Rouvroy-les-Merles

commune française du département de l'Oise

Rouvroy-les-Merles
Rouvroy-les-Merles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise Picarde
Maire
Mandat
Maurice Meulin
2020-2026
Code postal 60120
Code commune 60555
Démographie
Gentilé Rouvroysiens, Rouvroysiennes
Population
municipale
54 hab. (2017 en augmentation de 12,5 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 55″ nord, 2° 21′ 31″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 113 m
Superficie 4,06 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Just-en-Chaussée
Législatives Première circonscription
Localisation
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Rouvroy-les-Merles
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Rouvroy-les-Merles
Liens
Site web http://www.rouvroy-les-merles.fr/

Rouvroy-les-Merles est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. C'est l'une des moins peuplées du département[1].

Ses habitants sont appelés les Rouvroysiens et les Rouvroysiennes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Rouvroy-les-Merles est un village rural picard du département de l'Oise, limitrophe de celui de la Somme, situé à 15 km à l'ouest de Montdidier, 33 km au nord-est de Beauvais et 28 km au sud d'Amiens.

Il est aisément accessible par l'ancienne RN 30 (actuelle RD 930).

La ligne de Paris-Nord à Lille traverse le territoire communal, mais la gare la plus proche est celle de Breteuil-Embranchement, desservie par des trains TER Hauts-de-France, qui effectuent des missions entre les gares de Paris-Nord et Amiens.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Rouvroy-les-Merles
Paillart Folleville
Somme
Quiry-le-Sec
Somme
Breteuil   Rocquencourt
Tartigny

HydrographieModifier

La commune est drainée par la rivière de Rouvroy , sous-affluent du fleuve côtier la Somme par la Noye et l'Avre.

ToponymieModifier

Rouvroy devraitt son nom au chêne rouvre[1], qui y était sans doute fréquent.

HistoireModifier

La commune, institué lors de la Révolution française a fugacement absorbé entre 1825 et 1833 celle de Tartigny[2].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Breteuil[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de Saint-Just-en-Chaussée.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3], le préfet de l'Oise a publié en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[4], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[5].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[6], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [7].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989[8] 2014 Michel Guilluy[1]   Agriculteur
2014 En cours
(au 22 janvier 2020[9])
Maurice Meulin   Agent de maîtrise à l'UTD de Saint-Just

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2017, la commune comptait 54 habitants[Note 1], en augmentation de 12,5 % par rapport à 2012 (Oise : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
96116127107111142166181166
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
14894111161135147144150147
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
93128127138180183178166224
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017
2059873564572475554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (11,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (59,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 59,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 54,6 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 4,8 %, plus de 60 ans = 12 %) ;
  • 40,9 % de femmes (0 à 14 ans = 38 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 10,4 %, plus de 60 ans = 10,4 %).
Pyramide des âges à Rouvroy-les-Merles en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
2,4 
75 à 89 ans
6,9 
9,6 
60 à 74 ans
3,5 
4,8 
45 à 59 ans
10,4 
16,7 
30 à 44 ans
20,7 
54,6 
15 à 29 ans
20,5 
12,0 
0 à 14 ans
38,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

EnseignementModifier

Les enfants de la commune sont scolariés à l'école de Paillart[15].

Le village disposait d'un centre de formation professionnelle agricole[1], fermé depuis 2009 à la suite de sérieux problèmes financiers. Cette structure a été acquise par l'association Terre de liens qui y a facilité l'implantation de deux fermiers-boulangers[16].

AssociationsModifier

L'association Repères[17], installée à Rouvroy-les-Merles, a pu récupérer un imposant télescope, le plus grand télescope de France à appartenir à une association d'astronomes amateurs[18],[19]

Manifestations culturelles et festivitésModifier

En , 300 lycéens de France se sont réunis à Rouvroy-les-Merles à l'initiative du mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) autour d'animations, de jeux, de concerts et de réflexions sur le monde et la société[20].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Ancien prieuré Saint-Nicolas de Merle : il s'agit des restes du prieuré de l'abbaye Notre-Dame de Breteuil. L'édifice a été transformé avant 1927[21] en ferme-école de l'Assistance publique[22]. Le centre de formation agricole a fermé en 2009 à la suite de sérieux problèmes financiers, et le corps de ferme ainsi que 17 hectares de terrain ont été vendus par le département à l'association Terre de Liens en vue de l'installation de Edwin et Ewan Delasalle, deux frères fermiers-boulangers[23]. Le reste du domaine agricole a été cédé par le département à la SAFER en 2012[24].
    Reconstruit en brique, il abrite une chapelle.
  • Église Saint-Nicolas : le chœur, en pierre est plus élevé que la nef, en brique. Le clocher est couvert d'ardoise[25].
  • Chapelle, dans le cimetière attenant au prieuré de Merle.
  • Croix, à l'angle de la rue de Breteuil et du château.
  • Monument aux morts.
  • Trois arbres matérialisent la méridienne verte[1].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Jean-Luc Rechsteiner, « Rouvroy, la secrète », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2020) « Michel Guilluy, maire depuis 1989, a succédé à sa mère qui avait administré la commune pendant quarante-deux ans. ».
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  5. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  6. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  7. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  8. « Les derniers vœux du Sivom », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Michel Guilluy, élu de Rouvroy-les-Merles depuis 1989 et maire durant 25 ans (médaille d'argent), cède sa place ».
  9. « Maurice Meulin brigue une second mandat », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3585,‎ , p. 11 « Maurice Meulin, 60 ans, a fait deux mandats comme premier adjoint et un mandat comme conseiller municipal avant d'être élu maire il y a six ans ».
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. « Évolution et structure de la population à Rouvroy-les-Merles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  15. « Écoles », sur http://www.rouvroy-les-merles.fr (consulté le 7 février 2020).
  16. P. C., « Rouvroy-les-Merles : les fermiers-boulangers n’auront pas à déménager », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2020).
  17. [www.reperes-astro.fr Site de l'association Repères].
  18. « Le plus gros télescope amateur de France est à Rouvroy-les-Merles : Bernard Christophe, un passionné d’astronomie, a fait don à Repères de son télescope « maison ». », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2020).
  19. Vincent Gautronneau, « Rouvroy-les-Merles : un télescope géant pour faire découvrir les étoiles : Après avoir remis en état cet impressionnant équipement, les membres de l’association Repères veulent faire découvrir les étoiles au plus grand nombre. », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2020).
  20. « Rouvroy-les-Merles : 300 jeunes lycéens refont le monde », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  21. « Dans la région parisienne », Le Petit Parisien : journal quotidien du soir,‎ , p. 3 (lire en ligne) « Le conseil général s'est réuni à la préfecture en session extraordinaire. Il a décidé l'agrandissement de la ferme-école de Rouvroy-les-Merles, la construction d'un hôpital sanatorium à Beauvais pour tuberculeux, la création d'une école ménagère et d'une colonie de vacances pour fillettes dans les anciennes casernes de cavalerie de Noyon » sur Gallica.
  22. Jacques Dumont de Montroy, Les Bazin du Mesnil-Saint-Firmin et leurs œuvres : : l'orphelinat du Mesnil, la ferme-école de Rouvroy-les-Merles, 1823-1995, Chez l'auteur, , 71 p..
  23. P. C., « Rouvroy-les-Merles : les fermiers-boulangers n’auront pas à déménager », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. Ilham Hajji-Fiacre, « L’association Handi aide en colère après le département », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « En 1853, Gabriel Boniface Bazin, un riche entrepreneur de la région, crée un orphelinat et une « colonie agricole » qu’il offre en donation à une congrégation religieuse qui s’engage en contrepartie à poursuivre son « œuvre d’assistance ». Après la loi sur la séparation des biens de l’Église et de l’État, le département hérite de l’œuvre de bienfaisance qu’il s’engage aussi à poursuivre. Pourtant, en 2009, après la fermeture du centre de formation agricole, le conseil général se lance dans la création d’un Centre européen de recherches sur les technologies de l’environnement et de la sécurité (Certes), abandonné dès ses débuts, en raison de « partenaires défaillants ». Aujourd’hui, à peine propriétaire, la Safer annonce à son tour une rétrocession des terrains, ainsi que des bâtiments, à « un projet local et agricole, comme le veut sa mission ».
  25. Dominique Vermand, « Rouvroy-les-Merles, église Saint-Nicolas », Diocèse : Beauvais, Églises de l'Oise - Art roman et gothique, (consulté le 7 février 2020).
  26. « Rouvroy-les-Merles a son site internet », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3410,‎ , p. 19.