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Victor Cherbuliez

romancier, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français
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Victor Cherbuliez
Victor Cherbuliez par Eugène Pirou.jpg
Fonctions
Académicien
-
Fauteuil 3 de l'Académie française
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Charles Victor CherbuliezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Suisse, Français (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Activités
Père
André Cherbuliez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Victor Cherbuliez, né à Genève le et mort à Combs-la-Ville le , est un romancier, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français.

BiographieModifier

Né dans une famille française émigrée en Suisse à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes, il avait pour père l’érudit André Cherbulliez (1795–1874), qui enseigna à l’Académie de Genève et ne publia presque rien, mais qui avait voulu que son fils fût une œuvre de choix, de dilection et de perfection[1]. Redevenu français en 1879 par le bénéfice du droit de « grande naturalisation[2],[3] », il est élu membre de l'Académie française le 18 décembre 1881, et reçu le 25 mai 1882.

Auteur d'une trentaine de romans aujourd'hui tombés dans l'oubli, il avait également publié dans la Revue des deux Mondes des articles de critique littéraire et des chroniques politiques signées G. Valbert.

Victor Cherbuliez possédait, si l'on en croit Amiel, un certain talent oratoire : « Je sors de la leçon d'ouverture de Victor Cherbuliez, abasourdi d'admiration. Je me suis convaincu en même temps de mon incapacité radicale à jamais rien faire de semblable, pour l'habileté, la grâce, la netteté, la fécondité, la mesure, la solidité et la finesse. Si c'est une lecture, c'est exquis ; si c'est une récitation, c'est admirable ; si c'est une improvisation, c'est prodigieux, étourdissant, écrasant pour nous autres[4]. »

C'était un proche de l'historien belge Victor Tahon, à qui il envoie le 21 mai 1883 sa photo prise par Eugène Pirou en remerciement d'un long séjour à Couillet. Le 21 novembre de cette année, il lui remet à Paris un livre signé de son pseudonyme et portant comme dédicace « à Monsieur Victor Tahon, souvenir affectueux de l'auteur, V. Cherbuliez ».

Il habitait à Paris au 17 rue Gay-Lussac en 1883.

À sa mort, il fut inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.

RomansModifier

  • Le Comte Kostia, 1863.
  • Paule Méré, 1864.
  • Le Prince Vitale, 1864.
  • L'Aventure de Ladislas Bolski, 1865 .
  • Le Roman d'une honnête femme, 1865.
  • Prosper Randoce, 1867.
  • Miss Rovel, 1875.
  • Le Fiancé de Mlle Saint-Maur, 1876.
  • Le Grand Œuvre, 1876.
  • Samuel Brohl et Cie, 1877.
  • L'Idée de Jean Têterol, 1878.
  • Meta Holdenis, 1873.
  • Amours fragiles, 1880.
  • Noirs et Rouges, 1881.
  • La Revanche de Joseph Noire, 1882.
  • La Ferme du Choquard, 1883.
  • Olivier Maugant, 1885.
  • La Bête, 1887.
    Contient : Le Roi Apépi. Les Inconséquences de M. Drommel. Le Bel Edwards.
  • La Vocation du comte Ghislain, 1888.
  • Une gageure, 1890.
  • Le Secret du précepteur, 1893.
  • Caroline de Günderode et le romantisme allemand, 1895 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Après fortune faite, 1896.
  • Jacquine Vanesse, 1898.
Ouvrages littérairers et politiques.
  • À propos d'un cheval, causeries athéniennes, 1860.
  • L'Allemagne politique depuis la paix de Prague (1866-1870), 1870.
  • Études de littérature et d'art : études sur l'Allemagne : lettres sur le salon de 1872, 1873.
  • L'Espagne politique, 1868-1873, 1874.
  • Hommes et Choses d'Allemagne, croquis politiques, 1877 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Hommes et Choses du temps présent, 1883 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Profils étrangers : Hegel et sa correspondance, le prince de Bismarck et M. Moritz Busch, 1889.
  • L'Idéal romanesque en France, de 1610 à 1816, 1911.
Adaptations théâtrales.

Notes et référencesModifier

  1. Auguste Nefftzer et Adrien Hébrard, « Discours de M. Émile Faguet », Le Temps, Paris, no 14557,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018).
  2. Ordonnance du 14 juin 1814.
  3. Victor Cherbuliez, dans le Dictionnaire historique de la Suisse
  4. Amiel, Journal, 9 janvier 1861.

Liens externesModifier

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