Llauro

commune française du département des Pyrénées-Orientales

Llauro
Llauro
Vue générale de Llauro.
Blason de Llauro
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Alain Bézian
2020-2026
Code postal 66300
Code commune 66099
Démographie
Population
municipale
317 hab. (2018 en augmentation de 0,96 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 02″ nord, 2° 44′ 40″ est
Altitude Min. 174 m
Max. 511 m
Superficie 8,34 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Les Aspres
Localisation
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Liens
Site web http://www.llauro.fr

Llauro [joʁo] Écouter est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Llauronencs.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Llauro fait partie de la région naturelle des Aspres, située entre la plaine du Roussillon, la région naturelle du Vallespir et celle du Conflent[2]. Il s'agit d'une région souvent escarpée, très boisée, couverte de maquis et de chênes-lièges. Le village est à mi-chemin entre les villes de Thuir et de Céret.

 
Situation de la commune.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Llauro[2]
Montauriol Tordères
Oms   Passa
Vivès

Géologie et reliefModifier

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

HydrographieModifier

Voies de communication et transportsModifier

Routes

La commune est traversée par la route départementale D615.

Transports

Un ramassage scolaire est effectué en matinée et en soirée en bus. Le service de bus est effectué par le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et dispose d'un service à la demande.[réf. nécessaire]

Le village dispose d'un aérodrome privé situé à flanc de colline. L'atterrissage et le décollage y sont particulièrement difficiles. La piste est orientée en 06-24, mesure 300 mètres de long et accuse une pente moyenne d'environ 18%[4].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Llauro est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,7 %), zones agricoles hétérogènes (25,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,6 %), cultures permanentes (4,1 %), zones urbanisées (3,6 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Formes du nom

Le nom de Llauro apparaît pour la première fois dans un précepte de Louis le Pieux en 814, sous la forme de Villa Laurosone. On trouve également au IXe siècle Lauresonum, Laurosum et Villa Laurosono (899). On rencontre ensuite Pug Lauro en 976, puis aux XIe et XIIe siècles les formes Laurosone, Laurone, Laurisoni (1010), Laursione (1011), Lersione (1017), Loch de Lauro en 1354 et Llauro au XVIIe siècle[11],[12].

En catalan, le nom de la commune est Llauró[13].

Étymologie

Plusieurs hypothèses essayent d'expliquer le nom de Llauro. La plus probable lui fait trouver son origine dans le nom du possesseur du domaine, Lauritius (nom lui-même issu de Laurus, le laurier), auquel on a adjoint le suffixe -onem, couramment utilisé dans la région pour former des noms de domaines à partir de noms de personnes (tel à Escaro ou Taztzo). Lauritius-onem aurait évolué vers Laurisone puis Laurosone, avec à un moment une chute du s sans doute due à la confusion avec le terme répandu laurosu, désignant un lieu abondant en laurier. Le passage de Lauro à Llauro, quant à lui se fait après le XIVe siècle suivant les règles habituelles d'évolution de la phonétique du catalan depuis cette époque[12].

Une autre hypothèse rattache le nom de Llauro directement à laurus, mot latin pour le laurier. Suivi des suffixes -one ou osu, il aurait pu désigner un lieu où abondaient les lauriers. Cependant, on aurait alors dû rencontrer les formes Laurone ou Laurose, et non pas Laurosone[12].

Enfin, une étymologie populaire rattache le nom à la forme verbale llauró, qui désigne en catalan l'action de labourer[11].

HistoireModifier

La présence humaine est attestée depuis au moins deux mille ans avant notre ère, notamment grâce au dolmens de la Cabana del Moro et à celui de Galuert.

L’église est mentionnée pour la première fois en 1011, dans l’acte de consécration de l’église de Saint-Michel de Montauriol. En 1163, elle devient possession de Sainte Maria del Camp.

En 1280, Llauro devient ville royale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

La culture du chêne-liège se développe à Llauro dès le début du XIXe siècle et la commune bénéficie alors d'une importante industrie du bouchon de liège. Cette activité continue jusque dans la deuxième moitié du XXe siècle, puis finit par disparaître[14].

Llauro fusionne avec Passa et Tordères par arrêté préfectoral du pour former la commune de Passa-Llauro-Tordères. Ces trois communes ont été rétablies en 1989[15].

Politique et administrationModifier

CantonModifier

En 1790, la commune de Llauro est intégrée dans le canton de Thuir, dont elle fait toujours partie lors de sa brève fusion dans la commune de Passa-Llauro-Tordères et dont elle fait encore partie après avoir retrouvé son indépendance en 1989[15],[16]. À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres.

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Vincent Paraire    
1793 1795 Baudire Llinas    
1795 1830 Martin Bosch    
1830 1831 Pierre Llinas    
1831 1831 François Cazeilles    
1831 1832 François Bosch    
1832 1834 Martin Parayre    
1834 1840 François Bosch    
1840 1842 Martin Parayre    
1842 1843 François Cazeilles    
1843 1843 Joseph Domenjo    
1843 1844 Abdon Baxès    
1844 1848 Pierre Parayre    
1848 1850 Martin Llinas    
1850 1853 Abdon Baxès    
1853 1865 Martin Parayre    
1865 1874 Abdon Baxès    
1874 1876 Martin Parayre    
1876 1894 François Baxès    
1894 1896 Joseph Roig    
1896 1900 Martin Parayre    
1900 1904 François Baxès    
1904 1908 Joseph Roig    
1908 1939 Joseph Estève    
1939 1945 Martin Planes    
1945 1983 Martin Bizern    
1983 mars 2001 Alberte Montalvo Apparenté PCF  
mars 2001 En cours Roger Tourné[18],[19]    

Population et sociétéModifier

Démographie ancienneModifier

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1720
6 f11 f6 f5 f8 f8 f5 f17 f18 f
1730 1767 1774 1789 - - - - -
32 f245 H32 f54 f-----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaineModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 317 habitants[Note 3], en augmentation de 0,96 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
261238270262298300319311325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
336335373363330351399350333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328335287275279283228208181
1962 1968 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018
191205255270316322316317317
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pour 1975 et 1982 :

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[24] 1975[24] 1982[24] 1990[24] 1999[24] 2006[25] 2009[26] 2013[27]
Rang de la commune dans le département 139 125 128 123 124 128
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête patronale : 11 novembre[28].

SantéModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 991 €[29].

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Llauro compte un camping, un restaurant et divers gîtes.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales.
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017).
  4. « Llauro », sur basulm.ffplum.info, (consulté le 30 janvier 2017).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Perpignan », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  11. a et b Jean Rifa, L'histoire de nos villages racontée par Jean Rifa,, t. 3, Saint-Estève, Alliance éditions, , 174 p. (ISBN 978-2-916666-10-5), p. 73.
  12. a b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p..
  13. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
  14. Sandrine Wuilleme, « #ChallengeAZ : L comme Llauro, capitale du bouchon », sur Généassist, (consulté le 3 août 2015).
  15. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9).
  16. Notice Cassini de Llauro
  17. Liste des maires sur MairesGenWeb
  18. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  19. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  25. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  26. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  27. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  28. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  29. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).