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Louis Victor Plessier

général français

Officier général francais 2 etoiles.svg Louis Victor Plessier
Naissance
Provins
Décès (à 58 ans)
Lyon
Mort au combat
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1874-1914
Commandement 88e brigade d'infanterie
Conflits Guerre franco-chinoise
Première Guerre mondiale
Faits d'armes 2e bataille de Mulhouse
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze
Hommages Nom d'un boulevard à Provins
Nom d’une rue à Lyon

Louis Victor Plessier (ProvinsLyon), est un officier général français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

BiographieModifier

Né à Provins en Seine-et-Marne, il est le fils d'un avocat-avoué, Louis-François Plessier et de Victoire Fourreau[1].

Il se marie à Provins, le avec Alice Thérèse Marie Amélie Dumant[2]. De cette union naissent trois enfants.

Carrière militaireModifier

Louis Victor Plessier intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1874 (promotion de la Grande Promotion)[3]. En 1876, il en sort 355e sur 395 élèves et intègre l'infanterie. Il est nommé sous-lieutenant du 96e régiment d'infanterie de ligne (RI). Il passe lieutenant au 121e RI en .

En 1884, il rejoint le 3e régiment d'infanterie de marine (RIMa), et mène campagne au Tonkin, en Cochinchine et au Cambodge entre 1884 et 1886. Il est blessé par arme à feu, le , au cours d'une mission de reconnaissane à Ancong (Cambodge). Nommé capitaine en 1886, il intègre le 27e RI en , puis rejoint le 152e RI en . Le capitaine Plessier prend le commandement du 2e bataillon du 1er régiment étanger détaché au Tonkin de 1889 à 1892. En , il rejoint le 51e RI à Beauvais. Promu chef de bataillon le , il est affecté au 160e RI à Toul jusqu'en 1902. Lieutenant-colonel, il est affecté le au 91e RI et prend le commandement du 1er groupe d'infanterie de forteresse de Verdun. Colonel, il commande le 130e RI à Mayenne.

Le , il est promu général de brigade et gouverneur militaire adjoint de Lyon et sa région.

Première Guerre mondialeModifier

Le , le général Plessier est mobilisé à la tête de la 88e brigade d'infanterie (BI)[4] au sein de l'armée d'Alsace.

Composante de la 44e division d'infanterie, la 88e BI comprend le 97e régiment d'infanterie et le 159e régiment d'infanterie et forme l’infanterie alpine engagée lors de la bataille des Frontières en Haute-Alsace.

Au cours de la 2e bataille de Mulhouse, Plessier est grièvement blessé le lors de l’assaut sur la colline Auf dem Berg, dans le bois de Wittersdorf (Reichsland Elsaß-Lothringen)[5].

Il est cité à l'ordre de l'armée :

« Grièvement blessé en conduisant ses troupes au combat. »

Évacué, Louis Victor Plessier meurt le (à 58 ans) à l'hôpital militaire Desgenettes de Lyon[6].

Reconnu « mort pour la France »[7], il est enterré à Provins[8].

Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1891, il est promu commandeur de l’ordre le pour prendre rang au [9].

DécorationsModifier

Décorations françaisesModifier

  Commandeur de la Légion d'honneur (décret du 16 mars 1915 - à titre posthume).
  Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (une citation à l'ordre de l'armée).
  Médaille commémorative de l'expédition du Tonkin.

Décorations étrangèresModifier

  Chevalier de l'Ordre royal du Cambodge (1887).
  Chevalier du Dragon d'Annam (1892).

PostéritéModifier

 
Monument à la mémoire du général Plessier à Zillisheim.

Le général Plessier est présenté comme le premier officier général français mort au champ d'honneur. De fait, blessé le , il meurt après quatre autres généraux tués avant le [10].

Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'Hôtel des Invalides de Paris[11].

À Altkirch, le quartier Plessier est baptisé en l'honneur du général.

 
Rue du Général-Plessier dans le 2e arr. de Lyon.

À Lyon, une rue honore la mémoire du général Plessier, ancien adjoint au gouverneur militaire de la ville.

À Provins, un boulevard est nommé Général-Plessier.

Vingt-cinq ans après son décès, le , un médaillon à l'image du général Plessier[12] est inaugurée, à Zillisheim, sur le monument à la mémoire des soldats du 97e régiment d'infanterie alpine[13].

Notes et référencesModifier

  1. Acte de naissance no 66/1856 de la commune de Provins.
  2. Acte de mariage no 44/1893 de la commune de Provins.
  3. Jean Boÿ, « Historique de la 59e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1874-1876), promotion de la Grande Promotion » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne), (consulté le 10 octobre 2017), p. 3 et 5.
  4. Journal de marches et des opérations (JMO) de la 88e BI, cote SHD 26 N 521/4, ministère français des Armées.
  5. JMO de la 88e BI, cote SHD 26 N 521/4, ministère français des Armées.
  6. Acte de décès no 2142/1914 de la commune de Lyon (2e arr.).
  7. « Louis Victor Plessier », base Mémoire des hommes, ministère français des Armées.
  8. Ghislaine Ravel, « Comment les Provinois ont-ils vécu l'été 1914 ? : mort au champ d'honneur », Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, no 158,‎ , p. 54-56 (ISSN 0399-0508, lire en ligne, consulté le 18 octobre 2017).
  9. « Louis Victor Plessier », base Léonore, ministère français de la Culture
  10. Léon Raffenel et Charles Rondony sont tués le  ; Paul Émile Diou, le et Achille Pierre Deffontaines, .
  11. Relevé du mémorial des généraux 1914-1918, Hôtel des Invalides.
  12. 47° 41′ 43″ N, 7° 18′ 14″ E.
  13. « Le médaillon du général Plessier sera inauguré aujourd'hui près de Mulhouse », L'Action française, no 232,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2017).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier