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Gare de Gray

gare française

Gray
Image illustrative de l’article Gare de Gray
Aile subsistante de l'ancien bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Arc-lès-Gray
Adresse Place de la Gare
70100 Arc-lès-Gray
Coordonnées géographiques 47° 27′ 07″ nord, 5° 34′ 42″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Culmont - Chalindrey à Gray
Gray à Saint-Jean-de-Losne
Saint-Julien (Troyes) à Gray
Vaivre à Gray
Gray à Fraisans (déclassée)
Voies 4 (+ voies de service)
Quais 2
Altitude 193 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autocar (M) Mobigo
Autobus ligne urbaine de Gray

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Gray

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Gray

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

(Voir situation sur carte : Haute-Saône)
Gray

La gare de Gray est une gare ferroviaire française, située sur le territoire de la commune d'Arc-lès-Gray, à proximité de Gray et de Gray-la-Ville, dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Fermée au trafic voyageurs, cette gare est uniquement ouverte au service des marchandises.

Situation ferroviaireModifier

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 351,9 de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray partiellement exploitée, au PK 352,504 de la ligne de Culmont - Chalindrey à Gray non exploitée, et au PK 53,160 de la ligne de Vaivre à Gray. Elle est également l'origine de la ligne de Gray à Saint-Jean-de-Losne partiellement exploitée et de l'ancienne ligne de Gray à Fraisans déclassée. Son altitude est de 193 m.

HistoireModifier

 
L'ensemble des lignes, actuelles et anciennes, des régions Bourgogne et Franche-Comté
  • 1829 délibération du conseil municipal favorable à l'établissement d'une liaison Gray Saint-Dizier reliant les parties navigables de la Saône à la Marne (le rail est envisagé comme complément de la navigation fluviale)
  • 1855-1856 : ouverture de la liaison Dijon - Besançon par Dole avec un embranchement Auxonne - Gray. (PLM)
  • 1858 : ouverture de la liaison Gray - Blesme (Compagnie de l'Est)
  • 1860-1863 : ouverture de la liaison Gray - Nancy par Vaivre-et-Montoille (Compagnie de l'Est)
  • 1866-1878 : ouverture de la liaison Gray - Besançon avec deux itinéraires, l'un rejoignant la ligne provenant de Dijon (Gray - Ougney en 1866) et l'autre celle provenant de Vesoul avec l'embranchement Montagney - Miserey-Salines en 1878. (PLM)
  • 1888 : ouverture de la liaison Gray - Is-sur-Tille (PLM)
  • 1894 : raccordement par une ligne à voie métrique avec la gare des Chemins de fer vicinaux de la Haute-Saône située sur la rive gauche.

Le réseau en étoile au départ de Gray fut concurrencé par le développement de l'automobile et du transport routier.

  • dès 1938, fermeture au trafic voyageur de la section Gray - Talmay vers Auxonne et cessation d'exploitation du réseau CFV.
  • 1940, fermeture au trafic voyageur Gray - Besançon (à vérifier, le pont sur la Saône est présent jusqu'en 1958, d'après les images de l'IGN)
  • 1969, fermeture au trafic voyageur Gray - Is-sur-Tille, ancienne Ligne de Saint-Julien à Gray via Is-sur-Tille.
  • 1970, fermeture au trafic voyageur Gray - Vesoul
  • 1970, fermeture au trafic voyageur Gray - Culmont-Chalindrey
  • 1991, fermeture au trafic marchandises Gray - Culmont-Chalindrey et réouverture simultanée de la ligne Gray - Villers-Les-Pots (Auxonne)

Ces lignes n'étaient déjà plus exploitées par la SNCF mais par la CFTA dont il reste à la gare de Gray un atelier spécialisé dans l'entretien et la restauration des machines à vapeur transféré depuis à VEOLIA transport. La locomotive tête de série des Baldwin d'après-guerre, A1AA1A 62001, pourtant classée monument historique, n'en finit pas de rouiller, à l'abandon sur le faisceau.

ParticularitésModifier

Avec ces différentes ouvertures, Gray présentait plusieurs particularités :

  • la gare de Gray n'était pratiquement pas sur le territoire de la commune ;
  • la gare était partagée entre deux réseaux celui de la Compagnie des chemins de fer de l'Est et celui de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) ;
  • malgré ce réseau dense, Gray n'était pas situé sur un axe national important :
    • au milieu du 19ème siècle, la décision de faire passer la ligne Dijon-Mulhouse par Besançon et non par Gray et Vesoul fut prise.
    • la ligne de Dijon à Nancy par Gray, Vesoul et Épinal fut remplacée par un itinéraire passant par Chalindrey, Neufchâteau et Toul dans les années 1880 car la première ligne fut jugée trop proche de l'Allemagne.

Les rails ainsi que la gare n'ont pas été laissés à l'abandon, comme la plupart des anciennes gares de la Haute-Saône. De l'ancien réseau ferré en étoile, il ne reste presque rien. Le trafic voyageurs est assuré par autocars, vers Besançon.

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

La gare se situe dans la zone d'activité des Parcs.

DesserteModifier

Depuis septembre 2018, les services d'autocars reliant Gray à Besançon, Vesoul et Culmont-Chalindrey (ex-TER Bourgogne-Franche-Comté) ainsi que les deux liaisons vers Dijon par Fontaine-Française ou par Mirebeau-sur-Bèze (ex-Transco) sont assurées par Mobigo, le réseau régional.

IntermodalitéModifier

Un parking d'une vingtaine de places est à la disposition de la clientèle.

Service des marchandisesModifier

La gare de Gray est ouverte au service du fret[1]. Le trafic marchandises est assuré par la seule desserte Gray-Auxonne. Deux embranchements ont été conservés, jusqu'à Autet en direction de Vaivre (Vesoul) et jusqu'à Autrey-lès-Gray en direction d'Is-sur-Tille.

Patrimoine ferroviaireModifier

Un important bâtiment voyageurs fut construit[Par qui ?].

Il comportait deux ailes identiques, sans étage de sept travées, encadrant un pavillon central sans étage de cinq travées dont trois grands arcs en plein cintre surmontés par l'horloge de la gare[2].

Une vaste marquise double enjambait cinq voies à quai[2] ; un bâtiment à l'aspect proche de celui des ailes du bâtiment principal servait de buffet[2] ; des installations de garage et de déchargement étaient à disposition du trafic marchandises.

Actuellement[3], seuls subsistent du bâtiment de la gare les deux ailes latérales, le corps central du bâtiment voyageurs et sa marquise ayant été détruits par les bombardements alliés pendant la seconde guerre mondiale. Celle de gauche est utilisée pour les voyageurs des autocars tandis que celle de droite, en partie murée, sert de salle du royaume des Témoins de Jehovah de Gray. L'emplacement de l'entrée monumentale a cédé la place à un terrain en friche d'une vingtaine de mètres séparant les deux ailes du bâtiment d'origine. Les ruines du buffet, elles, ont été démolies dans les années 90 pour permettre la construction de l'avenue des parcs.

Notes et référencesModifier

  1. Site Fret SNCF : la gare de Gray.
  2. a b et c « Gray : 70 - Haute-Saône - Cartes Postales Anciennes sur CPArama », sur www.cparama.com (consulté le 5 février 2019)
  3. Janvier 2019.

BibliographieModifier

  • Bulletin de la SALSA nouvelle série n° 11 Guy J. Michel 1977
  • Didier Leroy, Le temps des omnibus : Chatillon-sur-Seine - Gray - Rambervillers, Breil-sur-Roya, Editions Du Cabri, 2005 (ISBN 2-914603-12-6)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier