Ouvrir le menu principal

Génicourt

commune française du département du Val-d'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Génicourt (homonymie).

Génicourt
Génicourt
La mairie.
Blason de Génicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Annie Poucet
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95271
Démographie
Gentilé Génicourtois
Population
municipale
526 hab. (2016 en augmentation de 7,35 % par rapport à 2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 2° 04′ 00″ est
Altitude 103 m
Min. 68 m
Max. 106 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Génicourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Génicourt
Liens
Site web genicourt.fr

Génicourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France, sur une vaste plaine agricole. Ses habitants sont appelés les Génicourtois.

GéographieModifier

Le village se situe sur le plateau agricole du Vexin français et dans le Parc naturel régional du même nom, au nord de l'agglomération de Cergy-Pontoise, à 40 kilomètres au nord-ouest de Paris. Il est bordé par les communes de Livilliers, Osny, Boissy l'Aillerie, Epiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Cormeilles-en-Vexin. Génicourt touche en outre à Ennery en un quadripoint, mais ne possède pas de limites communes avec cette ville.

Depuis le 24 juin 1840, le hameau de Gérocourt, petit village situé au nord-ouest de Génicourt sur la RD 22, est rattaché à la commune. L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles jouxte le territoire communal à son extrémité nord-ouest.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Jherincurt, Gainericorth, Jerincuria au IXe siècle, Gerincorth au XIIe siècle, Gerincort, Genicourt au XIIIe siècle[2].

Il s'agit, selon les formes anciennes, d'une formation toponymique médiévale en -court au sens ancien de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman *CORTE ou *CURTE), précédé d'un nom de personne germanique, comme dans presque tous les cas.

Ernest Nègre propose l'anthroponyme germanique Gerinus, devenu Genin par attraction de ce dernier nom de personne[3].

HistoireModifier

 
Portail sud Renaissance de l'ancienne église du XIIe siècle.

Il est difficile de déterminer depuis quand le territoire de Génicourt est habité, et ce à cause d'un manque de documents sérieux. Des silex taillés et polis ont néanmoins été retrouvés dans les champs environnants le village.

Génicourt a toujours été un lieu de passage important, voire de campement pour les troupes ennemies qui se dirigeaient vers Pontoise ou Paris aux XVe et XVIe siècle. Le «Château» de Génicourt, a vu des personnalités plus ou moins importantes se relayer à sa porte, comme Nicolas Brûlart en 1605, marquis de Sillery, vicomte de Puisieux, conseiller du Roi et seigneur de Génicourt, Gérocourt et Marines ; ou encore son fils, Pierre Brûlart, qui eut à négocier le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche. Les Brûlart de Sillery ont donné à Génicourt son blason (voir l'héraldique).

En 1691, le village passe de l'élection de Gisors à celle de Pontoise, comme de nombreuses autres paroisses. À cette époque, Génicourt est un village agricole prospère qui alimente le moulin de Pontoise en céréales. Le 24 juin 1840, Gérocourt est rattachée à Génicourt, ce qui augmente la population de la commune de 30 %[4].

Génicourt a connu son essor surtout au début du XXe siècle. Le village est équipé d'un réseau de distribution d'électricité dès 1914[5]. L'artisanat y était alors relativement développé, la commune accueillant des cultivateurs, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, un menuisier et un maçon. La ferme de Gérocourt possédait même sa distillerie et transformait les betteraves en alcool. On pouvait également y voir une petite activité commerciale, avec deux bistrots, un épicier, un débit de tabac et un marchand de lait. Les autres commerçants (boulanger, boucher, charcutier et poissonnier) étaient ambulants.

Une piscine existait encore il y a quelques années et accueillait environ 6 000 visiteurs par mois. Il s'agissait, historiquement parlant, de la première piscine publique du Val-d'Oise ; les bassins avaient en effet été aménagés en 1947 et dès 1982, ils étaient couverts. La piscine de Génicourt offrait alors la possibilité de bénéficier de l'apprentissage de la natation, mais aussi de profiter d'un lieu de loisirs ; elle rendait possible également la kinésithérapie en milieu aquatique. Cependant, l'établissement ne respectant plus les nouvelles normes européennes, et le financement des travaux étant trop lourd, l'avenir de la piscine semblait compromis. La tempête de décembre 1999 causa des dégâts importants dans le bâtiment et précipita sa fermeture.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1795 1795 André Lavocat   Cultivateur
1795 1797 Henri Ogier   Agent municipal
1797 1798 Nicolas Aubin Guillard   Agent municipal
1798 1798 Nicolas Fournier   Agent municipal
1798 1799 Pierre Etienne Maitre   Agent municipal, cultivateur
1799 1800 Pierre Roch Caffin   Agent municipal
1800 1821 Claude Séjourné    
1821 1825 Pierre Etienne Maitre    
1825 1831 Claude Séjourné    
1831 1836 Jean François Deaubonne   Cultivateur
1837 1860 Jean Pierre Deschamps    
1861 1891 André Rousselle[Note 1]    
1891[6] 1911 Gustave Rousselle[Note 2]   Président de la Société d'agriculture et d'horticulture de Pontoise, fils du précédent
1911 1912 Marcel Benard   Elu suite au décès du précédent[7]
1912 1929 Henri Durand    
1929   Charles Jorel    
         
mars 2001 En cours
(au 29 avril 2014)
Annie Poucet sans étiquette Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 526 habitants[Note 3], en augmentation de 7,35 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
177148155198192171189194217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228223219218214222228231266
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222228262268299301324341373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
331345335373520544528489524
2016 - - - - - - - -
526--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 1801, Génicourt compte 148 habitants et Gérocourt 42.

EnseignementModifier

 
Sentier au nord du village.

Le village possède une école élémentaire, l'école Pierre-Lefevre (uniquement les classes du cycle III: CE2, CM1 et CM2). Un regroupement pédagogique est mis en place avec les communes d'Hérouville et de Livilliers pour les classes de maternelle et de CP/CE1.

Une bibliothèque est ouverte depuis janvier 1993 dans les locaux du centre socio-culturel et est gérée par une équipe de bénévoles ; elle offre aux habitants du village ainsi qu'à ceux des communes avoisinantes un accès à plus de 4000 livres ainsi qu'à des documents multimédias (cassettes, CD, CD-ROM)[13] dans une surface de 50 m2. Elle est un point relais de la bibliothèque départementale de prêt (BDP) du Val-d'Oise.


Voies de communication et transportsModifier

RoutierModifier

Transport en communModifier

Plusieurs ligne du réseau Busval d'Oise 95.06 95.08 95.12 95.33 desserve le village de Génicourt :

95.06 Arronville, Lavoir Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaule

95.08 Chars, Centre-Ville ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaule

95.08 Marines, Collège Les Hautiers ↔ Pontoise, Place du Général de Gaule

95.12 Berville, Lavoir ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaule

95.33 Marines, Collège Les Hautiers ↔ Génicourt, Rue des Fossettes

Voie DouceModifier

ÉconomieModifier

Le siège et le dépôt de la STIVO, société de transport en commun exploitant les lignes de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise, sont implantés sur le territoire de la commune. Le village possède également un hôtel des Ventes.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Monument historiqueModifier

Génicourt compte un unique monument historique sur son territoire.

  • Portail de l'ancienne église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue des Fossettes, près du carrefour avec la RD 79 (classé monument historique par arrêté du 4 mars 1944[14]) : Cette église a été démolie en 1905, hormis le portail du bas-côté sud richement sculpté dans le style de la Renaissance, remontant au XVIe siècle. L'église datant des XIIe et XVIe siècles était de plan cruciforme avec nef, chœur rectangulaire, transept plus étroit que le vaisseau central et deux travées formant deux chapelles latérales. Mais le manque d'entretien provoqua des désordres dans la toiture et dans les murs de cet édifice dus au poids du clocher central. Dès 1830, elle doit être fermée au culte pour cause de danger. Du fait que Génicourt ne soit alors pas une paroisse, la restauration ne peut être financée ni par l'État, ni par le diocèse. Au bout d'une séance animée, le conseil municipal décide unanimement de sa destruction en 1904, ce qui ne reste pas sans susciter des polémiques. En effet, ni l'administration départementale, ni la commission des antiquités et des arts ne sont prévenues. La nouvelle église, sans caractère, coûte vraisemblablement beaucoup plus cher que n'aurait coûté la restauration de l'ancienne. - Outre le portail Renaissance déjà bouché au moment de la démolition de l'église, ne restent qu'un contrefort et divers éléments récupérés à l'intérieur tels que des statues, une pierre tombale, les fonts baptismaux (XVe ou XVIe siècle), les cloches, etc.[15],[16],[17].

Autres éléments du patrimoineModifier

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : Bâtie en remplacement de l'église précédente, elle est consacrée en 1905 et aura occasionné davantage de frais à la commune que n'aurait coûté la restauration de l'ancienne église. Le nouvel édifice occupe à peu près l'emplacement de l'ancien. Il est de plan rectangulaire avec un chevet plat. Le clocher en charpente s'élève au-dessus de la façade occidentale, avec une haute flèche couverte d'ardoise. Deux baies abat-son gémelées sont percées dans la façade, en dessous du clocher, ce qui donne l'impression de la superposition de deux petits clochers[17].
  • Ancien relais de poste dit la Maison Blanche, près de la RD 15 à l'entrée ouest du village : Établi sur l'ancienne route nationale 15, il date du XVIIIe siècle et était considéré comme écart de Génicourt, avant que l'extension du village ne le fasse fusionner avec de dernier. L'atelier du maréchal-ferrant jouxtait directement le relais de poste.
  • Petit pont de l'Arche, à mi-chemin entre Génicourt et Gérocourt, à l'est de la RD 22 actuelle : Ce pont du XVIIIe siècle enjambe un ruisseau et provient encore de l'ancienne route royale de Poissy à Beauvais[17].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges de Gérocourt : Chapelle privative de la famille Bénard, cultivateurs à Gérocourt, elle remplace une ancienne église elle aussi disparue, à l'instar de celle de Génicourt. Elle est construite en 1856 dans le style néoroman d'après les plans de l'architecte Charles Brouty, qui lui donne toutefois une décoration intérieure de style néo-Renaissance. La statue de la Vierge à l'Enfant datée du (XVIe siècle) provient sans doute de l'ancienne église. La chapelle abrite également le caveau familial des Bénard. Après une période d'abandon, l'édifice est racheté par la commune qui la fait restaurer[17].
  • Ferme de Gérocourt, 6 rue Saint-Mellon (RD 22) : Grande ferme construite en 1862 pour son propriétaire M. Roussel, selon des principes architecturaux modernes pour leur époque. Ainsi, la grange possède à l'intérieur l'une des premières charpentes à longue portée, en appliquant une technique d'assemblage des grands arcs mise au point par le colonel Emy. Dans un bâtiment d'exploitation, une structure porteuse en fonte avec une riche ornementation a été réemployée, provenant peut-être de l'une des expositions universelles[17].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

 

Les armes de Génicourt se blasonnent ainsi : De gueules à la bande d'or chargée d'un sarment de vigne ondé de sable, auquel sont liés par un anneau cinq barillets du même ordonnés 2 et 3.

Génicourt au cinéma et à la télévisionModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Catherine Crnokrak, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), La vallée du Sausseron : Auvers-sur-Oise — Val d'Oise, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine Île-de-France et Conseil général du Val d'Oise, coll. « Images du patrimoine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France », , 84 p. (ISBN 2-905913-09-6), p. 41-46.
  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français, première série : Génicourt, Évreux, Imprimerie de l'Eure, , 278 p. (lire en ligne), p. 37-43.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Décédé dans l'exercice de ses fonctions le 12/03/1891 (« Nécrologie - M. André Rousselle », L'Echo Pontoisien, no 12,‎ , p. 1 (lire en ligne)).
  2. Décédé dans l'exercice de ses fonctions le 07/10/1911, et inhumé dans un caveau familial à Gérocourt (« Nécrologie », L'Echo Pontoisien, no 41,‎ , p. 2 (lire en ligne)).
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Communes limitrophes de Génicourt » sur Géoportail.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  3. ibidem
  4. Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, p 84.
  5. « Génicourt », L'Echo Pontoisien, no 29,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  6. « Génicourt », L'Echo Pontoisien, no 25,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  7. « Génicourt », L'Echo Pontoisien, no 49,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  8. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. http://bibliotheques.valdoise.fr/media/media7414.pdf
  14. Notice no PA00080070, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Génicourt, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 157.
  16. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00122318, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. a b c d et e M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Génicourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 890-894 (ISBN 2-84234-056-6).