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Une installation permanente de contre-sens (IPCS) est un dispositif technique utilisé en France qui permet la circulation en sens inverse des trains sur les deux voies d'une section de ligne à double voie. Il est utilisé lorsque l'une des voies n'est pas utilisable (par ex. pour cause de travaux ou en cas de dommages ou obstacles ou encore pour faciliter la gestion de la circulation).

L'IPCS est installé sur certaines lignes de chemin de fer à double voie dont le trafic justifie l'investissement (la Maurienne, GivorsSaint-Étienne, CreilLongueau, MantesVernon, etc.).

Sommaire

HistoireModifier

Les tronçons de Chambéry à Saint-Pierre-d'Albigny et de Givors à Saint-Étienne constituent les premières sections de ligne équipées d'IPCS en 1972. Les performances étaient alors inférieures à celles observées sur une voie banalisée dotée du BAL[1].

CaractéristiquesModifier

En contre-sens, les signaux sont implantés à droite (à gauche sur les lignes d'Alsace et de Moselle où la circulation se fait normalement à droite). Les cantons de contre-sens sont soit des cantons de BAL (cantons courts), soit des cantons longs à block absolu. La vitesse maximale autorisée est fréquemment plus faible qu'en sens normal.

L'entrée dans l'intervalle à contre-sens est matérialisée par un signal « Tableau d'entrée à contre-sens » dit « TECS » indiquant au conducteur que les signaux qui le concernent sont implantés à droite. En sortie, le conducteur rencontrera un « Tableau de sortie de contre-sens » ou « TSCS » lui indiquant que les signaux qui le concernent sont désormais implantés à gauche.

Ainsi, le trafic peut s'écouler plus facilement en cas d'incident en ligne ou de travaux. Par exemple, un train arrêté entre deux gares sur la voie 2 pourra être dépassé en contre-sens sur la voie 1. Ce système permet donc de gérer des dépassements sans arrêt de la circulation la plus lente[1].


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Schéma de principe de la signalisation d'une section de ligne équipées d'IPCSModifier



Notes et référencesModifier

  1. a et b Alain Gernigon, Histoire de la signalisation ferroviaire française, éditions La Vie du Rail, Paris 1998, p. 231

Voir aussiModifier