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Culture de la céramique cordée

Culture de la céramique cordée
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Céramiques cordées provenant de la nécropole de Lilla Beddinge, dans la province de Skåne, en Suède.
Définition
Auteur Friedrich Klopfleisch
Caractéristiques
Répartition géographique D'Ouest en Est : de la Suisse et du Nord-Est de la France jusqu'en Russie centrale
Du Nord au Sud : de la Scandinavie jusqu'en Autriche
Période Âge du cuivre
Chronologie Environ 3 000 à 2 200 ans av. J.-C.
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Zones d'extension de la culture de la céramique cordée dont l'extension orientale est liée à la culture de Fatianovo-Balanovo.

Objets typiques

Poteries à motifs en forme de cordelettes

La culture de la céramique cordée est une culture du Néolithique final en Europe du Nord (d'environ -3 000 à -2 200). Elle doit son nom à ses poteries caractéristiques, décorées par impression de cordelettes sur l'argile crue (avant cuisson). Elle s’étend sur tout le nord de l'Europe continentale, de la Russie au nord-est de la France, en passant par la Scandinavie méridionale (où elle est désignée comme culture des tombes individuelles, Einzelgrabkultur, et plus au nord comme « culture des haches de combat »).

Découverte et datationModifier

 
L'archéologue Friedrich Klopfleisch, inventeur du concept de culture de la céramique cordée.

Friedrich Klopfleisch distingua le premier (en 1883-1884) la culture de la céramique cordée de la « culture rubanée » alors seule connue, en y reconnaissant une civilisation autonome, qu'il baptisa d'après le symbolisme caractéristique des vestiges[1]. Puis le préhistorien Alfred Götze y discerna dès 1891 une période initiale et une période de maturité, à laquelle il rattacha la culture de Rössen[2],[3]. En Bohême, J. L. Pic estimait que la céramique cordée avait coexisté avec la céramique rubanée, tout en lui étant antérieure[4]. En cela il s'opposait à Otto Tischler de l’Université de Königsberg, lequel dès 1883 avait (correctement) daté la céramique cordée du Néolithique final[5]. Ce n'est toutefois qu'en 1898 que K. Schumacher put démontrer formellement, en s'appuyant sur des analyses stratigraphiques de villages lacustres d'Allemagne méridionale, que la céramique cordée appartenait au Néolithique final et marquait la transition avec l’âge du bronze en Europe centrale.

Les groupes datés au radiocarbone associés à la culture de la céramique cordée les plus précoces proviennent de tombes uniques du Jutland au Danemark et du nord de l'Allemagne vers 2.900 avant notre ère. Cette culture est associée à l’apparition de tombes individuelles (peu de temps après le déclin des constructions mégalithiques), composées d’un petit tumulus rond et d’une nouvelle pratique de sépulture différenciée selon le sexe, privilégiant les individus de sexe masculin orientés ouest-est (avec des exceptions régionales), combinée à l'ensevelissement avec de nouveaux types de haches de combat (A-Ax)[6].

Extension géographiqueModifier

 
Poterie de la céramique cordée trouvée près de Velké Přílepy

La culture de la céramique cordée s'est épanouie entre la Suisse et la Russie centrale en passant par l’Europe centrale et la Scandinavie méridionale. L'unité des différents peuples qui habitaient ces régions réside dans l’ornementation commune des poteries, la forme des sépultures et l'usage de haches de guerre en pierre polie. Le rameau scandinave, qui se distingue par ses haches naviformes (à lame en forme de bateau), est désigné en allemand comme Bootaxtkultur. Ces haches sont en pierre polie, à perforation centrale. Elles pourraient être des imitations de certains modèles de haches en cuivre. En Russie, la culture de la céramique cordée est désignée comme culture de Fatianovo-Balanovo.

On distingue trois grands bassins culturels, aux pratiques plus ou moins homogènes :

  • le bassin méridional comprend le nord-est de la France, la Hesse, l'Allemagne méridionale et la Suisse, l'Autriche, la Bohême, la Moravie, la Saxe et la Thuringe.
  • le bassin nord qu'on peut identifier avec celui des poteries à pied, des tombes individuelles et des villages lacustres occupe l'ouest et le nord de l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède méridionale, la Poméranie, la Prusse Orientale et les pays baltes.
  • le dernier bassin, celui d'Europe orientale, est assez différent culturellement des deux précédents.

Le développement de cette culture est souvent concomitant de rituels funéraires spécifiques, des petits tumuli circulaires et individuels, dans lesquels on découvre non seulement une hache en pierre polie, mais aussi des poteries caractéristiques de cette culture[7].

La question des originesModifier

Hypothèses à partir de l'archéologieModifier

Si certains chercheurs (dits « Immobilistes ») voient dans la céramique cordée une culture autochtone de l'Europe née d'évolutions sociales[N 1], principalement des échanges entre populations autochtones[8], la majorité des archéologues considèrent qu'elle reflète une migration de populations importantes venues de l'Est. Pour l'instant les vestiges les plus anciens, retrouvés en Petite-Pologne, remontent au XXIXe siècle av. J.-C.[9]. Mais le nombre de vestiges d'Europe orientale est encore bien trop faible pour pouvoir localiser avec certitude l'origine de cette culture.

 
Poteries de la culture de la céramique cordée exposées au Museum für Vor- und Frühgeschichte (Berlin). env 2500 avant notre ère

D'autres chercheurs ont considéré que les peuplades qui ont produit cette culture étaient d'origine nordique ; ainsi Gustaf Kossinna fait de la culture de la céramique cordée le principal facteur de la dispersion des populations européennes, à partir d'un berceau situé en Allemagne du Nord, dans toutes les directions[10]. Vere Gordon Childe, en 1926, privilégie les steppes de la Russie d'Europe comme région d'origine de cette culture[11]. Ces hypothèses sont rapidement explorées et validées par Marija Gimbutas[12]. Les guerriers à la hache sont attestés dès le IIIe millénaire av. J.-C. en Ukraine, en Moldavie, dans les Balkans et la haute vallée du Danube, qu’ils envahissent à trois reprises et où ils se mélangent aux populations d’agriculteurs néolithiques, présents dès le VIIe millénaire av. J.-C., déjà très civilisés, vivant dans des villages ou villes et fabriquant une belle poterie peinte.

Dans les années 1980, Alexander Haüsler puis Christopher Tilley considèrent que cette culture aurait été le fruit d'évolutions locales, dans le cadre d'une lente évolution de la culture des vases à entonnoir[13]. Colin Renfrew en 1987, rejetant l'hypothèse de l'origine kourgane[14], reprend lui aussi cette thèse[15] : en effet, il constate la rareté des traces de cette culture en Grèce et leur absence en Italie[14],[16].

Néanmoins, plusieurs paléolinguistes suggèrent que les hommes de la culture des haches de combat sont les ancêtres communs des peuples germaniques, baltes et slaves (c'est-à-dire du rameau septentrional des Indo-Européens, dit aussi germano-slave), voire des Celtes et des peuples italiques[17].

Apports récents de la génétiqueModifier

Les analyses génétiques les plus récentes (2015-2019) confirment les hypothèses des archéologues qui considéraient que la céramique cordée reflète une migration de populations importantes venues de l'Est[18],[19]. Ainsi, la comparaison de l'ADN de ces deux cultures a montré que les squelettes étudiés de la céramique cordée devaient les trois-quarts de leur ascendance à la culture Yamna[18]. Cela suggère une migration massive de populations de la steppe pontique à l'Europe centrale, il y a environ 5 000 ans, qui aurait pu propager, concluent les auteurs de l'étude, une forme précoce de la langue indo-européenne. Pour la première fois, une étude relie par une signature génétique commune deux cultures matérielles éloignées, et suggère qu'elles parlaient une forme de l'indo-européen[18].

La culture de la céramique cordée se répandit dans le nord et le centre de l'Europe. Ainsi, l'« ascendance des steppes », comme les auteurs de la publication la dénomment, se trouve dans la plupart des Européens d'aujourd'hui, qui peuvent retracer leurs origines à la fois dans les individus de la céramique cordée et plus anciennement dans ceux de la culture de Yamna[18].

En 2019, la majorité des hommes étudiés (16/24) issus des contextes de la céramique cordée appartenaient à des haplogroupes R1a du chromosome Y, alors qu'une fraction plus petite appartenait à R1b (3/24) ou I2a (3/24) lignées. L'haplogroupe R1a n'a pas été retrouvé parmi les populations d'agriculteurs du Néolithique ni dans les groupes de chasseurs-cueilleurs d'Europe centrale et occidentale, mais il a été signalé chez des chasseurs-cueilleurs d'Europe de l'Est et des groupes énéolithiques. Les individus de la steppe pontique-caspienne associés à la culture Yamna portent principalement des haplotypes R1b et non R1a[19].

Influences réciproquesModifier

Les nomades pasteurs de la culture Yamna ont introduit leur culture matérielle auprès des populations locales à travers une nouvelle langue connue sous le nom de proto-indo-européen[20],[21]. Néanmoins, tous les mots dans les langues européennes ne sont pas d'origine proto-indo-européenne ; il existe des mots pour désigner la flore et la faune, qui doivent avoir été incorporés dans l'indo-européen par des cultures locales[20]. Selon une étude publiée en 2017 dans l'American Journal of Archaeology par l'archéologue Rune Iversen et le linguiste Guus Kroonen de l'Université de Copenhague, cet échange aurait eu lieu dans le sud de la Scandinavie, vers 2800 av. J.-C. : « Les vestiges archéologiques nous apprennent qu'entre 2800 et 2600 avant J.-C., deux cultures très différentes coexistaient dans le sud de la Scandinavie : la culture néolithique locale connue sous le nom de culture des gobelets à entonnoir avec ses céramiques en forme d'entonnoir et ses pratiques funéraires collectives, et la culture des tombes individuelles influencée par la culture Yamna. La culture à entonnoir a finalement été remplacée par la culture des tombes individuelles, mais la transition a pris des centaines d'années dans la partie orientale du sud de la Scandinavie, et les deux cultures ont dû s'influencer mutuellement pendant cette période »[20].

Vestiges matérielsModifier

 
Les haches de combat naviformes, comme celle représentée ici, sont caractéristiques de la culture de la céramique cordée en Scandinavie.

SépulturesModifier

Les sépultures à tumulus où le corps du défunt est inhumé traditionnellement en position recroquevillée, couché sur le côté droit, regardant vers le sud (la tête est dirigée vers l'ouest), avec des armes, des marteaux, des couteaux en silex et des offrandes de nourriture (les femmes reposant sur leur côté gauche, la tête penchée vers l'est, avec des colliers de dents, des boucles d'oreilles en cuivre, des cruches, et souvent un pot en forme d'œuf placé près des pieds) sont typiques de la culture de la céramique cordée. On trouve aussi, sans que le détail de l’inhumation s’en trouve beaucoup altéré, quelques tombes à mégalithes. L'emploi de nouveaux types de sépultures pourrait renvoyer à l’émergence d'une distinction sociale[22].

VillagesModifier

La rareté des sites archéologiques a longtemps conduit les archéologues à considérer les hommes de la céramique cordée comme des peuplades nomades. Encore aujourd'hui, le petit nombre d'habitats sédentaires retrouvés est une des caractéristiques de la culture de la céramique cordée, bien que par ailleurs elle ne soit pas différente des autres cultures du Néolithique final. L’araire et les bœufs de labours font leur apparition. La roue est de plus en plus utilisée (chars votifs en Hongrie, roues pleines en bois dans les tourbières des Pays-Bas).

Les vestiges les plus nombreux (dont d'authentiques fondations, et quelques puits) et les traces d'une économie de subsistance (graines de céréales, fruits secs retrouvés dans des poteries, ossements d'animaux, araires, sabots de bovins, chariots etc.) montrent à l'évidence que ces hommes n'étaient pas seulement sédentaires, mais qu'ils maîtrisaient parfaitement les techniques de la culture et de l'élevage. Par leur spécialisation et leurs innovations techniques, ils étaient en mesure de pratiquer l'agriculture et la transhumance.

La théorie du nomadisme, avant être définitivement abandonnée, a été battue en brèche par les recherches d' Evžen Neustupný ; selon lui, rien ne vient attester du caractère nomade de cette culture[23].

Sous groupesModifier

Culture des tombes individuellesModifier

Le terme « tombe individuelle » Single Grave fait référence à une série de communautés du néolithique tardif du 3e millénaire avant notre ère vivant dans le sud de la Scandinavie, dans le nord de l'Allemagne et dans les Pays-Bas et partageant la pratique de l'inhumation unique et des vases en poterie.

Le terme culture des tombes individuelles a été introduit pour la première fois par l'archéologue danois Andreas Peter Madsen à la fin du XIXe siècle; il a découvert que cette culture était bien différente de celle des dolmens, des longs tumulus et des sépultures à passage. En 1898, l'archéologue danois Sophus Müller présenta pour la première fois une hypothèse de migration selon laquelle les dolmens, les longs tumuli, les tombes à passage et les tombes individuelles récemment découvertes pouvaient représenter deux groupes de personnes complètement différents, affirmant que « les tombes individuelles sont des traces de tribus venant du sud »[24].

L'accent culturel mis sur les fournitures destinées à la boisson déjà caractéristique de la culture autochtone primitive de la culture des vases à entonnoir est synthétisée avec les traditions nouvellement arrivées de la culture de la céramique cordée. En particulier dans l'ouest (Scandinavie et nord de l'Allemagne), les récipients à boire ont un pied saillant et définissent la culture des vases à pied en saillie Protruding-Foot Beaker culture comme un sous-ensemble de la culture des tombes individuelles. Il a été proposé que la culture campaniforme dérive de cette branche spécifique de la culture de la céramique cordée.

Culture suédo-norvégienne des haches de combatModifier

 
Haches de combat en forme de bateau caractéristiques de la culture de la céramique cordée scandinave et des côtes de l'Allemagne du Nord

La culture des haches de combat (Battle Axe culture) ou la culture des haches de bateau (Boat Axe culture), est apparue ca. 2800 avant notre ère et est connue par environ 3 000 tombes depuis la Scanie jusqu'à l'Uppland et le Trøndelag. Il existe de fortes continuités dans les traditions de l'artisanat de la pierre. Les anciennes méthodes ont été abandonnées à mesure que les cultures correspondantes sur le continent ont changé et que les agriculteurs vivant en Scandinavie ont pris part à certains de ces changements puisqu'ils appartenaient au même réseau. Les colonies se trouvent dans de petites fermes séparées sans aucune protection défensive.

Environ 3 000 haches de combat ont été découverts sur des sites répartis dans toute la Scandinavie, mais elles sont rares dans le Norrland et le nord de la Norvège. On connaît moins de 100 colonies de peuplement et leurs restes sont négligeables, car ils sont situés sur des terres agricoles constamment utilisées qui ont été labourés. L'archéologue Einar Østmo signale des sites situés à l'intérieur du cercle polaire arctique dans les Lofoten et aussi au nord que la ville actuelle de Tromsø.

La culture des haches de combat était basée sur les mêmes pratiques agricoles que la culture précédente des vases à entonnoir, mais l'apparition du métal changea le système social. Ceci est marqué par le fait que la culture des vases à entonnoir avait des tombes mégalithiques collectives avec beaucoup de sacrifices, mais la culture des haches de combat a des tombes individuelles avec des sacrifices individuels.

Un nouvel aspect de la culture a été donné en 1993, lors de la fouille d’une maison consacré aux morts à Turinge, dans le Södermanland. Le long des murs autrefois en bois ont été retrouvés les restes d'une vingtaine de navires en argile, de six haches de travail et d'un hache de guerre, tous issus de la dernière période de la culture. Il y avait aussi les restes incinérés d'au moins six personnes. C'est la première découverte de crémation en Scandinavie et elle témoigne de contacts étroits avec l'Europe centrale.

Dans le contexte de l’entrée du peuple germanique dans la région, Einar Østmo souligne que les régions côtières de l’Atlantique et de la mer du Nord en Scandinavie, ainsi que les régions entourant la Baltique, ont été unies par une économie maritime vigoureuse, permettant une plus grande étendue géographique et une plus grande proximité culturelle. que les cultures continentales intérieures ne pouvaient atteindre. Il signale le nombre largement répandu de gravures rupestres attribuées à cette époque, qui montrent des « milliers » de navires. Pour des cultures marines comme celle-ci, la mer est un lien et non un diviseur[25].

Une étude génétique publiée en 2019 montre que les individus de la culture des haches de combat correspondent à un groupe différent des autres populations néolithiques de Scandinavie, révélant une stratification entre groupes culturels. Semblables à la culture de la céramique cordée continentale, les individus associés à la culture des haches de combat possèdent une ascendance provenant des « bergers » des steppes pontiques et caspiennes, ainsi que des composants moindres provenant de chasseurs-cueilleurs et de paysans du Néolithique ancien[19]. Ainsi, l'ascendance steppique observée chez ces individus scandinaves de la culture des haches de combat ne peut s'expliquer que par une migration vers la Scandinavie. L'étude montre également la réutilisation des tombes mégalithiques de la culture antérieure des vases à entonnoir (FBC) par des personnes liées à la culture des haches de combat. Les groupes des haches de combat se sont probablement mélangés avec des agriculteurs du néolithique moyen résidents (par exemple de la culture des vases à entonnoir) sans contribution substantielle des cueilleurs néolithiques de la culture de la céramique perforée[19].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Notamment l'émergence de la consommation de biens de luxe, cf. Andrew Sherratt, Economy and society in prehistoric Europe: changing perspectives, Princeton, Princeton University Press, , « Cups that cheer. ».

RéférencesModifier

  1. F. Klopfleisch, Vorgeschichtliche Alterthümer der Provinz Sachsen und der angrenzenden Gebiete, vol. I, Halle, Hendel, , « 1. Die Grabhügel von Leubingen, Sömmerda und Nienstedt. Voraufgehend: Allgemeine Einleitung. Charakteristik und Zeitfolge der Keramik Mitteldeutschlands ».
  2. Dans son mémoire de thèse : A. Götze, Gefäßformen und Ornamente der neolithischen schnurverzierten Keramik im Flußgebiet der Saale, Iéna, .
  3. Sur la réception de ces travaux en France, cf. l'essai de Noël Coye et Claude Blanckaert (dir.), Les politiques de l'anthropologie : Discours et pratiques en France (1860-1940), Éditions L'Harmattan, coll. « Histoire des sciences humaines », (ISBN 2-7475-0350-X), « Humanité et pots cassés : la tentative céramologique des préhistoriens français », p. 245-250
  4. J.L. Pic, Antiquités du pays tchèque [« Starožitnosti země české »], vol. I : Cechy predhistoricke : Clovek diluvialni, pokoleni skrcenych koster, Prague, publ. à compte d'auteur, .
  5. Otto Tischler, « Beiträge zur Kenntniss der Steinzeit in Ostpreussen und den angrenzenden Gebieten », Schriften der Physikalisch-Ökonomischen Gesellschaft, Kœnigsberg, vol. 23,‎ , p. 17–40
  6. Furholt, 2014
  7. L'énigme indo-européenne, p. 47
  8. L'énigme indo-européenne, p. 209
  9. Cf. (de) Martin Furholt, « Absolutchronologie und die Entstehung der Schnurkeramik », jungsteinSITE,‎ (ISSN 1868-3088, lire en ligne)
  10. L'énigme indo-européenne, p. 53
  11. L'énigme indo-européenne, p. 54
  12. L'énigme indo-européenne, p. 29
  13. L'énigme indo-européenne, p. 117
  14. a et b L'énigme indo-européenne, p. 177
  15. L'énigme indo-européenne, p. 120
  16. Colin Renfrew, L'énigme indo-européenne, archéologie et langage un compte rendu, Bernard Sergent, Annales ESC, 1992, p. 388-394
  17. (en) James Patrick Mallory, In Search of the Indo-Europeans, Hudson & Hudson, London 1989, p. 108
  18. a b c et d (en) Mysterious Indo-European homeland may have been in the steppes of Ukraine and Russia, Michael Balter, sciencemag.org, 13 février 2015
  19. a b c et d (en), Helena Malmström, Torsten Günther, Emma M. Svensson..., The genomic ancestry of the Scandinavian Battle Axe Culture people and their relation to the broader Corded Ware horizon, royalsocietypublishing.org, 9 octobre 2019
  20. a b et c (en) Scandinavia's earliest farmers exchanged terminology with Indo-Europeans, sciencedaily.com, 29 septembre 2017
  21. (en) Rune Iversen, Guus Kroonen. Talking Neolithic: Linguistic and Archaeological Perspectives on How Indo-European Was Implemented in Southern Scandinavia, American Journal of Archaeology, 2017, 121 (4): 511
  22. D'après Almut Bick, DieSteinzeit, Stuttgart, Theiss WissenKompakt, (ISBN 3-8062-1996-6)
  23. L'énigme indo-européenne, p. 116
  24. (en) Bruce G. Trigger, A History of Archaeological Thought", 1989, p.155-156
  25. (en) Einar Østmo, « A local ship picture tradition of the Bronze and Early Iron Ages in southeast Norway: New evidence from rock carvings at Dalbo », World Archaeology, Taylor & Francis, Ltd., vol. 23, no 2,‎ , p. 220–232 (DOI 10.1080/00438243.1991.9980174)

BibliographieModifier

  • (en) Morten E. Allentoft, « Population genomics of bronze Age Eurasia ». Nature. 522, 2015
  • (en) David W. Anthony, The Horse, the Wheel, and Language: How Bronze-Age riders from the Eurasian steppes shaped the modern world, Princeton University Press, 2007
  • (de) Martin Furholt, Die absolutchronologische Datierung der Schnurkeramik in Mitteleuropa und Südskandinavien, Universitätsforschungen zur Prähistorischen Archäologie 101, Bonn, 2003.
  • (en) Martin Furholt, « Upending a ‘Totality’: Re-evaluating Corded Ware Variability in Late Neolithic Europe ». Proceedings of the Prehistoric Society 80, 2014, p. 67–86.
  • Jean-Paul Demoule, Mais où sont passés les Indo-Européens ? : Le mythe d'origine de l'Occident, Paris, Seuil, coll. « La librairie du XXIe siècle », , 742 p. (ISBN 978-2-02-029691-5)  
  • Laurent Olivier, Nos ancêtres les Germains : les archéologues français et allemands au service du nazisme, Paris, Tallandier, , 320 p. (ISBN 978-2-84734-960-3, notice BnF no FRBNF42738797, lire en ligne)  
  • Colin Renfrew, L'énigme indo-européenne : Archéologie et langage., Paris, Flammarion, coll. « Champs Flammarion », 1990 (édition française (ISBN 978-2080813039)  

Voir aussiModifier