Othon II de Bavière

Othon II de Bavière dit « l'Illustre » en allemand der Erlauchte (né le à Kelheim † le à Landshut), est comte palatin du Rhin de 1227 à 1253, et duc de Bavière de 1231 à 1253.

Othon II de Bavière
Otto II Wittelsbach.jpg
Fonctions
Duc de Bavière
-
Comte palatin
Palatinat du Rhin
-
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Otto II. der ErlauchteVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Conjoint
Environ Agnès du Palatinat (environ depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Louis II de Bavière
Unknown von Kelheim (d)
Agnes von Bayern (d)
Élisabeth de Bavière
Henri XIII de Bavière
Sophie von Bayern (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Membre de la Maison de Wittelsbach, il est l'unique enfant de Louis Ier de Bavière et de Ludmilla de Bohême, veuve du comte Adalbert III de Bogen. Du premier mariage de sa mère, il a trois demi-frères.

 
Othon II et Agnès de Brunswick

Otto naît à Kelheim. A l'âge de 6 ans, il est fiancé à Agnès de Brunswick, fille d'Henri V de Brunswick, comte palatin du Rhin, et petite-fille du duc Henri le Lion et de Conrad de Hohenstaufen. Il l'épouse à 16 ans, en 1225 et ce mariage apporte aux Wittelsbach le Palatinat, possession qu'ils conserveront jusqu'en 1918. C'est aussi à cet héritage qu'est due l'apparition du lion comme symbole héraldique sur le blason de la Bavière et du Palatinat. En tant que compte palatin, Othon est également vicaire de l'empire et occupe une position clé dans l'élection du roi. En 1231, son père est assassiné sur le pont de Kelheim et il lui succède comme duc de Bavière.

Othon acquiert les riches régions de Bogen en 1240 et Andechs et Ortenburg en 1248, ce qui lui permet d'étendre son pouvoir sur la Bavière. Le comté de Bogen a pour armoiries un losange blanc et bleu qui devient celui de ses États.

En conflit avec le duc Frédéric II d'Autriche et son allié, le roi Henri, qui s'est rebellé contre son père, l'empereur Frédéric II, Othon occupe Wels en 1233 et doit même donner en otage son fils Louis. En 1234, Othon est à nouveau en guerre mais, cette fois, avec les villes de Salzbourg, Ratisbonne, Augsbourg, Tölz, Hohenburg et Freising, pour faire valoir ses droits féodaux. Sous l'influence du légat papal Albert de Behaim, Othon se rapproche de la papauté mais cela entraîne de nouvelles querelles avec les évêques proches de l'empereur et en 1238, il s'allie à la Bohême contre les Hohenstaufen.

Toutefois, des tensions croissantes avec le roi Venceslas Ier de Bohême, une méfiance à l'égard du futur anti-roi Henri Raspe IV et les invasions mongoles poussent Othon à finalement rallier l'empereur Frédéric II en 1241, dont le fils Conrad IV épouse la fille d'Othon, Élisabeth, en 1246, ce qui vaut à Othon l'excommunication par le pape Innocent IV. Sur ordre de l'empereur, à l'extinction des Babenberg en Autriche, Othon entreprend en 1246 de s'opposer aux prétentions d'Hermann VI de Bade, marié à Gertrude de Babenberg. Finalement, en 1248, l'empereur transfère l'administration de l'Autriche à Othon mais il ne peut l'y maintenir contre le fils de Venceslas, le futur roi Ottokar II de Bohème, qui s'installe à la tête du pays en 1251. En tant que comte palatin, Othon a également été longtemps en conflit avec l'archevêché de Mayence dans le conflit de Lorsch.

Avant de partir pour la Sicile à la mort de son père pour y recueillir son héritage, le roi Conrad IV confie à Othon la régence de l'empire lors d'une diète impériale à Augsbourg en , faisant d'Othon le dernier gouverneur impérial jamais nommé.

Fin , Othon meurt brutalement à Landhsut, alors qu'il est encore sous le coup de l'interdit ecclésiastique.

Comme ses ancêtres, il repose dans la crypte de l'abbaye bénédictine de Scheyern. Une plaque commémorative à son nom a été placée dans la Walhalla de Ratisbonne.

Sous le règne d'Othon, les régions possédées par les familles nobles éteintes des comtes de Bogen, des comtes d'Andechs et des Ortenburg sont passées sous le contrôle des Wittelsbach. Cependant, lorsque les comtes d'Andechs s'éteignent en la personne d'Othon de Méranie en 1248, le sud-ouest du pays ne revient pas à la Bavière mais tombe aux mains des comtes du Tyrol.

Mariage et descendanceModifier

Cinq enfants sont issus de son union avec Agnès de Brunswick :

Liens externesModifier