Flora Tristan

journaliste, militante féministe française
Flora Tristan
Description de cette image, également commentée ci-après
Flora Tristan en 1838.
Nom de naissance Flora Célestine Thérèse Henriette Tristán y Moscoso
Alias
La paria
Naissance
Paris (France)
Décès (à 41 ans)
Bordeaux (France)
Activité principale
Écrivaine, penseuse et militante féministe et socialiste
Auteur
Langue d’écriture Français
Mouvement Socialisme utopique
Féminisme socialiste
Genres

Œuvres principales

  • Pérégrinations d'une paria (récit de voyage, 1838)
  • Promenades dans Londres (récit de voyage, 1840)
  • L’Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria (essai, 1845)
Signature de Flora Tristan

Flora Tristan, née le à Paris et morte le à Bordeaux, est une femme de lettres, penseuse et militante socialiste et féministe française.

Figure majeure du débat social et du socialisme utopique dans les années 1840[1], elle prendra part aux premiers pas de l’internationalisme. Son socialisme humanitaire est marqué par une foi religieuse et mystique étrangère à la lutte des classes telle que théorisée par Karl Marx et Friedrich Engels[1].

BiographieModifier

FamilleModifier

D’origine franco-péruvienne, Flora Tristan, de son vrai nom Flore Célestine Thérèse Henriette de Moscoso est la fille de Mariano de Tristán y Moscoso, un aristocrate péruvien, et d'Anne-Pierre Laisnay[2], une petite bourgeoise parisienne, émigrée en Espagne pendant la Révolution française[3]. Mariano et Anne-Pierre se sont mariés en Espagne par un prêtre réfractaire, mais Mariano, de retour en France, ne prend jamais le temps de régulariser son mariage. Il meurt peu après leur retour à Paris en 1807, un coup du sort qui affectera l'existence de Flora. Elle note, dans Pérégrinations d’une paria : « Mon enfance heureuse s’acheva, à quatre ans et demi, à la mort de mon Père ». En effet, en l'absence de mariage civil, sa mère ne peut pas faire valoir ses droits sur leur fastueux domicile commun de Vaugirard, dont elle est expulsée et qui est saisi par l'État[4].

Fille orpheline de père, Flora Tristan, à l'imagination épanouie, s'en invente un autre. Elle prétend descendre de l'empereur Moctezuma II, ou être le fruit d'une aventure qu'aurait eue sa mère avec Simón Bolívar, qui était fréquemment accueilli à Vaugirard. Elle n'hésite ainsi pas à fabriquer et publier de fausses lettres de l'homme politique pour accréditer sa version. Il semble que Bolivar, qui n'eut par ailleurs jamais d'enfant, quitte Bilbao, lieu de son aventure supposée avec Anne-Pierre, plus de neuf mois avant la naissance de Flora, ce qui rend cette paternité improbable.

MariageModifier

 
Flora Tristan par Jules Laure.

Flora Tristan et sa mère se débattent alors avec de lourdes difficultés financières qui vont précipiter le mariage de la jeune fille, à 17 ans, avec un graveur en taille-douce, André Chazal, frère d'Antoine Chazal, chez qui elle est ouvrière coloriste. Si Flora Tristan est très éprise de lui au début de leur relation, l'idylle tourne rapidement court. Cet homme est surtout jaloux, considéré comme médiocre et très violent. Elle parvient néanmoins à s’évader d’une vie quotidienne où la femme est considérée comme une mineure incapable, par la lecture de Rousseau, Lamartine et surtout de Madame de Staël. Cependant, Flora Tristan est victimes de violences conjugales[5], humiliée et séquestrée. Elle réussit à le fuir en 1825, bien qu’enceinte de la dernière de ses trois enfants (Alexandre qui meurt à l'âge de huit ans, Ernest (1824-1879) puis Aline (1825-1867), la future mère du peintre Paul Gauguin)[6] (1848-1903). Elle obtient la séparation de biens en 1828[4] et, malgré des menaces et des voies de fait de plus en plus graves, elle ne reprend plus jamais la vie commune, vivant sous des noms d'emprunt pour échapper à son époux[4].

VoyagesModifier

Pendant dix ans, elle voyage et travaille à se faire l'éducation qu'elle n'a pas reçue étant enfant. Cette période de sa vie est assez peu documentée, Flora se vit comme une déclassée ayant brûlé les traces de son passé dont elle a honte. Elle confie ses enfants à sa mère, et devient dame de compagnie auprès d’Anglaises quelques années durant[4]. Elle tire de son expérience en Angleterre des observations qu'elle publiera, en 1840, dans Promenades dans Londres.

Sa famille maternelle s'étant rangée du coté d'André Chazal, Flora confie sa fille Aline à une institution et se rend au Pérou en 1833, espérant se faire reconnaître par sa famille paternelle. Elle se présente comme célibataire. Mais à Arequipa, son oncle Pío de Tristán y Moscoso, noble péruvien qui l'accueille, lui dénie l'héritage complet de son père vue sa condition de « bâtarde ». En tant que fille naturelle, il lui accorde toutefois une part du cinquième[4], et accepte de lui verser une pension pendant quelques années. Celle qui se considère comme « paria » décide alors de rentrer en France après un court séjour à Lima, la capitale du pays. C'est un semi-échec, mais ce voyage initiatique lui permet d'écrire son premier livre : Pérégrinations d'une paria[7], où, avec un regard de Parisienne laïque et républicaine, elle détaille ses observations sur la vie sociale et politique, le pouvoir de l'Église catholique et les exclusions de toutes sortes, y compris l’esclavage dans les plantations sucrières[4]. Le livre est mal reçu à Lima et son oncle Pío supprime la pension qu'il lui versait[7]. Mais les fonds déjà reçus, qu'elle gère avec succès jusqu'à la fin de sa vie, lui permettent toutefois de vivre désormais à l'abri des soucis financiers[4].

Elle rentre en France en 1835, et fréquente les cercles littéraires et socialistes parisiens, dont les réunions de La Gazette des femmes. Elle rédige, sous la signature de « Mme F. T. », Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères, un projet utopiste décrivant les principes d'une association destinée à venir au secours des femmes seules, et propose ses services à Charles Fourier[4].

Séparation et tentative d’assassinatModifier

Ayant retrouvé la trace de Flora, Alain Chazal enlève une première fois leur fille Aline. Flora Tristan et ce dernier se déchireront pendant des années pour la garde des enfants. Chazal obtient la garde de leur fils Ernest, décision qui n'est pas mise à exécution, celui-ci restant domicilié chez sa grand-mère, tandis qu'Aline est mise en pension, avec un droit de visite aux deux parents. En 1836, Chazal enlève de nouveau sa fille, qui réussit à s'enfuir et retourne chez sa mère. Le conflit se poursuit dans un fort climat de violences, Flora porte plainte en juin 1837 pour inceste du père d'après les dires de l'enfant de 12 ans et de son frère Ernest de 13 ans[1]. Après quelques mois de prison, celui-ci bénéficie d'un non-lieu[8]. Le 14 mars 1838, elle obtient la séparation de corps d'avec son mari devant le tribunal correctionnel de Paris, le divorce étant interdit depuis 1816. Ce drame pousse Flora à se battre pour le restant de sa vie pour le droit des femmes, notamment celui à divorcer. À l'issue du jugement où il l'accuse de se prostituer, André Chazal, ruiné, aigri, la menace de mort, et jure de se venger[8]. Le 10 septembre 1838, il lui perfore le poumon gauche d’un coup de pistolet. Défendu par le jeune avocat Jules Favre[1], il est condamné à vingt ans de travaux forcés, commués en une peine de prison. Remise sur pied, bien qu'une balle reste logée près de son cœur[9], et libre enfin, Flora reprend son véritable nom de Tristan.

Retour en AngleterreModifier

En 1839, elle retourne pour la troisième fois en Angleterre. Elle met à l'œuvre une enquête sociale et complète ses observations précédentes pour publier en 1840 Promenades dans Londres, où elle fait l'éloge de Mary Wollstonecraft. Elle y décrit l'Angleterre industrielle comme un modèle qui ne tardera pas à se propager dans le reste de l'Europe, et « met en garde contre un modèle de développement où l’homme était sacrifié à la tyrannie du profit[4]

Elle s’investit également dans la mission d’organiser les classes laborieuses.

La militante engagéeModifier

 
Plaque apposée rue des Bahutiers dans le quartier Saint-Pierre à Bordeaux.

Parfois occultée (gênés peut-être par son messianisme) par ses camarades masculins, Karl Marx, qu’elle n’a pas connu mais qui la cite dans La Sainte Famille, Proudhon, qu’elle a personnellement connu, elle apparaît de nos jours, de plus en plus, comme une figure majeure des luttes de la classe ouvrière et pour la condition féminine partout dans le monde.

Pour répandre ses idées, elle publie grâce à des souscriptions (de Béranger, Victor Considerant, George Sand, Eugène Sue, Agricol Perdiguier, Vinçard, Paul de Kock, Marceline Desbordes-Valmore, Louis Blanc et d’autres[10]) un opuscule, Idée. Malgré la situation de pauvreté de Louise Crombach, elle la sollicite en 1843 pour une souscription qu'elle organise pour le journal L’Union ouvrière[11]. Elle s’embarque au cours de l'année 1843, dans « un tour de France », le circuit traditionnel des apprentis-compagnons. Son journal, publié posthumément, trace ses rencontres avec les femmes et les hommes ouvriers à travers la France.

MortModifier

Elle n'achèvera néanmoins jamais son voyage. Elle meurt de la fièvre typhoïde le à Bordeaux, au domicile d'Élisa et Charles Lemonnier[12]. « Aristocrate déchue, Femme socialiste et Ouvrière féministe », comme elle aimait à se désigner[réf. nécessaire]. Sa mort prématurée à l'âge de 41 ans, est considérée par certains comme conséquence directe des blessures reçues lors de la tentative d'assassinat dont elle a été victime de la part de son mari, ayant causée une faiblesse respiratoire et créant chez elle un risque accru à la contraction de maladies, faisant de sa mort un féminicide[9].

Son dernier ouvrage sera "complété d'après ses notes" et publié en 1846, après sa mort, par son ami Alphonse-Louis Constant, le futur occultiste Eliphas Levi, sous le titre L'émancipation de la femme ou Le testament de la paria[13].

Quelques années après sa mort, une souscription est lancée par des ouvriers dans le but de faire ériger un monument à sa mémoire et en mémoire de « l'union ouvrière ». Ce monument se trouve au cimetière de la Chartreuse de Bordeaux. Eugène Sue fut parmi les premiers souscripteurs alors que George Sand refusa sèchement la demande de participation[14].

PostéritéModifier

 
Sépulture de Flora Tristan

De 1973 à 1983, le mouvement féministe lyonnais fait naître le Cercle Flora Tristan, une composante du Mouvement de libération des femmes à Lyon[15].

En avril 2018, l'université Bordeaux Montaigne annonce qu'un des deux principaux bâtiments de l'université portera le nom de Flora Tristan dans le cadre d'une rénovation de sa signalétique[16].

La principale organisation pour la promotion féministe du Pérou se nomme Centro de la Mujer Peruana Flora Tristán et revendique « 25 años trabajando por los derechos de las mujeres » (25 ans de travail pour le droit des femmes).

CitationsModifier

Tirées de ses œuvresModifier

Pérégrinations d’une paria, extrait de l’avant-propos : « Ma mère est française : pendant l’émigration elle épousa en Espagne un Péruvien ; des obstacles s’opposant à leur union, ils se marièrent clandestinement, et ce fut un prêtre français émigré qui fit la cérémonie du mariage dans la maison qu’occupait ma mère. J’avais quatre ans lorsque je perdis mon père à Paris. Nous revînmes à Paris, où ma mère m’obligea d’épouser un homme que je ne pouvais ni aimer ni même estimer. À cette union je dois tous mes maux ».

« L’affranchissement des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

« L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est le prolétaire du prolétaire même ».

À son proposModifier

« Traitée de paria par le monde entier, Flora Tristan accepte ce nom et s’en fait un titre... Se sentant investie d’une mission quasi-divine, elle se nommait elle-même (un peu par dérision) « la Messiah (le Messie) des Femmes » » ; Éléonore Blanc, 1845.

« Il n’est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l’esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux » ; André Breton, Le Surréalisme même, no 3, 1957, p. 4[17]

Son petit-fils, Paul Gauguin, a écrit à son sujet : « Il est probable qu’elle ne sut pas faire la cuisine. Un bas-bleu socialiste, anarchiste. […] Elle était intime amie avec Mme Desbordes-Valmore. Je sais aussi qu'elle employa toute sa fortune à la cause ouvrière, voyageant sans cesse. »[18]

BibliographieModifier

Œuvres de Flora TristanModifier

Études sur Flora TristanModifier

  • Dominique Desanti, Flora Tristan, Hachette 1972 réédition en 10/18
  • Stéphane Michaud (dir.), Un fabuleux destin : Flora Tristan, éditions universitaires de Dijon, 1985. Actes du colloque de Dijon, mai 1984[19].
  • Évelyne Bloch-Dano, Flora Tristan La Femme-messie, Grasset, 2001.
  • Stéphane Michaud, Flora Tristan : La paria et son rêve, Sorbonne nouvelle, 2003, établissant une importante partie de sa correspondance.
  • De Flora Tristan à nos jours : l’émancipation en marche, Colloque du bicentenaire de la naissance de Flora Tristan, Bordeaux, 13 novembre 2003 :
    • « De la Paria à la Femme-messie », introduction sur la vie de Flora Tristan par Évelyne Bloch-Dano.
    • « Flora Tristan une singularité dans le XIXe siècle des « Utopistes » par Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure à l’université Paris 8.
    • « Un maillon fort de l’émancipation et de l’égalité d’hier à aujourd’hui » par Stéphane Michaud, professeur de littérature comparée à la Sorbonne.
  • Máire Cross, The feminism of Flora Tristan, Berg, Oxford, 1992 (ISBN 0-85496-731-1)
  • Leo Gerhard. Flora Tristan : la révolte d’une paria, Les éditions de l’Atelier, 1994, pp. 112–135 (ISBN 2-7082-3059-X)
  • Catherine Bernié-Boissard, Michel Boissard et Serge Velay, Petit Dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Éditions Alcide, , 255 p. (ISBN 978-2-917743-07-2, présentation en ligne), p. 241-242
  • Jean-Louis Debré et Valérie Bochenek, Ces femmes qui ont réveillé la France, Paris, Arthème Fayard, , 374 p. (ISBN 978-2-213-67180-2)
  • Michelle PerrotDes femmes rebelles - Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand, Elyzad poche, 2014.
  • Jean Sagnes, Ils voulaient changer le monde - Chateauneuf-Randon, François Arago, Flora Tristan, Jules Amigues, Marcellin Albert, Paul Vigné d'Octon, Cheng Tcheng, Chau Seng, Maurice Morelly, Éditions du Mont, collection l'Être du Languedoc, 2016, (ISBN 978-2-915652-84-0)

Flora Tristan dans la fictionModifier

  • Le Paradis - un peu plus loin de Mario Vargas Llosa : ce roman raconte en parallèle la vie de Flora Tristan et celle de Paul Gauguin, son petit-fils. Bien que ce soit une œuvre de fiction, il brosse un portrait assez fidèle de Flora Tristan.
  • Brune de Nicole Avril, Plon, Paris, 2012, une biographie romancée.
  • Die Reise nach Lyon (Le voyage à Lyon - film allemand - 1981) de Claudia Alemann. Le film suit l’arrivée et les déambulations à Lyon d'Elisabeth, une jeune femme allemande à l’âme discrète et musicienne, qui marche sur les pas de Flora Tristan.
  • Olivier Merle, Le destin tourmenté de Flora Tristan, Kang Yatsé éditions, 2018 : Biopic en bande dessinée. Cet album retrace la jeunesse et les années d'apprentissage de Flora avant son départ au Pérou. Elle voit naître les prémices de sa future vocation sociale et féministe.


AnnexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Michel Winock, Les Voix de la Liberté, Seuil 2001, p. 222-233.
  2. Stéphane Michaud, Flora Tristan, la paria et son rêve : correspondance, Presses Sorbonne Nouvelle, 2003, p. 38
  3. « Flora Tristan, l'insoumise », sur Le Monde, Paris, (consulté le 20 mai 2020).
  4. a b c d e f g h et i « notice Tristan Flora [Tristan y Moscoso Flore, Célestine, Thérèse, Henriette], connue sous le nom de Flora Trista », sur maitron.fr (consulté le 15 mai 2020)
  5. Marc Bélissa, Rémi Dalisson, Yannick Bosc et Rémi Delaplace, Citoyenneté, République, démocratie en France : 1789-1899, Paris, Ellipse, , 381 p. (ISBN 978-2-340-00048-3), "elle le quitte [son mari] pour cause de violences" p.260
  6. Flora Tristan, femme remarquable
  7. a et b Évelyne Bloch-Dano, Flora Tristan, la femme-messie, Grasset 2001 p. 172
  8. a et b Maurice Malingue, La vie prodigieuse de Gauguin, Éditions Buchet-Chastel, (lire en ligne)
  9. a et b Laurence De Cock et Mathilde Larrère, « Flora Tristan, une ouvrière victime de féminicide », Libération,‎ (lire en ligne).
  10. Maximilien Rubel : « Flora Tristan et Karl Marx », La Nef n° 14, janvier 1946, cité sur Critique sociale[1]
  11. Francis Ambrière, « Qui était Flora Tristan ? », Revue d'Histoire du XIXe siècle - 1848, vol. 4, no 1,‎ , p. 28-29 (DOI 10.3406/r1848.1988.2786, lire en ligne, consulté le 3 janvier 2021)
  12. Debré et Bochenek 2013, p. 58
  13. Lire l'ouvrage numérisé sur gallica.fr[2]
  14. Bloch-Dano, 0p.Cit. p. 328
  15. En quête de notre histoire : rencontre avec Jaja sur blog.radiocanut.org
  16. « Appellation de nos bâtiments : 2 figures féminines liées à Bordeaux », sur Université Bordeaux Montaigne, (consulté le 3 février 2020)
  17. http://www.andrebreton.fr/work/56600100239510 (dernière page)
  18. Paul Gauguin, Oviri : écrits d'un sauvage, Paris, Gallimard, coll. « Folio / Essais » (no 132), (1re éd. 1974), 350 p. (ISBN 2-07-032533-4), p. 270.
  19. « Colloque international Flora Tristan », sur data.bnf.fr