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Ligne de Gray à Saint-Jean-de-Losne

ligne de chemin de fer française

Ligne de
Gray à Saint-Jean-de-Losne
Image illustrative de l’article Ligne de Gray à Saint-Jean-de-Losne
La ligne de Gray à Villers-les-Pots, sur le PRA au franchissement de la LGV Rhin-Rhône à Villers-les-Pots. (Vers le km 32,800 de la ligne Gray-Villers-les-Pots)
Pays Drapeau de la France France
Concessionnaires Dijon à Besançon (1852 – 1854)
Paris - Lyon (1854 – 1857)
PLM (1857 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 851 000
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 10 
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement à double voie)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret

La ligne de Gray à Saint-Jean-de-Losne est une ligne ferroviaire française a écartement standard, qui relie les gares de Gray et de Saint-Jean-de-Losne. Elle constitue un tronçon long d'environ cinquante-six kilomètres de l'ancienne ligne de Gray à Chalon-sur-Saône, l'ensemble du parcours totalisant alors environ cent sept kilomètres. En 2010, seul le segment de ligne, long d'environ trente deux kilomètres, qui relie la gare de Villers-les-Pots située sur la ligne de Dijon-Ville à Vallorbe, à la gare de Gray, est ouvert au trafic fret.

La section de ligne de Gray à Allerey fut fermée au trafic voyageurs le 1er juillet 1938, la section de ligne de Chalon-sur-Saône à Allerey le 23 mai 1954.

Elle porte le no 851 000 de la nomenclature du réseau ferré national.

HistoriqueModifier

À l'origine, entre les gares de Chalon-sur-Saône et Villers-Les-pots, cette ligne desservait les gares de Sassenay, Gergy, Allerey (ancienne gare de bifurcation ou convergeaient également les lignes Chagny-Dole (via Saint-Bonnet-en-Bresse et Chaussin), et Beaune — Saint-Loup-de-la-Salle, Allerey), Écuelles, Chivres, Seurre. Elle empruntait à partir de Seurre, (bifurcation au km 362, 100), la ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour de Seurre à Saint-Jean-de-Losne, desservait Pagny-le-Château, franchissait la bifurcation de Chaugey (Ligne de Saint-Jean-de-Losne, Chaussin et Lons-le-Saunier), arrivait à Saint-Jean-de-Losne où elle quittait la ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour. Elle desservait ensuite les localités de Trouhans et Champdôtre-Pont pour atteindre la bifurcation de Villers-les-pots. Les circulations voyageurs effectuaient le parcours aller et retour Villers-les-Pots — Auxonne pour desservir la localité d'Auxonne.

L'ensemble du parcours entre Chalon-sur-Saône et Gray a été constitué en plusieurs étapes.

Section de ligne Villers-les-Pots — GrayModifier

Le 26 juin 1846, une loi autorise la concession du chemin de fer « de Dijon à Mulhouse, avec embranchements d'Auxonne sur Gray, et de Dole sur Salins »[1].

Un décret du 12 février 1852 autorise la concession direct des chemins de fer « de Dijon à Besançon, avec embranchement Gray »[2]. Cette ligne est concédée à la même date par une convention signée avec le ministre des Travaux publics à un groupe d'entrepreneures qui constituent la Compagnie du chemin de fer de Dijon à Besançon. Cette convention est approuvée par décret le jour même[3].

La Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon rachète l'ensemble des concessions de la Compagnie du chemin de fer de Dijon à Besançon. Ce rachat est approuvé par un décret impérial le 20 avril 1854[4].

La Compagnie des chemins de fer du Paris à Lyon (devenue le 11 avril 1857 la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée) commença les travaux de construction de cette section de ligne en 1852 et les mena avec célérité. La mise en service de ce parcours se fit le 10 juin 1855. Cette compagnie, pour devancer la compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg (devenue la compagnie des chemins de fer de l’Est, le 21 janvier 1854) et la compagnie du chemin de fer de Blesme et Saint-Dizier à Gray, s'empressa de construire la ligne de Villers-les-pots à Gray. Le service commercial commença sur cette ligne le 10 novembre 1856.

La section de ligne fut neutralisée entre Mantoche et Talmay en 1952, puis entre Mantoche et Pontailler-sur-Saône en 1971. En 1991, le déraillement d'un train de fret à Maâtz sur la ligne de Culmont - Chalindrey à Gray ayant endommagé la voie, la ligne fut remise en service afin de continuer à assurer la desserte de Gray, qui jusqu'à cet incident était desservie via Culmont-Chalindrey.

Section de ligne d'Auxonne (Villers-les-Pots) à Saint-Jean-de-LosneModifier

La section de ligne Dijon-Seurre (ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour) était mis en service à voie unique le 20 juin 1882 puis et le tronçon de Seurre à Saint-Jean-de-Losne était mis à double voie le 29 avril 1885. La section de ligne d'Auxonne à Saint-Jean-de-Losne, partie d'un itinéraire d'Auxonne à Chagny, est déclarée d'utilité publique par une loi le 27 juillet 1880[5]. Elle est concédée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[6]. Cette section est ouverte à l'exploitation le 12 juillet 1887.

La section de ligne entre Champdôtre-Pont et Trouhans fut fermée en 1952.

Tracé - ParcoursModifier

Sur les neuf kilomètres du parcours qui sépare les gares de Gray et d'Essertenne-et-Cecey la ligne fait partie du territoire du département de la Haute-Saône. Elle s'engage ensuite sur le territoire du département de la Côte-d'Or jusqu'à la gare de Chivres (PK soixante-dix-sept), puis rentre sur le territoire du département de Saône-et-Loire, sur une vingtaine de kilomètres, pour atteindre Chalon-sur-Saône.

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InfrastructureModifier

ExploitationModifier

En 1928, deux relations aller et retour effectuaient la parcours de bout en bout et reliaient les villes de Gray et de Chalon-sur-Saône en desservant Auxonne. À cette date, les temps de parcours pour la totalité du trajet en assurant des correspondances en gares d'Auxonne et d'Allerey, avec des temps d'attente variables, donnent des valeurs allant de quatre heures et quinze minutes à cinq heures et trois minutes. La vitesse moyenne pour la relation la plus rapide était voisine de vingt-cinq kilomètres à l'heure.

Quelques vues de la LigneModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « N° 1835 - Loi relative au chemin de fer de Dijon à Mulhouse, avec embranchements d'Auxonne sur Gray, et de Dole sur Salins : 26 juin 1846 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 33, no 1313,‎ , p. 305 - 338 (lire en ligne).
  2. « N° 3703 - Décret qui autorise la concession directe du chemin de fer de Dijon à Besançon, avec embranchement Gray : 12 février 1852 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 9, no 494,‎ , p. 393 - 411 (lire en ligne).
  3. « N° 3704 - Décret qui approuve la convention passée, le 12 février 1852, pour la concession du chemin de fer de Dijon à Besançon, avec embranchement Gray : 12 février 1852 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 9, no 494,‎ , p. 412 - 415 (lire en ligne).
  4. « N° 1520 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 20 avril 1854, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce, et des Travaux publics, et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon : 20 avril 1854 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 3, no 177,‎ , p. 1398 - 1406 (lire en ligne).
  5. « N° 9682 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Chagny à Auxonne avec embranchement de Saint-Loup-la-Salle à Beaune : 27 juillet 1880 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 21, no 553,‎ , p. 301 - 302 (lire en ligne).
  6. « N° 14213 - Loi qui approuve les conventions passées, les 26 mai et 9 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 325 - 333 (lire en ligne).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier