Gérard Drouot

Gérard Drouot
Description de cette image, également commentée ci-après
Gérard Drouot et Lenny Kravitz
Informations générales
Nom de naissance Gérard Drouot
Naissance (68 ans)
Reims
Activité principale Producteur de spectacle
Années actives Années 1970 à nos jours
Site officiel Gérard Drouot Productions

Gérard Drouot, né le à Reims, est un producteur de spectacles qui a commencé sa carrière en 1974. Avec des milliers de concerts produits[1], une moyenne de plus de 600 shows par an, il est l’un des acteurs majeurs de la production musicale en France[2],[3],[4].

BiographieModifier

Le début avec Musique Action Reims (1974-1977)Modifier

Alors étudiant en médecine[3], il commence ses activités de production de spectacles à Reims en en organisant un concert du groupe Caravan dans le Cirque de Reims pour le compte de la corporation des étudiants en pharmacie de Reims.

En , il participe à la création de l’association Musique Action Reims, qui présentera au public rémois des artistes tels que Magma, Zao, Au Bonheur des dames, Ange, Gong, The Clash, Terry Riley, Klaus Schulze, Chris McGregor’s Brotherhood of Breath.

Le , il organise son premier concert avec Leonard Cohen à Reims[5].

Du 17 au , il organise en co-production avec la Maison de la Culture André Malraux de Reims et le Centre Saint-Exupéry le Reims Jazz Festival avec notamment Soft Machine et Joachim Kühn.

Il organise, avec le soutien de Richard Branson qui venait de créer son label en Angleterre Virgin Records, le le concert-évènement de Nico – la chanteuse et égérie du groupe The Velvet Underground – et de Tangerine Dream à la Cathédrale Notre-Dame de Reims[6]. Un documentaire exhume les images et souvenirs de cette messe musicale mythique : “Reims 74, Rock Goes to the Cathedral”, réalisé par Benoît Garel et sorti en 2012[7].

Les années Harry Lapp Organisation (1977-1986)Modifier

En , il est engagé comme responsable artistique et directeur de productions chez Harry Lapp Organisation à Strasbourg et y reste plusieurs années où il met sur pied les tournées de Ange, Murray Head, Indochine, U2, Charlélie Couture, Étienne Daho, Frankie Goes to Hollywood, Graeme Allwright, Charles Aznavour, Nana Mouskouri et certains concerts de Gilbert Bécaud, Alain Barrière, Barbara, Michel Jonasz, Eddy Mitchell, Véronique Sanson, Renaud, Daniel Balavoine.

Pour le compte de certains producteurs nationaux ou internationaux, il organisait à Strasbourg ou dans l’Est de la France les concerts de Tina Turner, Mike Oldfield, AC/DC et Queen, deux groupes qu’il récupèrera quelques années plus tars dans le catalogue de sa future société Gérard Drouot Productions.

Gérard Drouot Productions (1986-maintenant)Modifier

En , il crée sa propre société de production de concert, sobrement intitulée Gérard Drouot Productions, clin d’œil au célèbre producteur américain Bill Graham dont la société s’appelait « Bill Graham Presents ».

Il produit sur scène les plus grands artistes nationaux et internationaux comme Patricia Kaas, Native, Gérald de Palmas, Kassav’, Axelle Red, U2, AC/DC, Joe Satriani, Bruce Springsteen, Jimmy Page & Robert Plant, Lenny Kravitz, Elton John, R. Kelly, Mary J. Blige, Santana, etc. – ainsi que des événements comme les célébrations en 1988 et 1998 à Bercy avec Amnesty International des 40e et 50e anniversaires de la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme, ou les concerts de Luciano Pavarotti à Orange en 1990 ou au Champ de Mars à Paris en 1992.

En 1999, il commence à travailler à la reformation d’un des plus importants groupe de rock français : Téléphone. « À l’époque, nous devions monter une tournée de Téléphone pour l’an 2000, avec Corine à la basse. »[8]. Ce n’est en qu’en 2015 qu’il réussit à reformer ce groupe, mais sous le nom Les Insus (pour Insus-Portables), avec Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et sans Corine Marienneau – grande absente de cette tournée évènement – remplacée par Aleksander Angelov.

Entre 2008 et 2010, Gérard Drouot est désigné comme programmateur du Nice Jazz Festival.

Il fait remonter sur les scènes françaises Leonard Cohen, avec lequel il organise 24 concerts entre 2008 et 2013, malgré la réticence de l’artiste : « Vous êtes sûr que je peux faire des concerts ? Je suis un artiste du passé. Mes chansons n’intéressent plus personne. »[5].

En 2009, Gérard Drouot a été pressenti par AEG Live pour organiser le retour de Michael Jackson à Paris, après celui de Londres, dans le cadre de la tournée This Is It. Il se serait installé au palais omnisports de Paris-Bercy pendant un mois à raison de cinq concerts par semaine, en août et [9]. Le destin en a voulu autrement.

Gérard Drouot est propriétaire de la marque Hellfest[10].

En 2015, il signe la tournée en France de Jean Michel Jarre.

 
Paul McGuinness, Gérard Drouot & Neil Warnock à la soirée des 30 ans de Gérard Drouot Productions

Il est un des producteurs qui introduit en France le concept des ciné-concerts : un dispositif de spectacle vivant à part entière, qui allie cinéma et musique pour donner à voir chaque discipline différemment. Il explique d’ailleurs, en parlant de ces projets, que « c’est artistiquement passionnant, mais toujours financièrement risqué. Entre le coût des droits, le prix de l’orchestre et de ses répétitions, la location de la salle parisienne, l’équilibre financier n’est pas évident à trouver. Les billets sont chers car les orchestres sont importants […] »[11]. Il produira notamment les ciné-concerts de Titanic, West Side Story, Retour vers le futur, Les Aventuriers de l'arche perdue, la trilogie du Seigneur des anneaux

Il entretient des relations privilégiées avec certains de ses artistes, dont la chanteuse de jazz Melody Gardot, Bono et le groupe de rock U2, le chanteur Bruce Springsteen, Elton John, Asaf Avidan, Leonard Cohen avant sa disparition[9],[4]

C’est un des producteurs qui met un point d’orgue à convaincre les stars internationales de jouer dans toute la France, et pas seulement à Paris. Une prise de risque supplémentaire, car les billets sont vendus moins chers en province[12].

Il dirige la société avec son fils, Matthieu, Directeur général délégué depuis 2013[13],[4].

En 2020, il est l’un des premiers producteur à prendre la parole dans les médias pour évoquer les conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur les concerts et spectacles[14],[15]. Il est alors dans l’obligation d’annuler plusieurs dizaines de concerts et d’en reporter une centaine.

HistoriqueModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Ne laissons pas mourir le spectacle vivant ! », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. « PRODISS : Syndicat national du spectacle musical et de variété »
  3. a et b Olivier Nuc, « Les Insus, un nouveau coup de Téléphone », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c François Bourboulon, « Gérard Drouot : “le rapport à la musique a complètement changé” », sur Les Échos,
  5. a et b « Il aimait beaucoup la France », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  6. « Le 13 décembre 1974, Tangerine Dream et Nico à la cathédrale de Reims », sur L’Union,
  7. « “Reims 74, Rock Goes to the Cathedral”, retour sur un singulier concert de Nico », sur Les Inrocks,
  8. Olivier Nuc, « Les Insus, un nouveau coup de Téléphone », Le Figaro,
  9. a et b Sacha Reins, « Gérard Drouot : “Je devais organiser le retour de Michael Jackson à Paris” », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  10. « Le festival de métal Hellfest a désormais son bar à Paris », Le Parisien,
  11. Julia Beyer, « West Side Story en ciné-concert au Grand Rex », Le Figaro,
  12. Géraldine Meignan, « Le match des organisateurs de concerts », L’Express,‎ (lire en ligne)
  13. « Présentation de la société Gérard Drouot Productions », sur Societe.com
  14. « Le Journal Inattendu du 18 avril 2020 », RTL,
  15. a et b Benjamin Locoge, « Concerts : les lendemains qui déchantent », Paris Match,
  16. BFMTV, « À qui appartiennent les festivals de musique ? », (consulté le 15 octobre 2017)
  17. « AC/DC au Vélodrome de Marseille pour son unique date française », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2017)
  18. « Tournée estivale pour l’ex-Pink Floyd David Gilmour avec passage en France et en Belgique », L’Express,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2017)
  19. « Aznavour chantera pour la première fois à Bercy le 13 décembre », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  20. Thierry Dilasser, « Le Grand Bleu. Éric Serra, retour vers le futur », sur Le Télégramme,
  21. Léna Lutaud, « Boy George a transformé l’Opéra Garnier en la plus belle des boîtes de nuit », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier