Essert-Romand

commune française du département de la Haute-Savoie

Essert-Romand
Essert-Romand
Vue générale.
Blason de Essert-Romand
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Chablais
Maire
Mandat
Jean-François Muffat
2020-2026
Code postal 74110
Code commune 74114
Démographie
Gentilé Essert-Romanais
Population
municipale
513 hab. (2018 en augmentation de 4,91 % par rapport à 2013)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 09″ nord, 6° 40′ 19″ est
Altitude Min. 837 m
Max. 1 780 m
Superficie 6,78 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Morzine
(banlieue)
Aire d'attraction Morzine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Évian-les-Bains
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Essert-Romand
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Essert-Romand
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Essert-Romand
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Essert-Romand
Liens
Site web essert-romand.fr

Essert-Romand est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Essert-Romand est une petite commune près de Morzine.

Communes limitrophesModifier

  Saint-Jean-d'Aulps  
N Montriond
O    Essert-Romand    E
S
La Côte-d'Arbroz Morzine

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Essert-Romand est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Morzine, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 4 542 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Morzine dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,7 %), zones urbanisées (9,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Essert-Romand provient du nom romain Essartum Romanorum, c'est-à-dire l'« essart des Romains ». Essert désigne un lieu qui a été essarté, c'est-à-dire défriché (en latin exsarire)[10].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Éssarman, selon la graphie de Conflans[11].

HistoireModifier

La paroisse d'Essert-Romand, placée sous le patronage de saint Louis de Gonzague, est détachée de celle de Saint-Jean-d'Aulps en 1824[12]. Au , elle devient une commune indépendante[12].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et avant la réforme territoriale de 2014, faisait partie du canton du Biot dont Le Biot était le chef-lieu. Elle forme avec quinze autres communes depuis janvier 2014 la communauté de communes du Haut-Chablais. Elle fait suite à la communauté de communes de la vallée d’Aulps créé en 1995 comprenant les neuf communes (La Forclaz, La Vernaz, La Baume, Le Biot, Seytroux, Saint Jean d’Aulps, Montriond, Essert-Romand et La Côte d’Arbroz)[13].

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie (dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[14]) et, depuis la réforme territoriale de 2014, du canton d'Évian-les-Bains qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 33 communes[15].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Jean Voiron    
mars 2001 2010 Roger Gaillard    
2010 En cours Christelle Gaydon    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants d'Essert-Romand sont appelés les Essert-Romanais[12].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 513 habitants[Note 3], en augmentation de 4,91 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
331353354356393350321294263
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
258257246218210207235317248
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
225227259322353383426509513
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

La commune d'Essert-Romand est située dans l'académie de Grenoble. En 2016, elle administre une école élémentaire, regroupant 30 élèves[20].

Culture locale et patrimoineModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Rosy Ferri Pisani, née Renucci, conseillère territoriale à l'Assemblée de Corse, groupe Corse Social Démocrate.

Lieux et monumentsModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d'Essert-Romand se blasonnent ainsi :

D'argent semé de billettes de sable, et brochant sur le semé, au lion du même armé et lampassé de gueules, accompagné de deux outils d'essartage d'or emmanchés aussi de gueules, adossés, un émondoir posé en bande à dextre et un merlin posé en barre à senestre, au chef de gueules chargé d'une croisette tréflée du champ[21].

Les armes ont été officialisées par délibération du conseil municipal le [21]. Elles ont été réalisées par M. Granier[21].

Elles reprennent les armes de la province du Chablais[21]. Il s'agit d'ailleurs de la seule commune de la cette région a les reprendre[21]. Les outils sont une référence au nom de la commune, qui trouve son origine dans l'essartage et à l'abbaye d'Aulps, à laquelle la paroisse appartenait, par la croix tréflée[21].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Morzine », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Morzine », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  10. D'après Henry Suter, « Clarafond », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 18 août 2017).
  11. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  12. a b et c « Essert-Romand », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 16 mars 2015), Ressources - Les communes.
  13. « Présentation », sur le site de la Communauté de communes du Haut-Chablais (consulté le 15 mars 2015).
  14. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 mars 2015).
  15. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Haute-Savoie (74) > Essert-Romand > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté en août 2017).
  21. a b c d e et f Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°10, 2016.