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Lantabat

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques

Lantabat
Lantabat
L'église Saint-Martin-de-Tours.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Yves Ondars
2014-2020
Code postal 64640
Code commune 64313
Démographie
Gentilé Landibartar
Population
municipale
290 hab. (2016 en diminution de 1,36 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 03″ nord, 1° 07′ 24″ ouest
Altitude Min. 91 m
Max. 577 m
Superficie 28,86 km2
Localisation

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Lantabat

Lantabat est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Landibartar[1].

GéographieModifier

SituationModifier

Lantabat fait partie de la province basque de Basse-Navarre.

 
La Joyeuse au lieu-dit Luisenialdea.
 
Chapelle Saint-Pierre de Béhaune.
 
Stèles discoïdales dans le cimetière de Béhaune.

AccèsModifier

La commune est desservie par la route départementale D 518.

HydrographieModifier

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Joyeuse, affluent de la Bidouze, et par ses tributaires, le Teilérako erreka et le ruisseau Saint-Martin ainsi que par les affluents de ce dernier, le Gambérazaharéko erreka, le Cernaiséko erreka, l'Othéguiko erreka, l'Etchépaldéko erreka, le Saucanéko erreka, le Jelosséko erreka et le Munhoko erreka.

Lieux-dits et hameauxModifier

  • Achurdé ;
  • Azkonbegi ou Ascombéguy ;
  • Béhaune ;
  • Gasteluzahare ;
  • Haltacolepua ;
  • Ilharre Mounko ;
  • Luisenialdea ;
  • Saint-Étienne ;
  • Saint-Martin.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Son nom basque est Landibarre (« vallée de la lande »[4]).

Le toponyme Lantabat est mentionné dès le XIIe siècle[5] (collection Duchesne volume CXIV, feuillet 161[6]).
D'après Philippe Veyrin[7], bat provient du gascon et signifie 'val'. On retrouve alors la même signification que dans le toponyme basque Landibarre : 'vallée de la lande'.

Achurdé désigne un col de montagne entre Lantabat et Ainhice-Mongelos (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

HistoireModifier

Paul Raymond[5] note que la baronnie de Lantabat était vassale du royaume de Navarre.

En 1023, le duc de Gascogne, pour remercier le roi de Navarre Sanche le Grand de l´avoir soutenu contre le comte de Toulouse, donne à la Navarre ses fiefs de Basse Navarre, dont Lantabat. Il délaisse alors Saint-Jean-le-Vieux pour fonder Saint-Jean-Pied-de-Port. Sanche VII le Fort (1194-1234) qui s´allie aux chrétiens contre les Maures fait venir nombre de Français, mais les «fueros» prévoient que seuls les Basques peuvent assurer la garde de l´Ultra Puertos, territoire hautement stratégique contrôlant un des plus importants passages entre la France et l´Espagne. Il était donc essentiel d'implanter des maisons basques de confiance pour encadrer une population récemment attachée. C´est ainsi qu'il fit venir les maisons de Luxes, Ostabat, Gramont, Sorhaperu, Laxague, Belzunce et Aramburu[8]. À noter qu´à Lantabat se trouvait une famille San Esteben dont l'un des membres, Ramiro Sanchez, avait été le compagnon d'armes du chevalier Aramburu à la bataille de Baeza (1227). Suivant la tradition basque, la famille donna son nom à la seigneurie où elle fit à nouveau souche.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Louis Hitta    
2001 En cours Yves Ondars    
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

Lantabat appartient à cinq structures intercommunales[9] :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 290 habitants[Note 1], en diminution de 1,36 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686727778793867874843801799
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
757711664605607624621577566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
572566553516528506520510432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
402408339313307284293294295
2013 2016 - - - - - - -
298290-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine civilModifier

  • Un camp protohistorique[14] (également sur la commune de Suhescun) est visible aux lieux-dits Haltacolepua et Ilharre Mounko ;
  • Une enceinte protohistorique fortifiée[15] (également sur les communes d'Ostabat-Asme et de Larceveau-Arros-Cibits) se trouve au lieu-dit Gasteluzahare ;
  • La maison de maître dite Elizeiria[16] date du XIVe siècle ;
  • La maison forte Donozteia[17] date également du XIVe siècle ;
  • Les fermes Elizeiriko Borda[18] et Iturburua[19] datent du XVIIe siècle ;
  • Des maisons des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles[20] sont inventoriées par le ministère de la Culture.

Patrimoine religieuxModifier

  • La chapelle Saint-Cyprien-de-Carthage au lieu-dit Ascombéguy[21] a des origines remontant au XIIe siècle, tout comme la chapelle Saint-Pierre de Béhaune[22]. La chapelle d'Ascombéguy recèle une croix de procession[23] répertoriée par le ministère de la Culture ;
  • La chapelle Saint-Étienne[24] date des XIIe, XVe, XVIe et XVIIIe siècles ;
  • L'église Saint-Martin-de-Tours[25] date des XVIIIe et XIXe siècles.

ÉquipementsModifier

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire, au hameau de Béhaune.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Lantabat
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice portant sur l'inventaire général du patrimoine culturel de Lantabat
  5. a b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  6. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975, (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 216
  8. Fredirico de Zabala, Historia del pueblo Vasco, 1971, t. II, p. 117.
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 11 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Notice no PA00084423, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA00084424, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no IA64000754, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no IA64000753, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no IA64000755, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no IA64000759, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no IA64000824, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IA64000756, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no IA64000757, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM64000214, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no IA64000752, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no IA64000814, base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondirModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier