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Douchka (comédienne)

actrice française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Douchka.
Douchka
Description de cette image, également commentée ci-après
Douchka, à 29 ans
Nom de naissance Chantal Arbatchewsky
Surnom Nina Douchka
Naissance 1943
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès 1997
Japon
Profession Actrice
Séries notables Jacquou le Croquant de Stellio Lorenzi

Douchka est une comédienne française née en 1943 et morte en 1997 au Japon.

Sommaire

BiographieModifier

Née le 30 décembre[réf. nécessaire] 1943 d'un père officier russe réfugié en France après la Révolution d'Octobre, Douchka est élève des cours de théâtre de Berton et Tania Balachova au début des années 1960. Cette dernière, d'origine russe, est alors très proche de la méthode du réalisme psychologique de Constantin Stanislavski. Son « théâtre-école » propose à l'époque une formation identique au travail fait par Lee Strasberg à New York au sein de l'Actors Studio et reprenant également la méthode de Stanislavski. La jeune comédienne est livrée à elle-même depuis son très jeune âge. Douchka habite dans le quartier des Invalides et fréquente le conservatoire municipal Darius-Milhaud du 14e arrondissement de Paris pour apprendre la guitare. À 18 ans, elle y rencontre Lucien Léger, celui-ci est surnommé par la presse « L'étrangleur » à partir de 1964[N 1],[1]. Habitant le même quartier et partageant un amour pour les arts, ils se nouent d'amitié[2],[3]. Produites par le Théâtre de l'Atelier dont elle fait partie de la société, ses trois premières pièces de théâtre (Un mois à la campagne, L'Enterrement - Scène de la vie parisienne et Antigone) tournent jusqu'aux Pays-Bas[4],[5].

Douchka fait ses premières apparitions à la télévision dans des fictions historiques[N 2],[6]. Elle interprète Jeanette Mion dans Jacquou le Croquant[N 3] de Stellio Lorenzi. Ce même réalisateur dirige son amie Cécile Vassort cinq ans plus tôt. Elles ont aussi pour point commun d'avoir travaillé avec Michel Subiela[7]. Aux côtés de Pierre Arditi, Douchka joue Yasmina dans Thibaud ou les Croisades d'Henri Colpi. Capable de parler cinq langues, elle interprète ensuite en anglais à Londres et au Japon Les Veuves de François Billetdoux. Elle joue le rôle de Madame Bainot dans Graine d'ortie d'Yves Allégret[8]. Tout comme Françoise Lebrun et Jean Douchet, elle apparaît dans les deux œuvres marquantes de Jean Eustache, La Maman et la Putain en 1973 et Une sale histoire en 1977[9]. Celle-ci est, selon le critique Jean Roy, le film manifeste de Jean Eustache[10],[11] et la première remporte le Grand prix au festival de Cannes 1973[12],[13],[14] et le Prix de la critique internationale[15]. Le , Douchka tient le rôle-titre d'Agathe ou L'avenir rêvé de Yves-André Hubert et Michel Subiela sur la première chaîne de l'ORTF[16]. Elle déclare le même jour dans les colonnes de Télé 7 jours :

« J'aime ce métier de perpétuelle découverte où jamais rien n'est acquis. Ce métier dur, où les gens sont sensibles et se conduisent comme des loups. »

— Douchka, Télé 7 jours[3]

Toujours pour la télévision, elle apparaît en 1978 dans la série Désiré Lafarge et plus précisément dans l'épisode Le printemps de Désiré Lafarge réalisé par Jacques Krier. En 1979, la deuxième version du documentaire La Rosière de Pessac de Jean Eustache débute par « Pour Douchka Arbatchewsky »[17].

Passionnée par le zen et la culture japonaise en général, Douchka emménage par la suite dans les environs de Kyoto. Le 29 mai[réf. nécessaire] 1997, elle décède au Japon[2].

Elle ne doit pas être confondue avec son homonyme Douchka (parfois orthographié Doucheka), métisse au yeux clairs, qui a tourné quelques films érotiques à la fin des années 1970 et au début des années 1980 pour Michel Berkowitch (La Fureur de jouir, 1978), Francis Leroi (Désirs sous les tropiques, 1979), et Gérard Kikoïne / Alan Vydra (Les Clientes, 1982)[18].

ThéâtreModifier

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Celui-ci (1937-2008) est un criminel français, condamné en 1966 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d'un enfant. Il fut le plus ancien détenu de France avant d'être libéré en octobre 2005 après 41 ans d'emprisonnement, ce qui constitue une des détentions les plus longues en Europe.
  2. Celles-ci sont censées se dérouler durant la guerre de Cent Ans, l'absolutisme et la France après le traité de Paris (1815).
  3. Cette mini-série en six épisodes est inspirée par le roman homonyme d'Eugène Le Roy.

RéférencesModifier

  1. Henri Haget, « Le cas Lucien Léger », sur L'Express, (consulté le 31 décembre 2015)
  2. a et b Jean-Louis Ivani, « VI. Un amour de l’étrangleur », sur Mediapart, (consulté le 31 décembre 2015)
  3. a et b Éric de Goutel, « Douchka : le tour du monde en jouant », sur Base de données de films français avec images, (consulté le 2 janvier 2016)
  4. « Un mois à la campagne - Théâtre de l'Atelier - 1965-07-13 », sur theaterencyclopedie.nl (consulté le 8 janvier 2017)
  5. « L'enterrement - Théâtre de l'Atelier - 1965-07-10 », sur theaterencyclopedie.nl (consulté le 8 janvier 2017)
  6. Hervé Dumont, « Résultats pour Douchka », sur Encyclopédie du film historique (consulté le 2 janvier 2016)
  7. (en) « Cécile Vassort - actress », sur Internet Movie Database (consulté le 1er janvier 2016)
  8. « Graine d'ortie », sur Base de données de films français avec images, (consulté le 2 janvier 2016)
  9. (en) « Douchka - actress », sur Internet Movie Database (consulté le 1er janvier 2016)
  10. Jean Roy, « La jouissance du verbe », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  11. « Une sale histoire de Jean Eustache », sur lecinematographe.com, (consulté le 1er janvier 2016)
  12. « Le Palmarès 1973 : Compétition », sur festival-cannes.com (consulté le 1er janvier 2016)
  13. Evane Hanska, Mes années Eustache, Flammarion, coll. « Documents », , 1re éd., 331 p. (ISBN 978-2080679208) p. 309
  14. Denis Desjardins, « La Maman et la Putain, de Jean Eustache », Séquences : La revue de cinéma, no 198,‎ , p. 20-21 (lire en ligne)[PDF]
  15. Evane Hanska, Mes années Eustache, Flammarion, coll. « Documents », , 1re éd., 331 p. (ISBN 978-2080679208) p. 52
  16. « Tribunal de l'impossible : Agathe ou l'avenir rêvé », sur Base de données de films français avec images (consulté le 2 janvier 2016)
  17. Antoine De Baecque, « Le Dictionnaire Eustache », sur Google Livres, (consulté le 30 juillet 2018)
  18. Christophe Bier, Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 & 35mm, Paris, Serious Publishing,
  19. « Un mois à la campagne Théâtre de l'Atelier », sur Holland Festival (consulté le 8 janvier 2017)
  20. a et b « L'enterrement – scène de la vie parisienne & Antigone », sur Holland Festival (consulté le 8 janvier 2017)
  21. « Antigone - Théâtre de l'Atelier - 1965-07-10 », sur theaterencyclopedie.nl (consulté le 8 janvier 2017)
  22. « Le spectacle : Le cygne noir », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le 2 janvier 2016)
  23. « Titre(s) : On dira que c'est le vent... [Spectacle] / pièce burlesque de François Billetdoux ; spectacle de l'ORTF », sur BnF (consulté le 21 janvier 2019)
  24. « Titre(s) : Prière-apporter-des-oiseaux [Spectacle] / spectacle de O.R.T.F., Service de la Recherche », sur BnF (consulté le 21 janvier 2019)
  25. « La part du gateau - Guy Labourasse - 1965 », sur Base de Données de films français avec images (consulté le 21 janvier 2019)
  26. Hervé Dumont, « Histoire & Cinéma I - La France », sur Encyclopédie du film historique (consulté le 2 janvier 2016)

AnnexesModifier