Curis-au-Mont-d'Or

commune française de la métropole de Lyon

Curis-au-Mont-d'Or
Curis-au-Mont-d'Or
Blason de Curis-au-Mont-d'Or
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Pierre Gouverneyre
2020-2026
Code postal 69250
Code commune 69071
Démographie
Gentilé Curissois
Population
municipale
1 172 hab. (2017 en augmentation de 3,35 % par rapport à 2012)
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 16″ nord, 4° 49′ 19″ est
Altitude 176 m
Min. 168 m
Max. 440 m
Superficie 3,03 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
Voir sur la carte administrative de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Curis-au-Mont-d'Or
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
Voir sur la carte topographique de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Curis-au-Mont-d'Or
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Curis-au-Mont-d'Or
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Curis-au-Mont-d'Or
Liens
Site web curis.fr

Curis-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Curissois[1].

GéographieModifier

Commune de la banlieue nord de Lyon, elle est située dans les Monts d'Or, sur la rive occidentale de la Saône, en face de Neuville-sur-Saône. La superficie de la commune est de seulement 310 hectares.

Curis occupe les bords d’un petit vallon des Monts d'Or, creusé par le ruisseau du Thou qui coule du sud au nord pour rejoindre la Saône au hameau du Pontet. Le terroir, calcaire et sec est assez pauvre, à l’exception de deux beaux plateaux de culture que sont le Montellier à proximité du cimetière, et les Avoraux, aux confins d’Albigny-sur-Saône.

Communes limitrophesModifier

ReliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Desserte routièreModifier

Transports ferroviairesModifier

 
La gare d'Albigny-Neuville dans la commune voisine d'Albigny-sur-Saône.

La commune n'est pas directement desservie par les transports ferroviaires. Toutefois, elle est proche des gares d'Albigny-Neuville et de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, cette dernière disposant de trajets jusqu'à Lyon Part-Dieu de moins de 15 minutes.

Transports en communModifier

La commune est desservie par la ligne 84 des Transports en commun lyonnais (TCL) qui permet notamment de rejoindre Neuville-sur-Saône.

ToponymieModifier

 
La commune tirerait son nom d'un mot celte signifiant « chêne ».

La plus ancienne mention du village apparaît dans la charte de Dénombrement des possessions de l'Église métropolitaine de Lyon en 984 qui cite l'église de Curisio[2]. L'étymologie, discutée, évoque peut-être le site de « gorge », en effet très caractéristique. L'historien et baron François Achille Napoléon Raverat (1812-1890) évoque dans son ouvrage Autour de Lyon. Excursions historiques pittoresques et artistiques dans le Lyonnais, le Beaujolais, le Forez, la Dombe et le Dauphiné de 1865 un possible poste militaire au bas de la vallée dirigé par un certain Curius[2]. Le « s » final appartient bien au nom, même si celui-ci s’est prononcé « Cury » au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

HéraldiqueModifier

HistoireModifier

L'occupation humaine, attestée dès la préhistoire, est illustrée, pour l’époque romaine, par la découverte d’une tête de marbre[Note 1], peut-être de la déesse Attis[2], les restes d’une nécropole aux Avoraux[2] ainsi que l'aqueduc romain des Monts d'Or qui traverse l'actuel territoire communal et qui alimentait la capitale des Gaules voisine, Lugdunum, aujourd'hui Lyon.

 
Le château au début du XXe siècle.

Le château a commencé à être bâti au XIIIe siècle puis ont été ajoutés des étages et des tours. Jusqu'au XVIIe siècle, la seigneurie appartint à la famille d'Albon. En 1780, Jean-Louis Bœuf son nouveau propriétaire fait appel à l'architecte urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand pour sa réfection[3].

Le village a été longtemps une communauté paysanne vivant de la polyculture familiale et d'un maigre bétail ; toutefois quelques nobles lyonnais y possèdent des «granges» (fermes) et de grosses maisons.

À partir du XVIe siècle, les Curissois se convertissent à la culture de la vigne jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce vin, ainsi que les pierres dorées des carrières et les fromages de chèvre étaient portés à Lyon, notamment par le petit port de Pontet, sur la Saône. En 1791, le territoire est érigé en commune par distraction de Saint-Germain-au-Mont-d'Or.

À la fin du XIXe siècle, l’activité agricole a décliné, le phylloxéra a ravagé les vignes et l’exploitation des carrières s’est arrêtée dans les années 1950. En 1955, « Curis » change de nom et devient « Curis-au-Mont-d'Or ».

Aujourd’hui, la Municipalité se préoccupe de faire renaître des emplois secondaires et tertiaires, et les associations sont très actives pour éviter que la commune ne devienne « village dortoir ».

Le Grand Lyon disparaît le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[4].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1985 2005 Jacques Malaval UDF  
2005 2014 Xavier Léonard DVD  
2014 En cours Pierre Gouverneyre    
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre du syndicat mixte des Monts d'Or[5].

Budget et fiscalitéModifier

JumelagesModifier

La commune de Curis ne dispose pas de programme à ce jour.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2017, la commune comptait 1 172 habitants[Note 2], en augmentation de 3,35 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368386631609471470491454434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414409424445447403374403393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368361348329378400381441466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5405815756227358979241 0881 172
2017 - - - - - - - -
1 172--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Curis-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon. La commune dispose d'une école primaire publique (maternelle et élémentaire).

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La commune accueillait la foire au boudin le troisième dimanche de septembre et la fête patronale le 6 juin.

La commune est partenaire du festival Démon d'Or qui a lieu en juin depuis 2005[10].

SantéModifier

SportsModifier

Le territoire de la commune permet d'effectuer des promenades pédestres et équestres. Une falaise pour la pratique de l'escalade est aménagée dans une ancienne carrière au bord du chemin du chêne[11].

Cadre de vieModifier

AssociationsModifier

  • Associations sportives de Curis proposent du badminton et de la gymnastique.
  • Association de maintien de l'agriculture paysanne AMAP Thou AMAPorte

EnvironnementModifier

Plus de la moitié de la commune est classée zone verte.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

  • Fromages de chèvre réputés (chèvres nourries avec des feuilles de vigne).
  • Cultures fruitières : poires, cerises.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-Claude

Église Saint-Claude du XIXe siècle ; confessionnal du XVIIe siècle à panneau sculpté, Christ en croix.

Croix de chemin
Domaine de la Trolanderie

Le domaine de Curis-au-Mont-d'Or ou domaine de la Trolanderie est situé sur les deux communes de Curis-au-Mont-d'Or et de Poleymieux-au-Mont-d'Or au lieu-dit la Forêt. Il est inscrit dans sa totalité à l'inventaire des monuments historiques[12].

Le château, qui date du XVe siècle, a été totalement réaménagé au XVIIIe siècle, époque à laquelle ont été réalisés le parc et l'orangerie ainsi que les décors intérieurs. Il a été restauré et réaménagé en logements privés en 2009.

Le parc, propriété depuis 2009 du Syndicat mixte des Monts d'Or, est ouvert au public et aménagé en lieu de promenade.

Rue de la Trolanderie

Ce grand portail est élevé au milieu du XVIIIe siècle. La cour intérieure était peut-être une bergerie comme semblent en témoigner les deux têtes de béliers ou mouflons qui surmontent les pilastres latéraux. Ce bel arc de pierre, logé dans un arrondi du mur, encadrait une lourde porte de bois pleine à deux battants.

Le Lavoir

Le lavoir est construit en 1820.

Vestiges du château d'Albon

Le château a remplacé un édifice palatial avec chapelle attesté aux XIe – XIIe siècle.

Maisons en pierres dorées

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Gabriel Prérouse, Histoire de Curis-au-Mont-d’Or en Lyonnais, I Des origines à 1831, Comité des fêtes ; Mairie de Curis-au-Mont-d’Or, 1987 ;
  • Gabriel Prérouse, Histoire de Curis-au-Mont-d’Or en Lyonnais, II de 1830 à 1995, Comité des fêtes ; Mairie de Curis-au-Mont-d’Or, 1999 ;

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. aujourd'hui, propriété privée
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. a b c et d Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, 2006, (ISBN 2-87754-096-0), p. 214-215
  3. Un château de multiples propriétaires, Le Progrès, éd. Ouest Lyonnais et Val de Saône, 11/6/2008
  4. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  5. « Syndicat mixte des Monts d'Or », sur le site officiel (consulté le 4 mai 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « Festival Démon d'Or : 6eme édition », sur officiel (consulté le 19 août 2010)
  11. FFME, Escalade autour de Lyon, (ISBN 2908330377)
  12. Notice no PA00117754, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Cabanes et cabornes des Monts d'Or lyonnais Des cabanes en pierres sèches dans le Grand Lyon », sur Syndicat Mixte des Monts d'Or (consulté le 22 novembre 2010)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier