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Kigali
Kigali
Vue de Kigali
Administration
Pays Drapeau du Rwanda Rwanda
Province Mairie de la ville de Kigali (MVK)
District 3 (Nyarugenge, Gasabo, Kicukiro)
Maire Pascal Nyamulinda
Démographie
Population 1 132 686 hab. (recensement 2015)
Densité 1 552 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 57′ 34″ sud, 30° 05′ 17″ est
Superficie 73 000 ha = 730 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rwanda

Voir sur la carte administrative du Rwanda
City locator 14.svg
Kigali

Kigali est la capitale du Rwanda, centre économique et administratif du pays. Sa population est d'environ un million d'habitants. La ville est construite sur plusieurs collines.

Sommaire

ToponymeModifier

La ville fut désignée de manière officielle en référence au mont Kigali au pied duquel elle se trouvait. En Kinyarwanda, le préfixe classificateur ki- désigne les objets et les êtres inanimés, tandis que l'adjectif -gali signifie « vaste, très grand ». La traduction de nom Kigali est approximativement « grand mont »[1].

HistoireModifier

 
Centre-ville de Kigali en 2006.
 
Vue de Kigali depuis le mémorial du génocide.

Kigali fut fondée en 1907 centre administratif pendant la colonisation allemande par Richard Kandt, à l'époque où la capitale traditionnelle du Rwanda était le siège du Mwami (roi) à Nyanza, alors que le centre culturel du pays était à Butare, alors appelé Astrida[2].

En 1962, au moment de la décolonisation, Kigali fut préférée à Butare comme capitale, grâce à sa position centrale. Depuis, la ville s'est rapidement agrandie et est maintenant devenue le centre politique, économique et culturel du pays.

Le , Kigali fut le théâtre de l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana, qui fut l'événement déclencheur du génocide des Tutsis au Rwanda, lequel a tué 800 000 personnes dont 300 000 dans la capitale. Depuis, la majorité de la population de Kigali est constituée de personnes âgées de moins de 50 ans.

Après 1994, de très nombreux Rwandais revenus d'exil, en particulier des tutsis ou des anciens opposants hutus au régime du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND) s'y sont installés.

Beaucoup de nouveaux bâtiments ont été construits ou sont en construction : des hôtels, des banques, des bâtiments publics. Certains chantiers comme le Convention Center ont accusé du retard à cause du ralentissement économique. Mais cela n'a pas empêché la ville de changer totalement de physionomie. La prison de 1930 reste l'un des rares vestiges des époques précédentes. Le centre de la ville est l'un des premiers en Afrique à être devenu piétonnier, selon la volonté des autorités d'arrêter le trafic routier.

GéographieModifier

Perchée à 1 500 mètres d'altitude, Kigali est constituée de trois pôles géographiques, correspondant à d'anciennes communes : Nyarugenge, Kicukiro, Gasabo. Comme c'est le cas dans de nombreuses villes rwandaises, les quartiers de Kigali s'articulent autour de collines qui portent des noms faisant référence à des lieux connus (comme un hôtel ou une administration) et servent ainsi de repères géographiques aux habitants qui dans leur grande majorité, ignorent le nom des rues.

LanguesModifier

Article détaillé : Langues au Rwanda#Kigali.

JumelageModifier

La ville de Kigali est jumelée avec les villes de[3] :

TransportsModifier

Kigali est notamment desservi par un aéroport situé à environ 10 km à l'est de cette ville. Un projet de nouvel aéroport à Bugesera est planifié.

EnvironnementModifier

Depuis plusieurs années, la capitale rwandaise est considérée comme la ville la plus propre du continent africain, reconnue comme tel par ONU Habitat qui lui décerné cette distinction pour la troisième année consécutive en 2016[4]. La ville s'impose comme capitale « modèle » en termes de propreté et d’innovation, grâce à l'implication de ses habitants dans le cadre notamment de l'« Umuganda », journée de travaux communautaires d'intérêt général, obligatoire, organisée tous les derniers samedis du mois, à laquelle aucune absence non justifiée n’est tolérée sous peine d'amende pouvant aller jusqu'à 5 euros environ[5]. L'Umuganda qui fait partie de l'ancienne culture rwandaise de l'entraide a été institutionnalisé en février 1974 par l'ancien président Juvénal Habyarimana[6].

Depuis 2010, une « journée sans voiture » a été également instaurée tous les mois[5]. Cette initiative est associée une politique promouvant les circulations douces visant à désengorger la circulation automobile du centre-ville par l'aménagement de voies piétonnes et de pistes cyclables qui devraient à terme êtres intégrées au réseau de transport en commun[7].

Enfin, comme dans tous le Rwanda, la présence de sacs plastiques et emballages non biodégradables sont totalement prohibés[5]. La ville a aussi mise en place un collecte des déchets permettant leur recyclage. Ainsi, les résidus sont donc triés par les habitants selon cinq typologies : organique, papier/carton, plastique, déchet inertes ou dangereux. Seul ce dernier est incinéré tandis que le reste est recyclé dans les centres de la ville[8].

À leur vingt-huitième réunion tenue du 10 au 15 novembre 2016, les 197 Parties au Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone (Protocole de Montréal) sont parvenues à un accord sur une réduction progressive de leur consommation et de leur production d’hydrofluorocarbones (HFC). Dans leur décision XXVIII/1, elles ont adopté un amendement au Protocole (l’Amendement de Kigali)[9].

Personnalités liées à la villeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Jean-Claude Klotchkoff (et al.), « Kigali », in Le Rwanda aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2008 (2e éd.), p. 80-87 (ISBN 978-2-86950-422-6)
  • Pierre Sirven, La sous-urbanisation et les villes du Rwanda et du Burundi, L'Harmattan, 1984, Bordeaux, 786 p.
  • Pérouse de Montclos Marc-Antoine, Kigali après la guerre : la question foncière et l'accès au logement, CEPED, Paris, 2000, (57), 41 p.
  • Michelon Benjamin, Douala & Kigali, villes modernes et citadins précaires, Karthala, 2016, Paris, 320 p.
  • Ryszard Kapuscinski évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).

FilmographieModifier

  • Un dimanche à Kigali, film de Robert Favreau, Deal Memo, Nogent-sur-Marne, 2008, 120 min (DVD)
  • Kigali : des images contre le massacre, film de Jean-Christophe Klotz, ADRP productions, 2006, 94 min (DVD contenant également Lignes de front)

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert, 1994 (ISBN 285036195X), p. 352
  2. (2011) « Processus d’urbanisation de la ville de Kigali, Rwanda : relation entre la dynamique spatiale et démographique » dans [https://cdn.uclouvain.be/public/Exports%20reddot/demo/documents/Manirakiza.pdf Communication pour la chaire Quetelet «Urbanisation, migrations internes et comportements démographiques »] . 
  3. http://www.kigalicity.gov.rw/spip.php?article274
  4. lefigaro.fr, « Kigali, la capitale du Rwanda «où l’on vit aussi bien qu’à New York» », sur Le Figaro, (consulté le 1er mai 2019)
  5. a b et c « Rwanda : la capitale est la ville la plus propre du continent », sur www.linfodurable.fr (consulté le 30 avril 2019)
  6. « UMUGANDA : contribution massive des populations rwandaises aux efforts de développement - Médiaterre », sur www.mediaterre.org (consulté le 30 avril 2019)
  7. « Kigali, ville pionnière de l'intelligence urbaine en Afrique », sur Nexity Lab, (consulté le 30 avril 2019)
  8. « Kigali, un modèle pour les villes africaines ? », sur Demain La Ville - Bouygues Immobilier, (consulté le 2 mai 2019)
  9. Secrétariat de l'ozone, Note d'information sur la ratification de l'Amendement de Kigali, (février 2017).

Liens externesModifier