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Guillaucourt

commune française du département de la Somme
Ne doit pas être confondu avec Gillancourt.

Guillaucourt
Guillaucourt
Eglise Saint-Eloi de Guillaucourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Jérôme Holvoet
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80400
Démographie
Gentilé Guillaucourtois, Guillaucourtoises
Population
municipale
426 hab. (2016 en augmentation de 8,95 % par rapport à 2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 34″ nord, 2° 37′ 56″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 96 m
Superficie 6,37 km2
Localisation

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Guillaucourt

Guillaucourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Guillaucourtois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Ce village picard du Santerre est aisément accessible par l'ancienne RN 29 (RD 1029) et les autoroutes A29 et A1.

Guillaucourt est située à 24 km au sud-est d'Amiens.

ToponymieModifier

Gislocourt est relevé en 1145. Gissocourt puis Guillaucourt apparaissent en 1301[1]. Après l'absorption de Enguillaucourt, la commune porte fugacement le nom de Guillaucourt et Enguillaucourt[2].

Le nom du village pourrait provenir du nom d'un propriétaire, équivalent à « Guillaume »[3].

HistoireModifier

  • Des grattoirs, des pointes de flèches et des haches polies en silex ont été retrouvés dans les champs[3].
  • Une cave gothique du XIIIe siècle a appartenu à une commanderie militaire, au sud du village[3].
  • Les fiefs d'Achicourt et de Pierrepont sont attestés. Au XVe siècle, ils appartiennent à la famille de Lannoy. Ils seront transmis par mariage à la famille d'Averoult[1].
  • En 1653, Guillaucourt souffre des ravages causés par les Espagnols[1].
  • À la fin de l'épopée napoléonienne, en 1814 et 1815, les habitants sont exposés aux contraintes des Cosaques[1].
Le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [6].
  • L'église a été restaurée en 1922[7].

Politique et administrationModifier

Rattachement administratifs et électorauxModifier

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[8]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[9].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[10],[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [14].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[15].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Louis-Claude Holvoet   Professeur de mathématiques
mars 2008[16] En cours
(au 20 janvier 2017)
Jérôme Holvoet   Agent général d'assurances
Vice-président de la communauté de communes du Santerre (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020[17]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2016, la commune comptait 426 habitants[Note 1], en augmentation de 8,95 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516322636553565589569572521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502500549574567600555552529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523480448504416423382408416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
363340323302296305368387422
2016 - - - - - - - -
426--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Les communes de Bayonvillers, Lamotte-Warfusée et Guillaucourt gèrent l'enseignement primaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal[21].

L'école primaire publique locale compte 24 élèves pour l'année scolaire 2016-2017. Elle est située en zone B, dans l'académie d'Amiens[22].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le château et son parc[23].
  • Chapelle de la Vierge. Elle a été édifiée en 1870, en brique et pierre. Ses ouvertures sont réalisée en forme d'ogive[3].
  • Monument aux morts de la Première Guerre mondiale financé par souscription publique et édifié en 1922 par Teisseire, entrepreneur à Vichy, sous la direction de Paul Martin, architecte à Guillaucourt, avec la collaboration du sculpteur amiénois Auguste Carvin[26] pour la sculpture[27].
  • Ancien site industriel de l'usine d'engrais créée vers 1925 par M. Seret, à côté de l'ancienne sucrerie Coquin Ch. et Th. Normand détruite au cours de la Première Guerre mondiale. Le site employait une cinquantaine de salariés en 1954[28].

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Guillaucourt, M. Lescureux, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne.
  2. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a b c et d André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 243-244 (ASIN B000WR15W8).
  4. Cliché Templier, Section photographique de l'armée, « Photo : Guillaucourt (Somme). Gare », Fonds des Albums Valois - Catégories. Cat XI, transports 2 - Transports de munitions et de matériel, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, 1914 à 1918 (consulté le 11 août 2017).
  5. Cliché Templier, Section photographique de l'armée, « Photo : Gare de Guillaucourt (Somme). [Prisonniers allemands déchargeant des rondins] », Fonds des Albums Valois - Catégories. Cat XIII, prisonniers allemands - Prisonniers employés à des travaux divers, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 11 août 2017).
  6. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17583.
  7. Panneau d'informations près de l'église.
  8. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  9. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  10. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  11. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  15. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  16. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  17. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Le Courrier Picard, « Carte scolaire, ils restent mobilisés », dimanche 25 février 2018, p. 8.
  22. Lire sur le site de l'éducation nationale.
  23. « Jardin d'agrément », notice no IA80000547, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Oswald Macqueron, « Aquarelle : A) Chapelle à Guillaucourt, canton de Rosières, d'après nature, 30 mai 1875. B) Église de Guillaucourt, canton de Rosières, chef-lieu de canton, d'après nature, 30 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 11 août 2017).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Chantilly. Au château : dépôt du service d'évacuation des œuvres d'art ; objets provenant de l'église de Guillaucourt (Somme) », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 32, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 11 août 2017).
  26. « Statue : allégorie du deuil », notice no IM80000069, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA80000060, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Usine d'engrais Seret, puis les engrais de Roubaix », notice no IA00076547, base Mérimée, ministère français de la Culture.