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Jean-Pierre Ricard

prélat catholique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ricard (homonymie).

Jean-Pierre Ricard
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Ricard
Biographie
Naissance (75 ans)
Marseille (France)
Ordination sacerdotale par
Mgr Georges Jacquot
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Saint-Augustin
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Robert Coffy
Dernier titre ou fonction Archevêque émérite de Bordeaux et Bazas
Archevêque de Bordeaux et Bazas
Évêque de Montpellier
Évêque coadjuteur de Montpellier
Évêque titulaire de Pulcheriopolis
Évêque auxiliaire de Grenoble
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
« Propter Evangelium »
« À cause de l'Évangile »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Pierre Ricard, né le à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, est un cardinal français, archevêque émérite de Bordeaux depuis le 1er octobre 2019.

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Jean-Pierre Ricard fait ses études secondaires au lycée Saint-Charles, puis au lycée Périer de sa ville natale, avant d'être élève une année en Lettres supérieures (Hypokhâgne) au lycée Thiers durant l'année 1961-1962. Il rentre au Grand séminaire de Marseille à 18 ans oû il y poursuit sa formation jusqu'en 1964.

En 1964 il fait une année de service national au titre de la coopération à Bamako, au Mali, puis entre au séminaire des Carmes, à Paris. De 1965 à 1970, il poursuit ses études de théologie à l’Institut catholique de Paris, où il obtient une licence de théologie en 1969, et une habilitation au doctorat l’année suivante.

Prêtre et ministèresModifier

Il est ordonné prêtre le à Marseille. Il devient vicaire à Marseille à la paroisse Sainte-Émilie de Vialar de 1970 à 1975.

De 1975 à 1981, il est au service de l’enseignement religieux et de la formation des prêtres et des laïcs et devient responsable du Centre de culture religieuse du Mistral. De 1975 à 1985, il est délégué épiscopal auprès des séminaristes. De 1984 à 1988, il devient délégué adjoint à l’œcuménisme puis vicaire épiscopal de Marseille-Sud, puis secrétaire général du Synode diocésain de Marseille (1988-1991). De 1988 à 1993, il devient vicaire général du cardinal Coffy, archevêque de Marseille.

 
Mgr Ricard tenant la crosse des archevêques de Bordeaux lors de la célébration d'accueil à l'occasion de son arrivée dans le diocèse

ÉvêqueModifier

Mgr Ricard est nommé évêque auxiliaire de Grenoble, avec le titre d'évêque in partibus de Pulcheriopolis, le par le pape Jean-Paul II et consacré évêque le 6 juin de la même année par le cardinal Coffy. Le , Jean-Paul II le nomme évêque coadjuteur de Mgr Boffet, évêque de Montpellier, auquel il succède dès le mois de septembre. Après cinq ans à Montpellier, il devient archevêque de Bordeaux et évêque de Bazas le .

Le , il devient membre de la Commission pontificale Ecclesia Dei, où il est chargé des milieux religieux qui souhaitent conserver la liturgie antérieure au concile Vatican II[1]. Le 6 septembre de la même année, il devient membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, où il côtoie le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI. En 2005, il participe au synode à Rome sur l’Eucharistie.

Conférence des évêques de FranceModifier

Avant sa nomination comme évêque, il devient membre épiscopal des migrants de 1990 à 1993. Une fois nommé évêque, il devient membre des ministères ordonnés, et évêque accompagnateur du comité national du diaconat de 1994 à 1996.

L’année suivante et pendant un an, il est membre de la commission pour l’Unité des chrétiens, et devient en 1997 le président de la région apostolique Provence-Méditerranée.

En 1997, il devient membre du conseil permanent. Il est élu vice-président de la Conférence des évêques de France en 1999, puis président le , réélu en 2004. Il devient aussi membre pour l’information et la communication, et de la Mission de France.

Le 8 novembre 2008, il est élu membre du Comité études et projet de la conférence des évêques de France pour un mandat de trois ans[2] et réélu à ce poste en 2011[3].

Le , lors de l'assemblée plénière des évêques de France à Paris, Mgr Ricard est nommé président du Conseil pour l'enseignement catholique[4].

Il participe, les 1er et 2 juin 2013, à la convention nationale de l'Enseignement catholique, au cours de laquelle est remis le nouveau statut de l'Enseignement catholique en France[5].

Le 1er octobre 2019, le Pape François accepte sa démission, pour raison d'âge (75 ans), de sa charge pastorale d'archevêque du diocèse de Bordeaux. ll reste alors cardinal et devient archevêque émérite du diocèse de Bordeaux. Il rejoint sa région natale et se met au service du diocèse de Digne.

 
Le cardinal Ricard lors d'une célébration dans le diocèse de Bordeaux

CardinalModifier

Il a été créé cardinal par le pape Benoît XVI au consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Augustin.

Il est vice-président du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE) de 2006 à 2011.

En octobre 2007, il rencontre le patriarche Alexis II de Russie, à l'occasion de la première visite d'un primat orthodoxe russe en France[6].

Le 8 mars 2014, il est nommé membre pour cinq années au conseil pour l'économie[7].

Participation au conclave de 2013Modifier

En mars 2013, à la suite de la renonciation de Benoît XVI au ministère de Pierre, il participe au conclave à Rome qui aboutit à l'élection du pape François. Il publie à cette occasion plusieurs messages et réactions tant sur ses impressions durant le conclave[8], que sur l'élection du cardinal Bergoglio[9].

Au lendemain de l'élection de François, il tient à Rome une conférence de presse commune avec les cardinaux Vingt-Trois et Barbarin[10].

Dans une catéchèse, parue en avril 2013, il propose une réflexion sur le ministère du pape[11].

Fermeture du Séminaire Saint-JosephModifier

En mai 2019, il annonce « non sans un pincement de cœur » la fermeture du grand séminaire Saint-Joseph de Bordeaux pour la rentrée de septembre 2019, le nombre de candidats n'étant plus suffisant[12]Le cycle de formation pour l' archidiocèse reste néanmoins toujours ouvert, les séminaristes sont envoyés dans les les séminaires de Toulouse, Paris et Rome.

Réactions du cardinal RicardModifier

Embryon humainModifier

Après que l’Union européenne a donné son accord à l'exploitation des embryons, le cardinal Ricard déplore[13], le 29 juin 2006 : « la mise en place du processus de réduction de l’embryon humain à l’état de moyen, ce qui constitue une grave transgression éthique. Nous devons redire que l’embryon humain ne peut être considéré comme un simple matériau de laboratoire. « Tout embryon est déjà un être humain. Il n’est donc pas un objet disponible pour l’homme. Il n’est pas possible de décider d’un seuil au-delà duquel l’embryon serait humain et en deçà duquel il ne le serait pas. »»[14].

DarfourModifier

Le 30 mai 2007, pendant la campagne présidentielle, il déclare « La catastrophe humanitaire annoncée depuis longtemps, dénoncée par les ONG et les agences de l’ONU, se vérifie. L’Europe et la France ne peuvent rester sans réaction devant tant de souffrances insupportables. La crise est grave et ne peut nous laisser silencieux ou inactifs : là où l’homme souffre, le Christ souffre avec lui.(…) Notre engagement de chrétien pour la paix et la justice nous incite fermement à interroger nos dirigeants comme les candidats à l’élection présidentielle sur les actions menées et à mettre en œuvre, tant au plan diplomatique qu'au plan humanitaire »[15].

 
Le cardinal Ricard

LibanModifier

Le 24 juillet 2006, le cardinal Ricard, au nom des évêques de France, envoie un message de soutien aux catholiques du Liban (pendant la guerre du Liban), condamnant « les violences aveugles et absurdes, qui ne pourront jamais résoudre les conflits », il assure son « amitié » et sa « fraternelle communion »[16].

IrakModifier

Il a aussi dénoncé les violences en Irak[17]

TéléthonModifier

Au mois de décembre 2006, une polémique naît sur le Téléthon du fait de la critique des recherches des embryons financées en partie par les dons au Téléthon. Même si le cardinal Ricard est contre la recherche des embryons, il minimise la critique faite : « Je crois que ce serait un mauvais procès de faire porter tout le poids de cette interrogation au Téléthon qui ne consacre, malgré tout, que moins de 2 % des dons reçus à cette recherche. »[18]

Utilisation du préservatif contre le SIDAModifier

En tant que rédacteur en chef du Journal inattendu de RTL le il dit « ne pas avoir de problèmes à recommander à un fidèle l'usage du préservatif en cas de risque de maladie » en parlant du SIDA, et d'ajouter « Jamais l'Église n'a dit qu'il est préférable d'attraper le Sida plutôt que d'utiliser le préservatif. Elle appelle juste à une maîtrise de la sexualité et à la fidélité.

Le RelogementModifier

Suite à l'expulsion de plusieurs squats sur la Métropole de Bordeaux ordonné par la prefète en Juillet 2019, son Éminence le cardinal Ricard publie un communiqué alarmant sur le situation. Il met les pouvoirs publics devant leurs responsabilités « On ne peut laisser à la rue toutes ces personnes, surtout dans la chaleur de l'été ». Il invites les associations et les familles à se mobiliser.

Relation avec les partisans de la libéralisation de la messe tridentineModifier

 
Le cardinal Ricard assistant aux ordinations à l'Institut du Bon-Pasteur

Institut du Bon-PasteurModifier

Benoît XVI érige l’Institut du Bon-Pasteur, en droit pontifical, pour une période de cinq ans. Les prêtres de cet institut sont attachés à la forme extraordinaire du rite romain en vigueur avant 1969. Cependant une certaine animosité existait entre les membres de l’Institut du Bon-Pasteur et des membres du diocèse de Bordeaux. Le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, dans un communiqué du 16 septembre 2006, défend la vision du pape : « Nous partageons profondément ce souci de réconciliation et de communion du pape et nous accueillons filialement sa décision. » et appelle à « la communion fraternelle dans l’Église implique vérité, accueil de l’autre et réconciliation. » [19]. Il s’explique plus longuement dans une interview[20], où il affirme cependant qu’« il n’est pas facile d’accueillir des nouveaux venus ». Le une convention est signée entre l’Institut du Bon Pasteur et l’archevêque de Bordeaux[21].

Le 22 septembre 2007, le cardinal Ricard assiste aux ordinations célébrées dans la forme extraordinaire du rite romain par le cardinal Darío Castrillón Hoyos à l’Institut du Bon-Pasteur en l’église Saint-Éloi de Bordeaux.

Par la suite il entretiendra de bonnes relations avec L'Institut du Bon-Pasteur et son fondateur M. l'Abbé Philippe Laguerie, célébrant lui même régulierement les confirmations de la paroisse de Saint-Éloi.

Libéralisation de la messe tridentineModifier

Il a discuté avec Mgr Bernard Fellay et Benoît XVI à propos de la libéralisation de la forme extraordinaire du rite romain.

À la suite de la publication du motu proprio Summorum Pontificum, le cardinal Ricard, membre de la commission pontificale Ecclesia Dei, défend la position du pape dans un entretien au journal La Croix[22] : « J’ai envie de dire aux catholiques, et en particulier aux prêtres : ne vous inquiétez pas ! », affirmant que « ces deux formes (de rite) ne sont pas en concurrence l'une de l'autre. »

DistinctionsModifier

Mgr Jean-Pierre Ricard est :

Notes et référencesModifier

  1. « France: Le pape nomme Mgr Ricard membre de la Commission pontificale "Ecclesia Dei" », sur cath.ch (consulté le 6 mai 2019)
  2. « Communiqué de la Conférence des évêques de France – 08 novembre 2008 : Elections au cours de l'assemblée et nomination d'un porte-parole »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur eglise.catholique.fr,
  3. « Élections lors de l’Assemblée plénière des évêques de France – 09 novembre 2011 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur eglise.catholique.fr/,
  4. « Assemblée plénière 2013. Résultats des élections – communiqué de presse », Conférence des évêques de France,‎ (lire en ligne)
  5. [1]
  6. Interview sur le site de Radio Vatican, 3 octobre 2007
  7. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Comunicato della sala stampa della santa sede », sur press.vatican.va, (consulté le 8 mars 2014)
  8. Impressions d'un conclave, le 22 mars 2013
  9. Message aux girondins à l'occasion de l'élection du pape François, le 15 mars 2013
  10. Conférence de presse commune des trois cardinaux résidentiels français, 14 mars 2013
  11. Affermis tes frères, catéchèse parue dans Église catholique en Gironde, no 4 - avril 2013
  12. La Croix, article du 20 mai 2019
  13. Article de l'agence de presse ZENIT
  14. Déclaration complète du cardinal Ricard sur le site de la Conférence des évêques de France
  15. Déclaration complète sur le site de la conférence des évêques de France
  16. Message complet sur le site de la conférence des évêques de France
  17. Article de La Croix dans lequel il dénonce les violences en Irak
  18. La Croix, 07/12/2006
  19. Texte du communiqué
  20. Article au journal La Croix
  21. Article du Figaro du 3 mars 2007
  22. Entretien le 9 juillet 2007 au journal La Croix
  23. Décret du 13 juillet 2010 portant promotion et nomination

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Sept défis pour l'Église. Mgr Jean-Pierre Ricard, Yves de Gentil-Baichis (2003, Éditions Bayard).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier