La Couture-Boussey

commune française du département de l'Eure
(Redirigé depuis La Couture (Eure))

La Couture-Boussey
CP-La Couture-Boussey.jpg
Blason de La Couture-Boussey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Sylvain Boreggio
2020-2026
Code postal 27750
Code commune 27183
Démographie
Gentilé Couturiot
Population
municipale
2 305 hab. (2018 en augmentation de 0,22 % par rapport à 2013)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 52″ nord, 1° 24′ 21″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 137 m
Superficie 10,9 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-André-de-l'Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
La Couture-Boussey
Géolocalisation sur la carte : Eure
Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
La Couture-Boussey
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Couture-Boussey
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Couture-Boussey

La Couture-Boussey est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Celle-ci est notamment connue pour abriter un musée des Instruments à vent.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La Couture-Boussey est située au milieu d'un triangle constitué par Évreux (Eure), Dreux (Eure-et-Loir) et Mantes-la-Jolie (Yvelines). Elle est proche de la gare de Bueil. La commune occupe une part du plateau dominant la rive gauche de la rivière de l'Eure et est entourée par de grandes cultures et adossée à un boisement.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

La Couture-Boussey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Couture-Boussey, une unité urbaine monocommunale[5] de 2 314 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,7 %), forêts (20,6 %), zones urbanisées (15,7 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bocé, Boucé au XIIe siècle[12], La Couture en 1793, La Couture-Boussey en 1844[13].

La Couture, du latin cultura (« champ cultivé ») et du nom d'homme latin Buccius et suffixe -acum.

HistoireModifier

La commune de La Couture-Boussey est issue de la fusion, le , des communes de La Couture et de Boussey.

La Couture possède une longue tradition de fabrication d'instruments à vent depuis le XVIIe siècle[14].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1994 Robert Poilvert    
1994 2008 Bernard Groulier PS  
mars 2008 En cours Sylvain Boreggio UMP-LR Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 2 305 habitants[Note 3], en augmentation de 0,22 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289304353360396413450642656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
665665671656676711779752746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
748763784756802809717666745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8809079661 5331 7241 9572 1592 1872 216
2013 2018 - - - - - - -
2 3002 305-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La Couture-Boussey possède un remarquable musée des instruments à vent, créé en 1888[18] par le syndicat d’ouvriers “finisseurs en instruments de musique” pour promouvoir leur savoir-faire, qui renferme quelques pièces rares et intéressantes : des cors anglais, des hautbois de toutes tailles, des clarinettes, et bon nombre de flûtes traversières ou à bec. Un portrait du compositeur du XVIIIe siècle, flûtiste Jacques Martin Hotteterre[19], originaire de La Couture-Boussey se retrouve sur la façade du château d'eau à l'entrée de la ville.

L'abondance locale de forêts de buis, un bois dur et très dense qui permet une circulation fluide de l'air dans l'instrument, a été un facteur déclenchant de cette activité, ce bois était déjà travaillé sur place pour la fabrication des robinets des tonneaux. Actuellement, ce sont des bois exotiques qui ont remplacé le buis, dont la croissance très lente ne permet plus d'assurer suffisamment de matière première.

L'apogée de la facture instrumentale dans le bassin couturiot est atteinte au XIXe siècle. Dans les années 1950, la moitié de la population travaille dans ce secteur. Dans les années 1980-2000, en raison d'un outil industriel vieillissant et de la mondialisation, les entreprises ferment massivement, notamment la maison Leblanc fondée en 1750[20].

Il existe encore à La Couture-Boussey, une entreprise d'instruments à vent, et deux entreprises d'accessoires, à Ezy-sur-Eure, lesquelles emploient une centaine de personnes. Les célèbres hautbois "Marigaux", utilisés par des orchestres du monde entier, sont toujours fabriqués à la Couture-Boussey.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Georges Leblanc (1872-1965) fonde la maison Leblanc (1890-2012) et rachète en 1904 la maison Noblet créée en 1750. Léon Leblanc (1900-2000)[20], premier prix de clarinette du conservatoire de Paris, développe l'affaire qui fera rayonner La Couture-Boussey dans le monde entier pour la qualité de sa gamme de clarinettes et leurs nombreuses innovations brevetées avec l'acousticien Charles Houvenaghel .
  • André Sainclivier [21] ( - ), mandoliniste du XXe siècle. Né à Paris, André Sainclivier suit d'abord des études de violon puis se consacre à partir de 1928 à l'étude de la guitare.
    D'abord soliste dans différents orchestres (PTT, SNCF…), il obtient par concours en 1967 le poste de soliste mandoliniste dans l'orchestre de l'ORTF. Parallèlement, il joue dans l'ensemble de musique contemporaine dirigé par Pierre Boulez et jusqu'en 1984, il joue aussi au sein de l'Opéra de Paris. En 1983, il ouvre la classe de mandoline à la Schola Cantorum de Paris.
    Par ailleurs, il participe à partir de 1970 à une recherche fondamentale sur les sons de la mandoline avec l'IRCAM. Et en 1992-1993, il fait une tournée de conférences aux USA, au Canada et au Japon.
    Pour toutes ses actions en faveur de la musique, il a été nommé[réf. nécessaire] chevalier de l'ordre national du Mérite.
  • Isabelle Bacon (née en 1972) championne de ju-jitsu, qui, après sa carrière internationale, s'investit désormais beaucoup pour sa commune ainsi que dans le développement des sports, chez les plus jeunes comme chez les plus âgés.

HéraldiqueModifier

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

taillé : au 1) de gueules aux deux léopards d’or armés et lampassés d’azur l’un sur l’autre, au 2) d’azur à la lyre d’or ; à la barre d’or chargée d’une clarinette de sable aux clés d’argent brochant sur la partition.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de La Couture-Boussey », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Page 499.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Jean-Yves Rauline et François Camboulive, « Regards sur la facture instrumentale normande. La Couture-Boussey et ses environs. », Études Normandes, vol. 54e année, n°2,‎ , p. 53-68 (DOI 10.3406/etnor.2005.1590, lire en ligne, consulté le 26 mai 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Sandrine Branci, « Feuilleton : La Couture-Boussey, berceau des instruments à vent 5/5 », sur francetvinfo.fr, (consulté le 15 septembre 2020).
  19. Jean-Yves Rauline et François Camboulive, « Regards sur la facture instrumentale normande. La Normandie et la facture instrumentale. », Études Normandes, vol. 54e année, n°2,‎ , p. 9-24 (DOI 10.3406/etnor.2005.1587, lire en ligne, consulté le 26 mai 2020).
  20. a et b Conservation départementale du patrimoine de l'Eure, « La saga Leblanc », sur storymaps.arcgis.com, (consulté le 15 septembre 2020).
  21. Sainclivier ou Saint-Clivier sur certaines éditions discographiques.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :