Philéas Lebesgue

poète, romancier, auteur dramatique et linguiste français

Philéas Lebesgue, né le à La Neuville-Vault près de Beauvais (Oise), mort le dans le même lieu, est un écrivain français à la fois poète, romancier, essayiste, traducteur et critique littéraire au Mercure de France. Fils de cultivateurs, il reprend la direction de la ferme familiale après le décès de son père, en 1908. Dès lors, il exerce parallèlement une carrière littéraire originale qui le fait parfois voyager au Portugal, en Grèce et en Yougoslavie, les trois pays dont il suit l'actualité littéraire au Mercure.

Philéas Lebesgue
Image dans Infobox.
Philéas Lebesgue, à Beauvais, dans les années 1905-1910.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Philéas Ernest LebesgueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Académie des provinces françaises (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

BiographieModifier

 
Lettre de Philéas Lebesgue écrite en anglais à un libraire le
 
Philéas Lebesgue vers 1925
 
Philéas Lebesgue, chez lui, le

Par sa thèse Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde de 1890 à 1958 (université Paris-Nanterre, 2003), François Beauvy a révélé la vie et l’œuvre méconnues de Philéas Lebesgue.

Dès sa petite enfance, le jeune Philéas peut emprunter librement des ouvrages d'auteurs des XVIIIe et XIXe siècles dans la bibliothèque de son père qui n'est pas un paysan "ordinaire" et aime s'isoler pour lire. Cultivateurs relativement aisés, ses parents le mettent en pension au collège de Beauvais à la rentrée de 1882. Il y étudie le latin, l'anglais et le grec ancien. Il quitte cet établissement à 16 ans pour cause de maladie. Durant sa convalescence, il commence l'apprentissage d'autres langues et écrit des poèmes[1].

À la fin de sa vie, il comprend au minimum 16 langues étrangères. Il ne les parle pas forcément couramment mais peut les lire et en écrit certaines. En 1951, interrogé et enregistré, dans une école, sur le nombre de langues qu'il a étudiées, il répond modestement : " Ô ! entre les étudier et les posséder, il y a une rude distance. Enfin, j'arrivais à déchiffrer une lettre qu'on pouvait m'écrire dans la plupart des langues de l'Europe[2]. " Ces langues sont l'allemand, l'anglais, le danois, l'espagnol, le galicien, le gallois, le grec, l'italien, le norvégien, le polonais, le portugais, le roumain, le russe, le serbo-croate, le slovène et le tchèque[3]. On peut le rapprocher en cela d'Armand Robin. Il faut ajouter le sanscrit, l'ancien français et trois langues régionales de France : le breton, le provençal et la langue de son village, le picard[4].

S'impliquant dans la vie locale, il est maire de La Neuville-Vault de 1908 à 1947.

Activités littérairesModifier

Dès 1896, Philéas Lebesgue devient rédacteur au Mercure de France, prestigieuse revue internationale que dirige Alfred Vallette. Il est alors le chroniqueur des "Lettres portugaises" et le restera jusqu'en 1951. Il tient momentanément, en 1897, les "Lettres norvégiennes". À partir de 1899, il rédige les "Lettres néo-grecques" puis les "Lettres yougoslaves" à partir de 1917[5]. Il est l'un des rares critiques à découvrir et apprécier le grand poète portugais Pessoa, en 1913[6].

Il collabore à des revues de langues étrangères, notamment, Arte (Coimbra, 1895-1896), Ave Azul (Coimbra, 1899-1900), A Águia (Porto, 1910-1932), O Mundo (Lisbonne, 1915), Atlântida (Lisbonne, 1917) ; Panathénées (Athènes, 1910), Periodikon nios (Le Pirée, 1900) ; La Vos (Madrid, 1923). En relation de 1920 à 1950 avec la femme de lettres galicienne Francisca Herrera y Garrido, il publie des poèmes dans la revue galléguiste Nós[7].

Philéas Lebesgue s'est constitué un important réseau d'amis écrivains, artistes et hommes politiques par l'intermédiaire du Mercure de France et des ambassades. Dans les vingt-cinq mille lettres reçues de ses correspondants français et étrangers apparaissent les noms des Français Claude Aveline, Georges Duhamel, Édouard Dujardin, Émile Guillaumin, Pierre Jean Jouve, qui prendra ses distances, Louis Pergaud, Henri Pourrat, René Maran (Martiniquais, prix Goncourt 1921), Émile Verhaeren, le Russe Constantin Balmont, l'Italien F. T. Marinetti, le Lituanien Oscar V. de L.-Milosz, le Grec Ángelos Sikelianós, le Serbe Milan Voukassovitch, les Portugais Theophilo Braga, Bernardino Machado et Manuel Teixeira Gomes (qui furent tous trois présidents de la République du Portugal), ainsi que le journaliste, homme de lettres et grand médiateur culturel, Xavier de Carvalho (1861-1919). Sur l'invitation de plusieurs d'entre eux, Philéas Lebesgue donne des conférences au Portugal, en Yougoslavie, en Grèce, en Belgique. Des confrères français l'invitent en Bretagne, en Alsace et dans le Midi[8].

À partir de 1926, Philéas Lebesgue préside l'Académie des Dix de province et la Société des écrivains de province, avec lesquelles il tente de regrouper les écrivains régionaux, coloniaux et étrangers francophones[9].

Poète symboliste à ses débuts, Philéas Lebesgue écrit en vers traditionnels et vers libres. Certains poèmes sont en prose. Ses sujets de prédilection sont la Femme, la vie à la campagne, le machinisme agricole, le celtisme et l'ésotérisme, l'histoire, les souvenirs de ses voyages. Il a également écrit sur la Grande Guerre, l'aviation, la ville moderne. Ce sont cependant les poèmes sur la nature et le travail de la terre qui prévalent dans son œuvre poétique (et romanesque), parce qu'il est, précise-t-il, "inspiré par le milieu où [il] a fixé sa vie[10]". Il « écrivait une poésie à la versification traditionnelle ou libérée, évoquant souvent les paysages de son pays de Bray[11]. »

Romancier, nouvelliste, dramaturge, auteur de chansons, tout à la fois parolier et compositeur, il met en musique l'un de ses meilleurs ouvrages, Les Chansons de Margot (1926)[12].

Les romans de Philéas Lebesgue sont moins connus que ses poèmes et ses chansons. Le Sang de l'Autre est une histoire d'amour dramatique qui se déroule au XVe siècle dans une atmosphère de légende moyenâgeuse. Destin - Journal d'une femme narre les amours tragiques d'une jeune femme et de son amant auxquels est révélée une proche parenté qu'ils ignoraient. La Nuit rouge montre le dilemme vécu par un séminariste amoureux d'une jeune fille. Le Roman de Ganelon, en réhabilitant celui qui passait pour un traître, s'inspire partiellement de l'affaire Dreyfus mais à une autre époque et dans un contexte différent. Les charbons du foyer - Roman familier, et Kalokori - Roman crétois sont deux autres romans aux amours impossibles. Tous ces romans se déroulent en Beauvaisis, à l'exception de Kalokori dont l'action a lieu sur l'île de Crète. Il faut faire une place à part au roman de science-fiction, très original, Outre-Terre, au sous titre Aventures dans l'invisible, sorte de conte alchimique[13].

Celtisme et ésotérismeModifier

Philéas Lebesgue reste toute sa vie en quête de tradition celtique. En 1892, il reçoit le second prix de poésie de langue bretonne au concours de la revue L'Hermine et devient barde breton. Le , sur le dolmen de la Table des Marchands de Locmariaquer, il est proclamé druide d'honneur du Gorsedd des bardes de Bretagne en présence de ses amis grands druides, également poètes, Yves Berthou et François Jaffrennou, devant deux mille spectateurs. En 1933, après intronisation officielle au Pays de Galle, il accepte d'être le « Grand Druide des Gaules », autorité spirituelle du "Collège bardique des Gaules" fondé par l'éditeur de musique Jacques Heugel qui l'a sollicité pour remplir cette fonction spirituelle. Ce collège cesse définitivement ses activités en 1939. Par ailleurs, l'ésotérisme, qui rejoint parfois le druidisme, apparaît dans la poésie de Philéas Lebesgue et notamment dans l'un des ses romans, Outre-Terre, avec le sous-titre Aventures dans l'invisible, ouvrage de science-fiction ésotérique et philosophique. L'ésotérisme de Philéas Lebesgue, avant tout poétique, rejoint celui de son ami Oscar Milosz, poète d'origine lituanienne[14].

La Société des Amis de Philéas LebesgueModifier

 
François Beauvy (Société des Amis de Philéas Lebesgue) dirige une visite publique de la maison de Philéas Lebesgue, le .

Elle est fondée en 1930, du vivant de Philéas Lebesgue, par Camille Belliard et Alphonse-Marius Gossez, enseignants. Le but de l'association est alors de faire connaître la vie et l'œuvre de l'écrivain. Depuis 1985, il est aussi de sauvegarder sa maison et son patrimoine littéraire. L'association a un président d'honneur à sa fondation, l'académicien Henri de Régnier, puis l'académicien Georges Duhamel après 1936. La Seconde Guerre mondiale interdit toute activité. En 1949, André Matrat, jeune instituteur, fait la connaissance de Philéas Lebesgue à La Neuville-Vault. Il contribue, après C. Belliard et A.-M. Gossez, à faire connaître Philéas Lebesgue dans le monde scolaire, fait rééditer un choix de huit cents des mille six cents poèmes de Philéas Lebesgue, sous le titre Œuvres poétiques (Méru, Ed. du Thelle, 1950-1952, 1500 p. en 3 tomes). Dans les années 1960-1970, Marcel Caloin dirige l'association. De 1985 à 1996, André Matrat reprend la présidence. François Beauvy, entré dans l'association à l'âge de 21 ans en 1965, après avoir exercé la fonction de vice-président à partir de 1985, est élu président à l'unanimité en 1997 en remplacement d'André Matrat souffrant. André Matrat avait fonde, en 1986, le Bulletin de la Société des Amis de Philéas Lebesgue. En 1997, François Beauvy reprend cette publication avec le titre Bulletin des Amis de Philéas Lebesgue et publie un numéro annuel. Il donne des conférences et ouvre la maison du poète à la visite.

Récompenses et décorationsModifier

 
Buste de Philéas Lebesgue par Jacques Gestalder boulevard du Général de Gaulle à Beauvais

HommagesModifier

  • Buste de Philéas Lebesgue par Jacques Gestalder, boulevard du Général de Gaulle à Beauvais
  • Buste de Philéas Lebesgue par Jean Terzieff, à La Neuville-Vault
  • Une école et un square portent son nom à Beauvais, une autre à Compiègne, le collège de Marseille-en-Beauvaisis, une rue à Amiens, à Therdonne (Oise), à La Neuville-Vault : rue principale allant de la mairie à la maison du poète.

ŒuvresModifier

37 recueils de poèmes de 12 à 205 pages, 18 romans, contes et drames, 13 essais ou ouvrages de philologie et d'histoire, 21 traductions (seul ou en collaboration, principalement avec Manoël Gahisto, pseudonyme de Paul Coolen), dont 3 de l'ancien français, 2 du breton, 3 de l'espagnol, 3 du néo-grec, 7 du portugais et 3 du serbo-croate[15].

PoésieModifier

  • Décidément, 1889.
  • Folles Verveines, 1903.
  • Le Buisson ardent, Seiches-sur-le-Loir, éd. Henry Cormeau, 1910, réédité en 1988, 161 p.
  • Les Servitudes, Paris, éd. du Mercure de France, 1913, 169 p.
  • Le Char de Djaggernath (poèmes et poèmes en prose), 1917.
  • La Grande pitié (2e série des « Servitudes »), Paris, éd. Sansot, 1920, 116 p.
  • La Bûche dans l'âtre, Paris, éd. Chiberre, 1923, 143 p.
  • Les Chansons de Margot, Amiens, éd. Edgar Malfère, 1926, réédité en 1991, 205 p.
  • Fenêtres sur le monde, éd. Eugène Figuière, 1927.
  • Présages, Paris, éd. André Delpeuch, 1928, 104 p. (Prix Jean Moréas en 1929).
  • Triptolème ébloui, Paris, éd. de la Revue des Poètes, Librairie Académique Perrin, 1930, 171 p.
  • Campagne de France, Liger Belair, 1932.
  • Les Miroirs du temple, Heugel, 1933.
  • Le Jardin des ombres, La Caravelle, 1934.
  • À la recherche des Dieux, Les Éditions provinciales, 1935.
  • La Corbeille du soir, hors commerce, 1937.
  • Six chansons, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1937.
  • Huit chansons scolaires, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1937.
  • Marche de l'Île de France (musique de Lignet), La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1937.
  • Paquerettes, poèmes pour enfants, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1938.
  • Le Miracle de la vie, L'Amitié par le livre, 1938.
  • L'Arbre des prés, Le Bélier, 1938.
  • Celui qui parle bas, Le Bélier, 1938.
  • Arc en ciel, poèmes in memoriam, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1938, 100 p.
  • Les Tisons en fleur, Bibliothèque de Paristocratie, 1940.
  • Sur le mode ancien, hors commerce, 1941.
  • Chants des enfants de France, écoles de chorales, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1943.
  • Sur les pas du soleil, Paris, éd. Jean-Renard, 1944, 93 p.
  • Le Chant national de l'empire français (musique de R. Carlier), La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1944.
  • Ma cueille des quatre saisons, Poèmes rustiques 1943-1944, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1944, 56 p.
  • Pour que les enfants deviennent sages, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1944.
  • L'Herbier d'Amour. Poèmes en musique 1925-1945, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1945.
  • Le Nid dans les épines, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1946.
  • Cathédrales de France, Chapître III de la geste gauloise, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1948.

AnthologiesModifier

  • Florilège poétique, choix de poèmes et de chansons à l'usage des enfants, lettre-préface de Ferdinand Buisson, illustrations de P. Orzoni, Les Primaires, Paris, 1933, 229 p.
  • Florilège de poésie rustique, choix et avant-propos de Marcel Lebarbier. bois gravés de Jean Chièze, L'Amitié par le livre, 1942.
  • Nouveau florilège poétique, précédé d'un hommage de Georges Bouquet et d'un poème de Pierre Menanteau, illustrations de J.L. Lemoine, L'Amitié par le livre, 1967.

Une anthologie regroupant 800 poèmes sur 1600, choisis par André Matrat, a été publiée sous le titre Œuvres poétiques en 3 volumes de 450 p. chacun. Méru, Ed. du Thelle, 1950-1952.

Tragédies et dramesModifier

  • La Ville assiégée ou la légende de Jeanne Hachette, mystère dramatique en trois épisodes, calligraphie des titres René Biet, frontispice de Roger Bréval, René Biet, 60 exemplaires, 1922, 64 p.
  • Dieu et démon, drame lyrique, 1939.
  • La Tragédie du Grand Ferré, trilogie dramatique en vers, Paris, éd. des Libraires associés, 1892, 204 p.
  • Thomas Becket, tragédie en vers, 1942, inédit
  • Philippe de Dreux, tragédie en vers, 1943, inédit
  • Le Rachat de Prométhée, poème dramatique, Vieux-Condé (Nord), éd. Le Sol clair, 1947, 32 p.

Littérature picardeModifier

  • Nos Tayons, poèmes en patois, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1937.
  • Les Picards, poèmes en patois, La Chapelle-aux-Pots, calligraphe René Biet, 1938.
  • Ein acoutant l'cloque de l'Toussaint, Rédriyes picardes, Grandvilliers, Imp. de l'Hebdomadaire picard, 1939, 46 p.
  • Poèmes et contes brayons, contes dispersés dans des revues de 1892 à 1949 ou inédits, rassemblés, commentés avec traduction par François Beauvy, publication posthume, Beauvais, Centre départemental de documentation pédagogique, coll. Eklitra, 1986, 85 p.
  • Grammaire picard-brayonne, présentée par René Debrie et François Beauvy, publication posthume, Amiens, Centre d'études picardes, 1984, 63 p.

Romans et nouvellesModifier

  • Le Sang de l'autre, Paris, Société d'éditions littéraires, 1901, réédité en 1949 et en 1967, en 2010 par les éditions Le Trotteur ailé, 313 p.
  • Destin, journal d'une femme, 1re édition sous le titre Les Feuilles de rose- Journal d'une femme en 1903, Paris, éd. Charles, rééditions en 1904, 1934, 1990, 220 p.
  • La Nuit rouge, Paris, éd. Sansot, 1905, 2e édition traduite en espagnol par César A. Comet (La Noche roja), Madrid, Editorial-America, 1925, réédité en français en 1946 et 1987
  • Le Roman de Ganelon, Paris, Ed. Edward Sansot, 1906, 251 p.
  • Les Charbons du foyer, roman familier épistolaire, Paris, éd. de La Phalange, 1909.
  • Outre-Terre, aventures dans l'invisible, roman de science-fiction, Paris, Ed. de La Phalange, 1909, 80 p., 2e édition publiée en espagnol, traduit par Cesar A. Comet (Mas alla de la Tierra) Madrid, Editorial-America. 1925.
  • Kalochori, roman crétois, Paris, éd. Eugène Figuière, 1928, réédité en 1969, 252 p.
  • Les quatre fils Aymon, avec Alphonse Marius Gossez, bois gravés de Germaine Chénin-Moselly, Paris: Librairie Gedalge, 1929, 275 p.
  • Eugamistès, avec deux dessins originaux de Marie-Louise Gossez, Paris et Bordeaux : les éditions Provinciales, 1931. cahier n° 2 des Amis de Philéas Lebesgue. 102 p.
  • Terre picarde, trois nouvelles, Grandvilliers, éd. du Bonhomme picard, 1950. 2e édition: Cuise-la-Motte, Ed. du trotteur ailé, 2008, 95 p.

EssaisModifier

  • Les Lois de la parole, essai de synthèse phonétique, Beauvais, Imprimerie du Moniteur de l'Oise, 1899, 16 p.
  • L'Au-delà des grammaires, Essai de prosodie générale, Paris, Éditions Sansot, 1904, 314 p. (rééd. dans Mes semailles)
  • Aux fenêtres de France, Essai sur la formation du goût français, Paris, Éditions Sansot, 1906, 93 p. ; réédité en 1934 (rééd. dans Mes semailles)
  • La Grèce littéraire d'aujourd'hui, Paris, Éditions Sansot, 1906, 84 p.
  • Le Pèlerinage à Babel, voyage d'un indigène de Counani à la recherche de la langue parfaite, Paris, Éditions Sansot, 1912, 167 p.
  • Six lais d'Amour : Lanval, le Chèvrefeuille, Eliduc, Guigemar, Le Laustic, Yonec de Marie de France, modernisés en regard de l'original avec une notice historique sur l'auteur et ses ouvrages, Paris, E. Sansot et Cie, 1913.
  • La République portugaise Le sentiment national - Les ouvriers de l'ère moderne - La République vivante, Paris, Éditions Sansot, 1914, 387 p.
  • Les chants féminins serbes, commentaire critique et traduction de Philéas Lebesgue, préf. Miodrag Ibrovać, Paris, E. Sansot , 1920.
  • La Pensée de Rabindranath Tagore, Bruxelles, Éditions de La Nervie, 1927, 35 p., réédité dans le Bulletin des Amis de Philéas Lebesgue, no 37, 2003.
  • L'Héritage intellectuel de Virgile au Portugal et en France, Coïmbre, éd. Institut français au Portugal, 1932, 30 p.
  • « La Musique primitive dans ses rapports avec la poésie lyrique », dans la revue L'Âge nouveau, .

RecueilModifier

  • Mes semailles, Blainville-sur-Mer (Manche), L'Amitié par le livre, 1955, 365 p.
    Il s'agit d'un recueil de chapitres de L'Au-delà des grammaires, Aux fenêtres de France et Paroles devant le soleil, choisis par Camille Belliard, avec le poème « Mes semailles » qui donne son titre au recueil et le poème « L'homme total » qui le conclut.

Traductions avec commentaires critiquesModifier

ArticlesModifier

Publications d'articles dans des revues et journaux. Contributions dans plus de 200 publications, la principale étant le Mercure de France

  • Philéas Lebesgue écrit quelque 500 chroniques dans le Mercure de France, de 1896 à 1951 où il tient "Les Lettres portugaises", momentanément "Les Lettres norvégiennes", puis "Les Lettres néo-grecques" et "les Lettres yougoslaves", ce qui l'oblige à de fréquents déplacements à Paris.
  • Éditoriaux dans La République de l'Oise : 330, de à , puis 93 dans L'Oise libérée de à .

Notes et référencesModifier

  1. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde de 1890 à 1958 (thèse), Tillé-Beauvais, Awen, , 674 p. (ISBN 2-909030-01-6), p. 9-34, Introduction.
  2. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 13, Introduction.
  3. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 581, VIe partie, La tribune du Mercure de France pour le découvreur.
  4. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), page 581 (note), Conclusion.
  5. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 401-430, Ve partie, chapitre II, Philéas Lebesgue rédacteur au Mercure de France.
  6. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), page 463, Ve partie, Les revues internationales et le Mercure de France.
  7. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), Journaux et revues auxquels Philéas Lebesgue a collaboré et années de collaboration, pages 651-656.
  8. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 431-467, Ve partie, chapitre III, Philéas Lebesgue et ses confrères du Mercure de France.
  9. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 60-104, Ière partie, chapitre II, L'Académie de province, et chapitre III, L'amorce d'une "francophonie".
  10. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 16, Introduction.
  11. Jacques Charpentreau et Georges Jean, Dictionnaire des poètes et de la poésie, coll. « folio junior en poésie », Gallimard, 1983.
  12. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 305-331, IVe partie - Les arts et la poésie, chapitre II, la musique - Quand les poèmes sont des chansons.
  13. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 18-20, Introduction.
  14. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 105-188, IIe partie, Celtisme et ésotérisme.
  15. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants (thèse), p. 656-661, Oeuvres de Philéas Lebesgue.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Par ordre chronologique.

  • P.-M. Gahisto, Au cœur des provinces, Philéas Lebesgue, Roubaix, éd. du Beffroy, 1908, 80 p.
  • Philéas Lebesgue (contributions de A. Van Bever, Xavier de Carvalho, Paul Cordier, Henri Cormeau, Frantz Funck-Brentano, A.-M. Gossez, Miodrag Ibrovac, Tristan Klingsor, Marcel Lebarbier, Camille Le Mercier d'Erm, Roger Pillet, Georges Polti, Han Ryner, Sotíris Skípis, Maurice Wullens et Francis Yard), no  de la revue Les Humbles, Paris, 1918
  • A.-M. Gossez, La Pensée de Philéas Lebesgue, éd. La Maison des jeunes, 1924
  • A.-M. Gossez, Philéas Lebesgue, éd. Sansot, coll. « Les Célébrités d'aujourd'hui », Paris, 1924, 32 p.
  • Philéas Lebesgue, no  de la revue Les Primaires, Paris, 1926
  • Philéas Lebesgue, no  de la revue Poésie, Paris, 1930
  • Philéas Lebesgue, no  de la revue La Nervie, Bruxelles, 1931
  • (de) Helmut Striegler, Philéas Lebesgue, Ein Dichter der Pikardie, Université de Leipzig, "Inaugural-Dissertation", 1934 (Étude publiée en 1935 en Allemagne).
  • Roger Berrou, Philéas Lebesgue, Le Paysan de l'Univers, dans le tome 1 des Œuvres poétiques, 1950, 131 p., réédité par la Société des amis de Philéas Lebesgue, 1996.  
  • Pierre Garnier, Philéas Lebesgue, Poète de Picardie, Grandvilliers et Amiens, imp. Sinet, coll. Eklitra, 1967, 43 p.  
  • Gisèle Le Crocq, Philéas Lebesgue et la Grèce, mémoire de Diplôme, Faculté des lettres et sciences humaines d'Aix-en-Provence, 1967-1968, 163 p. dactylographiées. Réédité dans le Bulletin des Amis de Philéas Lebesgue (no 38 de 2004 au no 42 de 2008).
  • André Camus, Jean Dubillet et Pierre Garnier, Le centenaire de Philéas Lebesgue, Eklitra, Amiens, 1969, 35 p.
  • Philéas Lebesgue, Penseur de l'an deux mille, revue Atlantis no 250, janvier- (contributions de Philéas Lebesgue, Eugène Canseliet, Robert Hollier, Camille Belliard, Paul Bouchet, Paulette Delamaire, Ioan Dionysios, Marcel Monpeezat, Hervé Rougier, Louis Simon et Jacques d'Arès)
  • François Beauvy, Le Paysage dans l'œuvre poétique de Philéas Lebesgue, mémoire de DEA, Université de Picardie-Jules Verne, 1994, publié en 1995 par la Société des Amis de Philéas Lebesgue, 150 pages.  
  • (es) Anton Figueroa, Lecturas alleas - Sobre das relacions con outras literaturas, Santiago de Compostele, éd. Gotelo blanco, 1996, 155 p. (Publié en Espagne, traite de la correspondance de Philéas Lebesgue avec les écrivains de langue galicienne).
  • (pt) Claudio Veiga, Um Brasilianista francês - Philéas Lebesgue, Rio de Janeiro, éd. Topbooks, 1998, 185 p. (Publié au Brésil).
  • François Beauvy, rubrique sur Philéas Lebesgue, dans le Dictionnaire de biographie française, Paris, éd. Letouzey et Ané, tome XX, fascicule 115, 2003.  
  • François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde, thèse de doctorat, Université de Paris X - Nanterre, 2003, publiée en 2004, Beauvais, éd. Awen, 674 p. et 16 p. hors-texte de Philéas Lebesgue et ses confrères. (ISBN 2-909030-01-6).  

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Article en ligne
  • Emilie Audigier, « Pudeur et liberté chez le traducteur Philéas Lebesgue », Universidade Federal de Santa Catarina, 2012 [lire en ligne]
Émission radiophonique

Liens externesModifier