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La Garnache

commune française du département de la Vendée

La Garnache
La Garnache
La mairie de La Garnache.
Blason de La Garnache
Blason
La Garnache
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Challans
Intercommunalité Challans-Gois-Communauté
Maire
Mandat
François Petit
2014-2020
Code postal 85710
Code commune 85096
Démographie
Gentilé Garnachois
Population
municipale
4 956 hab. (2016 en augmentation de 8,76 % par rapport à 2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 29″ nord, 1° 49′ 47″ ouest
Altitude 27 m
Min. 8 m
Max. 52 m
Superficie 60,52 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Garnache est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Aujourd'hui petite ville de moins de 5000 habitants, elle fut jusqu'aux Guerres de religion des XVIe et XVIIe siècles, une seigneurie redoutée, et la ville la plus importante de la région.[1]

Sommaire

GéographieModifier

Le territoire municipal de La Garnache s’étend sur 6 052 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 27 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 8 et 52 mètres[2],[3].

La commune est située dans le nord-ouest de la Vendée, à environ 40 km de La Roche-sur-Yon, 50 km de Nantes, 4 km de Challans et 35 km de Noirmoutier.

La Garnache se situe en bordure du Marais breton[4].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Environ 1 000 ans avant notre ère, le territoire de La Garnache était situé sur un promontoire dont Beauvoir-sur-Mer était le cap extrême et entouré des marais de Bouin au nord et de Sallertaine au sud.

Deux siècles av. J.-C., la tribu gauloise des Agnutes s'installa dans le pays de Retz, alors couvert d'immenses forêts. C'étaient des marins, des agriculteurs et des éleveurs.

La civilisation romaine laissa des traces de constructions dans la région (Pont-Habert, Déas, Ampan). Le territoire des Agnutes est rattaché à la civitas (circonscription administrative) des Pictons (capitale : Poitiers).

Un monastère dépendant de La Garnache est fondé en 673 dans « l'île d'Hero » (Noirmoutier) par saint Philibert. La commune abrite un cimetière mérovingien.

La dynastie des seigneurs de La Garnache débute vers 1045, sous la dépendance du vicomte de Thouars et s'étend sur un vaste territoire (Beauvoir, Bois-de-Céné, îles de l'île d'Yeu et Noirmoutier, Sallertaine...). Jusqu'en 1214, six seigneurs édifièrent et fortifièrent le puissant château, avant que terres et bâtiments ne passent successivement aux familles de Belleville, de Clisson de Parthenay et de Rohan, puis de Rohan-Chabot. Au XVe siècle la seigneurie de La Garnache était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise. Elle passa ensuite aux ducs de Villeroy jusqu'à la Révolution..

La ville est disputée pendant les guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques. Ce fief, faisant partie du Bas-Poitou, dont il ne reste, de son château, que deux tours et les ruines du donjon médiéval, donne son nom à Françoise de Rohan, duchesse de Loudun, que le parti lorrain nomme alors la Dame de La Garnache. Le fils qu'elle a eu des amours du duc de Nemours - avec qui elle s'était mariée en secret, - et qui usurpe le titre d'Henri de Genevois, lui dérobe ce château en 1585. Mais le fief est repris en 1588 par les troupes du futur roi Henri IV. En 1622, Louis XIII ordonne le démantèlement de la forteresse.

François-Athanase Charette de La Contrie, futur chef de l’Armée catholique et royale, s’établit à La Garnache, au château de Fonteclose, après son mariage, en 1790. Le 14 mars 1793, les paysans qui venaient de s'insurger contre la République viennent le chercher pour en faire leur chef.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Armand de Baudry d’Asson[b] PRL Député de la Vendée (1946 → 1958)
Conseiller général du canton de Challans (1936 → 1940 puis 1945 → 1955)
Pierre Rouillon    
Eugène Achard    
Claude Bobière DVD Responsable d'affaires
en cours François Petit[6],[7] DVD Chef d'entreprise
3e vice-président de Challans-Gois-Communauté (2017 → )

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

Les habitants de la commune sont appelés les Garnachois[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 4 956 habitants[Note 1], en augmentation de 8,76 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0002 1822 4613 0932 7432 8802 8852 9942 926
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9563 0053 2043 1533 1673 1853 3293 3863 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4473 4703 5103 1023 1012 9352 8882 7792 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7102 6282 8073 1523 3793 5764 2024 5574 956
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à La Garnache en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
8,7 
11,7 
60 à 74 ans
11,5 
21,6 
45 à 59 ans
21,9 
23,2 
30 à 44 ans
22,3 
16,3 
15 à 29 ans
14,6 
20,6 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

EnseignementModifier

  • École privée élémentaire - Saint-Joseph[15].
  • École privée maternelle - Sainte-Marie.
  • École publique maternelle et primaire Jan-et-Joël-Martel.
  • Les écoles maternelle et primaire Sainte-Marie et Saint-Joseph ont été réunies en un établissement pour la rentrée 2010 sous le nom de l'école Notre-Dame-de-la-Source (établissement privé catholique).

SportsModifier

  • Zone de loisirs : à proximité du bourg, le plan d'eau de 3,54 hectares ouvert à la pêche est un espace détente et promenade avec un coin pique-nique. De nombreux sentiers pédestres sillonnent la commune.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Lieux et monuments remarquablesModifier

La commune compte quatre monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[16] :

La Pierre du DiableModifier

 
Mégalithe de La Garnache (Vendée) dit "Pierre du Diable."

Cette pierre méconnue est située en plein champ, sur un îlot boisé, aux frontières de Challans, Sallertaine et de La Garnache. Le docteur Marcel Baudouin en fait une description complète dans le Bulletin de la Société préhistorique de France n°4 de 1925 : Le Menhir tombé de La Grande Emonnière, Commune de La Garnache (Vendée). Il indique dans son article avoir découvert ce mégalithe en 1907 (alors propriété de Léon Martel-Boucher, père des sculpteurs Jan et Joël Martel), et qu'il n'a été signalé par personne. Mais l'abbé Baudry en parle déjà en 1864, dans l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, où il rapporte cette légende : « Les habitants de Sallertaine n'ont respecté qu'un menhir, dit Pierre Levée ou Pierre du Diable. Un jour, ils l'entourèrent d'une fune (un câble), et la firent tirer par douze bœufs. Mais la fune, pourtant neuve, se brisa comme du verre, et la pierre resta immobile, ce qui n'étonna personne. Car, dirent-ils, c'est une pierre que le Diable portait au pont de Saint-Martin et qui est toujours sous sa puissance. Et elle est, ainsi que la croisée de la Croix-Joslin, le rendez-vous des sorciers. »

Autres lieux et monumentsModifier

 
Vue de l'église de La Garnache.

On peut également citer :

  • l’église Notre-Dame, reconstruite au XIXe siècle, ornée d’une Assomption polychrome du XVIIIe siècle, d’un christ de bois, maître-autel et chemin de croix contemporains (à noter, comme l'église de Challans, que l'édifice est orienté "à l'envers," l'abside n'étant pas tournée vers l'Est, ou le Sud-Est - comme Notre-Dame de Paris ou d'Amiens, - mais vers le Nord-Ouest).
  • la chapelle Notre-Dame-de-la-Victoire (ancienne chapelle Saint-Léonard), de style gothique. Dédiée à saint Léonard depuis 1150, elle changea de patronage en 1571 pour commémorer la victoire navale de Lépante[21] ou Bataille de Lépante. En ruine après les guerres de Religion, elle fut restaurée à partir de 1711 sur la demande du père Louis-Marie Grignion de Montfort (dans la Revue de la Vendée historique de 1911, on lit également (p. 103) : "Montfort, qui avait construit ou relevé tant de chapelles, affectionnait tout particulièrement celle de la Garnache. Dans son testament, écrit à Saint-Laurent-sur-Sèvre la veille de sa mort, le 27 avril 1716, (on) relève cette clause bien significative : « Je donne trois de mes étendards à Notre-Dame de Toute-Patience, de la Séguinière ; les quatre autres à Notre-Dame de la Victoire, à la Garnache... » On ne sait ce qu'ils sont devenus. La "Bannière de Lépante," qui a été restaurée fin 2017 à Nantes par Marie-Flore Lenoir[22], a quant à elle a été commandée par la paroisse de La Garnache en 1888 pour fêter la béatification du père de Montfort.)
  • des châteaux du XIXe siècle : château des Planches, château de La Poirière, manoir des Laumiaires ;
  • des moulins ;


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Équipements culturelsModifier

  • Musée du passé et des traditions.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Parti : au premier, d'or aux sept merlettes d'azur ordonnées en orle, au franc-quartier de gueules ; au second, coupé : au premier, parti d'argent à la moucheture d'hermine de sable et d'or à la fleur de lys d'azur, et au second, d'azur à l'ostensoir d'or.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  1. Fils de Léon-Armand de Baudry d’Asson, maire de La Garnache de 1888 à 1892.
  2. Fils d’Armand de Baudry d’Asson, maire de La Garnache de 1912 à 1935.

RéférencesModifier

  1. Ch. de Sourdeval, "Le château et les seigneurs de La Garnache," Revue des provinces de l'Ouest, 2e année.
  2. « Commune 8007 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « La Garnache », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 16 juillet 2010).
  5. « Historique des maires » sur le site de la commune [lire en ligne (page consultée le 18 novembre 2018)].
  6. « Installation du nouveau conseil municipal », Ouest-France,‎ .
  7. « François Petit succède à Claude Bobière », Ouest-France,‎ .
  8. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 16 juillet 2010).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  15. (fr) Site de l'École privée élémentaire - Saint-Joseph
  16. « Liste des monuments historiques de la commune de La Garnache », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Tumulus dit La Butte Cavalière », notice no PA00110126, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Menhir dit Pierre-du-Diable », notice no PA00110125, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Manoir dit La Vieille Fonteclose (Maison de Charette) », notice no PA00110124, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Château (ancien) », notice no PA00110123, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/85-Vendee/85096-Garnache/143023-ChapelleNotre-Dame-de-la-Victoire
  22. Le Courrier Vendéen, jeudi 04 janvier 2018, p. 14.