Oyé

commune française du département de Saône-et-Loire

Oyé est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Oyé
Oyé
Le Château d'Oyé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Semur-en-Brionnais
Maire
Mandat
Dominique Zanetto
2020-2026
Code postal 71800
Code commune 71337
Démographie
Population
municipale
303 hab. (2019 en diminution de 1,62 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 30″ nord, 4° 11′ 33″ est
Altitude Min. 273 m
Max. 497 m
Superficie 18,38 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Chauffailles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Oyé

C'est la commune de création historique de la race bovine charolaise[1].

GéographieModifier

Oyé fait partie du Brionnais.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Oyé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (94,7 %), forêts (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

ToponymieModifier

Issue du mot d'origine burgonde composé de augo, « le regard » et du suffixe gallo-romain iacum, « le domaine » signifiant « (le domaine de) celui qui observe » [9].

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 mars 2014 Louis Mamessier Sans étiquette Exploitant agricole à la retraite
mars 2014 mai 2020 Claire Gaget Sans étiquette  
mai 2020 en cours Dominique Zanetto Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2019, la commune comptait 303 habitants[Note 2], en diminution de 1,62 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0509011 0321 1821 2431 1431 0631 0751 076
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 062982938912903949958939913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
805766735575577558555507448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
404387316270250285292293308
2018 2019 - - - - - - -
301303-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Vue générale de l'église Saint-Jean-Baptiste.
  • Le château de Chaumont.
  • Le château d'Oyé.
  • La chapelle romane de Sancenay (qui dispose d'une cloche fondue en 1821)[14].
  • L'église[15]. Elle est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Le clocher et sa base sont de style roman. Ils datent du XIIe siècle. Le reste de l'église a été édifié au XIXe siècle. L'église comporte une nef principale à trois travées et deux bas-côtés. La travée du chœur se prolonge par une abside. Le clocher comporte un seul étage de baies géminées encadrées par une double archivolte. La toiture a quatre pans repose sur une corniche ornée d'arcatures. Elle présente la particularité d'avoir conservé une cloche antérieure à la Révolution française (1654, fondeur Guillaume Clausse), pesant environ 665 kg et sonnant en mi (la seconde cloche, quant à elle, a été bénite en 1883)[16].
 
L'entrée du musée, rappelle qu'Oyé est le berceau de la race charolaise.
  • Le musée La mémoire d'Oyé, Le Bourg.
  • La galerie d'art expoyé, Les Rues.

Personnalités liées à la communeModifier

  • François de Molière d'Essertines, écrivain, poète, romancier et traducteur, né à Oyé vers 1600 et mort à Paris en 1624. Il aurait inspiré son nom de scène à Jean-Baptiste Poquelin.
  • Emiland Mathieu (1702-?), emboucheur (marchand fermier) de « Chaumont » au sein de la seigneurie d'Oyé, a popularisé la race charolaise et est devenu l'un des plus grands marchands de bestiaux du Brionnais[17].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Norbert Guinot, Petit glossaire d'Oyé, revue « Images de Saône-et-Loire » no 97 (), pp. 8-9.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Villages du Pays Charolais Brionnais - Saône-et-Loire, avec carte de la Saône-et-Loire indiquant les pays du Charolais-Brionnais, du Maconais-Clunisois, de l'Autunois - Morvan et de la Bresse Bourguignone.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Mario Rossi - Les noms de lieux du Brionnais-Charolais, page 130.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Père Christophe Lagrange, Histoire de cloches : l'art campanaire à partir de cloches en Saône-et-Loire, fascicule de 46 pages paru en novembre 2016.
  15. Centre international d'Études des Patrimoines culturels (C.E.P.) "Église d'Oyé" dépliant d'information mis à disposition dans l'église ; CEP Saint-Christophe-en-Brionnais
  16. Cette cloche du milieu du XVIIe siècle a pour inscription : U IHS MARIA SOLI DEO HONOR ET GLORIA SANCTE IOANNES ORA PRONOBIS IEAN DENYS PBRE CURE DOYE 1654. Source : page consacrée aux cloches de l'église d'Oyé mise en ligne sur Le blog de l'abbé Tof tenu par le père Christophe Lagrange, prêtre du diocèse d'Autun et membre de la Société française de campanologie (page consultable à l'adresse : http://www.cloches71.com/oye-eglise.html).
  17. « Généalogie des Familles en Pays Charolais-Brionnais par Lion d'Azur Genealogie », sur brionnais.com (consulté le ).