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Marie Désiré Pierre Bataille

militaire français
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Marie Désiré Pierre Amédée Victor Bataille, né à Floressas le et mort pour la France le au col du Bonhomme, est un militaire français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Officier général francais 2 etoiles.svg Marie Désiré Bataille
Naissance
Floressas, Lot, France
Décès (à 51 ans)
Col du Bonhomme, Vosges, France
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie de marine
Grade Général de brigade
Années de service 1882-1914
Commandement chef d'État-Major des troupes en Indochine
41e division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur commandeur de la Légion d'honneur

Sommaire

BiographieModifier

Marie Désiré Pierre Amédée Victor Bataille, fils de Louis, notaire à Frayssinet-le-Gélat, et de Mélanie Latheze[1], naît à Floressas, (Lot), le 26 novembre 1862. Il est élève à Saint-Cyr de 1880 à 1882 promotion des Kroumirs. Il en sort sous-lieutenant dans l'infanterie de marine le . Sa carrière se passera essentiellement dans les colonies. Nommé lieutenant le 20 octobre 1884, il sert au Tonkin, comme officier de tirailleurs tonkinois. Le 20 Octobre 1884, il est grièvement blessé au combat de Lam au Tonkin. Il reçoit le grade de chevalier de la Légion d'Honneur le 28 décembre 1884. Il est nommé capitaine le 3/11/1887. Le 18 septembre 1896, il est nommé chef de bataillon, puis lieutenant-colonel le 11 décembre 1899, il est nommé officier d'ordonnance du Président de la République, et fait officier de la Légion d'honneur le 30 décembre 1900.

sa carrière se passe essentiellement dans les colonies. Chef d'État-Major des troupes en Indochine ;

commandant de la 81e brigade[2] d'infanterie à Remiremont Vosges de 1912 à .

Le 3 septembre 1914, il prend le commandement de la 41e division d'infanterie, déjà engagée à partir du 7 août dans la bataille d'Alsace et les combats dans la région de Mulhouse. Il doit se replier à l’est de Rougemont-le-Château et reprend l’offensive vers Mulhouse au combat de Dornach du 14 au 24 août, repli le 24, vers la région de Munster, puis vers celle de Gérardmer avant de reprendre l’offensive en septembre vers Anould et attaquer les hauteurs au nord d'Anould et de Fraize avec de violents combats au col de Mandray où les Allemands avaient incendié l'église, et le col des Journaux. Il ne voit pas la fin de l’opération et l’enlèvement des cols car il est tué à l’ennemi d'un éclat d'obus le 8 septembre 1914 au col du Bonhomme, sur la route de Fraize qui permet de passer de la vallée de la Meurthe à la vallée de la Weiss, ainsi que le capitaine Jacques Couilleaud, d’autres "Morts pour la France" s’ajoutent dans les jours qui précèdent et qui suivent et que l’on retrouve sur une stèle mortuaire à Remiremont. Un des premiers généraux tués au front (les généraux : Léon Raffenel et Rondony étaient tombés le 22 août, Diou le 23, Deffontaine le 26, Louis Victor Plessier le 27 et Roques le 6 septembre et Battesti le 29 septembre[réf. nécessaire]). Il est remplacé par le général Bolgert.

Première Guerre mondialeModifier

Il participe aux opérations de couverture sur la crête des Vosges, entre le col de la Schlucht et le col de Bussang et à la bataille d'Alsace à partir du , particulièrement aux combats de Mulhouse. Commandant la 41e division d'infanterie au col du Bonhomme [3], le général Bataille est tué le 8 septembre 1914[4]. Une stèle commémorative est toujours en place[5].

Initialement inhumé le au cimetière de Remiremont, il reçoit une sépulture définitive dans son village natal de Floressas le .

DistinctionsModifier

Ses nombreuses décorations ont été offertes par sa famille au Musée de l’Armée des Invalides en 1920. Citation à l'ordre de l'armée :

« Apprenant que nos positions étaient violemment bombardées par l'artillerie de gros calibre de l'ennemi, il considéra comme le plus sacré de ses devoirs de se rendre compte de la situation et encourager les défenseurs par sa présence, s'il était nécessaire. C'est au moment où, au milieu des chasseurs des 28e et 30e bataillons, il donnait ses instructions avec le sang froid et le mépris du danger qui lui étaient habituels, qu'il fut mortellement frappé par les éclats d'un projectile. Il a aussi donné jusqu'à sa dernière heure l'exemple de sa bravoure et des plus belles qualités militaires. »

— Général Dubail,

  Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (une citation à l'ordre de l'armée).   Officier de l’instruction publique.
4 : Off du Mérite Agricole, 5 : Médaille du Tonkin, 6 : Médaille Coloniale avec agrafe « Tonkin », 7 : Médaille de Chine. 8 : Ordre du Muniseraphon du Cambodge, 9 : Off. de l’Ordre Royal du Cambodge, 10 : Médaille du Cambodge du roi Norodom 1er, 11 : Comm. de l’ordre du Nicham Iftikhar de Tunisie, 12 : Off de l’ordre du Nichan-el-Anour le 06 07 1901. 13 : Off. de l’ordre du Dragon d’Annam, 14 Chev. de l’ordre d’Alexandre de Bulgarie, 15 : GC de l’ordre de l’épée de Suède. 16 : Off. de l’ordre du Lion et du Soleil de Perse. 17 : GC de l’ordre de Saint Stanislas de Russie, 18 : Chevalier de Sainte Anne de Russie, 19 Chev. de l’ordre de l’Éléphant du Siam, plus un certain nombre d'autres décorations étrangères

SourcesModifier

Base Léonore de la Légion d'honneur.

Notes et référencesModifier

  1. http://www.chateaudechambert.com/fr/estate/history.html
  2. La 81e brigade d'infanterie est composée du 152e RI de Langres, du 5e BCP de Besançon et du 15e BCP de Montbéliard).
  3. Journal de marches et des opérations (JMO) de la 41e DI, cote SHD 26 N 340/1, ministère français de la Défense.
  4. attestation de mort pour la France sur le site mémoires des hommes
  5. Le capitaine Jacques Couilleaud est tué par le même obus. Les cinq autres officiers inscrits sur le monument de Plainfaing ont été tués dans les jours précédant ou suivant le décès du général Bataille. Le capitaine Henri Valentin a été tué le 22 septembre 1914 ; le lieutenant Gratien Alloix, le 7 septembre 1914 ; le lieutenant Maurice Roy, le 2 septembre 1914 ; le lieutenant Joseph Gonthier, le 4 septembre 1914 et le lieutenant Pierre Simon, le 3 septembre 1914.
  6. Notice de la base Leonore

Voir aussiModifier