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Théâtre Moderne

ancienne salle de spectacles à Paris, France
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Le théâtre Moderne est une ancienne salle de spectacles parisienne, située 29 bis passage de l'Opéra (galerie du Baromètre) dans le 9e arrondissement de Paris. Inauguré en 1825, il est démoli en 1925 en même temps que le passage pour permettre le prolongement du boulevard Haussmann.

Sommaire

HistoriqueModifier

La salle est initialement destinée à abriter l'Europorama, spectacle composé de projections de différents pays, avant de devenir en 1829 le théâtre Joly sous la direction du comédien Adrien Muffat dit Joly. En 1835, Auguste Monval de Saint-Hilaire y installe son Gymnase-Enfantin. Le 30 juillet 1843, la salle est ravagée par un incendie et la troupe est intégrée à celle du théâtre Comte[1].

Reconstruite en 1846 et pourvue de 250 places, elle prend le nom de salle Beethoven en 1850 et se consacre à la musique classique. En 1862, elle abrite le Detsches Theatre d'Ida Bruning, en 1865 un musée de cire, le musée Hartkoff, puis, en 1869, des spectacles de magie de Faure-Nicolay. À la suite d'un nouvel incendie, elle passe entre différentes mains après les événements de la Commune pour ne revenir au théâtre qu'en 1887.

Entièrement refaite dans le style Louis XV en 1896, elle devient le théâtre Pompadour, décoré de panneaux signés Tony Minartz et placé sous la direction de L. Darthenay, promoteur d'un style « Grand Guignol ». Après avoir abrité en 1899 le théâtre du Rire puis le théâtre Réaliste , elle est laissée à l'abandon. En 1901, Marcel Nancey relance le lieu, y créant de jeunes auteurs comme Henri Bernstein, André de Lorde, Willy ou Lucien Boyer. Il cède les rênes à Gustave Quinson en 1903 pour diriger le théâtre des Bouffes-Parisiens. La salle est agrandie à 350 places et programme des revues, des comédies et des opérettes. En 1907, Marcel Jullien reprend la direction tout en poursuivant la programmation. En 1919, sous la direction d’Alice Choppy des Granges, le théâtre se tourne ouvertement vers le genre grivois, alors en vogue. En 1922, elle rebaptise la salle Moulin-Rose en référence au théâtre du Moulin-Bleu, qui remporte un grand succès rue de Douai avec ses spectacles dénudés. Mais condamnée par les travaux de prolongement du boulevard Haussmann, la salle doit fermer définitivement en novembre 1924 pour être démolie l'année suivante.

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Philippe Chauveau, Les Théâtres parisiens disparus (1402-1986), éd. de l'Amandier, Paris, 1999 (ISBN 2-907649-30-2)  

Notes et référencesModifier

  1. Victor Herbin, « Nouvelles diverses », Le Journal des théâtres, 6 août 1843, p.4, disponible sur Gallica.