Primogéniture

le principe et exception

La primogéniture (du latin primo, « premier » et genitura, de gignere, « engendrer ») désigne le droit du premier enfant légitime à hériter de l'ensemble ou de la majorité du patrimoine de ses parents lors d'une succession[1]. Par extension, l'ordre de succession est confondu avec l'ordre de naissance. Cette notion s'oppose au partage en parts égales entre héritiers, notamment au partage salique, en vigueur lors des époques Mérovingiennes et Carolingiennes, ainsi qu'aux successions électives, comme existantes au sein du Saint-Empire romain germanique. Elle permet d'éviter la fragmentation territoriale d'un royaume, tout en préservant un contrôle dynastique.

Types de succession des monarchies en Europe.
  • Primogéniture absolue
  • Primogéniture cognatique avec préférence masculine en cours de changement en primogéniture absolue
  • Primogéniture cognatique avec préférence masculine
  • Primogéniture agnatique
  • Par élection ou désignation

On distingue la primogéniture agnatique, où seul l'aîné mâle en mesure d'hériter est le bénéficiaire, de la primogéniture cognatique (ou absolue) qui n'accorde pas de préférence à un sexe. Un troisième type, dit agnatique-cognatique ou cognatique avec préférence masculine, accorde aux femmes une place dans la ligne de succession mais uniquement si aucun fils n'est en mesure d'hériter.

Il s'agit encore du mode de succession principal en vigueur dans les monarchies modernes, comme par exemple au Royaume-Uni (primogéniture cognatique).

Notes et référencesModifier

  1. « PRIMOGÉNITURE : Définition de PRIMOGÉNITURE », sur cnrtl.fr (consulté le )

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