Ouvrir le menu principal

Laurent Obertone

journaliste et écrivain français
Laurent Obertone
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (34 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Genres artistiques
Œuvres principales

Laurent Obertone, né en , est un journaliste d'investigation, romancier et essayiste français, dont le travail est centré sur la criminologie, les médias et le multiculturalisme. Ses thèses sont particulièrement influentes dans les milieux d'extrême droite[1],[2],[3],[4].

Ses livres La France Orange mécanique, La France Big Brother et La France interdite rencontrent un succès commercial notable. Il a fait l'objet de critique (de la part d'Aymeric Caron, Libération, L'Express et Médiapart) pour l'utilisation de « chiffres et statistiques erronés, l'opacité de ses sources et son manque de rigueur analytique »[5],[6],[7],[8],[9].

Sommaire

BiographieModifier

Né d’un père agriculteur dans le Jura[2], Laurent Obertone est diplômé d'anthropologie[10], puis de l'École supérieure de journalisme de Lille dans la filière presse hebdomadaire régionale[11].

Durant plusieurs années, il est journaliste spécialisé dans les faits divers pour un hebdomadaire régional d'informations généralistes, avant de démissionner pour rédiger son premier livre[2]. À partir de 2010, il signe des articles sur le webmagazine Ring, dirigé par David Kersan[2].

En 2010, il fait partie des trois invités qui accompagnent Michel Houellebecq à l'occasion du dîner intime donné par le président de la République Nicolas Sarkozy au Palais de l'Élysée, en l'honneur du prix Goncourt reçu par Houellebecq : ce dernier présente alors Laurent Obertone comme « le grand polémiste de demain »[12].

En mars 2014, il lance un appel à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, sur les 100 000 peines de prison non effectuées chaque année[10].

PseudonymatModifier

« Laurent Obertone » est un pseudonyme : l'auteur explique avoir voulu « protéger sa famille des menaces de mort[13] ». Il précise dans le Figaro magazine : « Compte tenu des sujets que j'aborde, je suis partisan de n'y mêler que moi et de préserver la tranquillité de ma famille », ajoutant que ce « droit » est « défendu par la loi »[14].

De son côté, Mediapart affirme que sous ce pseudonyme se cache un ancien blogueur de la « réacosphère », rédigeant des articles sous les noms d'« Ubiquiste » ou de « Pélicastre Jouisseur », et auteur en d'un « manifeste raciste » intitulé Le Manifeste Nauséabond[11],[15]. Laurent Obertone nie ces affirmations, et attaque Médiapart en justice en pour diffamation. Il demande finalement un report du procès deux semaines avant celui-ci, puis se désiste en pour « raisons personnelles »[4].

AuteurModifier

L'auteur explique la parution de son premier livre, La France Orange mécanique, par deux raisons : le nombre de faits divers qu'il a connus dans ses quelques années de carrière, et le mauvais traitement qui en serait fait par la presse, « les journalistes étant quasiment tous de gauche - y compris ceux du Figaro »[2].

Selon l'auteur, en France, les deux tiers des infractions sont commis par des individus issus de l'immigration, ce qu'il considère comme un sujet tabou, nié « pour des raisons morales »[16].

Son deuxième livre, intitulé Utøya[17] est consacré à Anders Behring Breivik, terroriste norvégien d'extrême droite responsable des attentats du 22 juillet 2011 ayant entrainé la mort de 77 personnes.

Dans son troisième livre, La France Big Brother, Laurent Obertone s'en prend à « la République des écrans », dénonce la « domestication » des Français, livrés selon lui à la « manipulation », à la « désinformation » et au « conditionnement » des classes médiatique, militante, artistique et politique, unies au sein d'un « Parti » totalitaire, comparable à celui décrit dans 1984, le roman d'anticipation de George Orwell[18].

En 2016, dans Guérilla, il imagine une France en état de guerre civile apocalyptique, inspiré des événements de 2005 et de 2015[19]. L'auteur dénonce notamment la valorisation médiatique d'un multiculturalisme « imposé aux Français », et l'absence de débat réel sur cette question[20].

En septembre 2018, il publie La France interdite, étudiant la population issue de l'immigration en s’appuyant sur des études chiffrées, peignant une France qui, en trente ans, souffrirait du communautarisme.

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « «La France interdite» de Laurent Obertone, le livre de chevet de Marine Le Pen », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 27 janvier 2019)
  2. a b c d et e « Trois choses à savoir sur Laurent Obertone », sur Francetvinfo.fr.
  3. « Que contient la liste de livres recommandés par le FN à ses militants ? », sur Les Inrocks (consulté le 27 janvier 2019)
  4. a et b « Laurent Obertone se désiste de son procès contre Mediapart », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 2 septembre 2015).
  5. « "La France orange mécanique" ou la vérité si je mens », sur LExpress.fr, (consulté le 27 janvier 2019)
  6. « "On n'est pas couché" : Laurent Obertone et Aymeric Caron », sur Atlantico.fr, (consulté le 27 janvier 2019)
  7. Louise Fessard, « «La France Orange mécanique»: un flagrant délire sécuritaire », sur Mediapart, (consulté le 27 janvier 2019)
  8. « "La France Big Brother", le pamphlet réactionnaire et sexiste de Laurent Obertone », sur LExpress.fr, (consulté le 27 janvier 2019)
  9. « Non, la France ne cache pas le nombre des enfants (et petits-enfants) d'immigrés », sur Libération.fr, (consulté le 27 janvier 2019)
  10. a et b Laurent Obertone, « L'appel de Laurent Obertone à Christiane Taubira : Gare à la colère des victimes », Le Figaro, 5 mars 2014.
  11. a et b Stéphane Alliès, Louise Fessard, Jérôme Hourdeaux et Marine Turchi, « La France Orange mécanique : le vrai parcours de «Laurent Obertone» », sur mediapart.fr,
  12. Jérôme Dupuis, « Houellebecq, Sarkozy et l'ultraviolence en France », sur L'Express, (consulté le 16 août 2015).
  13. « La France Orange mécanique » : rencontre avec un auteur à thèses racistes, sur RUE89
  14. Voir sur ring.fr.
  15. Stéphane Alliès, Louise Fessard, Jérôme Hourdeaux et Marine Turchi, « «France Orange mécanique»: Laurent Obertone est de plus en plus fâché avec son passé », sur mediapart.fr, .
  16. On n'est pas couché, « Laurent Obertone & la délinquance en France - On n'est pas couché 2 mars 2013 #ONPC », (consulté le 22 septembre 2016)
  17. Laurent Obertone, Utoya. Norvège, 22 juillet 2011, 77 morts, Ring, 2013, (ISBN 979-1091447089). Voir AFP, « Laurent Obertone face au tueur extrémiste d'Utoya », sur lepoint.fr,
  18. François Aubel, « Après La France Orange mécanique, le nouveau brûlot d'Obertone », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 22 septembre 2016)
  19. « Guerilla de Laurent Obertone », AgoraVox,‎ (lire en ligne, consulté le 1er avril 2018)
  20. BFMTV, « Laurent Obertone: L'invité de Ruth Elkrief - 11/02 », BFMTV (consulté le 22 septembre 2016)
  21. Pour les références, voir l’article sur le livre
  22. Jean-Claude Vantroyen, « Laurent Obertone dans la tête d’Anders Breivik », sur Le Soir, (consulté le 30 septembre 2013)
  23. « "Utøya": la croisade néoréac de Laurent Obertone », sur Les Inrocks, (consulté le 30 septembre 2013)
  24. Ludovic Greiling, « C'est à lire - Idées - Utoya, de Laurent Obertone », sur Politique Magazine, (consulté le 30 septembre 2013)
  25. Après la France Orange Mécanique, le nouveau brulôt d'Obertone, Le Figaro, 16-09-2014.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier