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Oiselay-et-Grachaux

commune française du département de la Haute-Saône

Oiselay-et-Grachaux
Oiselay-et-Grachaux
Façade de la fontaine-lavoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
Intercommunalité Communauté de communes du pays Riolais
Maire
Mandat
Christophe Ramseyer
2014-2020
Code postal 70700
Code commune 70393
Démographie
Population
municipale
423 hab. (2016 en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 20″ nord, 5° 56′ 03″ est
Altitude Min. 254 m
Max. 432 m
Superficie 22,99 km2
Localisation

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Oiselay-et-Grachaux est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Histoire[1]Modifier

Article détaillé : Le Tournoi de Chauvency.

Le site de Oiselay-et-Grachaux, la « colline aux oiseaux » fut occupée dès la préhistoire comme l'atteste la découverte d'une station néolithique. Dans l'antiquité, Oiselay était situé sur la voie romaine reliant Besançon à Langres. Jusqu'au XVIIIe siècle , le seigneur d'Oiselay régnait sur les alentours. Étienne II d'Oiselay , chef de la branche cadette de la maison de Bourgogne, fit élever un château fort en 1227 après J.C..

En 1285 après J.C., Étienne et Jean d'Oiselay se trouvent à Chauvency-le-Château en compagnie d'autres seigneurs bourguignons (Moncley, Faucogney, etc.) : ils sont les invités du comte de Chiny et participent aux fêtes, aux joutes et à la mêlée du tournoi qui s'y tint au mois d'octobre.

Lors de la Guerre de Dix Ans (1634-1644 après J.C), le vieux baron d'Oiselay, perd son jeune fils, montre que, malgré son âge, sa détermination reste intacte. Avec ses gens, il se retranche dans son château d'Oiselay et tient tête aux Reîtres qui dévastent le pays. Il a aussi obtenu la permission de lever des troupes dans la région d'Oricourt et dès 1634, une garnison d'une quarantaine d'hommes défend le château.

Louis XI et Louis XIV détruisirent cette importante place forte.il reste encore une tour sur le site ainsi que deux pans de murs éboulés.Il reste également quelques pierres ayant appartenu aux fenêtres ogivales de la chapelle du château.Le bourg d'Oiselay était protégé également par une muraille construite au XIVe siècle.

Par une charte d'affranchissement du 18 novembre 1429, Jean d'Oiselay autorisa quiconque à s'établir au village,moyennant une redevance dans les corvées du seigneur : d'où les noms de « grande corvée » et de « petite corvée » qui désignent encore les noms de deux rues du village à ce jour. La maison des Oiselatais subsista pendant cinq siècles. Elle s'éteignit au décès d'Hermonfray d'Oiselay, mort en 1634 sans héritier.

Le hameau de Grachaux faisait partie intégrante du Bourg car D'Hermonfray d'Oiselay s'était proclamé baron-seigneur de Grachaux, de Frasne,Fretigney, Gezier et Montarlot. L'ancienne église datant du XIIe siècle fut reconstruite en 1705 après J.C aux frais des habitants. Devant l'église actuelle, l'on voit une très belle croix assez bien conservée. Elle provient de la chapelle du château, seul vestige connu à ce jour de cet édifice. Grachaux fut rattaché à Oiselay en 1807 après J.C..

La commune de Oiselay, constituée lors de la Révolution française, a absorbé en 1807 celle de Grachaux, et porte depuis son nom actuel Oiselay-et-Grachaux[2].

Politique et administrationModifier

 
Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes du Pays Riolais.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Gy[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté de communes du Pays riolais, créée le .

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2008 André Laroche    
mai 2008[4] En cours
(au 10 mai 2016)
Christophe Ramseyer   Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 423 habitants[Note 1], en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
658792704718775870734807832
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
731720685655619606601610550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
537502479418389338305324324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
319332326362371381393398423
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église d'Oiselay.
  • Église paroissiale de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste (reconstruite début XVIIIe siècle sur base médiévale XIIIe siècle) : plan en croix latine ; trois vaisseaux ; voûte d'arêtes ; nombreuses peintures, sculptures[9],[10].
  • Fontaine-lavoir (XIXe siècle) : bassin ; borne fontaine ; pierre de taille ; colonnes[11].
  • Nombreuses maisons et fermes anciennes[12].
  • Croix de chemin du XIXe siècle[13].
  • Mairie-école, du XIXe siècle[14].
  • Ruines du château-fort édifié au XIe siècle ou au XIIIe siècle, détruit au XVe siècle par les armées de Louis XI et démantelé par Louis XIV au XVIIe siècle[15].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à la bande vivrée d'argent.
Détails
Armoiries des chevaliers de la Maison d'Oiselay (voir armorial du Tournoi de Chauvency).  
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Tourisme à Oiselay et Grachaux: lien vers le site de l'Office de Tourisme au Pays des 7 Rivières: www.tourisme7rivieres.fr

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Archives de la commune de Oiselay-et-Grachaux
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Les maires de Oiselay-et-Grachaux », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 29 octobre 2016).
  4. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, publiée le 23 janvier 2013, consultée le 18 juillet 2013
  5. « Liste des maires de la Haute-Saône » [PDF], Liste des maires de la Haute-Saône et des présidents de communautés de communes, Préfecture de la Haute-Saône, (consulté le 26 octobre 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « L'église de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste », notice no PA70000079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « L'église paroissiale de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste », notice no IA00016296, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Le lavoir », notice no IA00016298, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « maisons et fermes », notice no IA00016293, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « La croix de chemin », notice no IA00016301, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « La mairie-école », notice no IA00016295, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Le château fort », notice no IA00016294, base Mérimée, ministère français de la Culture.