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Noyers-Saint-Martin

commune française du département de l'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Noyers et Saint-Martin.

Noyers-Saint-Martin
Noyers-Saint-Martin
La mairie, avant son extension de 2019
Blason de Noyers-Saint-Martin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Jacques Teinielle
2014-2020
Code postal 60480
Code commune 60470
Démographie
Gentilé Nucériens, Nucériennes
Population
municipale
834 hab. (2016 en augmentation de 8,31 % par rapport à 2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 13″ nord, 2° 15′ 46″ est
Altitude Min. 118 m
Max. 179 m
Superficie 13,27 km2
Localisation

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Noyers-Saint-Martin
Liens
Site web http://www.noyers-saint-martin.fr

Noyers-Saint-Martin est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Nucériens et les Nucériennes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Noyers-Saint-Martin est un bourg rural picard du beauvaisis situé sur la route Froissy - Clermont (RD 151), aisément accessible depuis l'ex-RN 1 (actuelle RD 1001), situé à 21 km au nord-est de Beauvais et à 38 km au sud d'Amiens.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
La gare du chemin de fer secondaire

Des monnaies gauloises ont été retrouvées en 1838 à la ferme de Gouy[1],[2].

Non loin de la voie romaine reliant Beauvais à Paillart par Vendeuil-Caply qui traversait l'emplacement de ce qui allai devenir le village[3], ont été retrouvées des médailles de César Auguste et de Néron, en or[1].

Au Moyen-Âge existait un château fort, qui a été démoli en 1662[4].

Le bourg a été desservi par la ligne Estrées-Saint-Denis - Froissy - Crèvecœur-le-Grand, chemin de fer secondaire qui circula de 1891 à 1961, à la suite d'expropriations intervenues en 1890[5]. On ne voit plus de traces de cette ligne dans la commune.

Une base des transmissions de l'armée de l'air existait dans la commune. Après sa désaffectation, son site abrite le cimetière militaire soviétique de Noyers-Saint-Martin[6].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Froissy[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Just-en-Chaussée.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[8], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[9], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[10].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[11], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [12].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1837   Antoine Stanislas Peaucellier    
janvier 1839   Florentin Budin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[14] 2014 Jean-Paul Matrot   Chef d'entreprise[15]
mars 2014[16] En cours
(au 16 octobre 2019)
Jacques Teinielle    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2016, la commune comptait 834 habitants[Note 1], en augmentation de 8,31 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
759740795808850834818730761
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
728703656649635627583574579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
578591566577553576561513595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
566593604589657709734738769
2016 - - - - - - - -
834--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 19,3 %).
Pyramide des âges à Noyers-Saint-Martin en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
0,8 
3,8 
75 à 89 ans
6,3 
12,2 
60 à 74 ans
12,2 
23,8 
45 à 59 ans
21,5 
23,5 
30 à 44 ans
21,5 
14,1 
15 à 29 ans
14,9 
21,9 
0 à 14 ans
22,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

ÉquipementsModifier

 
L'école.
 
Le bureau de poste.

La mairie a été aggrandie, réaménagée et rendue accessible aux personnes handicapiées à l'automne 2019, pour un coût de 190 742 , dont une partie proviennent du Département et de l'État[22].

En 2019, la commune dispose d'un bureau de poste[23].

ÉconomieModifier

 
L'usine Matrot en 2016.

Matrot Équipements, qui produit des pulvérisateurs pour l'agriculture, employait en 2013 environ 170 salariés, ce qui en faisait la principale entreprise du canton de Froissy[24]. Sa fermeture est prévue en 2020/2021 dans le cadre d'un plan social plus vaste au sein du groupe Exel industries, maison mère de l'entreprise[25],[26].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Cimetière militaire soviétique
À la fin des années 1970, l’État décida de créer une Nécropole nationale de l'Armée rouge à Noyers-Saint-Martin, qui regroupe les corps des soldats tués en France pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu'alors éparpillés en différents endroits de France, .
Chaque année, un hommage est rendu à ces soldats par les ambassades de Russie, de Biélorussie, du Kazakhstan et des autres républiques de l'ex-URSS [27],[28].
  • Église Saint-Martin[29]
L'église Saint-Martin est un édifice datant du XVIe siècle et remanié au XVIIIe siècle.
Elle contient un maître-autel du XVIIIe siècle et un Saint-Antoine avec son cochon.
À l’extérieur est conservée l’ancienne cuve baptismale en pierre – très dégradée – du XIIe siècle.
  • Muches
Souterrains-refuges ou muches, redécouverts en 1750 : taillés dans la craie et comportant 240 cellules. La seule ouverture retrouvée aboutit sur la petite place de l'église, descendant par une galerie raide, sous une voûte dont l'entrée est murée, le reste étant creusé dans le roc et réalisés sur un plan en forme de croix. Les chambres ont une hauteur comprise entre un et 1,70 m, une largeur moyenne de 1,8 m et une profondeur comprise entre 3 et 5 mètres[1]. Ils ont été condamnés par mesure de sécurité.
  • Autres lieux

Personnalités liées à la communeModifier

 
Plaque dédiée à Jean Fayol.

Le lieutenant du 28e régiment d'infanterie Jean Fayol, né le 13 novembre 1912 à Paris dans le 16e arrondissement, ingénieur des arts et manufactures, est « tombé glorieusement pour la France » le 9 juin 1940 lors de la Bataille de France à Noyers-Saint-Martin à l'âge de 28 ans.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Parti : au 1) burelé ondé d'argent et d'azur de 16 pièces, mantelé d'argent au noyer arraché au naturel posé sur la pointe du mantel, au 2) coupé au I d'argent aux trois lionceaux de gueules et au II d'azur aux trois fleurs de lys d'or.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Albert Delavenne, Une commune du Beauvaisis : Noyers-saint-Martin racontée à ses habitants, Saint-Quentin, Impr. générale, , 172 p..

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b et c Emmanuel Woillez, Répertoire Archéologique du Département de l'Oise, Paris, Imprimerie Impériale, , 216 p. (lire en ligne), p. 89, disponible sur Gallica
  2. Emile Cartailhac, Dictionnaire archéologique de la Gaule : époque celtique, t. II, Paris, Imprimerie nationale, , 785 p. (lire en ligne), p. 306, disponible sur Gallica.
  3. Louis Graves, Notice archéologique sur le département de l'Oise : comprenant la liste des monumens de l'époque celtique, de l'époque gallo-romaine et du moyen âge qui subsistent dans l'étendue du pays, Beauvais, Librairie Achille Desjardins, , 236 p. (lire en ligne), p. 100-101, disponible sur Gallica.
  4. Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France : contenant la statistique et la description complète des quatre-vingt-six départements, orné de 740 vignettes et portraits gravés sur acier, de quatre-vingt-six cartes de départements et d'une grande carte routière de la France, t. II, Paris, Firmin Didot, (lire en ligne), p. 31, disponible sur Gallica.
  5. « Etude de Me E. Caillard, avoué à Clermont-(Oise) : Expropriation pour cause d'utilité publique. Chemin de fer d'intérêt local d'Estrées-St-Denis à Froissy, arrondissement de Clermont. Convocation devant le jury pour la fixation des indemnités », (consulté le 20 octobre 2019), disponible sur Gallica.
  6. « Noyers-Saint-Martin : hommage aux victimes soviétiques », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  9. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  10. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  11. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  12. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  13. « Les maires de Noyers-Saint-Martin », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 20 octobre 2019).
  14. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Le bonhomme picard du 26 mars 2008
  15. Adeline Daboval, « L'industriel Jean-Paul Matrot relaxé », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 24
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Évolution et structure de la population à Noyers-Saint-Martin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  22. Sylvue Godin, « Saluée par les administrés - Une mairie devenue une vraie maison commune : Les travaux d'agrandissement de la mairie ont été inaugurés samedi. Ils offrent plus de confort aux élus et un accieuil accru aux administrés », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3572,‎ , p. 20.
  23. « La factrice de Noyers-Saint-Martin est aussi guichetière : Cela fait un an que Delphine Baillou est à la fois factrice et guichetière à la poste de Noyers-Saint-Martin. Ce double poste existe depuis 2015 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2019).
  24. Aurélien Tournier, « 35 à 40 emplois menacés à Matrot Équipements », Le Courrier picard, édition Beauvais et sa région,‎ (lire en ligne).
  25. Juliette Duclos, « Noyers-Saint-Martin : « On va se retrouver sans emploi » : Spécialisée dans la fabrication de pulvérisateurs agricoles, l’usine d’Hardi France va fermer d’ici juillet 2021. Une cinquantaine de postes vont être supprimés », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2019).
  26. uliette Duclos, « Oise : 18 000 euros d’indemnités pour les 52 salariés licenciés de l’usine Matrot : Ce mercredi, un accord a été conclu entre la direction et les 52 salariés de l’usine basée à Noyers-Saint-Martin, dont la fermeture est prévue en juillet 2020 », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2019).
  27. « Hommage aux victimes soviétiques au cimetière de Noyers-Saint-Martin », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  28. « En souvenir des soldats soviétiques : Hommage a été rendu, en présence des ambassadeurs de Russie, de Biélorussie, du Kazakhstan et des autres républiques de l'ex-URSS, aux soldats soviétiques morts durant la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, Israël était représenté », Le Courrier picard, édition Clermont, Plateau picard,‎ (lire en ligne).
  29. Dominique Vermand, « Noyers-Saint-Martin, église Saint-Martin », Diocèse de Beauvais, sur Eglises de l'Oise - Art roman et gothique, (consulté le 20 octobre 2019).