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BiographieModifier

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Né dans une famille originaire de Haute-Marne depuis plusieurs générations, Max-Firmin Leclerc abandonne ses études en 1942 et entre à la SNCF où se réfugient des jeunes gens en âge d’être réquisitionnés par l’occupant allemand comme travailleurs en Allemagne. Il commence à écrire. Après la Libération, en 1944, il s’engage au 5e régiment de génie où il aura pour mission de reconstruire des ponts ferroviaires en Alsace, puis en Allemagne dans la zone d’occupation française.

Démobilisé, il retourne à la SNCF en juillet 1946 et publie ses premiers recueils sous le pseudonyme de Max de Saint-Dizier. En 1950, il est secrétaire général de la Société des écrivains et artistes du peuple qui publie la revue Faubourgs 50. Il y tient de mai 1950 à novembre 1951 une rubrique intitulée « Le Médaillon » où il fait le portrait d’écrivains ou d’artistes tels que Louis Guillaume, Pierre Boujut, Maurice Montet, Philéas Lebesgue ou Wilfrid Lucas. Il démissionne, jugeant que le mouvement s’oriente vers la politique.

En 1951, il reçoit le premier prix de Poésie libérée du premier concours organisé par l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français (UAICF)[1], société où il rencontre d’autres écrivains. En résultera, en 1952, la création de l’Association des écrivains cheminots, avec pour président d’honneur Maurice Genevoix[2]. Parmi les membres figurent entre autres Jean Drouillet, Jean Verdure, Henri Vincenot. Max Leclerc en est le secrétaire général. Le quotidien L’Aurore commence à publier régulièrement ses contes[3].

En 1954, il reçoit le prix de poésie Enguerrand-Homps pour son recueil de poèmes Le Cap des trente[4], qui restera inédit jusqu’en 2011. C’est à cette période qu’il s'oriente vers la réalisation télévisuelle. Il commence ses études de télévision au Centre d’études de radio-télévision de la Radiodiffusion-télévision française (RTF), où il a notamment André Vigneau pour professeur. En 1958, il est nommé réalisateur à la direction régionale de Marseille, avant de revenir à Paris en 1962. La RTF devient ORTF en 1964, et il y poursuit sa carrière jusqu'à son éclatement en 1975.

Sa mise à l'écart lui inspire son roman-pamphlet La République du mépris. En retraite, il a vécu sur la commune de Durfort, en Ariège, de 1974 à 1988, puis à Perpignan où il décédera en janvier 2014, ses cendres ont été dispersées sur un bosquet qu’il possèdait à Oudincourt[5].

Œuvre littéraireModifier

Sous le pseudonyme de Max de Saint-Dizier
  • 1946 : Au hasard de la Guerre (poésie), Les Cahiers poétiques français, Paris
  • 1947 : Allemagne occupée (poésie), Les Cahiers poétiques français, Paris
Sous le nom de Max Leclerc
  • 1948 : Boutons poétiques (poésie), éditions France-Poésie, Paris
  • 1950 : Pour apprivoiser la colombe (poésie), La Tour de feu, Jarnac
  • 1957 : « Télévision, art du XXe siècle » (thèse de fin d'études), Photo-Cinéma et Le Photographe, éditions Paul Montel
  • 1975 : La République du mépris (roman-pamphlet), éd. la Pensée universelle
  • Divers contes publiés dans L'Aurore
Sous le nom de Max-Firmin Leclerc

En 2010, les éditions du Masque d'or rééditent La République du mépris sous le titre La République du mépris ou le Cimetière des crabes, qui reçoit le 2e prix du roman au Grand prix roussillonnais des écrivains 2011.

En 2011 paraît son recueil de poèmes Le Cap des Trente qui reçoit le Grand prix de poésie Wilfrid-Lucas 2011 de la Société des poètes et artistes de France (SPAF).

La même année, il publie un roman, Le Démon de vingt-trois heures, qui reçoit en avril 2012 le prix « Goutte d'encre » de l'association Regards de Nevers, suivi en septembre 2012 du Grand Prix et du 1er prix du roman au Grand prix roussillonnais des écrivains 2012.

En 2013, il publie un recueil de poésie, Le Cap des nonante, préfacé par Abraham Vincent Vigilant, président de la SPAF.

FilmographieModifier

À Marseille (1958-1962)
  • Escale au soleil, émission culturelle hebdomadaire diffusée en direct le samedi de 13h30 à 14h30 sur la Provence, la Côte d'Azur et la Corse et présentant les écrivains, comédiens, chanteurs et musiciens de passage à Marseille.
  • Dimanche en France, émission culturelle hebdomadaire diffusée nationalement le dimanche de 12h30 à 13h :
    • « Les beaux soirs du music-hall marseillais » avec Raf Vallone et Georges Brassens (4 janvier 1959)
    • « Sel » (1er février 1959)
    • « Midi de Pâques - Pâques au midi » (29 mars 1959)
    • « Marseille, capitale Allauch » (13 septembre 1959)
    • « Alpilles fidèles au Mage » avec Marie Mauron (31 janvier 1960)
    • « Amour courtois en Provence romane » (27 mars 1960)
    • « Le voyage de Touna » (8 mai 1960)
    • « Amis d'hier et d'aujourd'hui » avec Lilian Harvey et Caroline Otero (29 mai 1960)
    • « Sur les chemins de l'ocre » (24 juillet 1960)
    • « Trente siècles d'un étang » (16 octobre 1960)
    • « Flâneries sur la Côte en hiver » (18 décembre 1960)
    • « Sourires du Roussillon » (19 février 1961)
    • « Mon village à l'accent corse » (30 avril 1961)
    • « Romaine, romane, mistralienne » avec Claire Motte, Attilio Labis, Lucien Clergue (3 septembre 1961)
    • « Bon voyage, Monsieur troubadour » (19 novembre 1961)
    • « Provence et Piémont » avec Michèle Arnaud, Hélène Martin et Daniel Sorano (17 décembre 1961)
    • « Une nouvelle géographie de la Provence » avec Yves Brayer et Bernard Buffet (11 février 1962)
    • « Une rose pour Cannes » avec Jean-Gabriel Domergue (23 avril 1962)
    • « Visa pour les vacances » avec Annie Cordy, Luis Mariano et Isabelle Aubret (1er juillet 1962)
À Paris (1962-1974)

BibliographieModifier

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Palmarès », Notre Métier no 320, 29 octobre 1951 ; « Quand les lauréats ressemblent à leurs œuvres » no 327, 17 décembre 1951.
  2. Cette association existe toujours sous le nom de Cercle littéraire des écrivains cheminots (association Étienne-Cattin) et publie la revue Le Dévorant.
  3. « Le passé est mort » (28 janvier 1954), « La réponse du Bon Dieu » (10 avril 1954), « Vivre en paix » (30 juillet 1954).
  4. « Le rémois Yves Gibeau a remis le prix Enguerrand-Homps au bragard Max Lelerc », L'Union, édition de Reims, 1er novembre 1954.
  5. « LECLERC Max-Firmin (1923-2014) », sur ecrivains-haute-marne.com (consulté le 24 juin 2019)

Liens externesModifier