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Gare de Culoz

gare ferroviaire française

Culoz
Image illustrative de l’article Gare de Culoz
Quai 3 : les TER Valence – Genève rebroussent à Culoz.
Localisation
Pays France
Commune Culoz
Adresse Route de Béon
01350 Culoz
Coordonnées géographiques 45° 50′ 36″ nord, 5° 46′ 43″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TER Auvergne-Rhône-Alpes
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Lyon-Perrache à Genève (frontière)
Culoz à Modane (frontière)
Voies 5
Quais 3
Transit annuel 223 307 voyageurs (2017)[1]
Altitude 237 m
Historique
Mise en service 20 juillet 1857
Protection  Inscrit MH (2009)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Culoz

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
Culoz

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(Voir situation sur carte : Ain)
Culoz

La gare de Culoz est une gare ferroviaire française des lignes de Lyon-Perrache à Genève (frontière) et de Culoz à Modane (frontière). Elle est située sur le territoire de la commune de Culoz, dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est mise en service en 1857 par la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

Établie à 237 mètres d'altitude, la gare de Culoz est située au point kilométrique (PK) 101,355 de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière), entre les gares ouvertes de Virieu-le-Grand - Belley et de Seyssel - Corbonod. Gare de bifurcation, elle est également l'origine de la ligne de Culoz à Modane (frontière), avant la gare de Vions - Chanaz.

Le raccordement de Culoz, mis en service le , permet la relation de la direction de Genève vers celle de Modane et vice-versa sans rebroussement en gare de Culoz.

HistoireModifier

La gare de Culoz est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section d'Ambérieu à Seyssel.

La ligne est rachetée par le PLM dès 1858. Le , est inaugurée à son tour la dernière portion, du pont sur le Rhône jusqu'à la gare de Culoz, de la ligne de la Maurienne de la Compagnie du chemin de fer Victor-Emmanuel. La Savoie, qui était alors un État du Royaume de Piémont-Sardaigne, avait désormais une liaison ferroviaire avec la France, qui nécessite la construction d'un viaduc métallique sur le Rhône peu avant Culoz, ainsi que d'un grand bâtiment en milieu de gare faisant office de bureaux douaniers. En 1860, la Savoie devient française et, quelque temps plus tard, la compagnie du PLM obtient la ligne de Culoz à Chambéry du Victor-Emmanuel. Le , la section Chambéry - Culoz est entièrement mise à double voie.

En 1936, le PLM électrifie, en 1 500 V continu, cette portion, ce qui donna naissance à la construction d'une sous-station à la sortie de la gare côté Chambéry. Le , l'électrification touche la partie de Lyon à Ambérieu et Culoz ; le , la section de Culoz à Bellegarde est à son tour électrifiée, le tout en 1 500 V continu. La traction vapeur est désormais exclue de Culoz, hormis quelques express, les locomotives de manœuvre et la desserte de Brégnier-Cordon via Virieu-le-Grand.

L'année 1955 voit aussi la création d'un train Genève - Port-Bou assuré en Rame à grand parcours (RGP), qui deviendra le TEE « Catalan » en 1965, et finalement le « Catalan-Talgo » en 1969 lors de la prolongation du train sur Barcelone.

En 1967, le block automatique lumineux (BAL) est mis en service entre Ambérieu et Culoz en conséquence de l'augmentation du trafic. Les installations de Culoz deviennent obsolètes, car rien n'a quasiment changé depuis les années 1930, et ont donc du mal à répondre à la multiplication du trafic ; le triage n'est accessible depuis Ambérieu qu'en rebroussant. La gare est dite d'« arrêt général » : tous les trains s'y arrêtent, sauf le « Palatino Express » Paris - Rome qui doit la franchir en marche à vue (soit à une vitesse maximale de 30 km/h).

En 1979, est alors lancée l'opération « grand Culoz », qui consiste à la création d'un raccordement direct, d'abord limité à 30 km/h puis rapidement à 60 km/h, permettant d'éviter le tête à queue des trains venant de la direction de Chambéry et à destination de Genève, la suppression de 2 voies en gare, l'autorisation de franchir Culoz à 80 km/h sans arrêt, la suppression de l'annexe traction, l'augmentation du nombre de voies du triage (passant de 12 à 16) avec un accès côté Ambérieu, et la suppression des 2 anciens postes Saxby remplacés par un PRS-PCT-PMV. Elle se termine en mai 1981.

Le TGV est mis en service le , avec 2 aller-retours Paris - Genève, mais qui ne marquent pas l'arrêt en gare et entraînent la suppression des trains classiques de jour et de nuit sur cette relation. En , le TGV rejoint Chambéry : c'est le début des arrêts TGV en gare de Culoz, ce qui entraine là aussi la suppression des trains classiques de jour (sauf un aller-retour les week-ends, qui circulera jusqu'en 1988). À l'été 1983, un TGV Paris - Genève / Annecy est créé ; il est raccordé ou coupé à Culoz (quai numéro 3, voie 3).

À la fin de l'été 1984, le train la Rochelle - Saint-Gervais est supprimé. En 1985, les automotrices Z 7500, Z 9500 et Z 9600 (dites Z2) sont mises en service sur des relations Lyon - Genève / Évian / Saint-Gervais. En 1987, les BB 25200, rendues disponibles par l'arrivée des BB 22200, sont utilisées avec des rames corail réversibles sur Lyon - Genève. En 1990, le triage de Culoz ferme ses portes, il ne sert désormais plus qu'à garer des trains ; des installations permanentes de contre-sens (IPCS) sont mises en service sur Ambérieu - Culoz.

 
Le quai 1 (direction Genève) et le quai 2 (direction Lyon) de la ligne Lyon - Genève.
 
Entrée en gare, en arrivant de Genève. La ligne Lyon - Genève est la double voie à droite. La voie unique tout à gauche rejoint la ligne de la Maurienne, pour Chambéry.

Dans les années 1990, en plus des TER, ne subsiste qu'un aller-retour TGV de Culoz à Paris après avoir culminé à 5 AR journaliers, ainsi que le train de nuit Genève - Hendaye. En 2001, la prolongation du train de nuit périodique Quimper - Lyon « Rhône-Océan » sur Genève permet la création d'un arrêt à Culoz. En 2006, les arrêts de ces 2 trains de nuit sont supprimés. Dans les années 2010, Culoz est desservie par le service TER Rhône-Alpes ; par contre, elle n'a pas conservé son aller-retour en TGV (supprimé en ).

L'ancien vestibule de la gare, soit les façades et toitures du bâtiment, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec un guichet ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport[3].

Les quais sont reliés entre eux par une grande passerelle métallique couvrant toute la largeur de la gare du côté ouest.

DesserteModifier

Culoz est desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes qui effectuent des missions entre les gares de : Lyon-Perrache ou Lyon Part-Dieu et Genève-Cornavin, d'Évian-les-Bains ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet; Lyon-Perrache, ou Ambérieu-en-Bugey, et Chambéry-Challes-les-Eaux ; Genève-Cornavin et Grenoble ou Valence-Ville[3].

Sa situation ferroviaire en fait une gare dite « en triangle », avec 2 sillons de voies séparées par un quai central (dénommé quai 2 pour son côté Genève et quai 3 pour son côté Chambéry). Les voies de la ligne pour Genève et la Haute-Savoie sont situées entre le quai central (côté quai 2) et le quai 1 (le premier quai en entrant en gare), et celles pour Aix-les-Bains, Chambéry et la Savoie entre le quai central (côté quai 3) et le quai 4.

Certains trains TER, qui relient Genève à Chambéry ou Grenoble, marquent l'arrêt à Culoz et rebroussent pour repartir sur l'autre ligne.

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[3].

Service des marchandisesModifier

 
Site de démolition ferroviaire de la SME.

Culoz est une gare Fret SNCF, ouverte au service wagon isolé pour un client. Elle dispose d'une grue de 6 tonnes[4].

La gare dessert également un embranchement particulier. Il s'agit de la SME, qui s'occupe notamment de désamianter et ferrailler des matériels roulants radiés, à l'exemple de rames TGV Sud-Est[5] et TGV postaux.

Notes et référencesModifier

  1. SNCF, « Fréquentation en gares », sur ressources.data.sncf.com (consulté le 3 avril 2019)
  2. Notice no PA01000031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a b et c Site SNCF Ter Rhône Alpes, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Culoz lire (consulté le 12 août 2011).
  4. Archive de l'ancien site fret.sncf.com : Culoz ; lire (consultée le ).
  5. Patrice Gagnant, « À Culoz, un cimetière pour les TGV », sur leprogres.fr, (consulté le 15 août 2016).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Lyon-Perrache
ou Lyon-Part-Dieu
Virieu-le-Grand - Belley TER Auvergne-Rhône-Alpes Seyssel - Corbonod Genève-Cornavin
Lyon-Perrache
ou Lyon-Part-Dieu
Virieu-le-Grand - Belley TER Auvergne-Rhône-Alpes Seyssel - Corbonod Évian-les-Bains
ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet
Chambéry - Challes-les-Eaux Vions - Chanaz TER Auvergne-Rhône-Alpes Terminus Terminus
Chambéry - Challes-les-Eaux
ou Terminus
Aix-les-Bains-Le Revard
ou Terminus
TER Auvergne-Rhône-Alpes Seyssel - Corbonod Genève-Cornavin
Aix-les-Bains-Le Revard Aix-les-Bains-Le Revard TER Auvergne-Rhône-Alpes Terminus Terminus
Genève-Cornavin Bellegarde TER Auvergne-Rhône-Alpes Aix-les-Bains-Le Revard Chambéry - Challes-les-Eaux
ou Grenoble
ou Valence-Ville