Le Rove

commune française du département des Bouches-du-Rhône

Le Rove
Le Rove
La calanque de Niolon.
Blason de Le Rove
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Georges Rosso
2020-2026
Code postal 13740
Code commune 13088
Démographie
Gentilé Rovenaines, Rovenains
Population
municipale
5 145 hab. (2019 en augmentation de 12,9 % par rapport à 2013)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 09″ nord, 5° 15′ 01″ est
Altitude 132 m
Min. 0 m
Max. 263 m
Superficie 22,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marignane
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.lerove.fr

Le Rove (lo Rove en provençal selon la norme classique et lou Rouve selon la norme mistralienne) est une commune française du département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants, au nombre de 5 137 en 2018, sont appelés les Rovenains.

GéographieModifier

SituationModifier

La commune se situe dans le massif de la Nerthe, entre L'Estaque (Marseille) et Ensuès-la-Redonne.

Le chef-lieu occupe une dépression orientée approximativement d'ouest en est, entre 170 et 110 mètres d'altitude, entourée de collines calcaires à la maigre végétation, et reliée au littoral méditerranéen par des vallons étroits et sinueux, dont l'un (vallon du Gipier) permet de joindre Marseille, et l'autre (vallon du Régadzi) débouche sur deux calanques habitées : la Vesse et Niolon. Côté nord, la commune couvre le flanc du massif, et s'arrête à la limite de la plaine.

Sa superficie est de 2 297 hectares soit 22,97 km2. Son altitude la plus basse se situe au niveau de la mer, le point culminant se trouve à 263 m, la moyenne étant de 132 m[1].

Communes limitrophesModifier

Voies de communication et transportsModifier

Le Rove est traversé par la route départementale 568, qui relie Martigues à Marseille en passant par le tunnel du Resquiadou, et longé au nord par l'autoroute A55 (France), dont l'échangeur n°7 donne accès au Rove depuis Martigues. Le village est situé à 6,5 kilomètres de l'Estaque et 18 du Vieux Port (Marseille), à 18 de Martigues. La route départementale 5, à l'ouest, rejoint Ensuès-la-Redonne et la côte bleue (Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins).

L'aéroport de Marseille Provence est à 12 kilomètres du Rove.

La gare de Niolon, située sur la ligne de la Côte Bleue, est desservie par les TER de la liaison Miramas - Marseille, à raison de 12 trains par jour dans chaque sens en semaine, ce qui met Marseille-Saint-Charles à 25 minutes de Niolon. L'ancienne gare du Rove, située près de la D 568, a été fermée, squattée à la fin des années 1980, puis détruite par un incendie en 1990.

ClimatModifier

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations relevées à la station Météo-France de Marignane pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

ToponymieModifier

Rove, prononcé « rouve », est le nom provençal du chêne méditerranéen (rouvre)[3], qui figure dans le blason de la commune.

Vesso, prononcé « vesse », est la forme provençale de la vesce[3], et désigne par extension un lieu de fourrage[4].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Le Rove est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine du Rove, une unité urbaine monocommunale[8] de 5 128 habitants en 2017, constituant une ville isolée[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[13]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[14],[15].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (89,4 %), zones urbanisées (8,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), eaux maritimes (0,1 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

HistoireModifier

Des grottes, des endroits secs sous des rochers en surplomb pouvaient servir ici d'abris aux hominiens à l'époque du Paléolithique puis du Néolithique, de à . Les restes d'un rempart en pierre datant du début de l'Âge du bronze, au Camp de Laure, au nord-ouest de la commune, prouvent que des hommes étaient installés ici il y a 3 500 ans.

À l'époque moderne, Le Rove faisait partie de la seigneurie de Marignane au même titre que Saint-Victoret et Gignac. D’après les archives paroissiales, Le Rove compte trois familles présentes depuis le XIIIe siècle : les familles Debard, Mathieu et Gouiran[18].

Jusqu'en 1835, le village du Rove faisait partie de la commune de Gignac. Le Rove est devenu une commune en 1835.

HéraldiqueModifier

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or à quatre pals de gueules; à dextre une branche de chêne englandée de sable; à senestre un bouc naissant d'argent; chargé des mots VILLE DU ROVE de sable.


Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1906 Audiffren GOUIRAN    
1906 1908 Adrien LIEUTAUD    
1908 1919 François-Hilaire GOUIRAN    
1919 1923 Victor GOUIRAN    
1923 1945 Maurice GOUIRAN    
1945 1947 Gabriel DEBARD    
1947 1965 Clément dit Blaise GOUIRAN PCF  
Mars 1965 1981 Etienne MATHIEU PCF  
1981 En cours Georges ROSSO PCF Retraité
Chevalier de la Légion d'honneur

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2019, la commune comptait 5 145 habitants[Note 3], en augmentation de 12,9 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,51 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
8448801 074849816875820790755
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
729661726742704747722678688
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
8694855167051 1861 7092 2332 7073 429
1999 2004 2006 2009 2014 2019 - - -
4 0054 0704 0774 2234 6075 145---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Personnalités liées à la communeModifier

ÉconomieModifier

Culture et patrimoineModifier

Monuments et lieux touristiquesModifier

Monuments civilsModifier

  • Le bâtiment de la gare de Niolon, qui domine la calanque du haut de ses 35 mètres d'altitude, est construit dans le style très particulier des gares de la ligne de la Côte Bleue : étroit, tout en hauteur, avec des parements en céramique, un toit en tuiles romanes. De la gare, la vue sur la calanque est remarquable.
  • Le tunnel du Rove, tunnel-canal reliant Marseille à l'Étang de Berre, a été creusé dans sa plus grande partie sous le territoire du Rove, d'où son nom, mais il n'est visible depuis aucun point de la commune.
  • Le fort de Niolon et le fort de Figuerolles, anciennes batteries militaires établies sur les hauteurs dominant la mer, partiellement détruites.
  • Le camp de Laure, vestiges d'un habitat fortifié préhistorique (classé monument historique).

Monuments religieuxModifier

 
La chapelle de Saint-Michel de Gignac, vue du nord-ouest.

La chapelle Saint-Michel de Gignac est une chapelle romane du XIIIe siècle. Le château dont elle dépendait, et dont il ne reste que quelques ruines, fut une place forte templière servant de relais avant Fréjus, où embarquaient les croisés.

La chapelle, classée avec les ruines du château au titre de monument historique en 1977[23], a été restaurée en 1997.

Malgré son nom, et bien que la chapelle figure sur l'emblème du village voisin de Gignac-la-Nerthe, elle fait partie de la commune du Rove.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

  • Les calanques de Niolon et la Vesse, situées face à la rade de Marseille à quelque 5 kilomètres du chef-lieu, abritent chacune un petit village de pêcheurs et un port, et reçoivent le dimanche la visite de Marseillais désireux de se détendre.
  • Le sentier littoral (non balisé, localement délicat), qui a son origine à l'Establon, au bord de l'ancienne route à la hauteur du tunnel du Resquilladou, contourne la pointe de Figuerolles, passe dans les calanques de la Vesse puis de Niolon et, quittant le territoire de la commune à la calanque de l'Érevine, poursuit vers la Redonne d'Ensuès.

Patrimoine culinaireModifier

La brousse du Rove est la spécialité de ce lieu. La véritable brousse du Rove est produite à partir du lait de chèvres de la race du Rove sur le territoire de la commune du Rove. Les chèvres du Rove sont connues pour leur esthétique, leur robustesse et leur rusticité. Elles donnent moins de lait que les Alpines ou les Saanens, mais leur lait est plus riche et plus parfumé puisque ces troupeaux supportent mal la stabulation et sont élevés en pleine colline. La plus illustre famille d'éleveurs de chèvres du Rove est la famille Gouiran. La brousse du Rove est un mets connu que l'on peut trouver à la carte des restaurants huppés de la région et qui est l'objet de nombreuses contrefaçons (les brousses dites « du Rove » fabriquées avec du lait de vache inondent les marchés).

Avant les années 1960, les marchands de brousse du Rove proposaient les brousses à Marseille au cri de « Leï brousso dou Rouvé ! ». Une expression en est restée : « À l'heure des brousses » en référence à l'heure très tardive à laquelle on commençait à faire des brousses après avoir effectué une longue traite du troupeau.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  1. « Superficie et altitude du Rove » (consulté le )
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. a et b X. de Fourvières, Lo pichot Tresor, éd. Marcel Petit, Raphèle-les-Arles, 1944-1981, sans ISBN
  4. le Petit Robert 1, Dictionnaire de la langue française
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 du Le Rove », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  14. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. D’après Marcel Germain, Marignane en brèves, atelier du patrimoine marignanais
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « Chapelle Saint-Michel et ruines du château », notice no PA00081421, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier