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Othon de Goritz
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Famille
Maison de Gorizia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Élisabeth de Tyrol
Conradin
Albert II de Gorízia-Tirol (d)
Henri de Görtz
Agnès de Tyrol (d)
Lluís de Gorízia-Tirol (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Eufémie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Élisabeth de Carinthie
Anna Korutanská (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Othon de Goritz, également appelé Othon III de Carinthie, né vers 1265 et mort le , membre de la maison de Goritz, fut duc de Carinthie et comte de Tyrol de 1295 à 1310.

Sommaire

OrigineModifier

 
Le blason des ducs de Carinthie.

Othon III est le fils aîné de Meinhard de Goritz et de son épouse Élisabeth de Wittelsbach, la fille aînée du duc Othon II de Bavière et veuve du roi Conrad IV de Hohenstaufen. Lors d'un partage des domaines des Goritz en 1271, son père avait avait reçu le Tyrol. Un fidèle partisan du roi Rodolphe Ier de Habsbourg en lutte avec Ottokar II de Bohême, Meinhard a été élevé au rang de prince en 1286 et reçut également le duché de Carinthie avec la marche de Carniole en fief impérial.

La sœur d'Othon, Élisabeth de Tyrol, épouse Albert Ier de Habsbourg, fils aîné et successeur du roi Rodolphe Ier. Après la mort de Meinhard, ses fils Othon, Louis et Henri de Goritz († 1335) héritent des domaines de leur père. Henri épouse plus tard Anne de Bohême, une héritière des Přemyslides et devient un court laps de temps roi de Bohême.

RègneModifier

 
Portrait du duc Othon au château d'Ambras.

Othon hérite d'un domaine bien organisé par son père qui a mis en place une administration efficace reposant sur des ministériels et créant au Tyrol un Raitbuch (livre de compte) tenu depuis 1280.

Othon conclu un traité afin de régler les litiges frontaliers avec son voisin l'évêché de Brixen (Bressanone), par lequel il établit le confluent de l'Adige er de l'Avisio comme frontière entre son comté de Tyrol et le territoire des princes-évêques. Les frères d' Othon, Louis et Henri de Goritz deviennent vogts (baillis) de l'évêché de Trente et ils ont consolidé leur influence dans le diocèse.

Albert Ier de Habsbourg, élu roi des Romains en 1298, lui accorde plusieurs droits de péage en Tyrol. Cependant la cour fastueuse d'Otto est un fardeau pour ses finances. Le fat le plus notable de sa politique économique est l'expansion et la pérennisation en 1305 de la forteresse de Gries-San Quirino (it), qui entre en compétition avec la cité centrale de Bozen (Bolzano) encore sous la juridiction des évêques de Trente.

Othon meurt en 1310 sans issue mâle. Comme ses frères Albert et Louis sont déjà morts respectivement en 1292 et 1305, il a comme successeur son seul frère survivant Henri de Goritz, roi de Bohême depuis 1307. Peu tard, Henri perdra son fief bohémien qui fut confisqué par le roi Henri VII de Luxembourg et passa à son fils Jean l’Aveugle.

Union et postéritéModifier

En 1297 Othon épouse Euphemia (vers 1278 – juin 1347) de la dynastie Piast, fille de Henri V le Gros, duc silésien à Legnica et de Wroclaw[1]. Ils ont quatre filles:

Notes et référencesModifier

  1. (de) Europäische Stammtafeln Vittorio Klostermann, Gmbh, Francfort-sur-le-Main, 2004 (ISBN 3465032926), Die Herzoge von Schlesien, in Liegnitz 1352-1596, und in Brieg 1532-1586 des Stammes der Piasten Volume III Tafel 10 et Die Herzoge von Liegnitz, Brieg und Wohlau 1586-1675 des Stammes der Piasten Tafel 11.

SourceModifier

  • Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, éditions Brill à Leyde 1889, réédition 1966, volume II, chapitre VI C 1. , et tableau généalogique n° 11 « Généalogie des comtes de Goritz et de Tyrol ».
  • (de) Wilhelm Baum: Die Grafen von Görz in der europäischen Politik des Mittelalters. Kitab-Verlag, Klagenfurt 2000, (ISBN 3-902005-04-1).
  • (de) Christoph Haidacher: Die Verwaltungsorganisation Meinhards II. und seiner Nachfolger; dans: Eines Fürsten Traum. Meinhard II. - Das Werden Tirols, Ausstellungskatalog, Schloss Tirol/Stams 1995