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Joker (film, 2019)

film de Todd Phillips, sorti en 2019
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Joker
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.

Réalisation Todd Phillips
Scénario Todd Phillips
Scott Silver
Acteurs principaux
Sociétés de production DC Entertainment
Joint Effort
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller psychologique
Durée 122 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Joker est un thriller psychologique américain, coécrit et réalisé par Todd Phillips, sorti en 2019. Il raconte, dans une histoire originale, la transformation d'Arthur Fleck en Joker, un dangereux tueur psychopathe qui deviendra le plus grand ennemi de Batman.

Le film est présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2019 où il reçoit le Lion d'or et est ovationné.

Véritable triomphe au box-office, et bénéficiant de critiques élogieuses, il crée toutefois une polémique, notamment aux États-Unis, du fait de reproches d’apologie de la violence, lesquels demeurent contestés par le réalisateur. Le jeu d'acteur de Joaquin Phoenix est quant à lui particulièrement salué.

SynopsisModifier

L'histoire se déroule en 1981, à Gotham City. Arthur Fleck travaille dans une agence de clowns. Méprisé et incompris par ceux qui lui font face, il mène une morne vie en marge de la société et habite dans un immeuble miteux avec sa mère Penny. Un soir, il se fait agresser dans le métro par trois hommes alcoolisés qui le brutalisent, le poussant à les tuer en retour. Son geste inspire à une partie de la population l'idée de s'en prendre eux aussi aux puissants ; Arthur bascule peu à peu dans la folie et finit par devenir le Joker, un dangereux tueur psychopathe victime d'hallucinations.

Résumé détailléModifier

Arthur Fleck est un homme souffrant de troubles mentaux le poussant, notamment, à rire sans le vouloir, souvent à des moments inopportuns. Il rêve de devenir humoriste, sa mère lui ayant assigné depuis toujours pour mission de « donner le sourire et de faire rire les gens dans ce monde sombre et froid ». En fait, il ne ressent que tristesse dans sa vie, même lorsqu’il travaille en tant que clown pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère Penny. Gotham City est au bord du chaos, en proie au chômage, à la criminalité et à la crise financière, laissant une bonne partie de la population dans la misère.

Un jour, il est agressé par un groupe de jeunes qui lui volent sa pancarte publicitaire ; son employeur l'accuse d'avoir inventé cet épisode et lui ordonne de restituer la pancarte. Un de ses collègues, Randall, lui donne alors une arme à feu pour qu'il puisse se défendre face aux agresseurs. Dans le même temps, Arthur fait la connaissance de Sophie, une mère célibataire habitant dans le même immeuble, qu'il suit furtivement jusqu'à son travail avant de l'inviter à son prochain spectacle.

Lors d'un spectacle dans un hôpital pour enfants, Fleck fait tomber accidentellement son arme au sol. Suite à cet incident et à une dénonciation calomnieuse de Randall, qui l'accuse d'avoir voulu lui acheter un revolver, il perd son emploi. En revenant chez lui, toujours vêtu de son costume de clown, il est témoin dans le métro du harcèlement d'une jeune femme par trois hommes ivres. À cause de son handicap, il est pris d'un fou-rire, et ces derniers viennent alors l'agresser. Utilisant son arme pour échapper à leur violence, il tue deux d'entre eux dans la rame puis poursuit le troisième et l'abat sur le quai.

Ces trois hommes étaient des employés de Wayne Enterprises. Leurs meurtres, ainsi que les propos de Thomas Wayne, candidat à la mairie de Gotham City, contre les citoyens les plus défavorisés qui, selon lui, utilisent le symbole du clown pour se masquer et commettre des crimes, déclenchent alors un mouvement populaire contre les riches (slogan Kill the Rich). Arthur se rend compte que ses actes lui ont permis d'être enfin remarqué par la société, même si son identité n'est pas connue pour le moment. Peu de temps après, son assistante sociale lui apprend qu'il ne pourra plus être suivi psychologiquement ni recevoir ses doses habituelles de médicaments car la mairie a décidé de cesser de financer l'établissement.

Arthur se produit finalement sur la scène du Pogo's, sous les yeux de Sophie, mais son one-man-show tourne au fiasco lorsqu'il ne peut s'empêcher de rire nerveusement durant la quasi totalité de ses blagues. Malgré cela, il entame une relation amoureuse avec sa voisine.

Fleck comprend par ailleurs, dans une des nombreuses lettres que sa mère tente de faire parvenir à Thomas Wayne pour l'alerter sur leurs conditions de vie précaires, qu'il serait en fait le fils de l'homme d'affaires. Celle-ci lui raconte alors que, travaillant pour le milliardaire, elle aurait eu une liaison avec ce dernier, et qu'elle serait tombée enceinte de lui ; elle aurait par la suite signé des papiers lui interdisant de communiquer à ce sujet. Arthur part pour le manoir des Wayne et fait la connaissance de leur jeune fils, Bruce, avant de se faire renvoyer chez lui par le majordome de la famille qui connait Penny Fleck et affirme qu'elle ment.

Penny est hospitalisée en raison d'un AVC qu'elle a eu suite à la venue des inspecteurs Garrity et Burke, enquêtant sur les meurtres du métro et souhaitant s'entretenir avec son fils. Dans le même temps, Murray Franklin, un animateur de débats télévisés à succès qu'Arthur admire, diffuse des extraits de sa prestation ratée au Pogo's et le tourne en ridicule dans son émission.

Alors que des manifestations anti-riches éclatent près d'un auditorium où se trouve Thomas Wayne, Fleck s'infiltre et parvient finalement à rencontrer le milliardaire. Celui-ci affirme alors que sa mère serait atteinte de démence et qu'elle l'aurait adopté lorsqu'elle travaillait pour lui. Exaspéré par l'insistance de Fleck, Wayne le frappe et lui ordonne de rester loin de sa famille. Par la suite, Fleck parvient à lire à l'asile d'Arkham le dossier médical de sa mère, qui confirme la version de Thomas Wayne : il aurait été adopté et Penny l'aurait négligé, le laissant même être l'objet de sévices de la part de son compagnon de l'époque, qui lui aurait causé des séquelles physiques et psychologiques. Penny soutient au contraire que Thomas Wayne a utilisé son influence pour la faire enfermer à l'asile d'Arkham et fabriquer de faux-papiers d'adoption dans le but de cacher leur ancienne relation. Il rend visite à sa mère à l'hôpital, lui reproche de s'être "moquée de lui dès son enfance" et l'étouffe avec son oreiller. De retour dans son immeuble, il entre dans l'appartement de Sophie pour trouver du réconfort, mais semble "surpris" que cette dernière ne se souvienne plus de lui, et lui demande de sortir en raison de sa fille qui dort juste à côté. Le spectateur réalise alors que la relation qu'Arthur entretenait avec elle n'était que le fruit de son imagination.

Arthur reçoit un appel de l'assistante de Murray Franklin qui l'invite à se produire dans son émission suite aux nombreuses demandes des téléspectateurs, ce qu'il accepte. Alors qu'il se prépare chez lui pour le tournage télévisé du soir, il reçoit la visite de ses anciens collègues, Randall et Gary, qui veulent l'aider après avoir appris le décès de sa mère. Il tue le premier, qui l'avait trahi auprès de son ancien employeur, mais laisse partir l'autre car il s'agit du « seul qui a été gentil avec lui », non sans l'effrayer.

Sur le chemin pour l'émission de Murray, Fleck, grimé en clown, est pris en chasse par les deux inspecteurs qui le soupçonnent du meurtre des trois traders. Après une course-poursuite dans les rues de Gotham, il se cache dans une rame de métro, au milieu des manifestants portant des masques de clowns. Un clown est tué accidentellement par Burke, provoquant le passage à tabac des deux policiers et renforçant le sentiment de haine des manifestants envers le système.

Dans les coulisses de Live With Murray Franklin, Arthur demande à l'animateur de le présenter sous le nom de Joker (terme que ce dernier avait choisi pour juger sa prestation lors de la diffusion des extraits de son spectacle). Sur le plateau, après quelques blagues morbides instaurant un certain malaise, il donne son avis sur la société de Gotham City tout en révélant, en direct et à la surprise générale, qu'il est l'auteur des trois meurtres. Murray Franklin cherche alors à le faire culpabiliser et un échange verbal assez violent s'ensuit. C'est alors que, sachant pertinemment que Murray l'avait invité pour se moquer de lui, Arthur lui tire une balle dans la tête en criant : « T'obtiens ce que tu mérites enculé ! » (You get what you fucking deserve !).

Arrêté par la police, il se réjouit sur le trajet du chaos qui règne dans les rues de la ville suite à ses agissements récents. Soudain, la voiture de patrouille est percutée par une ambulance conduite par des clowns et il est ainsi libéré par les manifestants. Pendant ce temps, dans la panique, Thomas, Martha et Bruce Wayne sortent en trombe du cinéma où ils se trouvaient, et s'engagent dans une ruelle sombre pour fuir ; un manifestant portant un masque de clown les suit et abat le couple sous les yeux de leur fils après avoir dit la même phrase qu'Arthur a prononcé lors du meurtre de Murray. Arthur, quant à lui, est considéré comme un symbole et un héros par les manifestants. Ravi d'être considéré pour la première fois de sa vie, il se dessine sur le visage un sourire avec son propre sang et se fait acclamer par la foule : c'est alors qu'Arthur Fleck devient le Joker.

Plus tard, le Joker se retrouve en camisole de force et menotté à l'asile, interrogé par une psychologue. Il se met à rire, mais refuse de dévoiler à son interlocutrice la blague qu'il affirme avoir en tête et commence à chanter That's Life, tandis que Bruce Wayne se retrouve seul devant les corps sans vie de ses parents. Dernière séquence : le Joker marche dans un couloir de l'hôpital, laissant derrière lui des traces de sang, puis est pris en chasse par un surveillant.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DistributionModifier

  Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[7]version française (VF) sur RS-Doublage[8] et AlloDoublage[9]

ProductionModifier

 
Une rame de la ligne C du métro de New York avec une girouette indiquant la ligne fictive 0 laissée après le tournage du film Joker.

Genèse et développementModifier

En août 2017, Warner Bros. et DC Films annoncent leur intention de produire un film sur le Joker, indépendamment de l'univers cinématographique DC. Todd Phillips est alors annoncé comme réalisateur, coscénariste (avec Scott Silver) et comme producteur (avec Martin Scorsese)[10]. Le début du tournage est alors annoncé pour 2018 avec un budget de 55 millions de dollars[1]. En juillet 2018, Martin Scorsese quitte finalement le projet. Emma Tillinger Koskoff, qui préside désormais la société Sikelia Productions de Martin Scorsese, est alors annoncée comme productrice[11]. Joker est présenté comme le premier d'une série de films produits par DC mais non liés à l'univers cinématographique DC. Les influences de Joker sont des films comme Taxi Driver, Raging Bull et La Valse des pantins[10].

En juillet 2018, le titre du film, Joker, et une sortie pour 2019 sont annoncés[12].

Distribution des rôlesModifier

En septembre 2017, Warner Bros. envisage Leonardo DiCaprio pour le rôle du Joker[13]. Cependant en février 2018, Todd Phillips présente Joaquin Phoenix comme son premier choix pour le rôle[14]. L'acteur est officialisé dans le rôle en juillet 2018[15].

En juillet 2018, Robert De Niro et Zazie Beetz sont évoqués pour des rôles secondaires[16],[17],[18].

Frances McDormand a refusé le rôle de la mère du Joker. Le rôle revient à Frances Conroy[19].

Fin juillet 2018, Marc Maron et Bryan Callen rejoignent la distribution[20],[21].

En août 2018, Alec Baldwin est choisi pour incarner Thomas Wayne. Mais l'acteur doit quitter le projet peu de temps après en évoquant une incompatibilité d’emploi du temps[22]. Brett Cullen est annoncé pour le remplacer quelques jours plus tard[23].

TournageModifier

Le tournage débute le à New York[24],[25]. Il a lieu notamment à Harlem[26].

MusiqueModifier

Bande originaleModifier

Joker
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Hildur Guðnadóttir
Sortie [27] (digital)
Durée 36:33
Genre Musique de film
Format Album
Label WaterTower Music

La musique originale du film est composée par la violoncelliste islandaise Hildur Guðnadóttir.

Liste des titres[27]
No Titre Durée
1. Hoyt's Office 1:25
2. Defeated Clown 2:39
3. Following Sophie 1:33
4. Penny in the Hospital 1:18
5. Young Penny 2:02
6. Meeting Bruce Wayne 4:36
7. Hiding in the Fridge 1:23
8. A Bad Comedian 1:28
9. Arthur Comes to Sophie 1:39
10. Looking for Answers 0:51
11. Penny Taken to the Hospital 1:49
12. Subway 3:34
13. Bathroom Dance 2:08
14. Learning How to Act Normal 1:18
15. Confession 1:29
16. Escape from the Train 2:31
17. Call Me Joker 4:49
36:33

Musiques additionnellesModifier

Songs from Live! with Murray Franklin (From Joker)

Bande originale de Ellis Drane and his Jazz Orchestra
Sortie [27] (digital)
Durée 5:37
Genre Musique de film
Pop traditionnelle
Jazz
Format Maxi
Label WaterTower Music

L'indicatif musical éponyme est une musique originale créée pour le film ; la comptine populaire, un échantillon extrait du même film ; et les deux instrumentaux, des versions reprises de chansons préexistantes.

Liste des titres[27]
No TitreMusiqueInterprète(s) Durée
1. The Live! with Murray Franklin ThemeEllis Drane and his Jazz OrchestraEllis Drane and his Jazz Orchestra 0:51
2. If You're Happy and You Know ItJoe RaposoChaim Tenenbaum (échantillon) 1:24
3. That's Life (Instrumental Version)Dean Kay, Kelly GordonEllis Drane and his Jazz Orchestra 2:49
4. Smile (Instrumental Version)Charlie ChaplinEllis Drane and his Jazz Orchestra 0:33
5:37

Chansons présentes dans le filmModifier

SortieModifier

PromotionModifier

Le lundi 1er avril 2019 Todd Phillips publie sur son compte Instagram la première affiche officielle du film annonçant par la même occasion la diffusion de la première bande annonce le lendemain à la convention CinemaCon ayant lieu à Las Vegas[28]. La vidéo est mise en ligne sur le compte Youtube de la Warner le mercredi 3 avril pour une diffusion grand public. La bande annonce est visionnée plus de 40 millions de fois en seulement une semaine, signe de l'engouement qui entoure le film[29].

Lors de la convention, peu avant de présenter les premières images, le réalisateur, en réponse aux nombreuses spéculations autour du film, évoque la difficulté de décrire le long métrage et de le classer dans un genre. Il conçoit néanmoins à définir Joker comme étant une tragédie[30].

Réception critiqueModifier

Joker

Score cumulé
SiteNote
Allociné 
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Le Parisien [31]
CinéSéries [32]
Le Figaro [33]

Le film obtient des critiques élogieuses[34],[35],[36],[37],[38],[39],[40],[41]. tout en divisant et suscitant la polémique, notamment aux États-Unis, du fait d'accusations d'apologie de la violence[42],[43],[44]. Le réalisateur ne comprend pas ces reproches qui vont à l'encontre de ses motivations : « En quoi serions-nous irresponsables, alors que justement dans Joker, la violence a des conséquences terrifiantes et réalistes ? Notre film est tout sauf une célébration de la violence, ça me met profondément en colère[45]. » Stéphane Delorme des Cahiers du cinéma décrit le “Joker” comme “un soubresaut de Hollywood, ce cadavre fardé qui prouve quand il veut qu’il peut encore faire un peu de cinéma”.

La performance de Joaquin Phoenix est particulièrement saluée par la critique[46],[47],[48],[49].

En France, le film est globalement très apprécié de la critique, il reçoit une moyenne de 4/5 sur le site Allociné, par la presse.

Le Parisien indique avoir beaucoup aimé ce film :« C'est grâce à une mise en scène étonnante et une performance ahurissante de Joaquin Phoenix, l’œuvre de Todd Phillips s’impose comme un long-métrage unique. »[50]

CinéSéries apprécie que le réalisateur ait su s'éloigner des stéréotypes des super-héros :« Todd Phillips s’éloigne des films de super-héros habituels pour ériger le méchant emblématique de l’univers DC en symbole et témoin d’une société auto-destructrice »[51]

Le Figaro :« est sublimé par la performance d’un Joaquin Phoenix au sommet de son art, et qui se place certainement parmi les candidats à l’Oscar. »[52]

Pour BOLD Magazine (Luxembourg), « Joker est un chef-d'œuvre, sublimé aussi bien par la prestation de Joaquin Phoenix que l’atmosphère lugubre de l’ensemble, envoûtée par la musique (surtout le violoncelle), stridente, oppressante, anxiogène aussi, de l’islandaise Hildur Guðnadóttir. Un hommage à l'ennemi emblématique de Batman à l'écho sociétal terriblement moderne »[53].

Records au box-officeModifier

Avec plus de 234 millions de dollars récoltés dans le monde en un weekend dont 96 millions uniquement aux États-Unis, il est un record d'entrées pour un mois d'octobre[34],[35],[36]. Il est également un triomphe avec plus de 544,8 millions de dollars de recettes mondiales en moins d'une semaine, ce qui est un record pour un film de super-vilain[54],[55],[56],[57],[58],[59],[60],[61],[62]. Il est également le 4e meilleur démarrage pour un film classé R de tous les temps[63].

Avec plus de 1,6 million d'entrées dès sa première semaine en France, le film réalise le deuxième meilleur démarrage pour un film DC Comics[64]. La semaine suivante, le film réalise également un excellent score de 1,2 million d'entrées supplémentaires, portant le cumul à 2,8 millions d'entrées[65]. Lors de sa troisième semaine d'exploitation, le film réalise près de 1 million d'entrées supplémentaires, portant le cumul à 3,8 millions d'entrées[66]. Lors de sa quatrième semaine, le film devient le plus gros succès des films DC en France avec un cumul de 4,6 millions d'entrées[67]. Lors de sa cinquième semaine, il devient le premier film DC à passer la barre des 5 millions d'entrées[68].

Le vendredi 15 novembre, il dépasse la barre symbolique du milliard de dollars engrangé depuis sa sortie début octobre. Il s'agit du premier film classé Rated-R de l'histoire à dépasser la barre du milliard de dollars[69].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
  États-Unis 332 141 623 $[34] 9 (en cours)
  France 5 494 042 entrées[70] 8 (en cours)

  Total Monde 1 054 941 623 $[34] 9 (en cours)

DistinctionsModifier

RécompenseModifier

SélectionsModifier

Clins d’œilModifier

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  • Au tout début du film lorsqu'on voit Arthur de dos en train de se maquiller on remarque sur le miroir une forme qui peut rappeler le masque de Batman[73].
  • L'assistante sociale que rencontre Arthur Fleck au début du film se nomme Debra Kane (son nom est visible sur un badge), en référence au créateur de Batman, Bob Kane[6]. Par ailleurs dans le comics Batman: The Ultimate Evil, Debra Kane est le nom d'une travailleuse sociale qui aide Bruce Wayne après le meurtre de ses parents[5]. Une remarque d'un journaliste télévisé renvoie à un personnage de DC Comics, le Ratcatcher[6].
  • Les mouvements de danse d'Arthur Fleck s'inspirent de Ray Bolger[5]. Quant au costume de scène porté par le Joker à la fin du film, il renvoie à celui porté par Cesar Romero, premier interprète du personnage dans la série télévisée Batman[6].
  • Le nom du café-théâtre où se produit Arthur Fleck est le Pogo's. Il s'agit d'un clin d’œil à John Wayne Gacy, un tueur en série surnommé « le clown tueur » et qui s'était parfois produit sous le nom de « Pogo le clown »[6].
  • Lorsque Arthur s'introduit chez Sophie Dumond, il explique qu'il "had a bad day", en référence à la bande dessinée Batman: The Killing Joke.
  • La police d'écriture du logo de l'émission télévisée Live! With Murray Franklin est la même que celle de la série animée des années 1990 Batman[6].
  • L'intrigue se déroulant en 1981, on peut voir un cinéma projetant les films La Grande Zorro, Excalibur et Blow Out[6].
  • On peut voir Bruce Wayne utiliser une rampe de descente de pompier, en référence à la série télévisée des années 1960, où Batman et Robin en utilisent pour accéder à la batcave.
  • À la fin du film, Arthur est déposé sur le capot d'une voiture de police, en référence à la mort du Joker à la fin du jeu vidéo Batman: Arkham City.[réf. souhaitée] L'image de pub affichée en arrière-plan à ce moment, où l'on peut lire « Ace in the Hole », est une référence à une réplique du Joker dans The Dark Knight[74] et est également le titre d'un épisode de Batman Beyond.[réf. souhaitée]
  • Durant le film, Arthur Fleck se rend à la Pharmacie Helms. Ed Helms est l'un des trois acteurs principaux de la trilogie Very Bad Trip, réalisée par Todd Phillips.
  • Dans la scène où Arthur s'entraine pour son apparition au plateau télévisé, l'enregistrement de l'émission présente un acteur du nom d'Ethan Chase, qui était également le vrai nom du personnage de Zach Galifianakis dans Date Limite, réalisé par Todd Phillips.
  • Le manoir Wayne qu'on voit en arrière plan est le même que celui de Batman Forever, Batman et Robin et de la série Gotham.
  • Le collier de perles de Martha Wayne arraché au vol par son meurtrier dans la ruelle est le symbole récurrent et canonique de la plupart des versions et adaptations du meurtre des parents de Bruce, événement déclencheur de la naissance de son alter ego à l'âge adulte.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Borys Kit, « Warner Bros. Shifts DC Strategy Amid Executive Change-Up », The Hollywood Reporter, (consulté le 17 septembre 2018)
  2. « Joker, un anti-blockbuster qui cartonne au box-office », sur Les Echos, (consulté le 18 octobre 2019)
  3. « Le «Joker» de Todd Phillips en route vers les Oscars ? », sur www.cnews.fr (consulté le 18 octobre 2019)
  4. « Todd Phillips revendique l'influence de Chantal Akerman sur son "Joker" », sur www.troiscouleurs.fr, (consulté le 18 octobre 2019)
  5. a b et c « 12 détails et références que vous avez peut-être ratés dans Joker », sur Business Insider, (consulté le 10 octobre 2019)
  6. a b c d e f et g (en) « Joker Easter Eggs, Cameos & DC Comics References », sur Screenrant, (consulté le 10 octobre 2019)
  7. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage.qc.ca.
  8. « Comédiens ayant effectué le doublage », consulté le 11 octobre 2019
  9. « Fiche de doublage V.F. du film », sur AlloDoublage, (consulté le 11 octobre 2019).
  10. a et b (en) Mike Fleming Jr, « The Joker Origin Story On Deck: Todd Phillips, Scott Silver, Martin Scorsese Aboard WB/DC Film », sur Deadline Hollywood, (consulté le 17 septembre 2018)
  11. (en) Anthony D'Alessandro, « Todd Phillips’ ‘Joker’ Movie Heading Into Production This Fall With Joaquin Phoenix », sur Deadline, (consulté le 17 septembre 2018)
  12. (en) Cooper Hood, « Joker Origin Movie Title & Release Date Officially Revealed », Screen Rant, (consulté le 17 septembre 2018)
  13. Kim Masters et Borys Kit, « The Joker Movie: Warner Bros. Wants Class, Cachet and Maybe Leonardo DiCaprio », The Hollywood Reporter,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Justin Kroll, « Joaquin Phoenix in Talks to Play the Joker in Todd Phillips’ Standalone Movie (EXCLUSIVE) », Variety, (consulté le 17 septembre 2018)
  15. (en) Borys Kit, « Joaquin Phoenix's Joker Origin Movie a Go at Warner Bros. », sur The Hollywood Reporter, (consulté le 17 septembre 2018)
  16. (en) Borys Kit, « 'Joker' Movie: 'Deadpool 2' Actress Zazie Beetz in Talks to Join Joaquin Phoenix (Exclusive) », The Hollywood Reporter, (consulté le 17 septembre 2018)
  17. (en) Borys Kit, « Robert De Niro in Talks to Join Joaquin Phoenix in Joker Movie (Exclusive) », The Hollywood Reporter, (consulté le 17 septembre 2018)
  18. (en) « Robert De Niro and Frances Conroy join DC's Joker origin film », flickeringmyth, (consulté le 17 septembre 2018)
  19. (en) Umberto Gonzalez et Beatrice Verhoeven, « 'Joker': Frances Conroy in Talks to Play Mom to Joaquin Phoenix's Joker in 'Batman' Spinoff (Exclusive) », TheWrap, (consulté le 17 septembre 2018)
  20. (en) Justin Kroll, « Joaquin Phoenix’s Joker Movie Eyes ‘Glow’ Star Marc Maron (EXCLUSIVE) », sur Variety, (consulté le 17 septembre 2018)
  21. (en) Jenna Anderson, « Bryan Callen Cast in 'Joker' Origin Movie », ComicBook, (consulté le 17 septembre 2018)
  22. « Joker : Alec Baldwin quitte le projet en raison d'un emploi du temps incompatible », sur Allociné, 30 août 2018 2018 (consulté le 17 septembre 2018)
  23. Adam Chitwood, « Brett Cullen Replaces Alec Baldwin as Thomas Wayne in ‘Joker’ », sur Collider, (consulté le 17 septembre 2018)
  24. (en) Anthony D'Alessandro, « Alec Baldwin Joins Todd Phillips’ ‘Joker’ », Deadline, (consulté le 17 septembre 2018)
  25. (en) Max Evry, « Unexpected First Look at Joaquin Phoenix as The Joker », ComingSoon.net, (consulté le 17 septembre 2018)
  26. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  27. a b c d et e « Joker (2019) », sur Cinezik (consulté le 10 octobre 2019)
  28. « Todd Phillips sur Instagram : Teaser trailer tomorrow. #JokerMovie », sur Instagram (consulté le 3 avril 2019)
  29. Warner Bros. Pictures, « JOKER - Teaser Trailer - In Theaters October 4 », (consulté le 3 avril 2019)
  30. (en) Angie Han, « 'Joker' just unveiled its first teaser at CinemaCon, and the hype is real », sur Mashable (consulté le 3 avril 2019)
  31. « «Joker» : c’est le film de l’année ! », leparisien.fr
  32. « Joker : quand Gotham et l’Amérique enfantent du Joker », cineserie.com
  33. « Joker, Chambre 212, Papicha... Les films à voir ou à éviter cette semaine », lefigaro.fr
  34. a b c et d (en) « Joker (2019) », sur Box Office Mojo (consulté le 21 novembre 2019).
  35. a et b (en) Anthony D'Alessandro et Nancy Tartaglione, « 'Joker' To Laugh Up $155M+ Opening Around The World – Box Office Preview », sur Deadline Hollywood, (consulté le 3 octobre 2019).
  36. a et b (en) Nancy Tartaglione, « 'Joker’ Jolts October With $141M Overseas & $234M Global Bows, Thrashes ‘Venom’ Records – International Box Office », sur Deadline Hollywood, (consulté le 6 octobre 2019).
  37. (en) Pamela McClintock, « 'Joker' Box Office: All the Records Broken », sur The Hollywood Reporter, (consulté le 7 octobre 2019).
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  39. Jim Vejvoda, « Joker Review » [archive du ], sur IGN, (consulté le 1er septembre 2019)
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  43. « Pourquoi "Joker" avec Joaquin Phoenix fait-il autant polémique ? », sur RTL.fr (consulté le 12 octobre 2019)
  44. (en) Michael Cavna closeMichael CavnaWriter/artist for Comic Riffs et Covering Visual Storytelling, « Why ‘Joker’ became one of the most divisive movies of the year », sur Washington Post (consulté le 14 octobre 2019)
  45. Philippe Guedj, « Polémique « Joker » : le réalisateur s'explique et règle ses comptes », sur Le Point, (consulté le 12 octobre 2019)
  46. Constance Jamet, « La route de Joaquin Phoenix vers l’Oscar est semée d’embûches », sur Le Figaro.fr, (consulté le 14 octobre 2019)
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  48. Le JDD, « Dans "Joker", Joaquin Phoenix livre une virtuose prestation », sur lejdd.fr (consulté le 14 octobre 2019)
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