Eugène Lepoittevin

peintre français et graveur du XIXe siècle

Eugène Lepoittevin ou Lepoitevin, pseudonyme d'Eugène Modeste Edmond Poidevin, né le à Paris, mort dans la même ville le , est un peintre, graveur, illustrateur et caricaturiste français.

Eugène Le Poittevin
Naissance
Décès
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BiographieModifier

 
Pêcheur halant un bateau à terre, Port-en-Bessin, détail, musée maritime de l'Île Tatihou.

Né Eugène Modeste Edmond Poidevin, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Louis Hersent et de Xavier Leprince, auquel il emprunta son goût pour les scènes anecdotiques.

Il échoue au concours du grand prix de Rome, mais obtient un second prix en 1829[1]; il exposera avec succès aux Salons de 1831 jusqu'à sa mort en 1870.

Il fournit des planches au journal La Caricature de Charles Philipon, et a lancé la mode des Diableries de lithographies, recueils caricaturaux, comme Le Diable fecit ou Diabolico Foutromanie (recueil de 12 planches), Charges et Décharges diaboliques, L'enfer en goguette

Son œuvre est doublement inspirée par celle d'Eugène Isabey, qui lui fait découvrir Étretat, et par la peinture hollandaise, qu'il a étudiée lors d'un séjour aux Pays-Bas. Il travaillera avec Émile-Henri Brunner-Lacoste.

Son goût pour le réalisme le rattache à la jeune école de 1830, tout en restant fidèle à la manière romantique de ses débuts.

Lepoittevin possède une villa à Étretat baptisée La Chaufferette où il accueillit Gustave Courbet en 1869; peintre typiquement normand, il a essentiellement peint des marines et des scènes de pêcheurs sur la côte de la Normandie et aux Andelys.

Il reçoit le titre de peintre de la Marine en 1849.


L'Hôtel Blanquet à ÉtretatModifier

Précurseur, avec Eugène Isabey, des nombreux peintres paysagistes qui ont fréquenté Étretat au XIXe siècle, Eugène Lepoittevin est aussi l'auteur de la fameuse enseigne peinte (1842) qui ornait la façade de l'hôtel Blanquet, où résidaient les artistes, dont Claude Monet. Cette enseigne est conservée au Musée des Pêcheries à Fécamp[2].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Etretat et familles de Pêcheurs - Eugène Lepoittevin

PeinturesModifier

  • Pêcheurs et pêcheuses conversant (1831 - musée Magnin, Dijon[3])
  • Pêcheur normand et ses enfants (musée Magnin, Dijon[4]);
  • La Grève de Port-en-Bessin (1832 - musée maritime de l'Île Tatihou;
  • Épisode de 1793, ou M. Duval, représentant du Peuple, et le général Doutremont, inspectant les travaux de défense des côtes de Normandie (1838 - musée de la Révolution française);
  • Étretat (1842, huile sur papier marouflée, étude pour l'enseigne de l'hôtel Blanquet - musée des Pêcheries, Fécamp
  • Étretat (1842, enseigne de l'ancien hôtel Blanquet, huile sur bois - musée des Pêcheries, Fécamp);
  • Pêcheurs à Étretat (vers 1840, musée des Pêcheries, Fécamp)
  • Le lever du filet (musée des Pêcheries, Fécamp)
  • Les Sonneurs, mettant en scène dans une église plusieurs sonneurs de cloches ivres et endormis parmi des bouteilles, fut reproduit par Goupil en photoglyptie montée sur carton (15,5 X 24,5 cm - arch. pers.) pour "le Musée pour tous" (Ludovic Gaschet, 1877), album hebdomadaire de l'art contemporain.

EstampesModifier

  • Charges et décharges diaboliques (album, 1907);

BibliographieModifier

  • M. H. Desjardins, Des peintres au pays des falaises 1830-1940 (éditions des Falaises, Fécamp, 2004, p. 62-67).

Notes et référencesModifier

  • État-civil de Paris, décès de Lepoittevin Eugène le
  1. Le Musée du Luxembourg en 1874, Ed. des Musées Nationaux, 1974, (p. 128)
  2. Catalogue des peintures du musée de Fécamp, éditions Point de vues, Rouen, 2010 p. 136.
  3. Notice no 50110001326, base Joconde, ministère français de la Culture
  4. Notice no 50110001327, base Joconde, ministère français de la Culture

Liens externesModifier