiers cas de coronavirus en Espagne, et les premières victimes ont eu lieu à Igualada, à une soixantaine de kilomètres de Barcelone. La cité de 40 000 habitants, dans le comté de la Cuenca de Odena en Catalogne, confinée depuis le 13 mars, affichait le 31 mars 57 décès pour 508 cas[9]. Le 28 février,  un banquet familial a lieu près de Barcelone et met en contact des salariés de l'hôpital d'Igualada avec des contaminés[27],[9] puis le 20 mars, alors que l'Espagne passe la barre des 1 000 morts, le secrétaire de la Santé publique catalane, Joan Guix, révèle que le banquet familial du 28 février[27] a provoqué à Igualada « une explosion du nombre de cas dans l'hôpital mais aussi en dehors ». Cinq personnes d'un même foyer seraient à l'origine de la propagation[27].

La manifestation des Catalans le 29 février et celles du 8 marsModifier

Le 29 février à Perpignan, une manifestation indépendantiste réunit 100 000 Catalans espagnols pour saluer lors d'un meeting devant le Centre des expositions de la ville le leader catalan Carles Puigdemont[9], ancien président de la Catalogne et eurodéputé, poursuivi par la justice espagnole[30]. Environ 550 bus, 450 camping-cars et 10 000 voitures ont été utilisés pour acheminer la foule. Le président de la Catalogne, qui annoncera à la mi-mars avoir été touché par le coronavirus, a été filmé dans les rues de Perpignan où il a serré et embrassé des dizaines de personnes à l'occasion du meeting[31]. Avant même qu'il ne se tienne, des critiques ont émergé contre le risque sanitaire d'un tel rassemblement, alors qu'en Europe, de nombreuses rencontres sportives et culturelles avaient déjà été annulées, tandis qu'il avait déjà été décidé que d'autres devaient se tenir à huis-clos comme en Italie le match entre la Juventus et l’Inter Milan[32].

Entre-temps, d'autres manifestations de foule auront lieu en mars, critiquées aussi pour avoir propagé les virus en particulier le dimanche 8 mars, 120 000 personnes dans les rues de Madrid pour les droits des femmes, des dizaines de milliers d'autres à Séville, à Barcelone ou à Bilbao[5] ainsi que 10 000 personnes aux arènes de Vistalegre de Madrid pour le congrès du parti d'extrême droite Vox[5], tandis que les stades de football sont toujours pleins pour les matchs de la Liga[5] et qu'à Valence, des milliers personnes participent aux traditionnels feux d’artifice[5]. Ces risques sanitaires seront d'autant plus critiqués que l'Espagne est peu équipée en réanimation[33],[34]. Finalement, l'épidémie de coronavirus a entraîné le report des fêtes populaires des Fallas qui devaient avoir lieu du 15 au 19 mars et n'avaient jamais été suspendues depuis la fin de la Guerre civile espagnole (1936-1939)[35].

Le voyage en Italie du Valence Club de FútbolModifier

Environ 2 500 supporters du Valence Club de Fútbol, propriété depuis août 2014 du milliardaire singapourien Peter Lim, ont effectué un voyage en Italie pour assister le 19 février au match de 8e de finale aller de la Ligue des champions contre le club de football de l'Atalanta de Bergame au stade San Siro à Milan, celui de Bergame étant trop petit pour accueillir les supporters italiens. « Occasion de forte diffusion du virus », selon le maire de Bergame ou « accélérateur de la propagation » selon Walter Ricciardi, représentant de l'Italie à l'OMS[36], ce « match zéro », selon la presse transalpine[37],[38] coïncide avec le début de l'épidémie en Italie du Nord, selon Francesco Le Foche, immunologue à la Polyclinique Umberto I à Rome. La rencontre a eu lieu deux jours avant l'annonce du premier décès du coronavirus en Italie. Le match retour a eu lieu à huis-clos, en Espagne, où l'affaire est prise au sérieux, le principal quotidien sportif espagnol titrant « Valence-Atalanta : l'adversaire, c'est le coronavirus »[39]. Bien que son équipe ait perdu 4-1 le match aller, le capitaine du Valence Club de Fútbol Dani Parejo a publié le 8 mars un long message teinté de colère, sur Instagram, dénonçant que des milliers de gens puissent aller dans la rue pour fêter les Fallas (fête populaire traditionnelle à Valence), que des centaines de vols arrivent chaque jour du monde entier à l'aéroport tandis que des douzaines d'événements sportifs ou culturels rassemblant des milliers de gens pouvaient être vus à la télé[39]. Le soir même, des mesures sanitaires bien plus strictes sont annoncées par le gouvernement.

Mesures sanitaires avant l'état d'alerteModifier

Fermeture des établissements scolairesModifier

Confinement et fermeturesModifier

Restrictions de voyageModifier

Vers l'EspagneModifier

Le , le gouvernement espagnol décide de l'annulation immédiate de tous les vols d'Italie en Espagne jusqu'au moins au [58]. Le , toutes les liaisons aériennes et maritimes sont suspendues entre l'Espagne et le Maroc dans les deux sens, ainsi que la circulation des biens et marchandises[59].

De l'EspagneModifier

Au , les pays qui interdisent l'entrée sur leur territoire des personnes venant d'Espagne sont les suivants :

Afrique Amériques Arabie Asie Europe


Au , les pays qui imposent une quarantaine aux citoyens espagnols sont les suivants :

Afrique Amériques Arabie Asie Europe

Saturation de l'accès à l'InternetModifier

Pour permettre le télétravail, les opérateurs demandent un accès raisonnable à l'Internet aux heures ouvrées[62].

État d'alerte depuis le 13 mars 2020Modifier

À cause de ce virus, l'Espagne fait face à une crise économique, sociale et sanitaire[63].

La gouvernement a été critiqué pour avoir tardé à mettre en œuvre l'état d'alerte et avoir autorisé un rassemblement dominical colossal de revendication pour la Journée Internationale des Femmes[63].

Alors que le pays dépasse les 4 200 cas et 120 morts, le gouvernement espagnol annonce le que l'état d'alerte (estado de alarma) devrait être décrété, selon l'article 116 de la Constitution, pour tout le pays par le conseil des ministres le [4]. Il est prévu pour quinze jours.

Cet état d'alerte demande aux habitants de l'Espagne de rester à la maison pour deux semaines sauf dans les cas d'achat de nourriture ou de médicaments, de trajet domicile-travail ou hôpital[63]. Cela inclut la fermeture des boutiques non essentielles telles que bars, restaurants, cafés et cinémas[63]. Parmi les boutiques qui resteront ouvertes se trouvent : les supermarchés, les petites boutiques alimentaires, les pharmacies, les stations-essence et les magasins de fourniture pour animaux de compagnie[63]. La présence de public dans les rues n'est admise que pour les seules raisons : achat de nourriture ou de médicaments, trajets domicile-travail, trajets pour aller chercher les enfants, ou des personnes âgées ou handicapées ou spécialement vulnérables, et déplacement aux bureaux financiers ou assurantiels en cas de (en français dans le texte) force majeure[63].

Cela a conduit à annuler la Semaine sainte à Séville ainsi que dans d'autres villes et des opérateurs britanniques à annuler les vols à destination de villes touristiques espagnoles[63].

StatistiquesModifier

En Espagne, le début de la progression de l'épidémie pandémique correspond à une courbe où pour chaque laps de temps le nombre de personnes concernées est multiplié par un facteur. En Italie, les malades du virus doublent tous les trois jours. Ce facteur varie d'une communauté autonome à l'autre, selon le quotidien El Pais[64]. En Espagne, le taux de doublement le plus rapide se trouve en Navarre (1,1 jour) et en Castille-La Manche (1,4 jour) ; les taux de doublement les plus lents se trouvent au Pays basque (3,2 jours) et à La Rioja (4,3 jours)[64].

Cas de COVID-19 en Espagne
(augmentation journalière en %)
    morts   guérisons   autres cas   

    Janv Janv Fév Fév Mars Mars Avr Avr

Date Nombre de cas
2 (+100%)
1
3 (+50%)
1
4 (+33%)
1
8 (+100%)
1
14 (+75%)
1
26 (+86%)
1
35 (+73%)
1
59 (+31%)
1
84 (+42%)
1
125 (+49%)
1
169 (+45%)
2
228 (+35%)
3
282 (+24%)
5
365 (+29%)
10
430 (+18%)
17
674 (+57%)
30
1 231 (+83%)
36
1 695 (+38%)
55
2 277 (+34%)
87
3 146 (+38%)
133
5 232 (+43%)
Début du confinement
196
6 391 (+36%)
288
7 553 (+35%)
309
9 191 (+19%)
491
11 178 (+22%)
598
13 716 (+23%)
767
17 147 (+25%)
1 093
20 071 (+19%)
1 381
29 002 (+26%)
1 772
29 843 (+28%)
2 182
33 089 (+11%)
2 692
39 669 (+19%)
3 434
47 610 (+20%)
4 089
56 188 (+18%)
4 858
64 059 (+14%)
5 690
72 248 (+12%)
6 528
78 795 (+12%)
7 340
85 195 (+8%)
8 189
94 417 (+10%)
9 053
102 136 (+8%)
10 003
110 238 (+7%)

* Nombre total de cas : morts, guéris et malades ; augmentation journalière en pourcentage.
Nombre de morts.

Nombre de nouveaux cas de COVID-19 recensés par jour en Espagne
Cumul du nombre de cas : 85 195 (au )

 

Conséquences économiquesModifier

Le parti de gauche Unidas Podemos, qui participe à la coalition gouvernementale, réclame la mise en place immédiate d’un revenu de base, universel et pérenne, autour de 1 100 euros selon la situation des ménages[66].

La ministre communiste du Travail Yolanda Díaz Pérez annonce l'interdiction des licenciements motivés par la crise du Covid-19[67], en réalité seulement un renchérissement du licenciement, qui reste possible mais passe à coûter de 20 jours à 33 jours par année travaillée[68].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « https://twitter.com/sanidadgob/status/1246371230556569600 »
  2. « Premier cas de coronavirus confirmé en Espagne », sur www.zonebourse.com (consulté le 5 mars 2020)
  3. (es) Jaime Santirso, « Los españoles repatriados de Wuhan aterrizan en Madrid », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le 31 janvier 2020).
  4. a et b Marisol Hernández, « Pedro Sánchez decreta el estado de alarma en toda España para frenar la expansión del coronavirus », sur El Mundo,
  5. a b c d e f g h i j k l m n et o Article de Sandrine Morel, correspondante à Madrid dans Le Monde du 10 MARS 2020 [1]
  6. Dépêche AFP et article dans Le Figaro le 25 février 2020 [2]
  7. a b c d et e Dépêche AFP du 25 février 2020
  8. a b et c Article du 12/03/2020 par Martial Mehr dans L'Indépendant [3]
  9. a b c d et e Article de Gilles Sengès le  31 mars 2020 dans L'Opinion  [4]
  10. (pt) Rita Dinis, « Escritor Luis Sepúlveda infetado com coronavírus. Esteve em Portugal entre 18 e 23 de fevereiro », sur Observador (consulté le 1er mars 2020)
  11. (pt) « Luis Sepúlveda e mulher diagnosticados com o novo coronavírus após visita a Portugal », sur PÚBLICO (consulté le 1er mars 2020)
  12. « L'écrivain chilien Luis Sepulveda testé positif au coronavirus », sur LCI (consulté le 1er mars 2020)
  13. « Deuxième mort du coronavirus en Espagne », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 mars 2020)
  14. Roland Gauron et Yohan Blavignat, « EN DIRECT - Coronavirus : 613 cas confirmés en France, neuf décès », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 14 mars 2020).
  15. (es) « Coronavirus - El mapa del coronavirus en España: más de 6.300 casos, casi la mitad en la Comunidad de Madrid », sur RTVE.es, (consulté le 14 mars 2020)
  16. Margaux d’Adhémar et Roland Gauron, « EN DIRECT - Coronavirus : plus de 500 morts en Europe, les Bourses mondiales dévissent », Le Figaro, (consulté le 14 mars 2020).
  17. (es) « Coronavirus: Pedro Sánchez decreta estado de alarma en España | Las medidas, en directo », sur La Vanguardia, (consulté le 14 mars 2020)
  18. a et b « Coronavirus : l’Espagne prend conscience avec retard de l’ampleur de l’épidémie », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  19. El mapa del coronavirus en España: más de 2.100 casos, casi la mitad en la Comunidad de Madrid coronavirus rtve.es, consulté le 12 mars 2020
  20. (es) Desde el sábado por la tarde que tuve fiebre he permanecido en casa siguiendo las indicaciones médicas. Ayer me dio positivo la prueba del COVID-19 por lo que continuaré en mi casa los días que me indiquen mis colegas. Yo estoy perfectamente bien sin fiebre ni otros síntomas, website=@anapastorjulian, 11 mars 2020
  21. a b c d e et f Dépêche de l'Agence France-Presse du 12 mars 2020 à 16h05 [5]
  22. France Info, Coronavirus en direct
  23. Le Parisien, La ministre espagnole irene Montero contaminée, 12 mars 2020
  24. a et b Radio Barcelone du 13 mars 2020 [6]
  25. « L’Espagne décrète l’état d’urgence », equinoxmagazine.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2020).
  26. Reportage LCI le 14 mars 2020 [7]
  27. a b c et d Article du 20/03/2020 à 13:22 dans L'Indépendant [8]
  28. a b c d e et f Dépêche de l'Agence France-Presse du 22 mars 2020 [9]
  29. « Coronavirus en Espagne : des ambulances transportant des malades caillassées », sur sudouest.fr,
  30. "Catalogne: la démonstration de force de Puigdemont à Perpignan" par Patrick Bèle, dans Le Figaro du 29 février 2020[10]
  31. L'Indépendant du 16/03/2020 à [11]
  32. "Carles Puigdemont à Perpignan : avis et craintes à la veille du meeting de l’indépendantiste catalan", sur Actu.fr le 28 février [12]
  33. Selon un rapport de l’OCDE et de la Banque mondiale, pour 1 000 habitants, l’Allemagne dispose de 8,1 lit ; la France 6,1 ; l’Italie 3,2 ; l’Espagne 3 arrivant devant les États-Unis 2,8, et le Royaume Uni, 2,6
  34. Article de José-Manuel Lamarque, Radio France le 04/04/2020 [13]
  35. Dépêche Afp, le 11/03/2020 sur les site de La Croix [14]
  36. Déclaration sur Rai News 24, reprise par l'Agence France-Presse [15]
  37. « Le "match zéro" du coronavirus : comment Atalanta - Valence est devenu une "bombe biologique" », sur Eurosport, (consulté le 27 mars 2020).
  38. « Atalanta-Valence, match zéro de l'épidémie de coronavirus en Italie? », sur www.20minutes.fr (consulté le 27 mars 2020).
  39. a et b Dépêche AFP sur le site du Figaro Sport le 09/03/2020 [16]
  40. (es) La Vanguardia, Madrid ordena cierre colegios, 9 mars 2020
  41. (es) « Euskadi suspende las clases en Álava para frenar la expansión de la enfermedad », sur EL PAÍS, (consulté le 13 mars 2020).
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  43. (es) « País Vasco, Cataluña, Galicia y Murcia cierran los colegios ante el brote de coronavirus », sur LaSexta, (consulté le 12 mars 2020)
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