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Nieul-sur-Mer

commune française du département de la Charente-Maritime
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nieul (homonymie).

Nieul-sur-Mer
Nieul-sur-Mer
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Lagord
Intercommunalité Communauté d'agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
Henri Lambert
2014-2020
Code postal 17137
Code commune 17264
Démographie
Gentilé Nieulais
Population
municipale
5 767 hab. (2016 en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011)
Densité 526 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 27″ nord, 1° 09′ 45″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 34 m
Superficie 10,96 km2
Localisation

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Nieul-sur-Mer

Nieul-sur-Mer est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Nieulais et les Nieulaises[1].

Ville littorale située dans la première couronne de l'aire urbaine de La Rochelle, Nieul-sur-Mer est étroitement associée à la communauté d'agglomération de La Rochelle dont elle tire en grande partie profit.

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Faisant partie du nord-ouest de la Charente-Maritime, face à l'île de Ré, Nieul-sur-Mer a toujours appartenu à l'ancienne province de l'Aunis dont La Rochelle était la capitale historique.

Sur un plan plus général, Nieul-sur-Mer est située à l'extrême nord du Sud-Ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

La ville est située au nord de l'agglomération rochelaise, dont le développement de ces dernières années tend à la souder de manière continue.

Hameaux et lieux-ditsModifier

Outre le bourg, la commune comprend le village de Lauzières, à vocation ostréicole et mytilicole, et une partie du village du Payaud, partagé avec les communes de Puilboreau et, dans une moindre mesure, Lagord.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Nieul-sur-Mer[3]
Marsilly
Océan Atlantique   Saint-Xandre
L'Houmeau Lagord Puilboreau

ToponymieModifier

Il s'agit d'un composé dont les deux parties sont d'origine gauloise : novio- (« nouveau ») et -ialo (« clairière »), mais plus tard -ialo prend aussi le sens d'« habitation », « village »[réf. nécessaire].
Nieul est donc une « nouvelle clairière » ou plus simplement un « nouveau village ».

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1871 février 1872 Alexandre Chauvet    
février 1872 décembre 1874 Jean Jacques Lemoine    
décembre 1874 mai 1888 François Fleury    
mai 1888 janvier 1893 Théodore Druaud    
janvier 1893 15 mai 1904 Jules Prunier    
mai 1904 décembre 1919 Auguste Cossevin    
décembre 1919 juin 1930 Gustave Moreau    
juin 1930 janvier 1969 Gabriel Chobelet Rad. Capitaine de frégate de réserve
janvier 1969 mars 1971 Maurice André    
mars 1971 mars 1977 Étienne Bizière    
mars 1977 décembre 1991 Roger Guillon    
décembre 1991 mars 2001 Alain Devaud[4] PS Instituteur
mars 2001 mars 2008 Yves Rousseau PS  
mars 2008 En cours Henri Lambert PRG Retraité
3e vice-président de la CA de La Rochelle
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

En 2012, elle fait partie des 18 villes de Charente-Maritime à compter plus de 5 000 habitants et se classe au 14e rang avant Puilboreau et juste après Châtelaillon-Plage.

L'Insee l'a catégorisée comme commune urbaine au recensement de 1982.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 5 767 habitants[Note 2], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0671 0151 1741 2601 3131 4041 4751 5491 517
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4631 5161 5011 3861 4001 4111 4451 3511 311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2591 2481 2561 1761 2221 2591 2391 2401 509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5741 7632 5814 0574 9575 6415 6085 6005 712
2016 - - - - - - - -
5 767--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Équipements et servicesModifier

Services de la santéModifier

Nieul-sur-Mer dispose d'un certain nombre de services dans les secteurs médical et paramédical[9] qui se sont développés grâce à sa proximité de l'agglomération de La Rochelle et à croissance démographique.

Les services médicaux

La commune possède trois cabinets médicaux dont un situé dans le gros village de Lauzières, en bordure du Pertuis breton, et deux cabinets en soins dentaires dont un au village de Lauzières.

Nieul-sur-Mer ne dispose d'aucun médecin spécialiste, les habitants vont habituellement consulter ceux installés à La Rochelle.

De même, la commune n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM qui dépend de La Rochelle pour ce type de prestation[Note 3].

Le Centre hospitalier le plus proche est celui de La Rochelle, situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest, offrant une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital du département de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Nieul-sur-Mer est équipée de trois centres en soins infirmiers, de deux cabinets de kinésithérapie, d'un cabinet de pédicure-podologue et d'un cabinet d'orthophoniste. La ville ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à La Rochelle[Note 4].

À cela s'ajoute deux pharmacies, une parapharmacie et un opticien-lunettier.

Concernant les services d'urgence médicale, la commune dépend du centre principal de secours de La Rochelle.

Par ailleurs, Nieul-sur-Mer dispose d'une clinique vétérinaire.

Vie localeModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

  • Vestiges du prieuré de Sermaize qui aurait été fondé au XIIe sièclepar le roi Henri II Plantagenêt. Complètement pillé pendant la guerre de Cent Ans, le monastère ne jouit pas longtemps de sa prospérité. En 1568, il est abandonné par les religieux et en 1689 transformé en distillerie. C'est la société d’Histoire et d’Archéologie de l’Aunis qui en 1990, réalise des travaux de défrichage et de nettoyage du site. La grange comporte au sud une porte du XIIIe siècle et au nord une autre porte et deux enfeus. Ils ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 18 février 1925[10].
  • Église Saint-Philbert du XVe siècle dont le clocher qui a survécu aux guerres de religion a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 23 février 1925[11]. Ce clocher est un donjon quadrangulaire presque aveugle faisant penser à une construction pour un usage plus militaire que religieux[12]. L'église presque ruinée en 1641 reste, un siècle plus tard « ni voûtée, ni lambrissée ». Elle est agrandie au XIXe siècle, avec la création d’un bras de transept sud, en symétrie avec le bras nord.

Patrimoine civilModifier

  • Ancien domaine du Portail est un manoir datant du XVe siècle dont l'entrée fortifiée et le mur de clôture ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 5 août 1920[13]. On peut voir le porche d’entrée de style gothique, une porte cochère surmontée d’un gâble en accolade orné de choux, une ancienne bretèche et quelques créneaux. À noter aussi, les pinacles et les armoiries. En 1885, la commune fait l'acquisition du domaine qui accueille l'école des filles jusqu'au milieu du XXe siècle[14].
  • Le ruisseau le Gô. Nommé « Raoul » aux XVIIe et XVIIIe siècles, le Gô traverse toute la ville. On y faisait macérer le chanvre afin d'utiliser ses fibres pour la confection de cordages et de textiles[14].
  • L'œil de bac. Dans des maisons traditionnelles, une ouverture laisse apparaître un « œil de bac » supposé apporter de la lumière dans la cuisine.
  • Le pigeonnier.
  • Ancien véhicule des sapeurs-pompiers de Nieul-sur-Mer.
  • la Borderie du Gô, ancienne maison d’armateurs (Garesché , Bardet ...) XVIIEME

Patrimoine environnementalModifier

 
Le port du Plomb.
  • Le parc Léonce-Vieljeux, avec un bassin et un étang, actuellement en pré-inventaire des jardins remarquables.
  • Le port du Plomb, port ostréïcole et de plaisance, partagé avec la commune de L'Houmeau.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Paul-Émile Lafontaine (1829-1886), officier de marine et auteur d'un ouvrage sur son voyage dans le Pacifique, Campagne des mers du sud, est né à Nieul-sur-Mer le 16 avril 1829 ;
  • Gaston Balande (1880-1971), peintre très attaché à la Charente-Maritime et en particulier à Lauzières, où il posséda longtemps une maison, est enterré au cimetière de Nieul-sur-Mer ;
  • Gabriel Charlopeau (1889-1967), peintre paysagiste, s'installe à Nieul-sur-Mer en 1920 et y décède ;
  • Georges Simenon (1903-1989) y a acheté une maison en 1938 et y passa les années de la Seconde Guerre Mondiale avec sa première épouse Régine Renchon, dite Tigy. Après leur divorce, la maison fut cédée à Tigy, qui l'occupa jusqu'à la fin de sa vie. Une rue porte le nom de l'écrivain dans le village ;
  • Nicole Avril (1939- ), écrivaine, a toutes sortes d'attaches familiales et de souvenirs à Nieul-sur-Mer, qu'elle évoque souvent dans ses livres. La Disgrâce s'y déroule entièrement, dans la propriété de la Prée-aux-Bœufs.
  • Catherine Lépront -(1951-2012)-, écrivaine -(le tour du domaine - des gens du monde)-, prix Goncourt de la Nouvelle 1992 et prix Louis Guilloux 2004, y a vécu dans les années 1980 au Val Hureau.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Nieul-sur-Mer comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois Grand Ouest français.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  4. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

RéférencesModifier

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Alain Devaud, l’ancien maire, est décédé », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Site de l'annuaire de la santé
  10. « Vestiges du prieuré de Sermaize », notice no PA00104832, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Église de Nieul-sur-Mer », notice no PA00104831, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. L'architecture gothique en Saintonge et en Aunis, Yves Blomme, éditions Bordessoules, (ISBN 2-903504-33-4)
  13. « L'ancien domaine du Portail », notice no PA00104830, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b Panneau d'information de la « 2e pause » dans la ville.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • NIEUL-sur-Mer : par Françoise Lafon Vice-présidente de la Société d'Archéologie et d'Histoire de l'Aunis., vol. Publication de la société d'archéologie et d'histoire de l’Aunis n°25, , 43 p.

Liens externesModifier

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