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Lucifer

ange déchu de la tradition chrétienne assimilé à Satan après s'être rebellé contre Dieu
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lucifer (homonymie).
Phosphoros-Lucifer, étoile du matin (levant sa torche), et Hespéros, étoile du soir.
Le Lucifer de Liège (cathédrale Saint - Paul, Liège).

Le nom « Lucifer » signifie en latin : « Porteur de lumière », de « lux (lumière) » et « ferre (porter) ».

C'est, à l'origine, l'un des noms donnés par les Romains à l'« étoile du matin », c'est-à-dire à la planète Vénus qui annonçait la venue de la lumière de l'aurore.

Dans la Vulgate chrétienne, « lucifer » va être utilisé pour traduire l'expression « astre brillant » du Livre d'Isaïe (14.12).

Dans la tradition chrétienne, Lucifer va être considéré comme un ange déchu pour s'être rebellé contre Dieu. Certains vont même l'assimiler à Satan.

Sommaire

Origine latine du motModifier

A l'origine, « lucifer » est un adjectif fabriqué avec le nom commun « lux (lumière) » et le verbe « ferre, fero (porter) »[1].

Il signifie « qui porte, qui amène la lumière » [2] et, par extension, il va signifier « qui porte un flambeau » [3].

Substantivé (nom propre masc.), « Lucifer » va désigner la planète Vénus en tant qu'étoile du matin (elle annonce ou « amène » la lumière de l'aurore) [4] et, par extension, il va prendre le sens commun de « jour » [5]

Substantivé (nom propre fém.), « Lucifera » sera le surnom de la déesse Diane, assimilée à la Lune [6].

La tradition romaine (puis gréco-romaine)Modifier

La planète VénusModifier

La planète Vénus est le troisième objet le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune. Comme Vénus est sur une orbite plus proche du soleil que celle de la Terre, elle est visible avant l'aurore ou après le crépuscule. Elle est bien évidemment présente dans le ciel pendant la journée mais la lumière du soleil la cache (comme pour les autres planètes et les étoiles).

Étoile du matin (en anglais : « morning star »)Modifier

La planète Vénus avait été nommée par les Grecs « Ηωσφόρος, Ēōsphóros (porteur de la lumière de l'aurore) » ou « Φωσφόρος, Phōsphoros (porteur de lumière) » lorsqu'elle se levait le matin, à l'est, annonçant l'aurore.

Comme étoile du matin, les Romains ont donné le nom de « Lucifer » à la planète Vénus [7] .

Ce nom apparaît notamment à la fin du deuxième chant de l’Énéide de Virgile comme porteur de l'aurore alors que les Troyens sont assiégés (avant la chute de Troie).

« Iamque iugis summae surgebat Lucifer Idae
ducebatque diem, Danaique obsessa tenebant
limina portarum, nec spes opis ulla dabatur.
 »

« Déjà sur les crêtes du haut Ida se levait Lucifer,
amenant le jour avec lui ; les Danaens tenaient assiégées
les portes de la ville, et aucun espoir de secours ne restait[8]. »

Virgile utilise le même sens dans l'un de ses poèmes bucoliques :

« Mais quand l'été riant à l'appel des Zéphyrs enverra dans les clairières et les pacages l'un et l'autre troupeau,
parcourons les fraîches campagnes aux premiers feux de Lucifer, dans la nouveauté du matin et le givre des prairies,
quand la rosée si agréable au bétail perle sur l'herbe tendre. »

— Virgile : Georgiques, III, 323[9]

D'autres auteurs latins ont utilisé Lucifer pour désigner l'étoile du matin [10].

  • Ovide, Métamorphoses : "Aurora a rencontré ses portes pourpres à l'aube et a ouvert ses salles remplies de roses; les étoiles sont parties, dirigées par Lucifer, qui a disparu en dernier.".
  • Ovide, Amores I, VI, 65: "Et déjà, Lucifer, l'homme à la peau nette, attelle son char, le poursuivant avec puissance sur des ailes passionnées."
  • Tibull, Elegies I, 9,62: "Souvent, ils conduisent ceux qui se rendent à Bacchus lors de banquets, tandis que la voiture de Lucifer annonce l'aube."
  • Statius, Thebaiden 2,134: "Et ainsi Aurora, se levant du lieu de repos de Mygdon, chassa des ombres fraîches du ciel, rosée des gouttes de rosée de ses cheveux et rougit sous les rayons violets du soleil. À travers les nuages, Lucifer, de couleur rose, prête son dernier feu et, sur un cheval lent, un monde étrange disparaît. Pour que les braises remplissent tout le cercle solaire, il refuse à la soeur de combattre les rayons."
  • Lucan, De bello civili X, 434: "Lucifer baissa les yeux sur les falaises de Casius et envoya la journée sur le sol égyptien, ainsi que le soleil qui se réchauffait."
  • Claudian, De Raptu Proserpinae II, 119: (Cytherea / Venus): "Allez donc, mes soeurs, (...) tant que mon Lucifer mouille les champs jaunes sur des coursiers couverts de rosée."

L'usage d'appeler la planète Vénus du nom de Lucifer a persisté jusqu'à nos jours en roumain (langue dérivée du latin). Elle est appelée Luceafăr mais, comme étoile du matin, elle porte les noms de Luceafărul-de-Dimineaţă (du matin), Luceafărul-de-Ziuă (du jour), Luceafărul-Porcilor (des porcs), Luceafărul-Boului (du taureau).

Étoile du soirModifier

La planète Vénus avait été nommée par les Grecs « Ἓσπερος, Hèsperos (du soir) » lorsqu'elle se couchait le soir, à l'ouest.

Les Romains ont appelé l'étoile du soir « Vesper, Vesperugo, Noctifer et Nocturnus ». Ils ont aussi latinisé « Ἓσπερος » en « Hesperus » (William Smith’s Smaller Classical Dictionary [11]).

Le roumain a gardé l'usage d'appeler la planète Vénus (Luceafăr), en tant qu' étoile du soir, avec les noms : Luceafărul-de-Seară (du soir), Luceafărul-de-Noapte (de nuit), Luceafărul-Ciobanilor (des bergers). Le poète roumain Mihai Eminescu lui consacrera un poème « Luceafărul » racontant son aventure amoureuse avec une jeune mortelle. Le mot roumain Luceafărul est directement tiré du latin lux et doit se comprendre comme « porteur de lumière ». Il s'agit dans le poème de l'étoile du soir et non de l'étoile du matin [12]. Dans le poème, Hypérion est un autre nom pour Luceafărul-cel-Mare-de-Noapte (le Grand de Nuit).

Autres étoilesModifier

Le roumain a conservé l'usage du sens latin « qui porte la lumière » pour désigner certaines étoiles fixes particulièrement brillantes (sans rapport avec la planète Vénus) :

  • l'étoile Aldebaran (constellation du Taureau) est appelée Luceafărul-Porcesc (qui fait comme un porc) et Luceafărul-Porcar (qui s'occupe des porcs).
  • l'étoile Sirius (constellation du Grand Chien) est appelée Luceafărul-de-Ziuă (du jour) et Luceafărul-din-Zori (de l'aurore).
  • l'étoile Vega (constellation de la Lyre) est appelée Luceafărul-cel-Mare-de-Miezul-Nopţii (le grand de minuit) et Luceafărul-cel-Frumos (le beau).

Les divinités porte-flambeau ou porte-torcheModifier

Les divinités porte-flambeau étaient qualifiées par les Romains de « lucifer » [13]. Elles pouvaient aussi être qualifiées de « taedifer (porteur de torche) » [13],[14] .

Galerie « païenne »Modifier

Ce paragraphe est réservé aux représentations du Lucifer romain et de ses équivalents grecs.

  • IIème siècle : Séléné, déesse de la lune, entourée des Dioscures ou de Phosphoros (l'étoile du matin) et Hespéros (l'étoile du soir). Marbre, art romain (Italie). Note : l'image suivante, plus précise, infirme l'hypothèse des Dioscures.
  • IIème siècle : La déesse Séléné, illustration du Meyers Lexikon de 1888. Elle est entourée par Phosphoros (torche vers le haut) et Hespéros (torche vers le bas).
  • 1704 : G.H. Frezza
  • 1763 : F. Boucher : Eos (Aurore), Céphale, et Phosphoros (qui tient la torche).
  • non daté : Statue de l’un des douze Lucifers sur la colonne de la Sainte-Trinité à Olomouc (République tchèque).
  • 1881 : Evelyn de Morgan (1855-1919). Phosphoros se lève à l'est (à droite), Hespéros se couche à l'ouest (à gauche).
  • 1897 : Wyspiański - Dzieła malarskie - Jutrzenka (Pologne) : Hélios (au fond), Phosphoros, une femme (Eos (Aurore) ?), Hespéros.

Le Lucifer chrétienModifier

A la fin du IVème siècle, le poète chrétien Prudence (né 348 / mort après 405), dans son ouvrage [Psychomachie, 2, 625-628][15], utilisera l'adjectif « lucifer » avec le sens figuré de « qui amène la lumière (la vérité) »[1] : « quaerite luciferum caelesti dogmate pastum, qui spem multiplicans alat inuitiabilis aeui, corporis inmemores: memor est qui condidit illud subpeditare cibos atque indiga membra fouere. »

Prudence dans son autre ouvrage [Cathemerinon, XII. Hymnus Epiphaniae, 29-36][16] nous donnera une assimilation de l'étoile du matin à Lucifer : « Quod ut refulsit, ceteri cessere signorum globi, nec pulcher est ausus suam conferre formam Lucifer. Quis iste tantus, inquiunt, tegnator astris inperans, quem sic tremunt cælestia, cui lux et æthra inserviunt. », ce qui peut se traduire par « Dès qu’il eut brillé, les autres astres pâlirent; l’étoile du matin, malgré sa beauté, n’osa pas se montrer auprès de lui. ... ».

Le nom Lucifer est encore utilisé comme prénom au IVe siècle : Lucifer de Cagliari (ou Lucifer Calaritanus) (? - mort 370/371) est un évêque de Cagliari (Sardaigne) avant 354. Il fut à l'origine du schisme « luciférien », un courant religieux d'obédience chrétienne, considéré comme sectaire. Il est parfois appelé « saint Lucifer » en raison d'une chapelle en son honneur dans la cathédrale Sainte-Marie de Cagliari.

Lucifer, surnom du Christ ?Modifier

Le mot « lucifer » est utilisé dans le deuxième épître de saint-Pierre (2 Pierre 1,19) de la Vulgate latine : « Et habemus firmiorem propheticum sermonem: cui benefacitis attendentes quasi lucernae lucenti in caliginoso loco donec dies elucescat, et lucifer oriatur in cordibus vestris » qui est aujourd'hui traduit par « Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique : vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'astre du matin se lève dans vos coeurs. »[17]. Le mot « lucifer » désigne ici « l'astre du matin », soit la planète Vénus en tant qu'étoile du matin, mais certains l'ont interprété comme une image du Christ.

Dans la Vulgate, [Apocalypse 22, 16], Jésus parle : « Ego Jesus misi angelum meum testificari vobis haec in ecclesiis. Ego sum radix, et genus David, stella splendida et matutina. », ce qui peut se traduire par « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. »[18]. Il est bien question de l'étoile du matin associée au Christ mais le mot « Lucifer » n'est pas mentionné.

Cet usage se retrouve dans l’Exultet, le chant liturgique par lequel l'Église catholique, durant la veillée pascale du Samedi saint, proclame l'irruption de la lumière dans les ténèbres, symbolisée par celle du cierge pascal qui vient d'être allumé : « Flammas eius lucifer matutinus inveniat : ille, inquam, lucifer, qui nescit occasum, Christus Filius tuus qui, regressus ab inferis, humano generi serenus illuxit. », soit : « Qu'il brûle toujours lorsque se lèvera l'astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ton Fils ressuscité qui, revenu des enfers, répand sur les hommes sa lumière et sa paix. »

Lucifer, l'ange déchu, puis SatanModifier

Les « Pères de l'Église » comme Origène (ca.185 à ca.253 ), puis Jérôme de Stridon (ca.347 à 420), vont identifier Lucifer à un ange déchu puis à Satan par un raisonnement théologique rapprochant plusieurs éléments de la Bible hébraïque et d'autres sources.

Traditions hébraïquesModifier

Après le retour de l'Exil à Babylone (autorisé par le grand-roi Cyrus de Perse en 539 avant notre ère), au cours de la période du Second Temple (VIe siècle av. J.-C./Ier siècle), il s'était développé au sein du judaïsme l'idée qu'il existait entre la sphère divine et le monde des hommes un monde intermédiaire peuplé d'anges. Ces anges étaient capables de modifier le cours des événements. Les anges mauvais étaient responsables de l'apparition du mal dans la Création[19]. Dans la pensée du judaïsme de la période du Second Temple, les démons étaient regardés comme des anges déchus.

Le Livre d'Ézéchiel fait référence à un ange déchu, un « chérubin protecteur » : « Je t'avais installé, et tu y étais, sur la sainte montagne de Dieu […] et ce jusqu'à ce qu'on trouve de l'injustice en toi[20]. ».

Le Livre d'Hénoch (qui n'a été reconnu ni par la Bible hébraïque ni par la Bible chrétienne) parle de ces anges déchus dont le chef est Azazel. Dans le Deuxième Livre d'Hénoch, Satan est présenté comme un archange déchu dès la Création pour avoir défié Dieu et ayant entraîné les autres anges rebelles dans sa chute[21].

Le Livre d'IsaïeModifier

C'est un passage du Livre d'Isaïe (14, 3 à 21) qui va provoquer l'assimilation, par les Chrétiens, du Lucifer-Eosphoros-étoile du matin à un ange déchu.

Isaïe (14, 4) désigne un personnage : « Tu entonneras le chant que voici sur le roi de Babylone : Comment a disparu l'oppresseur, cessé la tyrannie. » puis (14, 12 à 14) parle de la chute et de la mort de ce roi :

« Comme tu es tombé du ciel hêylêl (astre brillant), fils de l'aurore ! Comme tu as été renversé jusqu'à terre, dompteur des nations ! Tu disais en ton cœur : "Je monterai au ciel, au-dessus des étoiles de Dieu j'érigerai mon trône, je m'assiérai sur la montagne du rendez-vous, dans les profondeurs du Nord. Je monterai sur les hauteurs des nuées, je serai l'égal du Très-Haut[22]." »

hyll (ou hylyl dans l'un des manuscrits de la mer Morte) vient de la racine hâlal (« briller, luire », mais aussi « vouloir briller, se vanter, extravaguer[23] »).

Les lexicographes Brown, Driver et Briggs, ainsi que Koehler et Baumgartner le traduisent par shining one (« celui qui brille »), qu'ils interprètent comme « étoile du matin[24]. »

Une note dans l'édition de la Bible chrétienne (Ed. du Cerf, 1955-1961) précise à propos du passage d'Isaïe 14, 3 à 21 : « ce mashal, satire contre un tyran abattu, aurait été composé, selon certains, par Isaïe lui-même, pour célébrer la mort de Sargon II (ou celle de Sennachérib) et complété au temps de l'exil par quelques lignes d'introduction pour être appliqué à un roi de Babylone. Mais selon beaucoup d'autres le poème aurait été composé directement contre Nabuchodonosor ou Nabonide. »

Une deuxième note de la même édition précise : « Cette partie du poème présente plusieurs points de contact avec la mythologie phénicienne : la "montagne de l'assemblée" des dieux; le "Très Haut", nom de Yahvé, mais aussi du Baal phénicien. Les Pères (de l'Eglise) ont compris la chute de l'Astre du Matin (Vulgate "Lucifer") comme celle du prince des démons, dont le tyran païen est le représentant et le symbole. ». Notons que dans cette note, le mot « Lucifer » possède une majuscule alors que dans le texte de la Vulgate, il a une minuscule.

Dans le contexte de l'oracle d'Isaïe, il s'agissait de décrire l’ascension et la chute d'un tyran, vraisemblablement ici la chute d'un souverain babylonien (VIIIe / VIIe siècle av. J.-C.)[25]. Pour cela, Isaïe semble avoir utilisé un thème emprunté à un mythe cananéen qui fait allusion à la déesse Sahar, l'« Aurore ». Certains ont aussi proposé un rapprochement avec le mythe grec de la chute de Phaethon [26],[27],[28].

La SeptanteModifier

Au IIIème siècle avant notre ère, la Bible hébraïque fut traduite en grec : la Septante. Le mot hébreu hêlēl fut traduit par Éosphoros dans l'expression hêlēl ben šāḥar « (astre) brillant fils de l'aurore » qui figure dans le Livre d'Isaie[29]

Dans la Septante, on lit « ὁ ἑωσφόρος ὁ πρωὶ ἀνατέλλων / ó éôsphóros ò prôì ánatéllôn » qui signifie « le porteur d'aurore, celui qui se lève le matin ».

La VulgateModifier

Jérôme de Stridon, vers 408[30] va traduire, dans la Vulgate (version chrétienne latine de la Bible), l'hébreu hêylêl ( ou hêlēl dans l'expression hêlēl ben šāḥar « (astre) brillant fils de l'aurore » qui figure dans le Livre d'Isaie) par le mot « lucifer ».

C'est à ce moment-là que le mot « lucifer » (puis « Lucifer ») entre véritablement dans la Bible chrétienne.

La chute spectaculaire de l'« astre brillant du matin » (roi de Babylone) du livre d'Isaïe va devenir dans la Bible latine la chute de Lucifer. Elle sera interprétée comme la description de la chute d'un ange, ce qui va favoriser l'assimilation de Lucifer à Satan[31].

Sur la base d'une parole de Jésus dans l’évangile de Luc (10.18), les pères de l'église vont finir par associer Lucifer, le porteur de lumière déchu, à Satan : « J'ai vu Satan tomber du ciel comme un éclair ».

Dans la Vulgate, nous trouvons aussi « lucifer » dans :

  • Bible hébraïque : Job 11:17 : "Et quasi meridianus fulgor consurget tibi ad vesperam ; et cum te consumptum putaveris, orieris ut lucifer.", soit : "Plus brillante que midi alors monte ta vie, les ténèbres seront comme le matin."
  • Bible hébraïque : Job 38:32 : "Numquid producis luciferum in tempore suo, et vesperum super filios terræ consurgere facis ?"

Développements ultérieursModifier

Au Moyen-ÂgeModifier

À partir du Moyen Âge, Lucifer et Satan sont considérés comme des noms pour le diable[31].

Saint Augustin d'Hippone (354-430) interprète le verset d'Isaïe 14,12 comme une description de la chute du démon lui-même. L'identification de Lucifer au démon semble alors commune : « Il y a dans cette peinture du démon, représenté sous la figure du roi de Babylone, une foule de traits qui conviennent au corps que Satan se forme dans le genre humain, principalement à ceux qui s'attachent à lui par orgueil et renoncent aux commandements de Dieu. » [32].

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) fait remarquer dans un sermon que Lucifer portait la lumière, sans porter la chaleur, dans un désir orgueilleux de surpasser Dieu: « Et toi, malheureux, tu n'as eu que la lumière, tu n'as point eu la chaleur. Il eût mieux valu pour toi que tu fusses ignifer plutôt que lucifer, et, dans ton amour excessif de luire, tu n'aurais pas, glacé comme tu l'étais, choisi une région du ciel glacée aussi comme toi. En effet, tu t'es écrié : « Je monterai plus haut que les nuées les plus élevées, et j'irai m'asseoir aux flancs de l'Aquilon » (Isaïe XIV, 14). « Pourquoi cet empressement à te lever le matin, Lucifer ? Pourquoi ce bonheur de l'emporter sur tous les astres que tu surpasses en éclat ? Ta gloire sera courte. ».[33]

Le Wikipedia allemand donne les informations suivantes :

  • Dans certains groupes gnostiques, après l'identification de Satan avec Lucifer par les docteurs de l'église, Lucifer était toujours considéré comme une force divine et vénéré comme un messager du Dieu réel et inimaginable. Dans certains systèmes gnostiques, le "Fils premier-né de Dieu" s'appelait Satanael.
  • Pour les Bogomiles, comme pour les anciens Euchites, le "premier-né" s'appelait Lucifer Satanael [34].
  • Pour les Cathares, dont la doctrine et les rituels ont été repris par les Bogomiles, Lucifer était avec Jésus, la première émanation du Dieu suprême [35].
  • Dans la vision du monde des Cathares, le monde terrestre était considéré comme le royaume du mal. Lucifer avait séduit une partie de ses habitants mais Dieu avait autorisé son existence. Selon les Cathares, la cause du péché était la séduction, car ils attribuaient l'origine du péché des bons esprits à la séduction de l'être primitif maléfique qui éliminait leur libre arbitre [36].

Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), docteur de l'Eglise, ministre général franciscain au Moyen Âge (1257) et auteur de la célèbre Légende majeure (biographie officielle de saint François d'Assise écrite vers 1260) : D'après lui, l'humilité de saint François d’Assise était si grande, son imitation du Christ si parfaite qu’il avait été jugé digne d’occuper, auprès de Dieu, la place qu’occupait Lucifer au paradis avant d’en être chassé [37]

Au XVIIIe siècleModifier

Pour le jésuite Tournemine au XVIIIe siècle, Lucifer est celui qui apporte la clarté, les « lumières », la connaissance et la révolte. Tournemine sera vivement critiqué pour avoir rapproché Lucifer du Titan Prométhée qui, dans la mythologie grecque, a désobéi à Zeus et donné le feu aux hommes[38].

En 1789, paraît La Correspondance infernale, ou Epitre adressée au Seigneur Lucifer [39]

Au XIXe siècleModifier

En 1826, dans son ouvrage « Dictionnaire infernal » [40], Jacques Collin de Plancy mentionne Lucifer dans sa liste : « Selon certains magiciens, Lucifer règne sur l'Est et commande les Européens et les Asiatiques. Il est souvent qualifié de roi de l'enfer et il est supérieur à Satan.selon certains démonologues. Il a été évoqué lundi au milieu d'un cercle portant son nom et demeurant contenu lorsqu'un souris ou un liseron de venaison lui a été offert. L'un d'eux dit qu'il est facétieux et qu'il tire souvent des balais de sorcières pendant leur voyage vers le sabbat et les conduit sur ses épaules. Les sorcières de Moira en Suède l'ont attesté en 1672. Ils décrivent également Lucifer comme étant gris avec des bras bleus et des jupes-culottes rouges décorées de rubans. Lucifer a le visage d'un beau jeune enfant qui devient monstrueux et enflammé lorsqu'il est en colère. Selon certains démonologues, il est un amoureux de la justice en enfer. Il est également le premier à être invoqué dans les litanies du sabbat. » [41]

En 1872-1877, Émile Littré, Dictionnaire de la langue française [42]

Au XXe siècleModifier

Selon l'anthroposophie (début XXème siècle), il existe deux principes démoniaques qui s'opposent à l'évolution de l'humanité, mais qui la rendent aussi possible, Lucifer et Ahriman[43][source insuffisante]. Rudolf Steiner identifie Ahriman à Satan, lequel est bien distinct de Lucifer. Il est l'être qui fait de l'homme un être terrestre assujetti à la matière, alors que Lucifer et les forces lucifériennes tendent à l'en détacher. Ainsi, Lucifer agirait par exemple en l'homme dans toute activité artistique et toute activité intellectuelle, car elle élève l'homme au-dessus de sa nature physique[réf. nécessaire]. L'influence de Lucifer deviendrait malsaine quand elle agit au-delà de son action nécessaire, par exemple quand l'homme s'abandonne à l'égoïsme ou au narcissisme[réf. nécessaire].

Galerie « chrétienne »Modifier

De nombreuses autres images sont disponibles sur Wikipedia Commons

Les images sélectionnées et présentées ci-dessous contiennent dans leur article le nom de Lucifer (titre de la page, texte de la page, inscription sur l'image).

Moyen-ÂgeModifier

  • 510 : Antefisse a figura intera dal tempio delle venti celle a pyrgi, 510 ac ca., demone alato phosphoros-lucifero (Rome, Villa Giulia).

Renaissance (années 1450, invention de l'imprimerie par Gutenberg, ou 1453)Modifier

  • 1450 : Livre de la Vigne nostre Seigneur; fol. 067v France ca. 1450-1470 : Lucifer en attente du jugement dernier.
  • 1491 : Petrus de Plasiis (ou Piero de Piasi, ou Petrus Veronensis ), (localisé à Venise en 1479-1494) : Illustration dans la première édition imprimée entièrement illustrée de La Divine Comedie de Dante (chant 34). Lucifer est en train de dévorer Brutus, Cassius et Judas Iscariote.
  • 1506 : Le contenu de la Divine Comédie de Dante décrit dans six planches. (Partie 7) : la tombe de Lucifer.
  • 1534 : Alessandro Vellutello / cf. le lien suivant : http://www.treccani.it/enciclopedia/alessandro-vellutello_%28Enciclopedia-Dantesca%29/

XVIIe siècleModifier

  • 1654 : Salomon Savery : Gravure dans la première édition de Lucifer de Vondel, illustrant le retrait de Lucifer du ciel par la foudre de l'archange Michael.

XVIII-XIXe sièclesModifier

  • non daté : William Blake (1757-1827) : illustration pour La Divine Comédie de Dante.
  • 1808 : William Blake : Illustration (aquarelle) pour Le Paradis perdu de Milton.
  • 1840 : Antonio María Esquivel (1806-1857) : La loi de Luzbel, (Musée du Prado) : saint Michel archange et Lucifer.
  • 1848 : Guillaume Geefs (1805-1883) : Le Lucifer de Liège (cathédrale Saint - Paul, Liège).
  • 1850-1900: Andrea Malfatti (1832-1917) : Angelo caduto (Lucifero).
  • 1862 : Numéro trois d'une série de partitions illustrées à New York par Samuel Canty. Davis endormi sur une chaise à droite, sur le point d'être couronné par un démon ailé, Lucifer, qui se tient derrière lui.
  • 1863 : Lucifer. Illustration du Dictionnaire infernal de Jacques Auguste Simon Collin de Plancy par Louis Le Breton, 6eme édition, 1863.
  • 1861-1868 : Gustave Doré (1832-1883) : gravure avec légende de Gustave Doré illustrant le chant 34 de La Divine Comedie , Inferno, de Dante Alighieri. Légende: Lucifer, roi de l'enfer. On le voit plongé dans son lac.
  • 1866 : Gustave Doré : Illustration pour Le Paradis perdu de John Milton. La chute de Lucifer.
  • 1866 : Gustave Doré : Illustration pour Le Paradis perdu de John Milton.
  • 1866 : Gustave Doré : La page donne pour titre Satan, dessiné par Gustave Doré, dans Paradise Lost de John Milton mais, au vu des autres illustrations de Gustave Doré pour le même ouvrage, il doit s'agir de Lucifer.
  • 1866 : Gustave Doré : Illustration pour Le Paradis perdu de John Milton.
  • non daté : Gustave Doré : Illustration pour Le Paradis perdu de John Milton.
  • 1870 : artiste inconnu : Punchinello Mayor Hall.
  • 1886 ou XIXe siècle (non daté /avant 1886) : Francesco Scaramuzza (1803-1886) : illustration pour le chant 34 de la Divine Comedie, Inferno. Lucifer est plongé dans son lac et dévore les damnés.
  • 1886 : Une des gravures du document de Léo Taxil, Les Mystères de la Franc-Maçonnerie, Paris, 1886. Cette illustration semble reprendre, sous une autre forme, l'accusation formulée contre les Templiers du Moyen-Âge que l'on avait accusés de vénérer le démon Baphomet lors d'une cérémonie secrète.
  • 1887 : couverture (en couleur) de l'édition du poème de Mario Rapisardi (it) Lucifero (écrit en 1877).

XXe siècleModifier

  • 1902 : Mihály Zichy (1827-1906) / peintre et graphiste hongrois) : Lucifer contre le Seigneur (Madach).
  • 1910 : Richard Roland Holst (1868-1938) : Affiche théâtrale de Richard Roland Holst pour la mise en scène de la tragédie de Joost van den Vondel en 1910 "Lucifer".
  • 1915 : Caricature de Lucifer avec Juan Luis Sanfuentes (Espagne).

XXIe siècleModifier

  • 2011 : Záběr na Lucifera při Mikulášské nadílce konané v rámci akce Advent v Písku 5. prosince 2011 (impossible à traduire via la traduction automatique de Google Chrome).
  • 2016 ? : Espagne : couvent de Leones.

Dans la culture populaireModifier

LittératureModifier

  • 1555 : La Divine Comédie de Dante Alighieri : Lucifer réside dans le neuvième cercle de l'Enfer, au centre de la Terre. Immergé jusqu'au buste dans le lac gelé Cocyte (cf. dans la galerie "chrétienne" l'image datant de 1861-1868 : Gustave Doré, et celle de Francesco Scaramuzza (avant 1886)) , il est responsable du froid glacial qui règne au sein des Neufs Cercles, par les mouvements de ses six ailes qui tentent de le dégager. C'est sa chute depuis les Cieux qui a créé la forme en entonnoir de l'Enfer. Il broie éternellement avec ses trois faces (l'une rouge de feu, la seconde livide, la troisième noire, représentant la haine, l'impuissance et l'ignorance) Judas Iscariote, Brutus et Cassius (cf. dans la galerie "chrétienne" l'image datant de 1491 : Petrus de Plasiis).
  • 1667 puis 1674 : Le Paradis perdu de John Milton.
  • 1886 : Victor Hugo, La Fin de Satan (première édition à titre posthume en 1886).
  • 1981 : Jean d'Ormesson, Dieu, sa vie, son œuvre (Gallimard, NRF, 1981). L'auteur y donne une explication de la chute de Lucifer.
  • 1982 : 2010 : Odyssée deux : Lucifer est le nom d'une nouvelle étoile.
  • 2002 : Moi, Lucifer [44],[45] - Glen Duncan
  • 2003 : Paul Rousseau : Lucifer, mon grand-père, Volume 1
  • 2006 : (pt) Marcelo Hipólito, Lúcifer : o primeiro anjo, São Paolo, M. Zero, , 170 p., 23 cm (ISBN 85-279-0395-4, notice BnF no FRBNF41166261)
  • 2010 : Roger Leloup : La servante de Lucifer, bande dessinée, tome 25 des aventures de Yoko Tsuno (science-fiction). Editions Dupuis (ISBN: 9782800147758) [46].
  • 2012 : Léon Maret : Canne de fer et Lucifer
  • Lucifer (en) est un personnage de DC Comics adapté en série télévisée dans laquelle Lucifer abandonne son royaume et s'en va vivre à Los Angeles où il est propriétaire, sous le nom de Lucifer Morningstar, d'une boîte de nuit appelée « Lux ». Son patronyme Morningstar signifie en français « étoile du matin » (cf. les références dans le paragraphe "La planète Vénus").
  • Lucifer est un pseudonyme utilisé par plusieurs personnages de Marvel Comics.

Séries téléviséesModifier

  • 2005 : Supernatural : Lucifer est un archange déchu [47].
  • 2016 : Lucifer : adaptation en série télévisée du comics DC de Neil Gaiman (ou adaptée du comics de Mike Carey, lui même dérivé du Sandman de Neil Gaiman). Lucifer Morningstar, le personnage principal, est interprété par Tom Ellis. Lucifer y est présenté comme un ange déchu qui, lassé de devoir garder l'Enfer, vient vivre parmi les humains sur Terre, à Los Angeles.
  • 2016- 2019 : Shadowhunters: The mortal Instruments. Cette série est adaptée des romans Les Chroniques des Chasseurs d'Ombre de Cassandra Clare, Lucifer y est présenté comme un ange déchu.
  • 2018 : Les Nouvelles Aventures de Sabrina. Dans cette série, une religion appelée l'Église de la Nuit vénère Satan. Ce dernier est un homme-bouc, mais ce n'est pas sa réelle forme, il est à l'origine un ange. Il est connu sous d'autres noms dont celui de Lucifer Morningstar.

MusiqueModifier

Lucifer Sam est une chanson des Pink Floyd.

Le thème de Lucifer est souvent repris par des groupes de black métal et gothique, comme le groupe Ghost dans ses chansons « Year Zero » (2013, album Infestissumam) et « Monstrance Clock » (2013, album Infestissumam).

CommerceModifier

Le thème de Lucifer semble ne plus être effrayant. Des établissements commerciaux ont pris ce nom (liste non exhautive) : Belgique (une marque de bière), France (un bar musical à Saumur, un restaurant à Bordeaux et à Sedan, une ancienne droguerie à Paris (Marais), une fabrique de doudous en Bretagne), République tchèque (une station de ski).

Onomastique moderneModifier

Une frégate de la Marine Nationale fut baptisée Lucifer en 1960 [48]. Un cheval de course fut nommé Lucifer le Grand en 1977 et un taureau charolais de compétition Lucifer (France, Saint-Mathurin) en 2018.

BibliographieModifier

  • 1997 : Elaine H. Pagels, L'origine de Satan, Paris, Bayard éd., , 270 p., couv. ill. en coul. ; 22 cm (ISBN 2-227-13723-1, notice BnF no FRBNF36697340)
  • 2000 : Marianne Closson, L'imaginaire démoniaque en France,1550-1650 : genèse de la littérature fantastique, Genève, Droz, coll. « Travaux d'Humanisme et Renaissance » (no 341), , 544 p., 26 cm (ISBN 2-600-00432-7, ISSN 0082-6081, notice BnF no FRBNF37121089)
  • 2008 : Grégoire Holtz (Directeur de publication) et Thibaut Maus de Rolley (Directeur de publication) (préf. Frank Lestringant), Voyager avec le diable : voyages réels, voyages imaginaires et discours démonologiques, XVe – XVIIe siècle, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, coll. « Imago mundi » (no 14), , 321 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-84050-542-6, ISSN 1627-6914, notice BnF no FRBNF41192770)
  • 2009 : (de) Andrea Imig, Luzifer als Frau? : zur Ikonographie der frauengestaltigen Schlange in Sündenfalldarstellungen des 13. bis 16. Jahrhunderts, Hamburg, Kovac, coll. « Schriften zur Kunstgeschichte » (no 25), , 253 p., ill. en noir. ; 21 cm (ISBN 9783830044642, ISSN 1617-8610, notice BnF no FRBNF42303374)
  • 2010 : Henry Ansgar Kelly, Satan. Une biographie, Seuil, 2010, 384 pages [49].
  • 2011 : (en) Gerhard Jaritz (Éditeur scientifique), Angels, devils : the supernatural and its visual representation, Budapest, Central European university, coll. « CEU medievalia » (no 15), , 205 p., ill. ; 25 cm (ISBN 978-615-5053-21-4, ISSN 1587-6470, notice BnF no FRBNF42468715)
  • 2011 : (en) Andrei A. Orlov, Dark mirrors : Azazel and Satanael in early Jewish demonology, Albany (N.Y.), State University of New York Press, , 201 p., 24 cm (ISBN 9781438439518, notice BnF no FRBNF42590345)
  • 2013 : Albert Réville (préf. Pierre-Yves Ruff), Histoire du diable : ses origines, sa grandeur et sa décadence, Saint-Martin-de-Bonfossé, Théolib, coll. « "Liber***" », , 139 p., couv. ill. en coul. ; 23 cm (ISBN 978-2-36500-057-4, ISSN 2259-5430, notice BnF no FRBNF43521045)

Notes et référencesModifier

  1. a et b « lucar - Dictionnaire Gaffiot français-latin - Page 923 », sur www.lexilogos.com (consulté le 9 mai 2019)
  2. Cicéron : De Natura deorum, 2, 68, Lucrèce : De Natura rerum, 5, 726, Ovide : Heroides, 11, 46
  3. Ovide : Heroides, 20 et 192.
  4. Cicéron : De Natura deorum, 2, 53, Pline 2, 36, Ovide : Tristia, 1, 3, 71
  5. Ovide : Fasti, 1, 46.
  6. Cicéron : De Natura rerum, 2, 68.
  7. Pline l'Ancien, Histoire naturelle (2.6), Cicéron, De natura deorum (2.20)
  8. Virgile, Énéide II:800-802
  9. « Virgile - Géorgiques III », sur bcs.fltr.ucl.ac.be (consulté le 11 mai 2019)
  10. (de) « Lucifer (römische Mythologie) », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  11. (en) A Smaller Classical Dictionary of Biography, Mythology, and Geography, J. Murray, (lire en ligne)
  12. « Luceafărul (Eminescu) - Wikisource », sur ro.wikisource.org (consulté le 12 mai 2019)
  13. a et b Magasin encyclopédique, ou journal des sciences, des lettres et des arts. Impr. du Magazin Encyclopedique, 1795. Lire en ligne
  14. « tacito - Dictionnaire Gaffiot français-latin - Page 1538 », sur www.lexilogos.com (consulté le 9 mai 2019)
  15. « Prudentius Psychomachia - Dickinson College Wiki », sur wiki.dickinson.edu (consulté le 8 mai 2019)
  16. « Prudence, cathemerinon. », sur remacle.org (consulté le 8 mai 2019)
  17. « Bible Gateway passage: II Petri 1 - Biblia Sacra Vulgata », sur Bible Gateway (consulté le 8 mai 2019)
  18. « Bible Gateway passage: Apocalypsis 22 - Biblia Sacra Vulgata », sur Bible Gateway (consulté le 8 mai 2019)
  19. (en) Paolo Sacchi, The History of the Second Temple Period, T&T Clark, p. 343
  20. Ézéchiel 28:14
  21. (en) Grant Macaskill, « 2 Enoch: Manuscripts, Recensions, and Original Language », dans Andrei A. Orlov et Gabriele Boccaccini (dir.), New Perspectives on 2 Enoch : No Longer Slavonic Only, p. 93
  22. La Bible, texte hébraïque traduit par les membres du Rabbinat Français sous la direction du Grand-Rabbin Zadoc Kahn, édition 1994, page 774.
  23. Sander & Trenel, Dictionnaire hébreu-français, page 142.
  24. (en)Doug Kutilek, Notes on “Lucifer” (Isaiah 14:12, KJV)
  25. (en) Matthijs J. de Jong, Isaiah among the Ancient Near Eastern Prophets : A Comparative Study of the Earliest Stages of the Isaiah Tradition and the Neo-Assyrian Prophecies, coll. « Supplements to the Vetus Testamentum », p. 139-142
  26. (en) J. W. McKay, « Helel and the Dawn-Goddess: A Re-Examination of the Myth in Isaiah XIV 12-15 », Vetus Testamentum, Brill, vol. 20,‎ , p. 451-464 (JSTOR 1516469)
  27. (en) « Helel and the Dawn-Goddess a Re-Examination of the Myth in Isaiah XIV 12-15 | Documents - The Best Way to Share & Discover Documents », sur 123Slides.Org (consulté le 10 mai 2019)
  28. « The Mythological Provenance of Isaiah 14:12-15: A Reconsideration of the Ugaritic Material », sur webcache.googleusercontent.com (consulté le 10 mai 2019)
  29. Isaie 14.12
  30. Philippe Henne, Saint Jérôme, Cerf, coll. « Histoire », , p282
  31. a et b (en) Rosemary Ellen Guiley, « Lucifer », dans The encyclopedia of Demons and Demonology,
  32. saint Augustin : De la Genèse au sens littéral, livre 11, ch.24, §31
  33. « Troisième sermon pour le premier dimanche de novembre : Sur les paroles du Prophète Isaïe. », sur http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/bernard/index.htm (consulté le 19 mai 2019)
  34. (de) Karl R. H. Frick, Satan und die Satanisten I-III. Satanismus und Freimaurerei - Ihre Geschichte bis zur Gegenwart. Marixverlag Wiesbaden 2006. Teil I Seite 167. ISBN 978-3-86539-069-1
  35. (en) Willis Barnstone, Marvin Meyer, The Gnostic Bible: Revised and Expanded Edition. Shambhala Publications, 2009, ISBN 978-0-8348-2414-0, S. 753
  36. (de) Karl RH Frick, Licht und Finsternis. Gnostisch-theosophische und freimaurerisch-okkulte Geheimgesellschaften bis zur Wende des 20. Jahrhunderts. Band 1. Marix Verlag, Wiesbaden 2005, ISBN 3-86539-044-7, S. 177–180
  37. Isabelle Cousturié, « Saint François d’Assise a-t-il pris la place de Lucifer ? », sur Aleteia : un regard chrétien sur l’actualité, la spiritualité et le lifestyle, (consulté le 17 mai 2019)
  38. Le thème de Prométhée dans la littérature européenne Par Raymond Trousson
  39. La Correspondance infernale, ou Epitre adressée au Seigneur Lucifer par son très-cher ou féal Lieutenant le sieur Th***, & Reponse dudit Seigneur Lucifer, De l'impr. infernale, (lire en ligne)
  40. Collin de Plancy, First Page of Collin de Plancy's Dictionnaire infernal, (lire en ligne)
  41. (en-US) « Lucifer » (consulté le 16 mai 2019)
  42. « Dictionnaires d'autrefois: Public Version », sur artflx.uchicago.edu (consulté le 17 mai 2019)
  43. Rudolf Steiner, Lucifer et Ahriman, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1977.
  44. (en) « I, Lucifer by Glen Duncan », sur The Independent, (consulté le 16 mai 2019)
  45. Glen Duncan, Moi, Lucifer, Editions Gallimard, (ISBN 9782072694783, lire en ligne)
  46. « La servante de Lucifer, tome 25 de la série de bande dessinée Yoko Tsuno, de Leloup - - Éditions Dupuis », sur Les Éditions Dupuis (consulté le 13 mai 2019)
  47. « Lucifer (personnage) », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  48. https://www.defense.gouv.fr/marine/enjeux/environnement/limite-de-l-impact-environnemental/deconstruction-des-batiments/deconstruction-du-lucifer-a-cherbourg
  49. Elodie Maurot, « La vérité sur Satan », La Croix,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier

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