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Gare d'Argenton-sur-Creuse

gare ferroviaire française

Argenton-sur-Creuse
Le bâtiment voyageurs en 2014.
Le bâtiment voyageurs en 2014.
Localisation
Pays France
Commune Argenton-sur-Creuse
Quartier La Gare
Adresse Rue de la Gare
36200 Argenton-sur-Creuse
Coordonnées géographiques 46° 35′ 32″ nord, 1° 31′ 06″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Centre-Val de Loire
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Les Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon
Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse
Argenton-sur-Creuse à La Chaussée (HS)
Le Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault (1 m, HS)
Voies 3 + 1 ITE + voies de service
Quais 2
Transit annuel 134 010 voyageurs (2017)
Altitude 110 m
Correspondances
Rémi J K L N
Autocars TER Centre-Val de Loire 1.3

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Argenton-sur-Creuse

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Argenton-sur-Creuse

Géolocalisation sur la carte : Indre

(Voir situation sur carte : Indre)
Argenton-sur-Creuse

La gare d'Argenton-sur-Creuse est une gare ferroviaire française, de la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, située sur le territoire de la commune d'Argenton-sur-Creuse[1], dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains des réseaux Intercités et TER Centre-Val de Loire.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

Établie à 110 mètres d'altitude, la gare d'Argenton-sur-Creuse est située au point kilométrique (PK) 295,055 de la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, entre les gares de Chabenet et de Celon[2].

Ancienne gare de bifurction, elle était également l'origine (au PK 295,055) de la ligne d'Argenton-sur-Creuse à La Chaussée, en direction de La Châtre, déclassée et au PK 386,362 de la ligne de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse, partiellement déclassée. Jusqu'en 1938, elle était aussi le point d'arrivée d'une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée par la Compagnie des tramways de l'Indre (ligne du Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault)[3], ouverte en 1904.

HistoireModifier

La gare a été inaugurée le [4].

En 1888, la recette de la gare est de 575 075 francs[5].

Le à h 30, la locomotive Compact no 4561 tractant un convoi de 39 wagons en provenance de Limoges s'emballe près de Celon et vient s'écraser dans la gare d'Argenton sur un train en manœuvre. Les wagons détruits s'empilent en chaos dans la tranchée du pont de Saint-Paul et les denrées alimentaires du train se répandent au sol jusque dans la rue Gambetta. La circulation ferroviaire ne sera rétablie que le 10 juin[6].

Le [7] au matin, la gare est le théâtre d'un combat entre un détachement militaire allemand et un groupe de Résistants, commandé par le colonel Roland Despains. Ce combat dont les Résistants sortent victorieux a été suivi par le Massacre d'Argenton-sur-Creuse. Au cours des évènements de cette journée, plusieurs cheminots et voyageurs sont tués, blessés ou pris en otage, malgré les interventions de M. Vautrin, chef de gare, qui parle allemand et joue à plusieurs reprises un rôle déterminant pour sauver le maximum de son personnel.

Le , un train Corail reliant Paris-Austerlitz à Port-Bou déraille peu après la gare, du fait d'une vitesse excessive[8]. La vitesse avait été limitée à 40 km/h pour travaux sur la voie, le convoi est passé à environ 100 km/h, tandis que le freinage d'urgence se déclenchait entraînant un déraillement d'une bonne partie des voitures du train, notamment deux voitures qui engageaient le gabarit de l'autre voie[8]. Au même moment arrivait un train postal en provenance de Brive-la-Gaillarde et à destination de Paris, dans l’autre sens[8] ; la locomotive de ce dernier s'est encastrée dans les deux voitures engageant le gabarit. L'accident fit 43 morts[8]. La cause est due à une superposition de signaux, ayant rendu très difficile la compréhension de la signalisation applicable par le conducteur.

FréquentationModifier

La fréquentation[9] de la gare est détaillée dans le tableau ci-dessous :

2014 2015 2016 2017 2018 2019
135 960 131 897 125 872 134 010 ? en cours

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

 
L'intérieur du bâtiment voyageurs, vue face au guichet.

Gare[10] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec guichet, de distributeurs automatiques de titres de transport régionaux, d'un espace d'attente en gare chauffé avec places assises, d'un espace d'attente sur les quais avec places assises abritées, de toilettes, de cabine téléphonique, de boîte aux lettres.

Elle est équipée d'un quai latéral (quai 1) qui mesure 480 m de long et qui encadre la voie 2 et d'un quai central (quai 2) qui mesure 432 m de long et qui encadre les voies A et 1[11]. Le changement de quai se fait par un passage souterrain[12].

La gare dispose de voies de service[13].

DessertesModifier

 
Z 7362 à quai.

Argenton-sur-Creuse est desservie par des trains Intercités[14], qui circulent entre Paris, Limoges et Toulouse. Pour cette desserte, le type de matériel utilisés sont des locomotives électriques BB 26000, tirant des voitures Intercités.

Au niveau régional, Argenton-sur-Creuse est desservie par des trains TER Centre-Val de Loire[10], qui circulent entre Orléans, Vierzon, Châteauroux et Limoges. Les trajets étant assurés par des trains de type Z 7300, B 81500 et parfois Z 21500.

IntermodalitéModifier

 
Le parvis de la gare.

La gare est desservie par les lignes J, K, L, N, et du Réseau de mobilité interurbaine[15] et par la ligne 1.3 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire[10].

Un parc de stationnement pour les véhicules motorisés (54 places), taxis et les vélos (12 places) y est aménagé[10].

Service des marchandisesModifier

Cette gare est ouverte au trafic du fret et possède un embranchement particulier[16] (ITE).

Notes et référencesModifier

  1. « Gare d'Argenton-sur-Creuse » sur Géoportail (consulté le 5 janvier 2019).
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), p. 205.
  3. « Indre (36) », sur le site de la FACS (consulté le 5 janvier 2019).
  4. Gorand 2004.
  5. Conseil général de l'Indre, « Chapitre VIII - Trafic », Rapports et délibérations,‎ , p. 212-213 (lire en ligne).
  6. Raymond Rollinat, Argenton 1914-1918, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 9782850230936), p. 77 et 110.
  7. Pierre Brunaud, Argenton-sur-Creuse dans la guerre, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 224 p. (ISBN 9782849107119).
  8. a b c et d « On a retrouvé la Mémoire : catastrophe ferroviaire d'Argenton », sur le site de France 3 Centre-Val de Loire (consulté le 5 janvier 2019).
  9. « Fréquentation en gares : Argenton-sur-Creuse », sur le site SNCF Open Data (consulté le 5 janvier 2019).
  10. a b c et d « Gare Argenton-sur-Creuse », sur le site SNCF TER Centre-Val de Loire (consulté le 5 janvier 2019).
  11. « Liste des quais : ligne 590000 », sur le site SNCF Open Data (consulté le 5 janvier 2019).
  12. « Liste des passages souterrains : ligne 590000 », sur le site SNCF Open Data (consulté le 5 janvier 2019).
  13. « DRR 2019 - Annexe 8.2 - Localisation des voies de service » [PDF], sur le site SNCF SNCF Réseau (consulté le 5 janvier 2019), p. 5/13.
  14. « Destination : Paris - Orléans - Limoges - Toulouse », sur le site SNCF Intercités (consulté le 5 janvier 2019).
  15. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine (consulté le 5 janvier 2019).
  16. « Liste des installations terminales embranchées : ligne 598000 », sur le site SNCF Open Data (consulté le 5 janvier 2019).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Gorand, La ligne Argenton-La Châtre : les députés qui mirent le projet sur rail, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, coll. « Argenton et son histoire », , 20e éd.,
  • Le Train d'Argenton à la Châtre, , 24 p. (ISBN 2912184207),
  • Michel Gorand, Argenton desservi par le chemin de fer depuis 150 ans, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, coll. « Argenton et son histoire », , 21e éd. (ISSN 0983-1657)
  • Marinette Baudet-Lamoure, Le chemin de fer et la halte du Pêchereau, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, coll. « Argenton et son histoire », , 14e éd..

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Cahors
ou Brive-la-Gaillarde
Limoges-Bénédictins
ou La Souterraine
Intercités Châteauroux Paris-Austerlitz
Limoges-Bénédictins
ou La Souterraine
Éguzon TER Centre-Val de Loire Chabenet Vierzon-Ville
ou Orléans